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EAN : 9782809812251
300 pages
Éditeur : L'Archipel (28/08/2013)
2.9/5   10 notes
Résumé :
Un matin d'automne, dans une ville de province, le corps de Fabrice Kerbrian du Rescouet, alias « Fabulous Fab », est retrouvé en bordure d'un jardin public. L'autopsie révèle qu'il a été abattu à bout portant d'une balle derrière la tête. Fait étonnant, l'arme utilisée par l'assassin est un pistolet japonais datant des années 1940.
Pour quelles raisons cet héritier d'un empire de presse régionale - au bord de la faillite - a-t-il été tué ? Et par qui ? Un ma... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
encoredunoir
  30 août 2013
Fabrice Kerbrian du Roscoät, le patron de France-Océan, est retrouvé mort, abattu d'une balle dans la tête, dans une rue de Saproville-sur-Mer. Un meurtre qui fait évidemment vaciller le petit empire de la presse régionale des Kerbrian du Rascoät et met en émoi les notables de la ville.
Parallèlement, Victor Boudreaux, le privé franco-cajun aux méthodes expéditives qui commence à se remettre de son AVC, se trouve mêlé, par l'intermédiaire de sa nièce chérie partie à la Nouvelle-Orléans, à un trafic d'art religieux, ce qui n'est pas vraiment pour lui plaire.
Comme les policiers chargés de l'enquête sur le meurtre de Fabrice Kerbrian du Roscoät, Boudreaux va commencer à remuer la fange sur laquelle repose Saproville-sur-Mer.
Troisième roman mettant en scène Victor Boudreaux, Avis d'obsèques reprend une formule éprouvée : un meurtre qui, à la manière d'une explosion de furoncle et à jour la pourriture sous-jacente d'une petite ville de province. Sapros, le mot grec qui donne son nom à Saproville-sur-mer évoque d'ailleurs, comme le rappelle Patrick Foulhoux sur son blog, la pourriture et la corruption. La Saproville d'Embareck – comme avant Bénipurhain dans le rosaire de la douleur, et Moizy-les Beauges dans La mort fait mal – et Victor Boudreaux, pendants français de la Poisonville et du Continental Op de Hammet, est donc une allégorie du vice et de la corruption des petits décideurs de province autant que de l'impuissance de ceux qui tentent de la mettre à jour ou de l'éliminer.
Porosité et collusion entre milieux d'affaires, politiques locaux, banditisme, justice, par l'intermédiaire souvent de loges maçonniques locales, sont la règle dans les sous-préfectures d'Embareck et seule l'intervention d'un élément extérieur se déliant des lois et convenances peut, si ce n'est les faire exploser, à tout le moins les faire vaciller sur leurs bases.
Boudreaux dont on suit le parcours parallèlement à l'enquête de police sur le meurtre du patron de presse, est cet élément, ce chien dans un jeu de quilles qui, on s'en doute bien, va redistribuer à un moment ou un autre les cartes, fussent-elles issues d'un jeu truqué.
Toujours conté avec une plume imaginative – et imagée – et ironique par un écrivain lui-même ancien fait-diversier et rompu autant aux procédures policières et judiciaires qu'aux dessous peu ragoûtant des notables provinciaux , Avis d'obsèques, au-delà de la petite histoire de meurtre ou de trafic d'oeuvre d'arts, montre aussi la face cachée de nos « villes fleuries » et autres « villages de charme » et n'oublie pas de rattacher cela à des mouvements plus profonds, aux épisodes historiques peu glorieux qui les fondent, et dresse par ailleurs le portrait d'une presse en crise qui continue à s'enfoncer dans la médiocrité pour mieux laisser le champ libre à la corruption des élites et à l'apathie des masses. Sous le petit polar rigolo d'aspect anodin se cachent aussi parfois quelques vérités bonnes à dire et un travail d'écriture plus original que la masse de romans noirs et thriller à serial killers et flics déprimés qu'Embareck tacle un peu au passage.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Apikrus
  24 septembre 2013
A la fin de leur ronde de nuit, des policiers découvrent un cadavre dans une rue. Son état ne laisse guère de doute sur l'origine criminelle du décès. le corps est celui de Fabrice Kerbrian du Roscoät, dirigeant de France Océan un « grand » quotidien local. L'intense vie nocturne et amoureuse de la victime, et son statut de grand patron, font suspecter divers mobiles pour son assassinat.
Victor Boudreaux, enquêteur privé, se repose suite à un accident de santé. Il se trouve cependant mêlé malgré lui à un trafic d'oeuvre d'art dont il ignore pourtant tout. Son honneur et celui de sa nièce étant en cause, Victor Boudreaux décide de reprendre ses activités.
Les investigations policières et l'enquête du détective privé vont chacune suivre leur propre voie mais finiront inévitablement par se croiser, ne serait-ce que parce que les méthodes de travail de Victor Boudreaux prennent beaucoup de liberté vis-à-vis de la loi.
Mes impressions sur ce roman sont semblables à celles que j'ai éprouvées à la lecture de la mort fait mal, du même auteur : agréable à lire mais davantage grâce au style qu'à l'intrigue, et malgré des scènes d'action trop présentes et outrées.
Le portrait dressé du quotidien France Océan m'a beaucoup fait penser au journal Presse O**** distribué dans l'ouest de la France (dont le contenu tranche avec celui plus "sérieux" du quotidien Ouest Fr**** qui appartient pourtant au même groupe) : « Il sait d'expérience que le lecteur épluche en priorité les avis d'obsèques, puis les faits divers, avant le crochet par les pages sportives, mais il faut en donner pour son argent, enrober le tout de noces d'or, de fêtes de quartier et d'un éditorial oui-non-merde… Sans oublier les articles de météo. Très importante la météo. Trop chaud, trop froid, trop sec, trop humide, voilà qui alimente le lien social au seuil des commerces et renforce la légitimité du « journal qui le dit bien, hein ? » ».
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cathe
  11 août 2015
De nos jours en Bretagne, un magnat de la presse régionale est retrouvé assassiné. Il avait hérité cet empire de son père, toujours vivant, et l'avait developpé de manière très (trop ?) importante. Bref il s'avère qu'il brassait des sommes faramineuses, qu'il avait aussi beaucoup de crédits à rembourser et qu'à côté de cela il menait une vie de fêtard. Mais cela ne suffit pas à se faire assassiner et il est difficile de deviner qui avait intérêt à le supprimer. L'enquête est menée par les policiers locaux qui connaissent bien le milieu ambiant et qui vont se faire aider par Victor Boudreaux, un privé héros récurrent de Embarek (pour ma part c'est le première enquête que je lis avec lui), forte personnalité, haut en couleur, ancien lanceur de poids et passant la moitié de sa vie à la Nouvelle-Orléans. Il doit doit, parallèlement, régler une sombre histoire de vol d'objets sacrés dans les églises.

Ce polar se situe dans la lignée de Daeninckx, Pouy,.... L'intrigue est fouillée, les personnages vraiment bien campés, l'auteur prend le temps de décortiquer les liens entre presse, économie et politique (passe moi la rhubarbe...) et il faudra chercher plus loin dans le passé pour comprendre les rouages de cette histoire. le ton est plein de verve, de gouaille même, et le tout se lit avec plaisir et dénonce avec férocité les magouilles locales !
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collectifpolar
  02 octobre 2019
Alors que l'héritier d'un grand groupe de presse régional vient d'être abattu d'une balle dans la tête avec un pistolet japonais des années 1940, le détective privé Victor Boudreaux enquête sur un trafic d'oeuvres d'art volées dans des églises. Quel rapport entre ces deux enquêtes, me direz vous. aucune sans doute, sauf peut-être l'envie de l'auteur de les faire se rejoindre. Et ainsi dénoncer quelques dérives de notre société : magouille, fraudes, corruption et aussi collusion de la presse et du politique. Car Michel Embareck c'est un style. Il n'est pas toujours facile à aborder car porté par la langue imagée parfois truculente, parfois caustique.
Victor Boudreaux est un détective mal bouché, voir grossier. C'est plutôt une brute épaisse. Son crédo vengeance et/ou justice vite expédié. Bref, un gros bourrin. J'avais lu il y a quelques années ses deux premières enquêtes paru à la série noire et j'avais aimé ce personnage pour son amoralité.
Mais il semblerai que Boudreaux ait mal vieilli d'ailleurs ne se remet-il pas d'un AVC. Il reprend ici du service juste pour sauver l'honneur de sa famille.
Car la préoccupation première de notre héros c'est la Nouvelle Orléans ou il rêve de retourner. Et oui chez Ambareck point de polar, même politique, sans musique. Et il plane ici un petit air de Jazz qui n'est pas pour déplaire à Boudreaux.
Lien : https://collectifpolar.com/
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jeannedesaubry
  14 octobre 2013
Avisd'Obsèques
Michel Embarek
L'Archipel, 2013

C'est polar, c'est français, régional, et tout le sel réside dans le ton qu'adopte Embarek pour nous narrer de sordides histoires de gros sous et de petites ambitions. Il n'y a pas que du sel : on trouve aussi du poivre, sans compter une pincée de piment issu de la Nouvelle-Orléans.
Un beau ( ?) matin, dans une ville imaginaire : Saproville sur Mer, on découvre un cadavre. C'est celui du propriétaire du journal régional et on n'a pas affaire à une mort naturelle, malgré l'acharnement à se dézinguer le foie qui faisait la réputation du patron de presse. Un quidam l'a aidé à en finir d'une balle dans la tête. C'est ennuyeux. C'est même fâcheux : cela contrarie les huiles locales et ça donne du travail à la police, à la justice, allant jusqu'à bousculer la paisible retraite d'un barbouze.
Les empires familiaux recèlent leur comptant de haine recuite, ne différant en cela pas des familles dénuées de patrimoine. le Trividic, commissaire dont les rêves tournent autour de la construction d'un escalier de bois, va cependant faire la triste expérience des pressions qu'engendre trop d'argent.
Le roman plein d'une verve joyeuse, drôle, mordante, n'est sans doute pas l'oeuvre majeure d'Embarek, mais il nous offre un bon exemple de son ton allègre, poliment cynique. Sa dernière sortie nous avait affranchis de son indulgence à l'égard des mauvais garçons quand ils rangent les flingues (Très Chers Escrocs – l'Ecailler 2013) : ici ils les sortent. Embarek leur pardonne cependant tout aussi facilement tant que c'est fait avec élégance.
S'il n'y avait les amours en demi-teinte d'une juge, on voguerait en compagnie de l'auteur du côté des Tontons Flingueurs, relookés contemporain. Car elle a bien besoin de se consoler, Madame la Juge, elle qui songe avec une certaine amertume que la plupart du temps son boulot consiste à « coincer des têtes de noeuds dotés du quotient intellectuel du cancrelat »
...
la suite sur le blog de Jeanne Desaubry
Lien : http://jeanne.desaubry.over-..
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critiques presse (1)
LeMonde   25 novembre 2013
A partir de cette intrigue simple, mais qui repose sur des faits réels, Michel Embareck réussit à décrire avec gouaille et ironie l'univers impitoyable de certaines élites de province, qui ne reculent devant aucune magouille.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   02 octobre 2019
7 heures sonnent au clocheton de la mairie, mais en ce dimanche matin d’automne le jour s’octroie une grasse matinée à rallonge. Les lampadaires s’éteignent en un battement d’éventail, ne révélant que des mouettes assoupies comme trace de vie alentour. Une Scénic de la police municipale s’engage rue Louis-Fournier, voie étroite à sens unique en bordure du jardin Balzac. Au cœur de Saproville-sur-Mer, ce parc demeure la promenade convenue d’un ghetto où la profession libérale se porte en pochette de revers et le collier de perles comme pièce d’identité. Si pour les nouveaux riches le quartier ne marque qu’une étape vers la banlieue chic des coteaux de la Croix-de-Bervaud, les Saprovillois de souche – de souche valant particule – éconduisent régulièrement les agents immobiliers en maraude. Entre le kiosque à musique, les balançoires, la pièce d’eau, les massifs fleuris et les allées gravillonnées, on y a appris à marcher, à pédaler sans stabilisateurs, on y a goûté avec maman à la sortie de la maternelle Saint-Grégoire avant d’y jouer à la balle puis d’y flirter avec Marie-Charlotte ou Clémentine à l’âge du bac. Planté d’espèces communes, le jardin Balzac s’apparente à une sorte d’espace public privatisé par un droit coutumier qui le préserve des encapuchonnés mal blanchis de la cité des Docks, pourtant située de l’autre côté de la proche avenue Charles-de-Gaulle.
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collectifpolarcollectifpolar   02 octobre 2019
Né en France d’une mère originaire de Louisiane, Victor avait connu une enfance heureuse, au gré des affectations d’un père préfet de la République. Belle vie. Bel enfant. Ou plutôt « beau poulet », en jargon sportif. Adolescent servi par un physique hors norme, il avait figuré parmi les espoirs nationaux du lancer du marteau, fierté d’un paternel passionné d’athlétisme jusqu’à ce que sa vie valdingue en feuille morte. Pour avoir refusé de réprimer brutalement une manifestation, le père avait été placé hors cadre, sous la pression des notables locaux. Une balle dans la bouche en effaça le déshonneur. Un an plus tard, dévastée par le chagrin, la mère était morte, là-bas, tout au fond du bayou, à Abbeville. L’orphelin, disparu des stades, s’était engagé dans l’armée américaine en pleine guerre du Viêtnam, comme sa double nationalité l’y autorisait.
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LefelyneLefelyne   01 juin 2014
Sur la table du salon, Edgar Ouveure fait glisser le Glock M 21, enveloppé dans un T-shirt de l'Armée du Salut, en direction de Victor qui l'osculte d'un œil soupçonneux. Il ne sous-estime pas l'efficacité de l'arme, mais sa modernité autant que sa médiocre esthétique le consternent.
l'extrême-onction ne ressemble plus à rien, médite-t-il en soupesant le pistolet en matériau composite. À côté de ça un Colt .45, un Makarov et même un .38 Smith & Wesson prennent des allures d'objets d'art. Et quand ils crachent, pfuuu, les grandes orgues, la cathédrale...
Ce truc dit la messe tout pareil. On est simplement passé du bénédicité au béni des cités.
Dans ce cas, effectivement, "je vais fumer ta race" sonne mieux que "ad pâtres, sacripant!". Tu as les chargeurs?
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ApikrusApikrus   24 septembre 2013
Il sait d’expérience que le lecteur [de son quotidien local] épluche en priorité les avis d’obsèques, puis les faits divers, avant le crochet par les pages sportives, mais il faut en donner pour son argent, enrober le tout de noces d’or, de fêtes de quartier et d’un éditorial oui-non-merde… Sans oublier les articles de météo. Très importante la météo. Trop chaud, trop froid, trop sec, trop humide, voilà qui alimente le lien social au seuil des commerces et renforce la légitimité du « journal qui le dit bien, hein ? »
(p. 50)
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LefelyneLefelyne   01 juin 2014
Ce crime constitue la pièce supplémentaire d'un puzzle criminel. Le sel de la profession. Autre chose que d'écouter des heures de conversations codées entre dealers benêts tout étonnés de trouver des argousins au rendez-vous des go-fast chargés de shit remontant d'Espagne. Autre chose que d'éplucher la comptabilité grossièrement maquillée de petits patrons roulant sur l'or des abus de biens sociaux. Ah, ils ont bonne mine, les scénaristes télé, les polardeux avec leurs tueurs en série habités par Saint Psychopathe et pourchassés par des experts en astro-profilage diplômés de l'université de Bourlemoule-Gogos. Dans la plupart des cas, le bouleau se borne à coincer des têtes de nœud dotés du quotient intellectuel d'un cancrelat. Après deux heures d'interrogatoire, ils s'affolent telles des serpillières, dépités de voir leurs ambitions crapuleuses converties en numéro d'écrou.
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Vidéo de Michel Embareck
Une amitié sous le signe du rock !
Dès la sortie de son premier album, Bob Dylan peut compter sur un soutien de poids au sein de sa maison de disques : celui du chanteur Johnny Cash, alors au faîte de sa carrière, qui voit en lui le continuateur d?une folk music en péril. Devenus amis, les deux hommes entament une correspondance. En marge d?une décennie tragique ? celle de la guerre du Vietnam, des assassinats de JFK et Martin Luther King ?, ces lettres suivent la vie chaotique de deux monstres sacrés de la culture populaire, reflétant leurs coups de génie? et leurs coups de blues. De Nashville à Saigon et de Newport à Paris, on suit les compères chez les moonshiners, ces fabricants d?alcool clandestin. On assiste au mythique concert de Cash à la prison de Folsom, en 1968. Et l?on croise une Marilyn Monroe défoncée à la benzédrine, un Richard Nixon gravement offensé, un Alice Cooper superbe et généreux, un Kris Kristofferson en homme de ménage dans les studios Columbia.
En filigrane, Michel Embareck et son double ? le vieil animateur de radio connu sous le nom de « Rôdeur de minuit » ? revisitent avec verve l?histoire américaine, de la lutte sanglante pour les droits civiques jusqu?à l?élection d?Obama.
* Son précédent livre, Jim Morrison et le diable boiteux (L?Archipel, 2016)
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