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EAN : 9782226448248
336 pages
Albin Michel (03/03/2021)
3.81/5   72 notes
Résumé :
Yoel Blum, célèbre auteur israélien, se rend à Amsterdam, sa ville natale, pour assurer la promotion de son nouveau roman, et ce en dépit de la promesse qu'il avait faite à sa mère de ne jamais y retourner.
En visite au Musée historique juif, il voit un film d'archives où apparaît sa mère tenant un bébé qu'il ne reconnaît pas. Qui peut bien être cet enfant et pourquoi sa mère, aujourd'hui morte, ne lui en a-t-elle jamais parlé ?

Premier roman... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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Archie
  18 mai 2021
Pour son roman Une maison sur l'eau, Emuna Elon, une intellectuelle israélienne de renom, a imaginé un personnage principal à son image : Yoel Blum est un écrivain cultivé, observant une pratique très rigoureuse du judaïsme.
Sous l'emprise d'une injonction maternelle très ferme, cet homme n'était jamais retourné à Amsterdam, sa ville natale. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, il en était parti bébé, dans les bras de sa mère, accompagné de Néty, sa soeur aînée, pour vivre en Israël. le reste de la famille avait disparu. Des décennies plus tard, devenu un écrivain célèbre, il est amené à se rendre dans la capitale hollandaise pour promouvoir son dernier livre.
Parcourant la ville en touriste, Yoel visite le Musée historique juif, où il s'arrête devant des extraits de films montrant en boucle la vie de familles juives pendant l'occupation allemande. Apparaissent à l'écran une jeune femme et une petite fille. L'image est fugitive, mais il identifie clairement sa mère et sa soeur. Elles sont avec un homme qu'il n'a jamais vu, probablement son père. Dans les bras de sa mère, un tout petit garçon dans lequel il ne se reconnaît pas.
Yoel est pétrifié. Qui est cet enfant ? Et pourquoi lui-même n'est-il pas sur la prise de vue ? Sa mère, récemment décédée et dont il était si proche, lui aurait-elle dissimulé des vérités sur sa naissance ? Rentré en Israël, Yoel s'en va interroger sa soeur Néty, qui lui révèle ce dont elle se souvient et qu'elle avait promis à leur mère de garder secret. Un secret qu'Emuna Elon ne te dévoilera, lectrice, lecteur, qu'au fil des trois cents pages qui suivront, en y reconstituant à son rythme le puzzle des événements survenus pendant la petite enfance de Yoel.
Ce dernier décide de repartir à Amsterdam, où il s'installe pour plusieurs mois dans un petit hôtel situé à proximité immédiate de l'immeuble où vivait ses parents. Il n'est pas en quête de la vérité, puisqu'il la connaît désormais, contrairement à toi, lectrice, lecteur. A Amsterdam, Yoel travaille à son prochain livre, qu'il dédie aux épreuves traversées pendant la guerre par sa mère, par sa famille et par lui-même bébé. Faisant appel à son inspiration de romancier, il en recrée les détails, tout en essayant de se pénétrer de l'Amsterdam et des circonstances de l'époque.
Une maison sur l'eau juxtapose ainsi les réflexions déambulatoires de Yoel, arpentant sans fin les quartiers où sa famille avait vécu, et la narration de la vie quotidienne de sa mère, dont il imagine les traces, soixante-dix ans plus tôt, sous l'occupation nazie. Une immersion dans le temps facilitée par l'aspect éternel projeté par « la Venise du Nord », ses canaux, ses maisons étroites en briques et ses milliers de vélos. Une plongée où le passé risque de se mêler confusément au présent.
La conception générale du livre est très ingénieuse. Mais j'ai trouvé l'expression littérale un peu lente et dolente, ce qui m'a rendu désagréable la lecture de certains chapitres, où j'avais l'impression que l'auteure s'attardait avec une compassion complaisante. L'émotion est bien là et se suffit à elle-même.
L'occupation de la Hollande par l'Allemagne nazie s'est traduite par la déportation de soixante-quinze pour cent de la population juive. A Amsterdam, où la mémoire d'Anne Franck en témoigne, la perte progressive de leurs droits et la multiplication des interdits rendit impossible la vie des Juifs, tandis que rafles et arrestations s'intensifiaient, sous le soi-disant contrôle à tout le moins naïf d'un Conseil juif constitué par les chefs des familles les plus fortunées, qui se figuraient être à l'abri. Dans la population non juive, il y eut, comme en France, des indifférents, des collaborationnistes et des résistants. Parmi ces derniers, certains s'organisèrent clandestinement pour cacher les enfants juifs en les plaçant dans des familles chrétiennes. Certains y sont restés sans forcément connaître leur origine, leurs parents ne les ayant jamais réclamés, parce qu'ils ne sont pas revenus ou parce qu'ils n'ont pas retrouvé leurs traces.

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Cigale17
  21 janvier 2022
Malgré l'interdiction faite par sa mère aujourd'hui décédée, le célèbre écrivain Yoel Blum est retourné à Amsterdam, où il est né, afin de faire la promotion de son nouveau roman. Au Musée historique juif, il est happé par un de ces films qui tournent en boucle : dans une scène prise à un mariage, il reconnaît sa mère Sonia, son père Eddy, sa grande soeur Neti, mais il est évident que le bébé que sa mère porte dans les bras, ce n'est pas lui, ni dans cette poussette… Qui est-ce ? de retour à Jérusalem, Yoel demande des éclaircissements à Neti qui accepte de lui raconter ce qu'elle sait, et Yoel retourne à Amsterdam pour tenter de reconstituer sa propre histoire.
***
Yoel, le personnage principal que met en scène l'autrice israélienne Emuna Elon dans son premier livre traduit en français, Une maison sur l'eau, travaille sur son projet de roman : « Yoel regarde la toile où Van Gogh s'est peint en train de se peindre et il comprend que dans son nouveau roman il cherche la même mise en abyme en se décrivant en train d'écrire. » Emuna Elon fait en sorte que les frontières de cette mise en abyme deviennent de plus en plus floues. Son roman, comme celui de Yoel, est divisé en quatre cahiers dont le troisième occupe la plus grande partie de l'histoire. Dans les deux premiers cahiers, on suit le personnage-écrivain à Amsterdam, à Jérusalem et de nouveau à Amsterdam pendant ses recherches sur sa famille. Et dans le troisième cahier, l'écrivain, personnage de d'Emuna Elon devient l'écrivain à la fois narrateur et personnage de son propre roman. Au début, ce que vit Yoel au présent et le passé de sa famille sont clairement séparés, mais sans autre avertissement qu'un blanc entre les paragraphes. Puis les deux époques se télescopent : Yoel lui-même semble avoir du mal à séparer les deux.
***
J'ai trouvé cette mise en abyme très élaborée particulièrement intéressante. L'autrice utilise la quête d'identité de l'écrivain-personnage pour décrire le processus de création. Cet aspect du récit s'est révélé passionnant. Passionnantes aussi, et révoltantes, les explications sur la déportation des Juifs d'Amsterdam, particulièrement celle des enfants. J'ai adoré le personnage de Bat Ami, la femme de Yoel, celle qui comprend tout à demi-mot et dont l'humour salvateur réussit à tranquilliser son mari, même de loin. En revanche, j'ai fini par me lasser des visites dans les différents musées et des balades dans la ville, malgré la qualité de l'écriture. Et surtout, surtout, j'ai deviné la chute avant la page 100… Malgré ces bémols, il s'agit d'un bon roman, et si l'occasion se présente, je relirai cette autrice avec plaisir.
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Verdure35
  07 mars 2021
Ce roman se passe entre Jérusalem et Amsterdam, et est traduit de l'hébreu. Un célèbre écrivain israelien se rend à Amsterdam pour la promotion de son dernier ouvrage. En visitant le musée dédié à l'Holocauste, sur une bande passante, il reconnait sa mère, un bébé dans les bras, ce ne devrait pas être lui. A partir de cette image, commence pour lui la quête d'une vérité qu'il ignore mais pressent. Sa soeur, d'Israël, lui avance quelques clés.
Cette recherche visite Amsterdam pendant les années de guerre; au début de celle ci, les Juifs se pensaient à l'abri du nazisme, c'est toute cette époque et ce qui a suivi que l'auteur fait revivre au lecteur. Il finira par élucider le mystère.
L'auteur et le lecteur visitent Amsterdam longuement de nos jours. Peut-être y retrouvera t-il des souvenirs? Quelques longueurs parfois.
Mais ce qui est remarquable c'est la construction du roman. Une entrée en matière, puis la période de guerre vécue par sa famille, 2 interlignes, et la quête de Yoel de nos jours donc, toujours 2 interlignes pour séparer les époques. Il commence à écrire un roman sur son histoire, et à la fin tout se confond. Bel exercice. le tout en 4 parties
Je me suis quand même tenue en lisière de ce roman, comme ci l'Universel me concernait, alors que cette famille profondément juive et attachée à ses rites voulait me rester étrangère.
Merci aux Edts A.Michel. Lu sur épreuves.
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Sourisetdeslivres
  17 mars 2021
Juste au moment où tu penses avoir lu toutes les histoires possibles sur le traitement des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale, un auteur talentueux écrit un livre qui aborde une expérience nouvelle et différente.
Ensuite, tu réalises que les variations sont infinies, innombrables, tout comme toutes ces âmes prises dans les horreurs de l'Holocauste, car lorsque 11 millions de personnes meurent, il y a 11 millions d'histoires qui peuvent être racontées.
Dans le roman d'Emuna Elon, Yoel Blum est un écrivain israélien dont l'éditeur l'envoie aux Pays-Bas pour promouvoir sa dernière parution. Bien que sa mère soit néerlandaise, elle lui a toujours fait promettre de ne jamais y aller.
Il se sent un peu coupable en descendant de l'avion, c'est pourtant son pays natal, sa ville natale, mais qui lui a toujours été interdite. Il n'a jamais posé de question.
L'eau a coulé sous les ponts.
Ce qu'il découvre à Amsterdam, c'est que sa mère a eu une autre vie avant la guerre que celle qu'il connaît, et qu'une grande partie de ce qu'il a cru toute sa vie n'est pas entièrement vraie.
D'où lui vient cette peur qui remonte à sa tendre enfance de mourir ?
Déjà petit, il avait peur de s'endormir et de mourir dans son sommeil.
Pourquoi sa mère a-t-elle demandé que jamais ; ni lui, si sa soeur aînée Neti, ne mettent un pied à Amsterdam ?
Comme s'il s'interdisait de montrer trop ses sentiments, autant à sa femme Bat ami, qu'à ses 3 filles et leurs enfants.
Il se tient en dehors du cercle familial.
Il observe comme en dehors des lieux.
Pourquoi cette peur de perdre les gens qu'il aime ? Pourquoi s'interdire de leur dire, de leur montrer ?
Pins et Cyprès laissent la place à l'eau et les canaux.
C'est à Amsterdam que Yoel trouvera toutes les réponses.
Celles de son passé intrinsèquement liées à celles de son présent.
Angoisses, névroses et peurs se disputent la place dans la tête de Yoel, un homme si attachant.
Cet être de papier en quête de ses origines m'a ému à un point rare.
Quelque chose d'impossible à expliquer m'a lié à ce roman.
À environ un quart du roman, quand Yoel continue ses pérégrinations dans Amsterdam le passé et le présent se mélangent sans que l'on change de chapitre.
Les délais sont presque parallèles les uns aux autres, de sorte que tu pourrais être dans le passé avec Sonia et dans le présent avec Yoel dans le même paragraphe.
Cela semble déroutant, pas pour moi.
En fait, cela a rendu les deux personnages plus étroitement liés et a donné au livre un flux qui manque souvent dans une histoire à double chronologie qui rebondit entre les deux histoires d'un chapitre à l'autre.
On passe d'un paragraphe à un autre en alternant les personnages et le temps.
C'est un peu déstabilisant au départ, cela demande de la concentration, mais on s'y fait très vite, de plus cette construction prend tout son sens au fil de lecture.
Une lecture qui demande à être savourée pour être comprise pleinement.
Pour lire ce qui se dérobe au regard.
Ce que l'on ne lit pas, mais qui se glisse entre les lignes.
La mère de Yoel et Yoel marchent dans les mêmes rues, traversent les mêmes places, mais à 70 années d'intervalle.
Le roman est divisé en plusieurs parties appelées cahier.
Yoel ne se fait pas à la technologie et écrit toujours sur les anciens cahiers d'écolier lignés.
C'est pour écrire son nouveau roman qu'il se rend à nouveau à Amsterdam même si ce n'est pas le seul but.
Quête de vérité et quête identitaire, ce roman est beau par sa nostalgie et son héros si attendrissant.
Un héros dont l'existence se résume à l'attente du moment où il se sentira vivant.
Amsterdam va lui donner ce souffle attendu.
L'Amsterdam d'aujourd'hui, et l'Amsterdam durant l'occupation.
Les souffrances d'hier qui ressurgissent aujourd'hui
Tu as l'impression d'être une péniche, une maison sur l'eau, te laissant naviguer en suivant les mots de l'auteure, il y a vraiment cette sensation de balancier avec le mélange des personnages qui s'alternent au cours des chapitres.
La plume d'Emuna Elon est poétique et visuelle. Tu marches dans les pas de Yoel qui découvre Amsterdam.
Tu vois à travers ses yeux ruelles et venelles, musées et peintures, statues et lieux célèbres, les touristes et les passants.
Vraiment en totale immersion dans cette ville que j'aime tant et qui est admirablement décrite.
L'auteure m'a donné très envie d'y retourner, marcher à mon tour dans les pas de Yoel comme lui l'a fait dans les pas de sa mère.
Le pouls de la ville raisonnera dans ta tête, les cloches qui sonnent tous les quarts d'heure te rappelleront un battement de coeur.
Le battement de coeur de ta mère que tu entendais alors que tu n'étais que foetus dans son ventre.
L'écriture est incroyable ; elle est impossible à décrire.
Somptueuse, rythmée, elle suit les saisons et les pérégrinations. Emuna Elon écrit la symphonie de la vie de Yoel et de tous ces apatrides arrachés du jour au lendemain de ce qu'ils connaissaient. de ceux qu'ils aimaient.
Les métaphores et allégories sont très présentes, un roman qui est empli de lyrisme.
Ce livre est vibrant de vie et de mort.
En lui, on entend poindre l'écho de tous ceux qui ont un jour vécu à Amsterdam. Comment Amsterdam peut-elle être si belle après toutes ces horreurs ?
Emuna Elon soulève des questions philosophiques. Comme le sens de la vie ; les raisons qui poussent telle ou telle personne à agir de telle manière ; nous ne sommes personne pour juger de la pertinence ou non.
Certaines de ces questions ont déjà été posées à maintes reprises, sans se rapprocher d'une réponse. Pourquoi personne n'a vu où cela allait mener ? Pourquoi les dirigeants juifs se sont-ils si facilement conformés à chaque étape du processus, jusqu'au bout ? Que feriez-vous si vous vous trouviez dans cette situation ? Jusqu'où iriez-vous pour sauver votre enfant ? Qui sacrifieriez-vous pour vous protéger et protéger les vôtres ? Et après ?
Comme Yoel se tient au milieu de l'eau, de l'infini, efforce-toi de regarder ce qui est caché, ce qui se dérobe, ce qui n'est plus
Ce livre demande à certains passages une double lecture. Triple même vers la fin.
C'est vraiment un très beau roman, il est complexe, il demande à être lu, vraiment lu. Il demande à être digéré, il est aussi descriptif qu'introspectif.
L'auteure saisit chaque mouvement de ses protagonistes, ceux passés et ceux à venir.
Pour traduire le coeur des choses, le coeur intrinsèque des choses
Emuna Elon est une magicienne qui, d'un coup de baguette, transforme chaque anecdote humaine, la transfigure, faisant s'y refléter l'histoire intime de chaque lecteur
C'est un splendide roman sur la reconstruction d'un personnage, sur des liens perdus ou retrouvés entre une ou plusieurs générations.
Un roman empreint de poésie et de nostalgie qui pose cette question : comment se construire quand on a tout refoulé de son passé ? Les séquelles qui restent souvent invisibles, mais ressurgissent un jour.
Le poids du passé et de ses secrets.
La force des liens, biologiques ou non.
La paix retrouvée.
Une histoire d'amour, de perte et de désir. Ce conte passionné et passionnant est une réflexion sur la survie.
Splendide !

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Nuageuse
  10 janvier 2022
Une maison sur l'eau est un roman émouvant sur la Seconde guerre mondiale aux Pays-Bas, notamment à Amsterdam.
Yoel, écrivain israélien, va une première fois à Amsterdam avec sa femme malgré la promesse faite à sa mère... sauf que sa mère n'est plus.
Ils visitent le musée juif et là, sur une vidéo diffusée, comme il peut y avoir dans les expositions, Yoel reconnaît sa mère. Stupeur. Elle a un bébé dans ses bras qui n'est pas lui. Sa mère et sa soeur ne lui en ont jamais parlé. Une fois rentré en Israël, il décide de repartir à Amsterdam pour reconstituer ce qui s'est passé et en apprendre plus sur ce Léo.
Les juifs hollandais ne s'attendaient pas à être déportés bien que les Pays-Bas soient sous domination allemande. Je pense que tous les juifs ne s'y attendaient pas et étaient dans ce "déni".
Le roman est construit sur une mise en abyme : nous suivons Yoel qui écrit sur sa famille et sur ce qui leur est arrivé.
J'ai beaucoup aimé le style de Emuna Elon qui donne un souffle à ces pages et rend hommage aux juifs déportés dont beaucoup ne sont pas revenus.
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critiques presse (3)
LaPresse   31 mai 2021
Un auteur populaire. Un voyage dans une ville étrangère. Une découverte troublante à l'origine d'un voyage dans le temps et, au bout du compte, une véritable quête identitaire. Tels sont les ingrédients clés de cette Maison sur l'eau, plus récent roman signé Emuna Elon.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeJournaldeQuebec   31 mai 2021
Si on a envie d’un livre poignant, qui fait voyager dans le temps et dans les rues d’Amsterdam, inutile de chercher davantage !
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeFigaro   11 mars 2021
Un écrivain israélien se rend dans sa ville natale où la guerre a brisé sa famille. Poignant.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
NuageuseNuageuse   07 janvier 2022
Qu’y pouvait-il si, malgré toute son admiration pour les nouveautés de l’époque et les mille possibilités qu’offrait le génial ordinateur posé devant lui, il n’était toujours pas capable d’écrire, ne serait-ce que des notes, un brouillon, une esquisse, un premier jet, autrement qu’avec un stylo-bille dans des cahiers d’écolier tels qu’ils existaient dans son enfance, des cahiers lignés de quarante pages à fine reliure marron au verso desquels étaient reproduites les tables de multiplication ? Cela faisait des années qu’il se promettait d’essayer, progressivement certes, de s’habituer à écrire sur un ordinateur comme le commun des mortels. De temps en temps il changeait même son vieil appareil contre un plus récent avec lequel – ainsi le lui promettait-on – l’écriture serait plus fluide et plus agréable. Mais il revenait toujours à ses cahiers qu’il achetait chez un ancien grossiste, dans une petite boutique d’une ruelle du centre-ville.
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NuageuseNuageuse   08 janvier 2022
Yoel regarde la toile où Van Gogh s’est peint en train de peindre et il comprend que dans son nouveau roman il cherche la même mise en abyme en se décrivant en train d’écrire. Il aimerait faire cela avec la même précision que lorsque Van Gogh a peint. Avec la même sincérité. Celle d’un saut à l’élastique irréversible. D’un champ de blé mûr sous des nuages menaçants, ou d’une bande de corbeaux tournoyant au-dessus de lui comme s’il était déjà mort. Jusqu’à n’être plus, comme dans l’un des derniers tableaux du peintre, que souches et racines.
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NuageuseNuageuse   10 janvier 2022
Yoel rêve la nuit qu’un gros poisson l’a avalé. Il ignore comment cela s’est produit, mais il se retrouve couché sur le flanc, genoux repliés, dans des entrailles palpitantes aux parois molles. Il est certain d’avoir été avalé par un cétacé, bien qu’à l’inverse de ses prédécesseurs, du prophète Jonas à Pinocchio, cela ne provoque en lui aucun sentiment d’oppression particulier. Tout au contraire : il y puise de la sérénité. Il se sent protégé, aimé, il voudrait rester dans ce poisson à jamais. Quand il se réveille, ses membres sont encore tout imprégnés d’une incroyable douceur.
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alainmartinezalainmartinez   12 avril 2021
La semaine dernière, comme Bat Ami a été émue en découvrant que le surnom d’Amsterdam dans la bouche des Hollandais était Mokum (avec l’accent sur la pénultième), un nom issu du mot hébraïque makom, signifiant « lieu, endroit ». Mais également que haver, « ami » en hébreu, se disait en néerlandais haber (avec l’accent également sur la pénultième), et que méshouga, qui signifie « fou », avait son équivalent en méshigué.
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alainmartinezalainmartinez   12 avril 2021
Ils étaient postés devant le comptoir de la compagnie El Al, qui, comme dans tous les aéroports, est relégué tel un honteux ghetto assigné au peuple élu tout au bout du hall d’embarquement : les couleurs de son drapeau l’acculent dans un coin comme Joseph avec sa tunique de couleur précipité au fond d’un puits par ses frères.
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