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ISBN : 2743627301
Éditeur : Payot et Rivages (26/03/2014)

Note moyenne : 2.9/5 (sur 102 notes)
Résumé :
Fred Otash, ex-flic ripoux du L.A.P.D. et authentique escroc, traquait les stars de cinéma pour faire chanter les studios. Il était le pourvoyeur de ragots en chef du magazine à scandales Confidential. Ellroy en fait un personnage de fiction et l'imagine au purgatoire, torturé par ses anciennes victimes : Marilyn, Ava Gardner, Montgomery Clift... Pour bénéficier de la mansuétude des autorités célestes, Freddy O. devra rédiger ses confessions. Mais, incapable de s'en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Pecosa
  27 mars 2014
Un nouvel Ellroy chez Rivages après de longues années de silence, c'est un peu comme le retour des beaux jours. On piaffe d'impatience. Même si les deux derniers volumes de la trilogie Underworld USA m'avaient déçue, malgré la présence de cette flamboyante ordure de Pete Bondurant, j'attendais beaucoup du retour du Dog.
Dans ce court roman de 135 pages sorti en 2012, Ellroy nous livre les vraies/fausses confidences de Fred Otash, déjà aperçu dans la trilogie précédemment citée et dans L.A. Confidential, pour le personnage de Syd Hudgens de Hush-Hush Magazine.
Dans un long monologue halluciné, Otash , ancien flic pourri, ancien privé, ancien proxénète, fournisseur de ragots pour le tabloïd Confidential, "Tells the Facts and Names the Names", se retrouve au Purgatoire et farfouille dans ses souvenirs bien nauséabonds. Quelques fameuses silhouettes fantomatiques viennent parfois titiller sa conscience quand il devrait faire acte de contrition. Il y croise même ce cabot d'Ellroy qui n'hésite pas à se mettre en scène: "Ellroy est un casse-couilles. Je l'ai connu sur mon déclin, les derniers mois de ma vie. On m'a pourvu d'un pouvoir télépathique total. Je vais tout savoir de ce salopard. Il m'a tout piqué pour camper un personnage de son roman surmédiatisé L.A. Confidential."
On l'aura compris, Ellroy dévide toujours le même écheveau, le rêve américain vérolé, les fonds de poubelle des stars de cinéma et de leurs poissons pilotes ambiance Hollywood Babylone de Kenneth Anger, le voyeurisme, la fascination pour les secrets et les parts d'ombre, les accointances entre flics corrompus et la pègre, bref, sa petite mécanique bien huilée.
Cette resucée fut pour moi décevante même si les thèmes maintes fois rebattus sont sauvés par l'apparition de James Dean en sympathique dilettante qui bénéficie d'une indulgence étonnante et presque attendrissante de la part du narrateur, et surtout par l'image récurrente du chariot poussé par un gamin et qui serait à Otash ce que la luge est à Citizen Kane, un des rares éléments qui suscite sa nostalgie et cristallise son humanité.
Pour conclure cette mise en bouche de 135 pages, Rivages nous colle en fin de volume deux chapitres du futur roman d'Ellroy, Perfidia, histoire de nous donner grandement envie de lire sa nouvelle fresque sur la seconde guerre mondiale, et de nous montrer que l'Irlandais Dudley Smith sera de nouveau dans la place. On finit la lecture de ce volume avec la vague impression de s'être fait extorquer des attentes et des zlotys mais comme je suis faible, je vais guetter avec fébrilité la publication de Perfidia l'année prochaine, histoire de retrouver tous ces personnages répugnants qui nous fascinent mais dont on ne voudrait à aucun prix croiser un jour le chemin.
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CorinneCo
  17 août 2015
Extorsion est une pépite drolatique. Un divertissement d'écrivain. Grand Guignol et la Piste aux étoiles : Ellroy s'en donne à coeur joie : symphonie linguistique, style flamboyant, ping-pong des mots et des sonorités, langage ordurier à tous les étages, ignominies en tous genres à L.A. James Ellroy les deux mains dans la fange, imprime ses empreintes sur Hollywood Boulevard.
Fred Otash est au Purgatoire et se fait copieusement martyriser par ses victimes à longueur de temps. Il faut dire qu'elles ont la rancune tenace et leur vengeance semble sans fin. Malgré les excuses de ce pauvre Freddy, rien n'y fait. Alors, il décide de se confesser. Et cette contrition donne lieu à un déballage hallucinant d'indignités en tous genres et pour tous les goûts. Ce bon Fred Otash n'est pas en reste côté flétrissures : abus de pouvoir, fraudes, rackets, chantages, vols, alcools, drogues, femmes et meurtre. Là, c'est la pierre d'achoppement de cette nouvelle. le style antique d'Ellroy resurgit en quelques phrases. Seulement quelques phrases pour l'amertume et la noirceur.
Fred Otash redoutable et redouté est un chasseur de ragots. le scandale est sa loi. Il traque les faiblesses, les lâchetés et les bassesses de toutes et de tous. C'est le vampire de l'obscur et beaucoup tendent leur cou. le star-system tel Saturne dévore certains de ses enfants et Fred Otash en est le rabatteur. Cette nouvelle, qui ressemble parfois à une blague de potache, m'a fait rire. C'est toujours un plaisir de se laisser happer par l'écriture d'Ellroy. Pour le reste, les turpitudes des uns et des autres ne m'a jamais intéressé et ne m'intéresse pas. Et puis il y a Perfidia. Quelques pages seulement…Mais quelles pages.... James, avec ta gueule de chien hargneux, ton personnage public parfois détestable, tes idées que je ne partage absolument pas, ton romantisme laminé et ta rédemption existentielle, tu as une place à part dans le roman noir.
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greg320i
  21 septembre 2015
Une foison d'allitération ,une pluie fine et divine de virelangue à s'en rendre dingue. Et voilà le portrait sans retouche de l'homme auquel ce bouquin appartient.
Nom de code : Roy, Ellroy , James pour les intimes.
Des bourrelets d'assonances , des quintessences de refrain à vous rendre zinzin, Et bien encore plus au tableau sans faute de la victime tactile à laquelle l'auteur lui prête main .
Désignation : Otash, Fred Otash, héros- otage de cet ouvrage pour qui la tache sera de vous faire tenir le long des 135 pages.
Tel Starsky & Hutch ,ce duo de choc, de chic et de charme dynamite en effet les chapitres à coup de mots dans l'âme dans l'enfer de l'action .
Ne chercher pas trop toutefois la morale ou le message subrepticement subliminal de l'histoire, j'ai bien l'impression que l'auteur ne veut se donner de la hauteur qu'en prouvant ses aptitudes et son attitude ( forcé? ) à nous léguer ce langage fleuri qui brille de ses milles feux follet construit .
Ça pétille, ça frétille sous la langue, ça rabâche à tout va sur tout et n'importe qui ou quoi.. après tout, pourquoi pas ?
Au final de la fantaisie , je dirai enfin pas morose . le vrai visage du titre se compose et se diversifie ainsi , mais tend tellement sous ce talent à l'élongation et les prolongations du vers versé et donné pour dit qu'il se relâche toutefois sous la pression de la couperose : un pet ou une petite impression d' exagération, vaste marketing viral voulu et obtenu avec ses multitudes de phrases passe-partout .

La persuasion qu'Extorsion ne se signe qu'en gros plan sur ces dernières facilités de facettes linguistique n'engage que moi bien sûr; je ne suis qu'après tout assez sommaire et débutant dans le roman dit 'noir' ... ma préférence à moi (pour l'hommage à Julien Clerc) s'en va surtout au rouge vous savez..

Faites donc tout de même attention à celui-ci : les jeux de l'esprit et la curiosité sont ainsi fait de ces petits et court roman qui ont recours à l'humour et repose sur ses proses:
Extorsion : Noir , impair et gagne .
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Darkcook
  06 avril 2015
Il faut absolument faire monter la moyenne d'Extorsion sur Babelio, c'est un véritable scandale!! Je l'ai déjà dit aux uns et aux autres, mais je le répète : ce n'est qu'une nouvelle rédigée pour le fun par Ellroy, destinée à la publication sur le net pour un ami, entre les deux mastodontes que sont Underworld USA et Perfidia, qui va débouler très bientôt en France. Seulement voilà, Rivages l'a sorti en grande pompe l'année dernière, avec venue de l'auteur (et une rencontre irréelle où le Chacal m'intronisa en tant que Sasquatch, après que je lui ai dit que La Malédiction Hilliker était "The Holy Bible about love and lust for women"!!!), et le grand public a raqué plein pot pour un écrit anorexique, rigolard, fun, mais pas du tout de l'ampleur de ses grands romans, et a cru le Maître en baisse de forme. Que nenni!!! C'était un entremets voulu! Promu comme un plat de résistance, mais simple amuse-gueule...
Et ça, Ellroy nous amuse. Avec Extorsion, c'est le summum du Ellroy show, tel qu'on le connaît dans ses interviews et sorties médiatiques, que les gens prennent souvent au premier degré... Enfin bref. le pitch : Fred Otash, flic pourri faisant chanter les stars sur leurs coucheries, qui a inspiré Jack Vincennes pour L.A. Confidential, est au purgatoire, torturé par Marilyn Monroe, Ava Gardner, et toutes ses anciennes victimes. Il n'aura accès au paradis que s'il écrit sa vie par le biais d'un plumitif du nom de James Ellroy!!! Vous m'avez bien lu!!!
S'ensuit un récit par-delà les limbes complètement hilarant, où Ellroy se met en scène lors de ses rencontres avec Otash du vivant de celui-ci, et ne se prive pas pour se qualifier de tous les noms possibles et imaginables, par la voix d'Otash... Otash lui-même parle de son style d'écriture qu'Ellroy lui a piqué, et cherche à garder le sien, fait d'allitérations, détail sur lequel il insiste. Et là, les littéraires et amateurs de langues (on est chez Ellroy, mais je parle bien des idiomes) en restent baba : 130 pages de nouvelle, 130 pages d'allitérations, de jeux sonores constants dans une traduction française absolument incroyable, il faut dresser un pont d'or à Jean-Paul Gratias, dont le travail est époustouflant. Je vous renvoie aux citations de Babelio...
Ce texte, qui n'était qu'un passe-temps pour le Dog, fait de lui, à mes yeux, le nouveau Charles Bukowski, le Bukowski de la littérature policière, qu'il le veuille ou non. Je crois qu'il a un a priori négatif sur Buko et le voit comme un pervers, en tout cas sans le romantisme qu'il y a dans la lubricité d'Ellroy... Donc peut-être malgré lui, il est devenu le nouveau Bukowski. Pourquoi grâce à ce texte-ci, me direz-vous? Parce qu'on se bidonne sur 130 pages sur les coucheries de Fred Otash avec Liz Taylor, sur les potins de Liberace, sur la photo de Marlon Brando avec une bite dans la bouche, les racontars sexuels sur Marilyn, la nymphomanie d'Ava Gardner, JFK qui dure 1 minute 46 avec Ingrid Bergman, James Dean en meilleur pote d'Otash et réalisateur de film porno...
L'Ellroy lubrique est lâché, rejoint le grand Bukowski, pour le plaisir des zygomatiques et de l'imagination. Il fallait un soupçon du flic tragique pour la forme, et Otash reste prisonnier d'un certain fardeau, d'un meurtre commis dans sa jeunesse, mais ça n'intervient que peu dans le texte. Après, le public qui ne comprend pas le second degré de la persona médiatique mégalo d'Ellroy ne se déridera pas à la lecture... Les gens vont s'offusquer "Mais qu'est-ce qu'il raconte sur machin??? Il est fou!! :O" Mais le lisez pas, rabat-joies et rombières!! (tiens, j'en fais aussi, des allitérations à la Ellroy/Gratias!)
Lisez-le pour ce que c'est, un truc qu'il s'est éclaté à faire, sans l'ambition de ses grands pavés, justement entre deux pavés... Perfidia va débarquer, et je sens que je vais alors lire des critiques aberrantes du genre "Retour à la forme après le décevant Extorsion"... Pfff. Documentez-vous plutôt sur le contexte originel d'écriture... Et pour les autres, ruez-vous sur Extorsion qui vient de sortir en poche, comme j'ai fait!!
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JIEMDE
  02 août 2015
Comme cela est dit dans plusieurs critiques, il y a effectivement deux manières de lire Extorsion.
Soit on le prend comme un nouvel opus du Maître Ellroy, une fête que l'on prépare à l'avance en espérant qu'elle sera aussi réussie que les précédentes (Quator de LA, Underworld USA...), et là, on est forcément déçu. Car ce texte, un peu long pour une nouvelle et un peu court pour un roman, ressemble à une sorte "d'Ellroy pour les nuls", une plongée dans l'univers de l'auteur en 130 pages (à gros caractères) pour néophytes ne la connaissant pas encore. Alors forcément, c'est frustrant car Ellroy vaut bien mieux que cette espèce de caricature de lui-même et de son style qu'il nous livre dans Extorsion.
Soit, comme le dit Darkcook, on prend ce texte pour ce qu'il semble être, une distraction littéraire, une amusette éditoriale "en passant", qu'il faut attaquer au second degré et alors là, oui, les souvenirs de Fred Otash, les effets stylistiques de haut vol d'Ellroy et le trait forcé sur cet âge d'or (!) de la presse trash US deviennent un régal.
Le souci est que, si comme moi, vous n'avez pas lu les critiques avant d'attaquer le livre, vous ne pouvez écrire l'analyse ci-dessus qu'après lecture. C'est à dire trop tard.
Trop tard pour ne pas garder ce goût amer d'être tombé dans un traquenard éditorialo-commercial, renforcé par ces deux chapitres de Perfidia arrivant à propos (de quoi ?) en fin de roman...
Extorsion, vous avez dit extorsion ?
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
PecosaPecosa   26 mars 2014
Jimmy chronomètre le coït: une minute quarante-six secondes. Les partenaires: le futur président et futur martyr à la mords-moi-le-noeud JFK, et la somptueuse suédoise Ingrid Bergman. Le magnéto a capté des confidences sur l'oreiller. Jack tousse et dit: "-Aaaah, que c'était bon." Ingrid bâille et rétorque: "-Enfin, pour un de nous deux, peut-être."
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CorinneCoCorinneCo   28 mai 2016
Le purgatoire, c'est la zone. On s'y retrouve coincé dans le corps qu'on avait sur terre quand on est mort. On n'avale rien d'autre que de la bouffe des lignes aériennes, classe loquedu. Il n'y a pas de picole, pas de liaisons lascives, pas de femmes. Mes victimes terrestres visitent ma cellule sans prévenir. Elles me remémorent mes méfaits et me transpercent le tafanard, avec un tisonnier incandescent
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DarkcookDarkcook   06 avril 2015
Près de la piscine, un haut-parleur se fait entendre. Judy Garland se met à brailler : "Un jour il va venir, l'homme que j'aime." Le léopard se réveille et se lèche les balloches. Liberace lui parle en bêtifiant.
- Cinq mille dollars, monsieur. Je vous rapporte les photos et les négatifs, ainsi que ma garantie que cela ne se reproduira pas.
Liberace fait la moue. Sa poitrine se soulève. Sa toge perd des paillettes, qui scintillent dans la lumière. Le léopard s'approche de la piscine et présente son postérieur au-dessus du bassin. Il se soulage copieusement les intestins.
Le factotum accourt armé d'une épuisette.
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DarkcookDarkcook   06 avril 2015
- J'ai sauté Jackie Kennedy en 53. Elle était fiancée à Jack à ce moment-là. Elle m'a dit que j'étais mieux monté et que je faisais mieux l'amour que lui.
Ellroy dit :
- J'ai sauté Jackie Kennedy en 53. J'avais six ans. Elle m'a dit que j'étais mieux monté et que je faisais mieux l'amour que vous.
Je me marre, je hurle de rire. Ma tripaille tressaute et heurte la table.
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JIEMDEJIEMDE   01 août 2015
Les litotes, les périphrases, les formules évasives qui truffent vos articles innovants sur les écarts de conduite des célébrités ne parviendront pas à vous sauver la mise. Vous pouvez tant que vous voudrez avoir recours à des adverbes tels que apparemment, censément, prétendument, ils ne vous seront d'aucun secours quand il vous faudra échapper aux foudres de la justice.
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Les soirées d'America - L'Amérique de James Ellroy - Jeudi 08 septembre 2016 de 21h00 à 22h30
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