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Freddy Michalski (Traducteur)
ISBN : 2869305923
Éditeur : Payot et Rivages (30/11/-1)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 232 notes)
Résumé :
Le lieutenant Dave Klein est chargé de plusieurs dossiers dans le Los Angeles de la fin des années cinquante. Entre la recherche d'un assassin de clochards, une enquête dans le milieu de la boxe en relation avec la mafia, un cambriolage étrange, la prise en filature d'une vedette, l'incarcération d'un candidat aux élections municipales et un vol de fourrure, Klein est en proie à une multitude d'affaires manoeuvrées par ceux qui comptent s'emparer de la ville. Vérita... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
ibon
  25 décembre 2016
Relaxe à côté de sa Chevy, Ellroy sirote une bignouse. Brave, grâce à la douce assurance de mes lectures ellroyennes, je lui dis qu'il a écrit des horreurs dans “White jazz”.
Il sourit, par pitié.
Que son récit porté par Dave Klein, avocat avant d'être policier au LAPD, est un agglomérat de dégueulasseries.
Un sourcil dressé, puis une gorgée , indifférent.
Que je n'ai pas aimé la narration, des morceaux de phrases balancés parfois sans verbes. Tout cela écrit à la mitraillette. Des tirs sans précision. Ce qui fait que j'ai moins aimé que d'habitude avec une fin qui tient plus du dérapage foireux que de la précision habituelle.
Là, il jette sa bière vide et me fixe.
Bon, mais en même temps, le pari était risqué, et que finalement même si elle m'a semblé un peu en-dessous des autres, son histoire demeure ce que l'on peut faire de mieux en matière de polar...

- Mon gars, tu ME fais confiance, la prochaine fois ce sera encore plus CIN-IN-GLE!
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Darkcook
  02 décembre 2012
Il fallait que je sache la fin du Quatuor... Et que je lise ce roman si controversé pour son style et en tant que clôture moins grandiloquente de la tétralogie. Passé la deuxième page, je me suis fait au style, et s'en est suivi une plongée fascinante dans le courant de conscience fou de Dave Klein, flic archi-pourri qui ravit les fans d'Ellroy, avec toutes les composantes que ça implique : homme de main d'Hughes, de Cohen, vivant une attraction incestueuse... Dave Klein est au plus profond des abysses, et j'ai trouvé que pour un retour à la première personne, tellement perçu par certains comme une régression tant on a adopté la tripartition depuis le Grand Nulle Part, la conception du seul et unique personnage principal du roman était sacrément réussie. On prend plaisir à le voir exécuter ses basses besognes accompagnées des répliques les plus percutantes, on souffre avec lui, on planifie tout avec lui, on se fait piéger avec lui, on drague avec lui... Vraiment, on est engoncé dans sa tête, ça fonctionne super bien. Et on est impressionné par sa maîtrise des évènements, tant on en a vu d'autres tomber face à Los Angeles. Certes, il se fait plusieurs fois piéger (vers la page 320 de l'édition de poche, lorsque Dave est sous l'emprise de la drogue, c'est particulièrement génial sur le plan stylistique) mais il finit toujours par avoir le dessus! Et Dudley Smith, the ultimate motherfucker, le vilain que nous haïssons tous, qui nous terrifie dès qu'un "Mon gars." surgit de la prose, a enfin ce qu'il mérite!!! Vivement Perfidia (prochain roman d'Ellroy)!!
Le seul point négatif de White Jazz pour ma part, est dans l'intrigue principale, l'enquête sur le cambriolage des Kafesjian. C'est bien connu, les amateurs de roman policier/polar veulent du MEURTRE. le vol, le cambriolage... C'est moins grave, sur le plan moral, moins spectaculaire, on s'y intéresse moins, on se sent moins concerné. Et jusqu'à ce que la solution commence à germer, que la tempête d'incestes ne pleuve sur le roman, nous entraînant dans une guerre de familles digne de Roméo et Juliette (avec ses deux amants maudits, oui) et que des meurtres de boucher comme on les aime avec Ellroy n'aient lieu, et bien, on prend un immense pied à suivre les péripéties de Dave Klein, mais l'enquête ne nous intéresse pas.
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Fx1
  16 mai 2014
Ici ce qui surprend c'est le style d'écriture . Ellroy prend un risque énorme avec ce style qui décontenance totalement le lecteur , et démontre de la maniére la plus éclatante le talent incroyable de cet auteur "fou" et génial . La prise de risque est telle que nombre ne suivront pas , la radicalité de l'oeuvre étant bien trop difficile à surmonter . A coté on peut trouver sans intéret l'enquéte en elle méme , comparativement au trés haut niveau des trois premiers opus de ce quatuor . Une oeuvre expérimentale , hélas sans lendemain , mais au moins Ellroy aura osé .
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Philemont
  18 mars 2013
Dernier roman de ce que l'on appelle communément le quatuor de Los Angeles, après le Dahlia Noir, le grand nulle part et L.A. Confidential, White Jazz met en scène le Lieutenant Dave Klein du LAPD qui, à l'automne 1958, passe d'une affaire sordide à l'autre, depuis un vol de fourrures jusqu'à un tueur en série de clochards, en passant par un cambriolage chez un trafiquant drogue, par ailleurs indicateur privilégié de la brigade des stupéfiants. N'oublions pas non plus les petits coups de main qu'il peut donner ici et là, notamment à Howard Hughes et Mickey Cohen.
Le Lieutenant Dave Klein est donc très occupé et n'a pas de temps à perdre dans la rédaction de rapports soignés. C'est pourquoi, quand il nous raconte son histoire, il le fait comme s'il le faisait de vive voix, entre deux portes, et deux missions dans les bas-fonds de Los Angeles. C'est pour rendre cet état d'esprit que James ELLROY donne à sa prose un style peu commun en littérature : le style télégraphique. Ce choix peut en effet surprendre, d'autant qu'il est bel et bien appliqué à l'intégralité du roman, à l'exception des coupures de journaux reprises ici et là, et qui viennent combler le déficit d'informations données par le narrateur. Force est pourtant de reconnaître que cela fonctionne, que cela convient parfaitement, tant au personnage qu'à l'ambiance générale du roman, et que cela ne nuit en rien à la fluidité de la narration. Bien au contraire, White Jazz est un récit incroyablement rythmé, comme sur un tempo soutenu d'un titre de bebop.
Pour le reste on retrouve les mêmes ingrédients que dans les précédents romans du quatuor. C'est une intrigue dans laquelle plusieurs affaires apparemment indépendantes sont finalement intimement liées. Ce sont les flics véreux, les truands, les prostitué(e)s, les politiciens corrompus et toute la lie de la société du Los Angeles de la fin des années cinquante, quand racisme, homophobie et anticommunisme primaire étaient la norme. le résultat est un roman noir à l'atmosphère particulièrement glauque dans lequel il serait vain de rechercher un quelconque optimisme.
Pour apprécier White Jazz, il faudra donc avant tout adhérer au style très particulier de la narration, celui-ci ne simplifiant pas la compréhension d'une intrigue complexe à la base. Mais en l'occurrence l'effort d'attention ne peut être que payant et permet de conclure le quatuor de Los Angeles de la meilleure des manières qui soit.
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LiliGalipette
  12 mars 2011
White Jazz
1958. Dave Klein est avocat et policier au sein du L.A.P.D. Des meurtres perpétrés sur des clochards par un certain Feu Follet Fou, un cambriolage dans un magasin de fourrure et dans la propriété de J.C. Kafesjian, connu pour ses activités criminelles tolérées par les Stups, jettent Dave Klein dans une bataille qui le dépasse. Par devers lui, Ed Exley et Dudley Smith tentent de solder une inimitié qui dure depuis plusieurs années. Dans la famille Kafesjian, le père est trafiquant, le fils est un fou furieux, la fille et la mère ont la cuisse légère. En pleine course aux élections municipales, on reparle de Mickey Cohen qui est plus fauché que jamais, d'Howard Hugues qui est toujours plus obsédé des femmes et on retrouve L'Indiscret qui étale ses révélations fracassantes sur cinq colonnes. La population de Chavez Ravine est menacée d'expulsion afin de faire place au nouveau stade d'entraînement des Dodgers. Une enquête sur le milieu de la boxe et une autre sur le jeu tournent court. Dave Klein va franchir la limite qui le sépare du crime et de l'illégalité une fois de trop. Devenue proie du système qu'il servait, sa fuite est incertaine.
« J'ai moissonné l'horreur pour en tirer profit. Fièvre – brûlante maintenant. Je veux m'en aller, suivre la musique – me laisser prendre à son tourbillon, sombrer avec elle. » (p. 11) C'est sur cet aveu de lassitude et cette amorce de confession que s'ouvre le dernier volet de la quadrilogie. Si c'est la voix de Dave Klein qui porte le message, c'est l'auteur qu'il faut entendre : il est temps de refermer la porte du Quatuor de Los Angeles, au son d'un dernier disque de jazz. Ce quatrième volet – comme le premier – est raconté par un personnage. On ne suit que lui, son enquête et ses crimes. Particulièrement malsaine, la narration place le lecteur au coeur de l'esprit de Dave Klein, aux prises avec une pensée rapide et hallucinée. Si on assiste aux mécanismes de raisonnement, on découvre également un passé sordide et violent. Dave est en dette avec Mickey Cohen. Au sein de la pègre, on le connaît sous le nom du Redresseur. Ses méthodes sont ultra violentes et douteuses, tout comme le sont ses sentiments pour sa soeur Meg. Ce volet est le plus complexe : les phrases sont courtes, très souvent nominales. Les engrenages mentaux du personnage fonctionnent très rapidement et ne s'embarrassent pas d'information superflue. La phrase se fait télégraphique : au lecteur de ne pas perdre le fil du message.
Dave Klein m'a été immédiatement antipathique. Ce ressenti a influencé toute la lecture de White Jazz : ce tome est celui qui m'a le moins plu, même s'il conclut avec brio avec la quadrilogie.

Lien : http://lililectrice.canalblo..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
DarkcookDarkcook   02 juin 2013
Tu es un spectateur, mon gars. Un regardant. Tu as touché du doigt tes propres obscurités et ce qu'elles peuvent te conduire à faire, et maintenant, tu apprécies le plaisir de répit d'être simple spectateur.
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DarkcookDarkcook   29 août 2013
Septembre 57 : rumeur, Jack D. - malade du cœur, en piteux état.
Coup de fil au bonhomme.
Jack D. : Viens me voir.
Motel en bord de plage - le baisoir rêvé, tout pour le dernier voyage - gnôle, porno, putes dans la piaule d'à côté.
À le supplier : annule ma dette.
Jack : - Les putes font des machins lezbo.
Arrêter de le supplier - pour l'étouffer sous l'oreiller.
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gorjussgorjuss   07 septembre 2013
Pete qui s'accroupit. Chick qui tremble, de la tête aux pieds, il y a de quoi :
des poings géants, serrés devant les yeux.
Son baratin tout prêt - Pete le joyeux :

- Le gauche, c'est l'hôpital, le droit, la morgue.
Le droit supprime l'existence, le gauche te coupe le souffle.
Ces mains-là, c'est des porte-malheur, mon gars, c'est la guigne et le guignon,
c'est les dents du démon qui te raclent la couenne quand y dévale le tuyau de poêle.
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gorjussgorjuss   28 août 2013
Elle a dit que je me servais des gens, à l'extrême.
Elle a dit que je ne pariais jamais que sur des jeux truqués.
Elle a dit que flic gradé et homme de loi me mettaient à l'écart, juste ce qu'il fallait, de la canaille blanche.
Elle a dit que je ne m'étais jamais brûlé les ailes.

J'ai dit trois sur quatre - pas si mal.
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gorjussgorjuss   09 septembre 2013
//----Dédicace : ----//

à Helen Knode


//---- Titre original : White Jazz ----//


//---- Citations d'ouverture ----//


Au bout du compte je possède mon lieu de naissance,
et suis possédé par sa langue.

Ross Mac Donald


//---- Structure ----//

-- [Première Partie : Une vie bien réglo] --
-- [Deuxième Partie : Vampira] --
-- [Troisième Partie : Rouge Nègreville] --
-- [Quatrième Partie : La jungle du fric] –
-- [Cinquième Partie : Au revoir, en silence] --
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Les soirées d'America - L'Amérique de James Ellroy - Jeudi 08 septembre 2016 de 21h00 à 22h30
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