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ISBN : 2013973497
Éditeur : Hachette (27/01/2016)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Clare avait 13 ans quand elle est morte et qu’elle s’est réveillée dans le corps d’un chat errant, à Bethlehem, en Cisjordanie. Réfugiée dans une maison avec deux soldats israéliens et un petit garçon palestinien, elle va partager pendant quelques jours leur quotidien. Entre incompréhensions et émeutes qui divisent les deux peuples, elle va essayer de sauver sa vie, et peut être même celle de ses trois compagnons de hasard.
Mais comment aider son prochain lo... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Ambages
  22 mai 2016
« Vous êtes un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles ; vous avez le droit d'être ici... »
Une petite fille de 13 ans vivant à Bethléem (États Unis) décède et se réincarne dans le corps d'un chat vivant à Bethléem (Palestine).
Déjà c'est assez énorme, non ?
Mais en Palestine, elle (le chat) croise la route de deux soldats israéliens qui se sont installés dans une maison vide.
Pourquoi pas...
Sauf que la maison n'est pas vide : un jeune garçon -qui semble être autiste- est découvert par les soldats.
Et oui...
S'ajoute à cela les mémoires de la petite fille américaine, un peu peste et roublarde, qui relate sa bisbille avec son professeur d'école.
Vous ajoutez une couche avec l'histoire... non, je ne vous en dis pas plus.
J'attendais beaucoup de ce roman dont le résumé m'intéressait, mais je ressors partagée car il y a trop de choses, pour un roman catégorie littérature jeunesse de surcroît.
Toutefois, ce livre m'a fait découvrir un joli poème, dont voici encore quelques vers :
« Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence. Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes. » Max Ehrmann
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verobleue
  14 avril 2016
C'est une belle histoire que nous raconte Deborah Ellis dans « le chat sur le mur »
L'acteur principal, n'est pas un chat comme les autres ! C'est un chat extraordinaire qui a eu une vie humaine, il est doué de raison et il comprend toutes les langues.
Peut-être avez-vous déjà entendu que les chats auraient 9 vies ?
C'est une vieille croyance qui vient des anciens Égyptiens, les premiers à domestiquer le chat. Ils vénéraient ces animaux car leur résistance était impressionnante. Ils avaient remarqué que ces félins étaient capables de sortir vivants d'une chute d'une hauteur considérable parce qu'ils retombent toujours sur leurs pattes. Ils croyaient que c'était le signe de vie multiple et qu'ils en disposaient de 9 (chiffre magique). Grâce à cela, ils échappaient régulièrement à la mort et trouvaient toujours un moyen de survivre en cas de danger.
À sa mort Claire, 13 ans, une ado de Bethlehem, une ville de Pennsylvanie aux EU, se retrouve dans le corps d'un chat à Bethléem, au beau milieu du conflit israélo-palestinien.
Est-ce pour cette raison que l'auteur utilise le chat comme dépositaire de l'âme De Claire ?
En cherchant à fuir une bande de chats lancés à sa poursuite, Clairechat entre dans une maison abandonnée en suivant deux soldats israéliens en mission d'observation. Ils finissent par y découvrir un enfant palestinien qui se cachait, un enfant « spécial » mutique, livré à lui-même et qu'ils ne se sentent pas prêt à abandonner. Ce sont des soldats qui obéissent aux ordres et qui ont confiance dans le bien-fondé de leur mission mais qui ne sont pas toujours à l'aise avec ce qu'ils doivent accomplir.
Inoffensive puisqu'elle est un chat, Clairechat partagera pendant quelques jours leur quotidien et découvre la réalité des deux camps de cette guerre. Lorsque les deux militaires sont découverts, une émeute éclate parce que les habitants du quartier pensent qu'ils ont pris le petit garçon palestinien en otage. Clairechat comprend qu'elle est la seule qui peut empêcher que tout se termine dans une explosion de violence.
Clairechat est loin de sa situation d'enfant égocentrique, gâtée par sa famille, dans une ville moderne et riche. Elle découvre les difficultés liées au conflit israélo-palestinien dans une ville assiégée par les soldats et où les habitants ont une vie misérable. le chat, qui ne prend aucun parti, sert de prétexte pour observer, montrer qu'il faut aimer tout le monde malgré la culture différente.
En fait, l'ancienne vie De Claire est le plus important, la guerre et la situation en Cisjordanie ne sont que des toiles de fond.
Claire entre en quatrième à la Lehigh Middle School dans la classe de Mme Sealand, nouvellement nommée. Mme Sealand est un professeur à qui on ne le fait pas et qui est bien armée pour éduquer les adolescents égoïstes, prétentieux, antipathiques tels que Claire. Car du haut de ses treize ans, Claire pense pouvoir faire la loi, fait le minimum en classe et se repose sur ses acquis. Il faut l'avouer, elle est assez insupportable. Elle surnomme son professeur Mlle Nulle.
Mrs Sealand se révèle être un professeur différent. Elle s'implique à fond dans son rôle d'éducation et d'éducateur. Elle veut faire réfléchir ses élèves, les aider à prendre de bonnes décisions. Elle est calme, garde ses distances, donne ses consignes, établit un contrat avec ses élèves, fait participer les parents, organise des ateliers. Elle semble avoir des yeux dans le dos, rien ne lui échappe. Elle interdit les téléphones portables et surtout donne des colles pour sanctionner la méchanceté, les actes de brutalité, les comportements désagréables et le manque de respect à l'égard d'autrui. La colle, c'est recopier un très beau poème de Max Ehrmann, « Désirs », un poème consacré à la recherche du bonheur.
A un certain moment, sans entrer dans les détails, Claire en est arrivée à devoir recopier le poème 65 fois pour nettoyer son ardoise pour pouvoir partir en voyage scolaire.
Clairechat finira par comprendre le bienfondé du travail de son professeur, celle qui a essayé de lui faire prendre conscience de la réalité, de l'aider à prendre de bonnes décisions.
« le chat sur le mur » prend l'aspect d'un conte, montrant le conflit élève-professeur d'une manière originale, inattendue.
Deborah Ellis signe un roman touchant, à glisser dans les mains des 13 ans et plus. Merci à babelio et aux Editions hachette Romans de m'avoir permis de découvrir cet auteur.





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Shan_Ze
  25 juillet 2016
Claire était une adolescente de treize ans mais après sa mort, elle se retrouve dans la peau d'un chat sur le Mur, ce mur qui sépare les Israéliens et les Palestiniens. Par un concours de circonstances, il se retrouve enfermé dans une maison avec deux soldats israéliens et un jeune garçon caché...
L'histoire est assez étrange, le narrateur est un chat, réincarnation d'une jeune fille d'un sacré caractère. On passe d'un huit-clos au milieu d'un conflit qui s'éternise aux émois d'une collégienne insupportable. Les souvenirs de Claire tranche clairement avec le quotidien des Palestiniens. Le lien se fait doucement entre les deux endroits, d'une vie où elle se fichait des autres, elle passe à une autre où elle comprend les besoins d'un être humain. La fin m'a vraiment touchée avec la prise de conscience de l'ancienne Claire…
Petit roman touchant sur l'égocentriste d'une adolescente et le conflit israélo-palestinien même si le mélange peut être étonnant. Dommage que ce dernier ne soit pas si développé mais ça peut pousser les ados à commencer à s'y intéresser.
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orbe
  31 janvier 2016
Après sa mort soudaine lors d'un accident, Claire, une adolescente américaine insupportable, se réincarne en chat.
Elle se retrouve projetée au coeur du conflit en Cisjordanie au côté de deux jeunes militaires israéliens en mission d'observation.
Mais le chat sent très vite une troisième présence, celle d'un jeune enfant qui se cache et qui a peur. Claire doit-elle intervenir ou bien ne rien révéler ?C'est alors que les événements se précipitent...
Un magnifique roman en forme de conte sur l'impossible compréhension entre deux cultures, deux peuples, proches physiquement mais qui ne parlent pas la même langue et qui sont dès lors destinés à se combattre.
La force du livre est de dessiner une situation réelle tout en donnant au texte une dimension symbolique par le personnage de la fille-chat mais aussi par le parallèle qui va apparaître en filigrane entre la situation actuelle et les révélations de son passé.

L'insertion dans le texte de l'émouvant poème "Désirs" de Max Ehrmann, qui revient comme une litanie, un coeur qui bat, puis enfle en même temps que la situation se tend et devient explosive, incite le lecteur à réfléchir à cet ode qui évoque une prière laïque.
Plusieurs histoires et temps se superposent à l'intérieur du récit ce qui donne aussi au texte un caractère d'intemporalité. Chaque personnage est fortement caractérisé tout en gardant des attributs plus vastes
Au final, nous sortons plus riche de ce roman qui nous interpelle directement dans nos coeurs et semble appeler à la création d'un langage universel, celui de la poésie ?
A lire !
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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Lisbei13
  02 mars 2016
Claire est un drôle de chat. En fait, Claire n'est pas un chat, c'est une fille de 13 ans qui, à sa mort, s'est retrouvé réincarnée en chat. En chat errant. En chat errant dans les terrains vagues qui bordent un mur. Qui bordent le Mur. le Mur séparant quartiers israéliens et quartiers palestiniens d'une petite ville de Cisjordanie où, il y a longtemps, un miracle aurait eu lieu : Bethléem.
Pourtant, Claire n'a qu'une vague idée de ce qui se passe entre les palestiniens et les israéliens. Dans sa vie d'avant, Claire était une jeune Américaine ordinaire, pas particulièrement méchante, mais pas particulièrement gentille non plus. Elle ne s'est jamais vraiment soucié de ceux qui l'entouraient, sauf si elle pouvait y avoir un intérêt. Alors, des histoires de conflits à l'autre bout du monde, cela ne l'intéressait pas du tout. Autour d'elle, il y avait ses parents, en qui elle n'avait pas confiance, sa petite soeur, à qui elle menait la vie dure, les amies de la petite bande dont elle était le leader, et les professeurs, qu'elle dupait aisément avec son attitude d'élève sans histoire. Sauf une. Sa nouvelle prof principale, Mme Sealand, la responsable de tous ses ennuis. Enfin, pour autant que mourir à 13 ans puisse être classé dans la catégorie "ennuis".
Dans son nouveau corps de chat, Claire va assister à une scène étrange : celle où deux jeunes soldats israéliens, en mission de surveillance, vont se mettre en planque dans une petite maison d'un quartier palestinien. Pour fuir une bande de chats apparemment bien décidés à l'étriper, Claire se réfugie avec eux dans cette petite maison. Et partage pour quelques heures irréelles le quotidien de ces hommes, ainsi que celui de l'autre occupant de la maison.
Un chat a-t-il la moindre chance de changer quoi que ce soit dans ce climat de violence et de haine exacerbée, où la plus petite étincelle peut mettre le feu aux poudres et tourner à la tragédie ? Et s'il en a la possibilité, en aura-t-il un jour l'envie ?
Il ne faut vraiment pas plus de quelques minutes pour se laisser prendre au jeu de ce roman destiné à un jeune public (collégiens et lycéens), mais que je recommenderais volontiers à tous. Quelques pages pour se trouver immergé dans l'atmosphère pesante de cette maison, happé par le tourbillon de souvenirs et de rancunes qui hantent Claire, piégé entre ces personnages antagonistes, les assiégés et les occupants, les soldats et l'enfant... le Bien et le Mal ? Mais où se trouve la frontière entre les deux ? La haine est-elle héréditaire ? La violence une somme d'incompréhensions répétées à l'infini, amplifiées par les armes et la peur ? La tragédie est-elle la seule issue possible ?
Le personnage De Claire n'a a priori rien pour susciter l'empathie, on découvre au fil des pages et des souvenirs De Claire une adolescente manipulatrice et plutôt antipathique. Les deux jeunes soldats, eux, ne se dévoilent qu'à demi, mais laissent entrevoir bien autre chose qu'un simple engagement militaire ou patriotique, les doutes, les "on dit que", les images stéréotypées ...
Je n'ai pas lu les premiers romans de Deborah Ellis, auteur canadienne mondialement connue pour sa trilogie Parvana, une enfance en Afghanistan, mais cette première lecture me donne très envie de m'y plonger, car j'ai trouvé qu'elle abordait sans pathos, avec beaucoup de retenue et de pudeur, mais en même temps avec un regard clair et lucide, une situation aussi complexe que celle du conflit israélo-palestinien... ou que la psychologie adolescente. Pas de coupable désigné mais pas de fatalité ... pour une personne militant dans la paix dans le monde, à côté du constat inexorable du mécanisme implacable de la violence et de sa reproduction, il y a toujours une lueur d'espoir, mais si ce n'est qu'un éclat fugitif dans la pupille d'un chat.
Et en lisant ce livre, j'ai aussi repensé à Lady, ma vie de chienne, de Burgess, lu il y a très longtemps, et où on suit aussi le quotidien d'une adolescente brutalement transformée en chienne. Ou comment la métamorphose animale permet de réflexions intéressantes sur la psychologie des adolescents occidentaux.
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Les critiques presse (1)
Ricochet   22 mars 2016
Sensible et démonstratif sans aucune insistance, le roman ouvre des pistes multiples, finement enchevêtrées et tournant toutes autour de la même interrogation : quel sens donner à sa vie pour en être fier et heureux ?
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations & extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
42seligmann42seligmann   20 octobre 2017
Encore maintenant, je m'appelle Claire. Ce nom-la ou un autre, peu importe, plus personne ne m'appelle par mon prénom. plus personne ne m'appelle plus du tout.
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verobleueverobleue   14 avril 2016
Sur la question de la punition, il y a de nombreuses théories, a déclaré Mlle Nulle. D'après certains, la punition devrait être vue comme un châtiment, il s'agit de faire souffrir l'offenseur, a-t-elle poursuivi. Pour d'autres, l'objectif principal de la punition, c'est d'aider la victime à aller mieux. La sévérité d'une punition doit-elle empêcher les autres de commettre le même crime? La punition peut-elle avoir un effet dissuasif, ou est-ce que les auteurs d'un acte répréhensible pensent toujours échapper à la sanction? Dans les mois à venir, nous reviendrons souvent sur cette question, car bientôt ce sera à vous de prendre de telles décisions. Par exemple : si nous poussons quelqu'un à tuer quelqu'un d'autre, est-ce qu cela fait de nous un tueur? D'après ce que je vois, vous êtes nombreux à avoir des idées sur le sujet, et je vous promets que nous aurons cette discussion un jour, et sans doute plusieurs jours, dans ces moments où vous tenterez d'être en phase avec le monde que les adultes vous transmettront.
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verobleueverobleue   14 avril 2016
Copier ce poème vous apportera deux choses, expliquait Mlle Nulle. Etre assis en silence à recopier un texte vous permettra de vous calmer et peut-être de réfléchir à votre manière d'agir. Et les paroles vous inciteront à vous poser des questions sur vous-même : à vous demander qui vous êtes et qui vous voulez être.
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AnalireAnalire   21 février 2016
Cette fois, on avait l'impression que les tirs venaient de partout. Qui tirait sur qui, je n'en savais strictement rien. L'armée israélienne sur les tireurs isolés ? Les tireurs isolés qui voulaient toucher Aaron et Simcha ? Savaient-ils même, tous, les causes et les conséquences de cette totale confusion ?
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verobleueverobleue   14 avril 2016
Cette année de quatrième ne sera semblable à aucune autre. Je crois en le respect; donner et recevoir, voilà ce qui est important pour moi. Par définition, vous avez tout mon respect, car vous êtes ici dans cette classe, élèves de cette école, et vous avez soif d'apprendre. Plus on avancera dans l'année, plus je vous respecterai en tant que personne -ou non. À vous de choisir, selon votre attitude, et votre comportement. Je ne suis pas votre amie. Je ne suis pas votre mère. Je suis votre professeur , et pour moi c'est cela qui compte avant tout. C'est une valeur que je souhaite vous faire partager. Si j'y parviens, je vous promets que vous finirez l'année impressionnés par les capacités de votre esprit.
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