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ISBN : 2811207082
Éditeur : Milady (17/02/2012)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Londres, 1830. Le jeune flic Charlie Gravel ne cesse d’être témoin de choses qu’il ne devrait pas voir : un navire volant, des pirates armés d’étranges artefacts électriques… et un capitaine qui nargue la police. Un révolutionnaire qui défie la loi pour remettre au peuple la science et ses miracles et les libérer du joug des puissants. Dans les rues, on murmure le nom de Spring-Heeled Jack…Mais il préfère le nom de Captain Swing.
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Presence
  21 décembre 2014
Ce tome contient une histoire complète et indépendante de toute autre, soit les 4 épisodes parus en 2010/2011.
À Londres, en 1830, un policier municipal est retrouvé empalé sur les grilles d'une demeure, ses intestins se dévidant à l'extérieur, par une ronde de 3 de ses collègues. Charlie Gravel et ses collègues sont tirés de la contemplation du cadavre les tripes à l'air, par le bruit d'une crécelle signifiant qu'un autre policier appelle à l'aide. Ils tombent face à face avec un individu tout de noir vêtu ayant chaussé d'étranges bésicles qui crépitent dans la nuit. Constatant son infériorité numérique, Captain Swing s'enfuit et échappe à ses poursuivants grâce à ses bottes étranges et crépitantes qui lui permettent de sauter par-dessus les murs de clôtures. Charlie Gravel va recroiser la route du Capitaine Swing dans un complot qui implique également les gendarmes nationaux.
Ce n'est pas la première fois que Warren Ellis s'adonne au rétro-futurisme, avec une touche de steampunk : Aetheric Mechanics (en anglais) qui se déroule en 1907 avait déjà prouvé sa capacité à s'inspirer d'un genre littéraire pour une histoire pleine de saveur. Ici, Ellis remonte un peu plus loin dans le temps pour un récit steampunk dans l'esprit, même si le magnétisme prend la place de la vapeur.
L'histoire est illustrée par Raulo Caceres qui avait déjà mis en images Crecy (en anglais) de Warren Ellis, et une partie des premières aventures de William Gravel également d'Ellis. Il a également fait dans le zombie et l'abject avec le troisième tome de "Crossed" : Psychopath (en anglais). Caceres est un dessinateur appliqué, qui soigne chaque trait de chaque case et qui ne rechigne pas au détail. Il a un style légèrement suranné qui évoque parfois celui d'Eduardo Baretto, en moins naïf. Ce qui est vraiment agréable, c'est que Caceres fait tout ce qu'il faut pour que le lecteur puisse se sentir dans le même environnement que les personnages. Il ne manque pas un seul pavé mouillé dans les rues de Londres. Les façades de Bow Street présentent toutes leurs briques, ainsi qu'une architecture authentique. Les intérieurs disposent d'une décoration d'époque. Les uns et les autres s'habillent avec des vêtements crédibles. Et les visions des toits de Londres avec leurs cheminées sont dépaysantes et évocatrices. le mélange d'artisanat (métallurgie et ébénisterie) avec la technologie d'anticipation atteint un équilibre en état de grâce (en particulier une magnifique balle de révolver finement ouvragée). Il n'y a peut être que les visages qui manquent de mesure et de nuances dans leurs expressions. le décolleté du seul personnage féminin dénote également une facilité aguicheuse, dans ces illustrations plutôt réalistes. Par contre, les responsables des couleurs ont opté pour des teintes très sombres qui s'ajoutent à un encrage déjà bien appuyé, et il faut prévoir un environnement avec une forte luminosité pour distinguer tous les détails.
De son coté, Ellis a également vu les choses en grand, malgré le nombre de pages relativement faible. Il a inséré quelques pages de textes (entre 4 et 6 par épisode, en très gros caractères) pour approfondir le contexte de l'histoire, avec pour commencer un rappel historique sur la différence entre les "Copper" (policier municipal londonien) et les "Bow street runners" (policiers sous les ordres des magistrats). Ellis a donc l'ambition de raconter une aventure haute en couleurs, distrayante, fantastique, mais aussi d'intégrer une dimension sociale. Effectivement l'aventure est au rendez-vous avec un goût de merveilleux technologique qui fleure bon les romans pour jeunes adolescents du dix-neuvième siècle. Effectivement, les personnages se divisent entre les bons et les méchants. Mais très vite, le camp des bons se révèle plus complexe que prévu. Warren Ellis réussit à développer les caractéristiques psychologiques du Capitaine Swing et de Charlie Gravel, et à leur donner des motivations complexes. Ces dernières reflètent aussi bien les idées sociétales de l'époque que leurs personnalités. Si le récit semble se terminer sur une fin trop classique, la dernière page de texte ouvre la narration sur une problématique éloignée des clichés manichéens. Ellis a su transcrire sous forme de récit d'aventures, une problématique philosophique complexe et d'une actualité toujours plus délicate et paradoxale dans notre société.
Derrière son apparence de récit d'anticipation du dix-neuvième siècle, avec une légère composante steampunk, Warren Ellis et Raulo Caceres projettent le lecteur dans un Londres aussi réel que fantasmé en 1830, pour de grandes aventures mettant en évidence une question de fond sur la nature du progrès scientifique et sa classe sociale.
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cicou45
  21 décembre 2012
Tout d'abord un grand merci à toute l'équipe de Babelio qui, grâce à leur dernière opération de Masse Critique m'ont permis de découvrir cet ouvrage. Je crois que sans eux, je ne l'aurais certainement jamais acheté car je ne suis pas une grande amatrice de comics mais je me suis laissée tentée par celui-ci par sa couverture qui m'avait l'air prometteuse...et pourtant !
Il est vrai que la matière de l'ouvrage, l'objet que représente ce livre est une merveille tout autant que le graphisme qui est appliqué, et très détaillé mais l'histoire est néanmoins décevante.
L'histoire se déroule à Londres en 1630 et deux polices s'affrontent alors, celle officiellement reconnue par les magistrats et la milice secrète. Se rajoutent à ces deux dernières les pirates, qui non seulement naviguent sur un bateau volant mais en plus maîtrisent parfaitement l'électricité...d'où le double anachronisme. Ils sont à la recherche d'une pierre capable de faire des ravages sur la population. Mais cependant, les méchants ne sont pas toujours ce que l'on croit et le Captain Swing (vous vous doutez sûrement que là n'est pas son vrai nom) est le premier à le démontrer. D'ailleurs, qui est-il réellement ?
Un comics très vite lu dans lequel on se plonge assez rapidement mais qui est parfois un peu difficile à suivre en raison des différentes alliances et qui aurait probablement mérité une suite. Peut-être les auteur et illustrateur y ont-ils songé...à voir !
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Commenter  J’apprécie          150
Phooka
  15 janvier 2013
Me voilà bien embêtée...
Captain Swing est une BD avec un scénario riche et très original. de plus la BD est servie par des dessins très originaux eux aussi, très beaux, avec un soucis du détail incroyable. Mais pour une raison que j'ai du mal à analyser je n'ai accroché que moyennement.
Un scénario riche donc, basé sur l'Uchronie avec des personnages haut en couleur ! En 1830, un flic, Charles Gravel, se trouve au mauvais endroit au mauvais moment et assiste bien malgré lui à une chose bien étrange. Il poursuit un homme aux yeux brillants, possédant une arme électrique et cet homme s'enfuit par un moyen extraordinaire: un bateau volant illuminé de milles feux ...
Cet homme "électrique" c'est le mystérieux captain Swing, qui semble avoir dominé l'électricité bien avant les autres. Son but : la distribuer à tous, pour que chacun puisse en profiter sans que cela reste l'apanage des plus riches ou un moyen d'exploiter le peuple.
Un pirate au grand coeur donc, dont les intentions sont louables et claires. Un personnage attachant et original qu'on ne peut qu'aimer.
Evidemment Gravel et captain Swing vont se rencontrer et de cette rencontre va naître une profonde, mais brève, amitié.
Du pur steampunk de bon augure.
Cette très belle idée steampunk est servie par un graphisme sombre et flamboyant. Ben oui on peut faire les deux en même temps, comme vous pouvez le voir dans les images ci-dessous:



Ces superbes dessins, signés Raulo Caceres collent admirablement bien au récit. Il lui confère une dimension supérieure et un caractère très sombre. Un peu trop sombre même parfois, je dois le reconnaître.
Alors si je trouve ce récit si original et les dessins si beaux, vous allez me demander pourquoi je ne suis pas emballée? ben je me le demande aussi. J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire et surtout je crois que si l'idée est géniale à la base, elle est loin d'être bien exploitée. le récit va trop vite, les personnages meurent avant même qu'on ne les connaissent vraiment. Est-ce mon côté fan de fantasy et matrice de longue saga qui parle ? Peut-être ...
Toujours est-il que cette BD est frustrante malgré toutes ses qualités, à moins que ce ne soit qu'une sorte de prologue à des récits plus complets par la suite. Auquel cas je comprendrais mieux. Mais en l'état on a une impression de gaspillage. de si bonnes idées, un si chouette scénario et un si beau graphisme pour donner une impression d'histoire bâclée. de magnifiques préliminaires, mais un déroulement trop rapide.
Je jetterai un oeil sur la suite s'il y en a une, car clairement cet auteur et cet illustrateur sont capables du meilleur et si leur talent n'est pas totalement exploité avec ce Captain Swing, cette BD permet quand même de les découvrir (pour ma part en tout cas) et c'est déjà pas si mal.

Lien : http://bookenstock.blogspot...
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Gwelan
  02 mai 2012
La couverture steampunk et le résumé accrocheur m'ont convaincu de tenter l'aventure Captain Swing, au dernier Masse Critique.
Disons-le d'emblée : les comics ne sont pas du tout mon domaine de prédilection... à quelques exceptions près parmi lesquelles Alan Moore figure en première place, grâce à ses intrigues ambitieuses et ses personnages complexes.
Ici, l'intrigue avait un beau potentiel. Entremêler un personnage historique contestataire(Captain Swing, leader d'une révolte d'ouvriers agricoles anglais du début du XIXe siècle) à un grand mythe criminel (Spring-Heeled-Jack, aussi connu en son temps que l'Eventreur homonyme), et en tirer un unique héros, pirate révolutionnaire épris de justice et d'égalité, naviguant sur les vaisseaux électriques d'un univers steampunk : l'idée était excellente. Malheureusement, le résultat n'est pas à sa hauteur.
L'histoire, qui a mis une bonne dizaine de pages à m'intéresser, se développe ensuite trop vite, jusqu'à une fin qui m'a laissé sur ma faim, m'a donné l'impression que l'affaire avait été expédiée sans prendre le temps de se développer vraiment. Tel qu'il est construit, le scénario aurait nécessité plus de vraie concision : aller à l'essentiel au lieu de se dissiper sur des scènes de violence un peu grandiloquentes et pas toujours très utiles. Ou alors, prendre de l'ampleur et se développer sur plusieurs centaines de pages, avec un vrai travail de fond sur les différents acteurs de l'intrigue.
Cette BD est loin de n'avoir que des défauts. A partir du second chapitre, l'histoire devient assez prenante et se lit avec un réel plaisir. La confrontation entre le héros idéaliste et le flic réaliste, luttant chacun dans son camp pour un but similaire, est très intéressante même si l'on regrette qu'elle n'ait pas été poussée plus loin. Et les dessins, dans leur genre, sont assez réussis, avec quelques images assez fascinantes de ce grand navire électrique voguant au-dessus du monde.
Au final, c'est une histoire sympathique, qui fait passer un bon moment mais sera vite oubliée, et fait un peu regretter qu'un scénariste plus ambitieux n'ait pas pris les rênes de l'affaire.
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BlackWolf
  23 avril 2012
Lors du dernier Masse Critique spécial BD de Babelio je me suis laissé tenter par ce livre dont le quatrième de couverture m'intriguait, de plus trouvant la couverture vraiment accrocheuse et assez flamboyante j'ai donc décidé de tenter ma chance et j'ai eu la chance d'être sélectionné. Je remercie donc Babelio ainsi que les éditions de Milady Graphics pour la découverte de ce livre. A noter que Captain Swing est un personnage qui a vraiment existé, c'est le nom donné à un révolutionnaire ouvrier au 18ème siècle; Warren Ellis nous offre donc une réécriture fantastique de ce personnage.
Je dois dire qu'on se laisse vite embarquer par cette histoire qui se révèle nerveuse et efficace le tout porté par des idées assez intelligentes et des réflexions qui ne laissent pas indifférents. L'auteur nous offre une intrigue sur le pouvoir omnipotent et un peuple qui souffre, le tout au milieu de considération sur l'énergie et son utilisation ainsi qu'une critique de la société vraiment efficace. D'ailleurs ces considérations nous rappellent un peu nos soucis actuels avec le pétrole, mais aussi la façon dont s'accrochent les gens à leur pouvoir.
En tout cas tout va vite et très vite, on découvre rapide qui est le fameux Captain Swing : un scientifique philosophe à la pensée libertaire lui offrant une légère ressemblance avec V pour Vendetta. Mais voilà au contraire du comics V, qui fait 300 pages, Captain Swing en fait à peine 120 et une fois le héros découvert tout va beaucoup beaucoup trop vite et trop facilement. Une fois la dernière page tournée on a l'impression qu'il manque quelque chose, d'être passé à côté d'un bout de l'histoire. de plus tout parait un peu trop linéaire. Dommage.
L'univers très Steampunk est vraiment efficace, le tout situé dans une Londres vraiment sombre et à la limite de l'explosion, où la brutalité est monnaie courante et où la police publique n'effectue que ses premiers pas. L'auteur glisse aussi des textes informatifs qui, certes, ralentissent légèrement l'intrigue, mais permettent une meilleure compréhension et offrent énormément d'informations sur le background de l'univers. Les personnages se révèlent vraiment efficaces malgré, parfois, un manque de profondeurs pour certains. Ils collent parfaitement à l'univers et remplissent efficacement leurs rôles.
Concernant les graphismes je dois dire que je suis plutôt mitigé, après chacun se fait son avis, mais autant certaines planches se révèlent assez splendides, autant certaines m'ont paru vraiment trop grossières du point de vue du trait et surtout énormément alourdie, parfois, par une colorisation excessive. de plus la BD entière se passe de nuit, ce qui donne parfois un aspect un peu monotone au dessin, comme si le dessinateur ne savait pas dessiner des scènes de jour.
Ce Comics n'est pas complètement mauvais, il fait partie des BD qu'on lit rapidement mais qui ne laisseront pas un souvenir impérissable. Warren Ellis a construit une histoire efficace et intelligente, à la V pour Vendetta, mais manque clairement d'ambition pour porter à fond son sujet. C'est dommage car on sent tout le potentiel qu'il y a derrière cette série. Au final un comics tout juste sympathique.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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critiques presse (3)
BoDoi   14 mars 2012
Un sympathique one-shot, mais qui manque un poil d’ambition.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Sceneario   14 mars 2012
Warren Ellis s'est imposé comme un scénariste hors pair, à l'imagination débridée. Ce Captain Swing le prouve encore une fois.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BDGest   05 mars 2012
Le dessinateur espagnol Raulo Caceres enveloppe la capitale londonienne d’une atmosphère particulière qui s’installe au diapason d’une lecture très plaisante.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
cicou45cicou45   21 décembre 2012
_Avez-vous une idée de ce qu'est l'avenir ?
_L'avenir, c'est ce que je décide d'épargner en ce bas monde. Et Captain Swing n'est pas de cet avenir.
Commenter  J’apprécie          10
cicou45cicou45   21 décembre 2012
"La savoir doit être libre."
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