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EAN : 9782355847950
432 pages
Éditeur : Sonatine (02/04/2020)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 176 notes)
Résumé :
La vérité est plus forte que tout.

C’est l’une des histoires les plus connues au monde – et l’une des plus obscures. Le 22 novembre 1963, le cortège présidentiel de John F. Kennedy traverse Dealey Plaza. Lui et son épouse Jackie saluent la foule, quand soudain…
Quand soudain, rien : le président ne mourra pas ce jour-là. En revanche, peu après, le photojournaliste Mitch Newman apprend le suicide de son ex-fiancée, dans des circonstances inexpl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (76) Voir plus Ajouter une critique
Sylviegeo
  10 août 2020
Quel conteur que ce R.J. Ellory ! Encore une fois j'ai été séduite. Séduite par la maestria avec laquelle il a manipulé un fait historique et nous a sortis des sentiers officiels de l'histoire, la grande et la petite.
Jack Kennedy est épargné le 23 novembre. Une tentative d'assassinat qui rate. Mitch, photo-journaliste foutu, apprend le suicide de la femme de sa vie, Jean, amour de jeunesse qu'il a abandonnée pour la Corée et qui le regrettera toujours. Jean, elle-même journaliste s'était rendu à Dallas le 23 novembre. Qu'y faisait-elle? Elle travaillait sur quel sujet? Car pour Mitch, impossible que cette fille se soit suicidée. Il reprend donc le parcours du travail de Jean, il cherche avec peu d'aide et peu de moyens.
Et c'est là qu'Ellory en profite pour nous faire entrer dans les coulisses de l'histoire. La quête de Mitch se butera aux services de sécurité du président. Tout ce que l'on est prêt à faire pour sa protection, son bien-être, sa satisfaction. Car un président autant souffrant que dépendant c'est exigeant. Et, le petit frère du président, Bobby, procureur général des États-Unis est toujours là, derrière son président de frère à réparer les dégats, à faciliter les parcours, à veiller...
Une fiction, une uchronie réussie et plus que.
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Stelphique
  04 juin 2020
Ce que j'ai ressenti:
Monsieur Ellory,
J'ai décidé de n'écrire qu'une seule lettre. Une seule lettre à votre attention pour exprimer mon admiration pour ce roman. Comme je souhaiterai que vous la lisiez, même si vous l'oubliez ensuite, ça serait mon petit bonheur… Après, je me fondrai dans le décor et je m'en retournerai dans le monde où JFK est bel et bien mort le 22/11/63, un monde d'inhumanité, un monde de guerre: notre monde réel. Mais pas aujourd'hui…
Aujourd'hui, je m'abandonne à un monde fantôme: le jour où Kennedy n'est pas mort. Un monde que vous avez créé où personne ne se doute qu'on vient de passer à côté d'un drame qui va bouleverser l'ordre du monde: le cortège présidentiel poursuit tranquillement sa route sur Dealey Plaza et s'en va vers d'autres objectifs, notamment une probable réélection…Alors, forcément aller dans ce monde, c'est plonger dans les méandres de la politique, explorer un univers ténébreux, regarder bien en face les enjeux noirs de la course à la présidence, mais Cher Monsieur Ellory, vous le faites dans une espace-temps parallèle et c'est toute l'ingéniosité de ce thriller sombre. C'est tellement brillant cette manière que vous avez de mettre en lumière les possibles perspectives d'une trajectoire présidentielle sombre…
Mais cet espace temporel que vous ouvrez en enlevant sciemment, un événement de l'Histoire des Etats-Unis, ça n'en est pas moins un monde empli de douleurs et de peines, de supercheries et de pratiques immondes, de solitudes et de chagrins. Il me semble que personne n'a votre égal pour les raconter avec autant de profondeur, en tout cas, quand j'ouvre un de vos romans, je sais que je vais être absorbée, imprégnée d'une atmosphère qu'il me sera difficile d'oublier…Force est de constater que les hommes ne changent pas de beaucoup, même dans une ligne temporelle différente et que vous avez l'air d'en connaître beaucoup, des coeurs ombrageux, pour aussi bien en faire ressortir la lumière…Les hommes sont presque toujours hantés par quelque chose: hantés par leurs regrets, des fantômes acharnés, leurs amours perdus, leurs failles intérieures…Et puis, vous nous présentez Mitch, qui dans son imperfection d'homme arrive à emprunter le chemin direct vers nos coeurs. Enfin, de sûr, vers le mien…Il me semblait ressentir sa souffrance autant que son acharnement à saisir la vérité. Il me semblait toucher vraiment sa peine et les sanglants souvenirs de la guerre…Il me semblait que je pouvais voir les éclats de son coeur éparpillés et l'ampleur démesurée de son amour pour Jean…
Alors dans cette faille temporelle, je suis allée aussi saisir des histoires fantômes, des mémoires fantômes, des souvenirs fantômes. Mais il paraît que les fantômes ne parlent pas. Quand on est mort, on est mort. Reste plus que les vivants pour faire revivre ceux qui sont partis trop vite, trop tôt, trop précipitamment, trop injustement…Alors, j'ai décidé comme Mitch que le moins que je puisse faire, c'était d'écrire une lettre pour dire merci à Mitch d'être allé jusqu'au bout de la vérité…D'avoir eu la belle intention de rendre justice aux âmes errantes…Le moins que je puisse faire aussi, c'est de dire grand merci à vous, Monsieur Ellory, pour ce sublime roman, pour ce moment de lecture tout en émotions…
Stelphique.
Lien : https://fairystelphique.word..
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Frederic524
  07 juillet 2020
« le Jour où Kennedy n'est pas mort » est une formidable uchronie où l'échiquier de l'histoire se retrouve renversé, balayé par un R.J. Ellory au sommet de son art. R.J. Ellory convoque les fantômes de ce qui aurait pu advenir si John F. Kennedy n'avait pas été assassiné ce jour là, le 22 novembre 1963, à Dallas. Il faut une sacrée dose de talent pour réécrire ainsi l'histoire à l'image d'un Stephen King pour son 22/11/63. Il nous parle du poids du destin face à l'inéluctabilité de la mort. Peut-on échapper à son destin ? Une lecture hautement recommandable où la ligne jaune entre vérité et mensonge se trouble allègrement. le maître incontesté du thriller, signe ici, un de ses tous meilleurs livres. Un thriller hallucinant, dans une ambiance paranoïaque et baroque où R.J. Ellory nous embarque pour ne plus nous lâcher, sur fond de sexe, d'abus de pouvoir, de manipulation, de complot au coeur même de l'antre présidentielle. Une enquête au plus haut sommet de l'État, dans les plus hautes sphères du pouvoir qui nous montre un J.F. Kennedy bien loin de l'image de père, de mari idéal et fidèle, toujours souriant et bronzé. le portrait de J.F.K. est saisissant, implacable et Ellory de nous démontrer que les plaies sont encore béantes et les démons loin d'être exorcisés lorsque l'on parle de Kennedy. L'histoire est palpitante, pleine de souffle. Lorsque Mitch Newman apprend le suicide de son ex fiancée dans des circonstances inexpliquées, il peine à croire que Jean, la jeune femme qu'il avait quitté pour partir faire son métier de photographe quatre mois durant la guerre de Corée en 1950, ai pu commettre ce geste. Pourquoi les documents et autres écrits de la journaliste ont-ils été saisis sans mandat ? Pourquoi venait-elle d'être licenciée de son poste de journaliste dans un grand journal de Washington ? Mitch va devoir repousser ses limites, faire la paix avec lui-même pour trouver la vérité. Une vérité qui va le conduire dans les arcanes les plus secrètes de la politique américaine, dans cette arène où toutes les bassesses sont permises. C'est grandiose, superbement écrit, inventif, émouvant. R.J Ellory n'a pas son pareil pour nous faire vivre une histoire d'une telle intensité. C'est définitivement LE maître du thriller américain. Jetez-vous sur ce livre, lisez le et croyez moi vous ne pourrez plus le lâcher avant d'en connaître l'issue. Je rejoins tous les ami(e)s blogueurs qui ont eu un énorme coup de coeur pour « le Jour où Kennedy n'est pas mort » paru aux Éditions Sonatine !
Lien : https://thedude524.com/2020/..
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musemania
  27 janvier 2021
L'histoire politique américaine est un sujet qui m'intéresse beaucoup. Cette année, j'ai déjà été bien gâtée. La vie et la fin tragique de John Fitzgerald Kennedy est un sujet qui a déjà été abordé de nombreuses fois en livres et même en séries ou films. Pourtant, je ne m'en lasse jamais. le dernier livre de R.J. Ellory a l'originalité d'imaginer que Lee Harvey Oswald n'aurait pas assassiné le 35ème président des Etats-Unis lors de sa visite à Dallas, le 22 novembre 1963.
Cette idée constitue le point de départ d'une enquête qui semble ne pas avoir de lien direct avec la dynastie des Kennedy. On accompagne Mitch Newman, un photo-reporter qui ne peut croire au suicide de son ancienne fiancée, Jean. Ceci étant la plus grande déception de sa vie, ce trentenaire ne peut expliquer que cet amour de jeunesse ait décidé de mettre fin à ses jours. Mais alors qu'il cherche la vérité, il va se retrouver projeter au sein d'un milieu où l'on ne fait pas de cadeau : la politique américaine.
Dans ce thriller politique, les personnages de fiction côtoient les Grands de ce monde. L'auteur parvient à donner corps à cette ribambelle de protagonistes comme s'ils avaient tous réellement existés. Il est souvent étonnant comme les dialogues, pourtant imaginés, auraient très bien pu s'échanger entre les Kennedy eux-mêmes par exemple, comme si R.J. Ellory y avait lui-même assisté. Tant les descriptions semblent réalistes, j'ai moi-même eu l'impression de me trouver dans le bureau ovale en compagnie des hauts-dignitaires américains ou dans les couloirs de la Maison Blanche en compagnie de John et de son frère Bobby Kennedy.
Je n'ai pas l'occasion de souvent lire des thrillers politiques mais celui-ci m'a vraiment transportée au cours de la décennie des sixties qui a vu la crise des missiles soviétiques à Cuba, la construction du mur de Berlin, la course à la lune, … Même si je suis loin de l'avoir connue vu que je ne suis née plus de 20 ans après ! On y apprend plein de choses quant à la géopolitique mondiale et cela n'est pas pour me déplaire.
C'est toute une atmosphère qui entoure cette enquête originale tant par ses sujets que dans le milieu où elle se déroule, intelligemment construit par l'auteur. Il est aisé de faire des parallèles avec certains événements et ce n'est qu'à la toute fin, quand le puzzle est terminé, que le lecteur pourra se forger son propre avis quant aux sous-entendus mis en place, quant à certaines conjonctures qui découlent alors comme des évidences.
Un petit conseil est que, dès le début, il est important de bien garder à l'esprit les différents personnages et leur rôle afin de ne pas en perdre le fil. Ensuite, vous ne pourrez que vous immerger dans cette histoire inventée mais qui finalement n'est peut-être pas si éloignée que ça de la réalité….
Je remercie les éditions Sonatine ainsi que Muriel Poletti-Arlès pour leur confiance.
Lien : https://www.musemaniasbooks...
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sabine59
  30 novembre 2020
Mon grand coup de coeur de cet auteur reste" Seul le silence" mais je me suis passionnée pour celui-ci. Pourtant, je ne suis pas fan d'uchronies, comme le laisse déjà suggérer le titre.
Et si? Et si John Kennedy n'avait pas été tué le 22 novembre 1963? Et si Oswald l'avait raté ? J'ai cru comprendre que Stephen King avait auparavant exploité lui aussi le thème, en imaginant un voyage dans le temps pour empêcher l'assassinat.
L'auteur s'est beaucoup documenté, on le sent, il faut dire que de nombreuses théories ( dont bien sûr celle du complot) et articles, films en tous genres ont fleuri à propos de la mort de Kennedy.
L'angle d'approche est original : entrecouper des scènes ( fictives évidemment...) présentant Kennedy et son entourage, depuis le 22 novembre 1963 jusqu'à fin août 1964, au moment de la convention dėmocrate, à Atlantic City, et le parcours d'un journaliste, Mitch.
J'ai beaucoup aimé ce personnage, brisé par la vie, et ses propres manquements. Il apprend que Jean, son ex-fiancée, ( ils se sont séparés, lorsqu'il a décidé de partir à la guerre en Corée, comme reporter, contre son avis à elle) , journaliste également, qu'il n'a pas revue depuis une dizaine d'années, se serait suicidée. Il n'y croit pas et commence une enquête le conduisant à Dallas, là où s'est rendue Jean en novembre 63; elle semblait s'être intéressée de très près à Kennedy...
Je n'en dirai pas plus, sauf que Kennedy, devenu un mythe, n'offre pas ici une belle image de lui-même ! Et l'auteur n'invente pas, il s'appuie sur les faits. J'ai pensé au comportement ridicule de Trump, car il est question d'allégations de républicains comme quoi l'élection de Kennedy en 1960 était truquée. La seule grande différence, c'est qu' à l'époque, c'était sûrement vrai...
Mais c'est l'histoire personnelle de Mitch qui m'a surtout plu. R.J Ellory a un don pour créer une empathie spontanée du lecteur pour son personnage principal. Il cherchera sa vérité intime, à travers l'enquête dangereuse qu'il mène.
du très beau travail, vraiment, mêlant habilement réalité et fiction, une écriture toujours aussi attractive, et un sens psychologique aiguisé. Je recommande ce livre!
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critiques presse (1)
LeSoir   29 septembre 2020
R.J. Ellory nous revient avec une uchronie digne des thrillers paranoïaques des années 70. Magistral!
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
frgifrgi   12 août 2020
« Vous pensez que l’élection était truquée ?
– Je crois que le jeu dans sa totalité est truqué.
– C’est-à-dire ?
– C’est-à-dire que, pour arriver ne serait-ce qu’au seuil du Bureau ovale, un homme doit déjà avoir vendu son âme une douzaine de fois au plus offrant. La présidence est une pièce de théâtre ; le président est un personnage qui a été choisi. Il y a de nombreux metteurs en scène, de nombreux producteurs, et il est rare qu’ils soient d’accord sur l’intrigue. Le monde est le public, et au lieu de s’en tenir au scénario, chacun improvise en fonction de la réaction des spectateurs. Ce qui, si j’en crois mon expérience, donne un divertissement très déroutant et peu satisfaisant. »
+ Lire la suite
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missmolko1missmolko1   21 novembre 2019
Jack Kennedy stood in the doorway of his wife's bedroom. She was fixing her hair, and though he knew she could see him, she made a point of ignoring him.
'Did you hear the speech?'
'I did,' she replied.
'What did you think?'
Jackie hesited. She closed her eyes for just a second, and then she turned and faced her husband. 'I think it was wonderful, Jack. I think it was perfect and beautiful and eloquent and that you are the greatest man that ever walked the face of the earth, and please don't come any closer because I can smell cigarettes and perfume on you and it just disgusts me.'
'Jackie...'
'No, Jack. Don't Jackie me. This time I don't even want to know who it was or where it was, or how many times you've seen her before. Was she a showgirl or a pretty journalist or some party contributor's daughters, or was she just some intern from the press office? You know what? I don't care, Jack. I really don't care.'
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WyomingWyoming   24 juillet 2020
Dans nos coeurs et dans nos esprits, il sera éternellement jeune -- souriant, sa superbe femme à ses côtés, saluant ses partisans et serrant des mains tandis qu'il quitte Love Field en direction du centre-ville de Dallas dans le cortège présidentiel. Peut-être qu'au bout du compte nous nous souvenons de lui de la sorte car c'est le souvenir que nous souhaitons garder.
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bilodohbilodoh   16 novembre 2020
C’est bien la preuve qu’aucun de nous n’est invincible. Il y a toujours quelque chose de plus grand et de plus fort que nous, et la plupart du temps cette chose arrive soudainement et sans prévenir. Ç’a été un choc pour moi et ça l’est encore. Je suppose que ça nous rappelle peut-être à tous, qu’il y a tant de choses que nous tenons pour acquises, et nous ne nous rendons compte de leur importance que lorsqu’elles ne sont plus là. (Sonatine, p.313)
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manue083manue083   27 octobre 2020
– C’est-à-dire que, pour arriver ne serait-ce qu’au seuil du Bureau ovale, un homme doit déjà avoir vendu son âme une douzaine de fois au plus offrant. La présidence est une pièce de théâtre ; le président est un personnage qui a été choisi. Il y a de nombreux metteurs en scène, de nombreux producteurs, et il est rare qu’ils soient d’accord sur l’intrigue. Le monde est le public, et au lieu de s’en tenir au scénario, chacun improvise en fonction de la réaction des spectateurs. Ce qui, si j’en crois mon expérience, donne un divertissement très déroutant et peu satisfaisant. »
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