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EAN : 9782364451513
Éditeur : Pierre de Taillac (04/10/2019)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Les Français ne pensaient qu'à la revanche ; les poilus sont partis la fleur au fusil ; les offensives n'ont servi à rien ; les gaz de combat ont été la plus meurtrière des armes ; les poilus ont été envoyés ivres à l'abattoir ; les civils ont été épargnés ; la Marine n'a rien fait ; les tirailleurs sénégalais ont été sacrifiés pour sauver les Français ; les généraux étaient des planqués ; les Américains ont gagné la guerre ; les chars de combat ont permis la victoi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
CDemassieux
  11 mars 2020
Le général Elrick Irastorza a été président de la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale et, en cette qualité, s'est attaché à son sujet avec rigueur. Dans le présent ouvrage il tord le cou non pas à l'ennemi d'hier mais aux fameux poncifs liés à ce conflit qui a définitivement changé la face du monde et amorcé, de mon point de vue très subjectif, la lente décadence de l'Europe. Car 1914-1918 fut une guerre civile, si j'en crois la phrase de Victor Hugo : « Une guerre entre Européens est une guerre civile. »
Pourtant, « personne ne veut vraiment la guerre mais l'engrenage est implacable », dit l'auteur. Ce conflit qui fera chez nous 1.438.700 morts, 4.670.000 blessés, des dégâts énormes dans les zones de combat et occupées, va en effet charrier un certain nombre de poncifs après-coup.
On ne va pas tous les citer en détail – ce serait se substituer maladroitement au travail de l'auteur –, mais il en est certains qui méritent d'être relevés. Par exemple, croire que Jean Jaurès – assassiné la veille de la mobilisation – aurait pu arrêter la guerre est d'une incroyable naïveté car un homme seul, fût-il un grand orateur, n'aurait pu stopper cette machine infernale.
Idem pour les taxis de la Marne, ils n'ont pas permis à eux seuls de gagner la bataille, « mais l'histoire a marqué les esprits ». Quant aux fraternisations, elles sont vraies mais tiennent de l'anecdote. Dans le cas contraire, la guerre se serait arrêtée là.
Les tranchées allemandes n'étaient pas non plus meilleures parce qu'ils étaient des terrassiers hors pair : « Lorsque les troupes allemandes se sont repliées en bon ordre à l'issue de la bataille de la Marne et se sont stabilisées à la fin de la course à la mer, elles se sont rétablies sur des positions qui leur étaient favorables et ont immédiatement commencé à s'enterrer. » Ce qui aide…
Les chars n'ont pas fait gagner la guerre non plus, ce qui est bien dommage car, en 1940, ils ont fait gagner les Allemands, qui les avaient finalement adoptés mieux que nous : « le char a donc pris sa part à la victoire mais il n'a pas joué un rôle décisif pendant la Première Guerre mondiale, ce qui a sans doute aveuglé par la suite les généraux héritiers de cette guerre industrielle qui avait propulsé l'artillerie au rang d'arme de décision absolue. » Dit autrement, en 1940, on avait une guerre de retard…
Pour ce qui est des armes chimiques, on peut comprendre la légende qui les entoure – et même si les dégâts qu'ils ont causés étaient moindre au regard de l'artillerie – car c'est leur effet mortel en un temps record qui est en cause ; tout comme on sait fort bien que les bombardements traditionnels ont fait plus de morts que les bombes d'Hiroshima et Nagasaki réunies, mais c'est l'instantanéité destructrice qui a effrayé, à juste titre, les consciences.
Dans le même ordre d'idée, le Chemin des Dames a été bien moins coûteux en vies humaines que les batailles de la Marne ou Verdun, mais c'est son résultat dérisoire pour autant de pertes qui reste dans la mémoire collective comme un symbole. D'ailleurs, après avoir réprimé les mutineries, Pétain mettra en place un certain nombre de mesures pour relever le moral des troupes.
À ce propos, l'auteur rappelle fort justement que les fusillés pour l'exemple n'ont pas été aussi nombreux qu'une autre légende populaire le prétend et qu'ils ont été moindres en 1917 (89) qu'en 1914 (206) sur seulement cinq mois de guerre. Notons que le chapitre consacré aux fusillés pour l'exemple est un modèle de retenue, sachant que si les mutineries avaient gagné tout le front, le Kaiser aurait peut-être bu le thé à Versailles, là où son grand-père avait été proclamé empereur allemand en janvier 1871.
S'agissant de l'alcool, il y en avait dans les tranchées, mais l'alcoolisme préexistait au conflit, Gervaise et Copeau, de L'Assommoir, l'illustrent de manière sordide. La misère est souvent un contenant bienvenu pour l'alcool.
L'auteur défend aussi le bilan de Joffre, qu'on ne saurait en effet accuser de tous les torts. Mais il souligne – comme le fait excellemment Pierre Miquel, dans Mourir à Verdun – sont entêtement à préparer la bataille de la Somme en 1916 et freine des quatre fers pour ravitailler Verdun tout en ordonnant de tenir. Quant au général Pétain, il a été peut-être trop pessimiste et prudent au goût de Clemenceau, mais il s'est comporté dignement pendant cette guerre. Pour le reste, c'est une autre histoire. Tout comme Joseph Darnand a été un héros incomparable, qui a permis de sauver de nombreuses vies en volant les plans de l'état-major allemand en 1918 ; mais il est devenu plus tard le chef de la Milice et s'est engagé dans la Waffen SS. J'en profite pour rappeler que l'Histoire n'est pas un restaurant ; on ne choisit pas à la carte : c'est tout le menu ou rien !

Les civils, trop souvent oubliés dans le souvenir de cette guerre eu égard à la Seconde Guerre mondiale qui les a particulièrement éprouvés, sont ici salués et le cortège d'horreurs qu'ils ont subies est égrené dramatiquement. Parmi ces civils, les Arméniens qui, aujourd'hui encore, doivent supporter le cynisme négationniste de la Turquie. L'auteur rapporte même qu'un mémorial érigé dans la région de Deir ez-Zor a été dynamité en 2014 par l'État islamique. La haine des chrétiens a la vie dure…
Autre idée reçue mise à terre : les troupes indigènes n'ont pas été de la chair à canon sacrifiée, tout en reconnaissant leur héroïque participation au conflit.
Pour ce qui concerne le Traité de Versailles, je ne partage pas l'avis du général Irastorza : ce fut un traité commandé par un esprit revanchard qui nous a effectivement coûté très cher. Pourquoi, dans les réparations, déposséder l'Allemagne de la plupart de ses brevets ? Pourquoi l'avoir amputée d'autant de territoires, dont ses colonies ? Si l'Allemagne devait assumer ses responsabilités belliqueuses, il était dangereux de l'humilier car on accepte une défaite mais pas une humiliation. Maintenant, il serait faux de mettre l'avènement d'Hitler sur le seul compte du Traité de Versailles car la crise 1929 est passée par-là.
Enfin, dans le chapitre intitulé « le poncif des poncifs », l'auteur remet les pendules à l'heure et rétablit la vérité. Non l'armée n'a pas usurpé le pouvoir : « le Politique, face à l'ampleur de la menace et des responsabilités qu'il n'avait plus guère à coeur d'assumer, s'effaça. Alors le commandant en chef [Joffre] dirigea, avec les moyens que le Politique lui avait transférés. » Plus généralement dans le conflit, « le Soldat ne s'est rien arrogé que le Politique ne lui ait concédé légalement ».

Pour conclure, ce travail d'érudition n'a pas été mené par un historien, certes, mais par un soldat, un frère d'armes de ces malheureux. Il parle de l'intérieur, même s'il n'a pas connu cette guerre apocalyptique. Il en profite même pour distiller quelques remarques discrètes au sujet des « politiques d'équipement » de l'armée : « le canon de 155 AUF1, toujours en service dans l'armée de terre, a tiré ses premiers obus en 1973, il y a plus de 45 ans… »
Ce n'est pas là le « pire » de son « audace ». le pire, c'est un discours du très oubliable Claude Bartolone – alors président de l'Assemblée nationale – lors d'un hommage rendu le 12 février 2015 à un député mort au front. Discours où le général Irastorza entend parler de « mercenaire de mort » ou « tortionnaire d'usurpation » ; logorrhée politicienne insultante pour l'armée. C'est ce discours qui le motivera à écrire le présent ouvrage sur une « épreuve qui fut familiale avant d'être mondiale ».
Je vais terminer maintenant par une note dissonante…
Général, vous évoquez, dans votre épilogue, le saccage de l'Arc-de-Triomphe, le 1er décembre 2018. J'y étais. J'ai aussi glané des témoignages depuis. Entre ce que j'ai vu et ce que j'ai entendu, il apparaît que les Gilets jaunes authentiques – dont certains sont des militaires – ont tenté de protéger la tombe du Soldat inconnu et que la dévastation de l'Arc-de-Triomphe a été le fait d'individus venus là juste pour détruire et voler, comme ils en ont l'habitude, hélas, et sous le regard trop souvent bienveillant de la Justice. Croire que ce sont les Gilets jaunes sincères – les autres n'étant que des usurpateurs d'un mouvement populaire français – qui ont saccagé ce le lieu sacré de notre mémoire serait un poncif…
Quoi qu'il en soit, je salue votre travail de restitution de la vérité, que j'espère avoir exposé avec autant de respect que vous en avez eu pour l'écrire.
(Un arrière-petit-fils de soldats de 1914-1918)
(Mes remerciements aux Éditions Pierre de Taillac pour le présent ouvrage et à Babelio)
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Diabolo44
  04 mars 2020
Quand j'ai su que je l'avais gagné à "Masse critique" (merci tout de suite à Babelio et aux éditions de Taillac, ce sera fait), j'attendais ce bouquin avec une certaine fièvre, d'ailleurs une fois qu'il est arrivé, j'ai tout de suite commencé à le lire et l'ai fini en trois jours.
Je suis comme le général Elrick Irastorza : un "amateur" éclairé de la première guerre mondiale, sans prétention d'historien. J'ai lu/vu/visité des centaines d'ouvrages, films et lieux de mémoire sur le sujet, d'où ma fébrilité : l'auteur allait-il briser mes illusions et me faire réaliser que j'étais tombé dans le panneau d'une foule de clichés, préjugés, poncifs, appelons ça comme on veut, ou allais-je constater avec satisfaction que je n'étais pas concerné par les dits "mythes" ?
La réponse est la suivante : en effet, je savais à peu près tout ce que l'auteur dit dans ce livre. Je n'ai donc pas appris grand-chose (excepté les chiffres de pertes des généraux français qui m'ont étonné), mais cette lecture a été tout sauf désagréable car c'est très bien écrit, et appuyé par une argumentation et une documentation tout à fait remarquables, notamment statistique.
Par contre, j'ai quand même un léger problème avec ce livre, c'est le choix même de son titre : "poncifs" et "mythes". De tels mots sont forts, et on s'attendait à ce que l'auteur nous révèle des mensonges au moins aussi gros que la légende selon laquelle Robespierre était le tyran responsable de la Terreur.
Or, il n'en est rien. Quelques exemples :
- "L'artillerie lourde allemande était plus nombreuse" serait un poncif. Et juste après, on nous explique que la France pouvait rivaliser avec l'Allemagne en artillerie lourde, mais que le gros de ses canons était stationné dans les forts, hors de portée du champ de bataille. Moralité ? Eh bien, l'artillerie lourde allemande était plus nombreuse sur le champ de bataille, oui.
- "Les tranchées allemandes étaient meilleures" serait un poncif. Et peu après, on nous explique qu'en effet elles étaient profondes et bétonnées, contrairement aux nôtres, parce que les Allemands étaient sur la défensive au moins provisoirement, alors que les Français voulaient libérer leur territoire le plus rapidement possible.
- "Heureusement que les Américains ont débarqué en 1917" serait un poncif, et là l'auteur joue sur les mots en disant que ce n'était pas un débarquement comme en 1944, mais une arrivée dans les ports. Pour mémoire, la définition d'un débarquement, c'est descendre d'un bateau, quelles que soient les circonstances, et les Américains ne sont pas arrivés à cheval. De même, l'auteur dit bien que les Américains étaient en train de mobiliser 4 millions de soldats en 1918, ce qui est juste colossal, que les Allemands le savaient et que c'est ce qui les a poussés à leurs offensives de la dernière chance au printemps 1918. Certes, ces offensives ont failli nous coûter la victoire, et les Américains n'étaient pas encore prêts à ce moment là, mais par le poids démographique de leur apport à partir de l'été 1918, il est indéniable que leur contribution à la victoire est majeure et Irastorza ne le conteste d'ailleurs pas.
- "Les soldats montaient à l'assaut ivres morts" est un poncif, pourtant l'auteur le dit lui-même : 1 litre de ration de vin par homme en 1918 et une ration de mauvaise gnôle, interdiction de l'absinthe dès l'été 1915... L'alcool était un fléau au front comme il l'était à l'arrière, et pire encore avec les horreurs qu'ils voyaient. Donc ils ne montaient peut-être pas "ivres morts", mais peut-être quand même rarement à jeun. (...)
En fait, le problème, c'est que tout le livre est à peu près comme ça. L'auteur fait œuvre utile, sans aucun doute, il précise certaines choses qui méritaient plus d'exactitude, qui sont parfois un peu déformées par les gens (parfois il joue un peu sur les mots aussi, pour ne pas dire qu'il chipote), mais l'écrasante majorité des poncifs qu'il dénonce ne sont en vérité certainement pas des poncifs, et encore moins des mythes.
Dans les deux derniers chapitres, l'auteur prend la défense des soldats et en particulier des officiers supérieurs contre les politiciens. Étant un ancien chef d'état-major, sans mauvais jeu de mots, on peut dire que c'est de "bonne guerre". Cependant, je n'ai pas trop apprécié ces passages. Pour moi, rien n'excusera jamais le massacre de millions de jeunes gens, même pas l'occupation et la "mise en coupe réglée" de 10 départements. À l'impossible, nul n'est tenu, et si un politicard demande à un généralissime de faire quelque chose de techniquement impossible, et qui va immanquablement provoquer une saignée inutile, le généralissime doit dire : "non. Tenez, voici ma démission."
J'ai aussi souri (jaune) à la lecture de ce passage sur certains manifestants (jaunes) qui n'ont pas respecté la tombe du soldat inconnu en 2018, alors que "même les occupants allemands l'avaient respectée" !
Parlons clairement : les commémorations, je trouve ça vraiment bien, pour la mémoire de ceux qui sont morts. Mais pour l'édification du futur, tout le montre, ça ne marche pas. L'humain n'apprend rien de son passé, et les preuves en abondent chaque jour. Les "manifestants" de 1789 n'ont rien respecté non plus. Ils ont balancé les restes des rois à la Seine, brûlé églises et châteaux, les méchants... La foule est toujours méchante, et ne respecte plus rien, surtout quand elle est en colère. Mais avant de la blâmer, on devrait se demander pourquoi elle est en colère.
Pour conclure sur ce bouquin, donc, un bon livre de vulgarisation, très bien écrit, malgré un gros problème de terminologie sur les mots "poncifs" et "mythes". À réserver cependant à ceux qui ont une connaissance plutôt parcellaire de la première guerre mondiale.
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ArtzUr
  20 mars 2020
En premier lieu je remercie Babelio et les Editions Pierre de Taillac qui m'on permis de découvrir ce livre grâce à la Masse Critique.
Ce livre a été écrit par Elrick Irastorza chef d'état major de l'armée de terre entre 2008 et 2011 puis président de la Mission du centenaire de la première guerre mondiale.
Dans ce livre il revient sur des idées, des croyances qu'a pu se forger l'opinion publique suite à la terrible guerre de 14-18.
Pour chaque année du conflit il présente les dates marquantes. Puis il s'attaque à des poncifs. Il explique de manière très claire, sourcée et étayée des faits ou des croyances qui perdurent dans l'esprit des gens.
Sans les nommer tous je vous en cite quelques uns :
- Les fraternisations de Noël
-L'année 1917 et l'offensive du Chemin des Dames ont été les plus meurtrières de la Grande Guerre
- L'utilisation massive des chars de combat a permis la victoire des alliés
-...
En tout l'auteur présente 31 poncifs qui nous éclaire un peu plus sur les faits de la Grande Guerre. Les sources que l'on retrouve en annotation permettent de creuser les différents sujets.
Dans ce livre je connaissais certaines choses mais j'en ai appris beaucoup également. Notamment sur les chiffres, que ce soit du nombre de morts militaires et civils, du nombre de char utilisés, etc.
J'ai apprécié cette manière de rétablir la vérité sur certains faits, de rendre hommage à toutes les victimes de cette guerre.
Le livre est très bien structuré et se lit facilement. Il ravira les personnes désirant se défaire de ces idées tenaces tout comme les novices sur cette période, peut être un peu moins les férus de cette période.
Il y a juste une chose que j'ai moins apprécié. Sur la fin du livre, lorsque l'auteur parle du monde politique et du monde militaire, on sent très bien, trop même, qu'il a été militaire et que ce sont deux mondes à part. C'est tout à son honneur et cela peut tout à fait se comprendre. Mais j'aurais trouvé pertinent que le Général Irastorza s'en tienne seulement au premier conflit du XIXè siècle sans prendre position dans ce livre.
Quoi qu'il en soit, ce livre trouvera une place dans la bibliothèque des personnes appréciant l'histoire, notamment la Grande Guerre.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
ArtzUrArtzUr   20 mars 2020
"Après quelques kilomètres dans la forêt de Koeking, l'ennemi, bien dissimulé se dévoile subitement. Intrépide, au premier rang, le sous-lieutenant Durand de Fontmagne tombe blessé. "Ne vous occupez pas de moi, s'écrie-t-il; en avant, les enfants ! Tirez, tirez toujours ! Vive la France." Adossé à un arbre, il continue de faire le coup de feu mais est frappé une nouvelle fois à la poitrine et à la tête. Il s'affaisse et ses camarades l'entendent murmurer : "Courage ! Maman, adieu!"
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