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ISBN : 2809817383
Éditeur : L'Archipel (02/09/2015)

Note moyenne : 3/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Pourquoi Flaco Moreno, chanteur français connu pour ses tubes à consonance hispanique et des prises de position altermondialistes, s’est-il suicidé à La Nouvelle-Orléans, où il était venu enregistrer son nouveau disque ?
Les parents du défunt, persuadés que leur fils au bonnet péruvien totémique a été assassiné, chargent Victor Boudreaux, le privé migraineux aux méthodes expéditives, d’éclaircir le mystère. Une enquête qui le conduira dans les bayous de Louis... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
encoredunoir
  25 septembre 2015
La vie est belle pour Victor Boudreaux. Un AVC l'a débarrassé de ses migraines, il laisse le bon temps rouler à la Nouvelle-Orléans en entraînant des lanceurs de marteau et il est bien entouré par son pote Earl et sa secrétaire très particulière Jeanne. Tout au plus regrette-t-il de ne pas avoir assez d'argent pour payer à ses athlètes protégés un voyage en Europe pour une vraie compétition de lancé. Et tout à coup, l'aubaine : Manu Chao Flaco Moreno, chanteur altermondialo-rebelle-hispano-baba cool à bonnet péruvien est retrouvé pendu alors qu'il enregistrait son nouveau disque. Et les parents de l'artiste, richissimes sont prêts à cracher copieusement au bassinet pour Victor Boudreaux fasse la lumière sur cet étrange suicide.
À la quatrième aventure de Boudreaux, le lecteur sait à peu près à quoi s'attendre. Et si le dernier roman en date n'est donc pas vraiment une surprise, il a pour lui de ne pas décevoir. D'autant plus que Michel Embareck semble ici prendre un réel plaisir à écrire son histoire et à parfois la laisser un peu s'échapper. Démarrée dans la chaleur moite de la Louisiane et la musique d'un enterrement accompagné d'un brass band interrompu par une fusillade, elle se poursuit dans un Vietnam où le communisme finit de se vendre au capitalisme avant de revenir vers l'humide et corrompue Saproville-sur-Mer.
Bigger than life, à l'image de ce Boudreaux et de ses potes Earl et Ouveure qui se sortent de n'importe quelle impasse à grands coups de tatanes, de chaîne de tronçonneuse ou de calibre 12, Personne ne court plus vite qu'une balle est un condensé d'Embareck, avec du sport (un peu), de la Jubilator (plus), de la castagne (beaucoup) et des répliques au cordeau, fruits d'une imagination débridée, qui fusent (partout) : « Tu me donnes des idées… Pourquoi pas le chalumeau sous les pieds ? Les vieux, c'est sec. Ça brûle mieux… »
On retrouve donc, dans une ambiance qui mêle allègrement les Tontons flingueurs et John Woo, les petites obsessions de l'auteur de Très chers escrocs : montages financiers opaques, collusion des élites provinciales pour s'en fourrer plein les poches, et poker menteur dans lequel celui qui gagne n'est pas forcément le plus malin mais celui qui sort en premier le plus gros calibre. C'est parfois complètement barjot, aussi bancal qu'un compte rendu d'expédition dans une favela rédigé par Bernard Lavilliers, mais on avale tout ça sans broncher car Embareck trouve toujours le petit détail qui tue, le bon mot qui vient détendre le tout et te fait marrer – parfois même à retardement – et, objectivement, ça du bien.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Commenter  J’apprécie          110
Garoupe
  16 septembre 2015
Michel Embareck est journaliste, féru de rugby, passionné par la délinquance financière et la musique. Il y a un peu de tout ça dans son roman.
Michel Embareck (re)sort son détective privé Victor Boudreaux (je dis personnellement « sort » puisque je n'en ai pas lu d'autre et qu'il s'agit de sa quatrième aventure a priori) qui, depuis la Nouvelle-Orléans où il réside et entraîne de jeunes noirs défavorisés au lancer de marteau, se fait engager par les parents de Flaco Moreno, sorte de chanteur hispanisant avec un vernis d'alter-mondialisme et de grandeur d'âme, qui a trouvé intelligent de se pendre dans une maison d'un quartier mal famé de la Nouvelle-Orléans om il essayait d'enregistrer un nouvel album teinté de blues. Les parents ne croient pas au suicide et lancent Boudreaux sur les traces de l'assassin de leur fils.
Par obligation professionnelle, Boudreaux va rejoindre le Vietnam, où il a fait ses gammes militaires, avec son ami Earl Turnbinton. Ce retour aux sources est plus que difficile pour Victor qui, lors de son séjour armé, y a rencontré sa future femme, morte avec ses enfants dans l'incendie de leur maison. Il devra fuir l'Asie et rentrer en France où l'affaire Flaco Moreno prend une nouvelle tournure compliquée pour Boudreaux.
La trame narrative adoptée par Michel Embareck est, pour ce livre et selon ses propres dires, très différentes des trois précédentes aventures de Victor Boudreaux. Si la forme de l'histoire ne s'embarrasse pas d'un réalisme échevelé (ce n'est pas le plus important, me semble-t-il pour Michel Embareck, en l'espèce), y a un même un peu d'outrance dans tout ça, mais qui apporte une touche décalée, le fond est par contre plus fouillé pour balancer allègrement sur l'hypocrisie du commerce équitable, les trafics qui ont lieu en Asie avec l'aval plus ou moins direct des autorités locales qui ferment les yeux ou participent activement aux trafics ou y mettent un terme selon leurs propres intérêts, les magouilles politico-immobilières en France, les montages financiers qui n'ont d'autre but que d'arnaquer le chaland, etc…
Victor et Earl sont deux grosses machines baraquées propres à mettre des bâtons dans les roues d'à peu près n'importe qui avec des méthodes plus souvent du mauvais côté de la procédure et de la légalité que du bon, mais dont on ne peut nier l'efficacité ! Tu prends un pilier de rugby et tu as le portrait physique et intellectuel des deux bestiaux (Boudreaux en ayant un peu plus dans le crâne que son accort acolyte alcoolique).
Le style de Michel Embareck est bourré de références et de clins d'oeil : aux films français des années 60-70 (tournures de phrases qui font mouche et atteignent leurs cibles sans coup férir aussi vraies que si elle avait été confiées à la meilleur gâchette de chez Raoul Volfoni), à la musique (le blues et le jazz sont omniprésents et pas uniquement dans la partie de l'histoire se déroulant à la Nouvelle-Orléans), pour ne citer que ceux-là.
Et puis, il y a d'excellentes trouvailles dont je ne citerai que celle-ci : rendre visite à un alcoolique avec une caisse d'alcool pour l'amadouer et l'attendrir, c'est bien, mais lui parler de couleur ferrugineuse en parlant de son intérieur, c'est tout bonnement drôle à s'en ternir les côtes. Pour ceux qui n'ont pas saisi, je les invite à chercher Bourvil sur Youtube…
Michel Embareck, en roublard de la langue française qu'il semble être, n'hésite pas non plus et s'amuse à sortir des phrases du genre « Et maintenant, flanqué de Victor, il planquait sous un ciel d'étoupe qui brumisait l'asphalte de reflets huileux », comme s'il ressentait le besoin, marin ou pas allez savoir, de faire des phrases mais voulait aussi se moquer de ce type de tournures emphatiques un peu lourdes et imagées qui squattent tout un pan de la littérature contemporaine. J'ose en tout cas espérer que c'est fait en ce sens ! Il travaille ses effets de styles, ses expressions, son vocabulaire pour faire de son roman un livre aux allures légères et débonnaires alors qu'il recèle (et pas uniquement de diamants) de fonds et de formes surprenants.
Et puis rien n'est jamais simple avec Michel Embareck. On a déjà vu que ses deux héros ne sont pas des saints. Flaco Moreno donnait l'image d'un chanteur altruiste alors qu'il ne s'agissait que d'un pourri avide d'argent tandis que le père ne croyant pas au suicide de son fils, lâchant Boudreaux sur les traces du meurtrier de son fils, cache également son jeu et son implication dans les magouilles locales et que la mère ne valant pas mieux s'envoyait en l'air avec l'ancien manager de son fils. Bonnet blanc et blanc bonnet que tous ces gens qui ont pour point commun (en dehors de Boudreaux et Turnbinton qui eux ont d'autres raisons d'être particuliers) de perdre pied avec la réalité, de s'enfoncer petit à petit dans un système parallèle qui prend le pas sur le système légal et fait tomber une à une toutes les barrières morales qui régissent (ou devraient régir) une société normale.
Pour finir, je dirai que si la construction de ce quatrième opus est réellement différente des trois précédents, je suis curieux de voir à quoi ceux-ci ressemblaient…

Lien : http://wp.me/p2X8E2-v6
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fabricepichon
  23 août 2015
Avant de commencer PERSONNE NE COURT PLUS VITE QU'UNE BALLE de Michel EMBARECK, j'ai eu quelques doutes: moi les trucs qui se passent outre-atlantique en général ça me branche pas des masses. Mais la Louisiane c'est pas les states !!! La louisiane c'est une ambiance, un état d'esprit.
Tout commence par une fusillade entre trafiquants alors que dans la maison d'en face on célèbre ( oui je dis bien on célèbre) les obsèques du bon vieux Célestin. Quand les flics arrivent ils découvrent le corps d'un pendu se balançant le long de la façade arrière d'une de ces maisons : un chanteur venu enregistrer ici pour y trouver le groove de la Louisiane.
Michel Embareck nous décrit cet univers qu'il maitrise et les moults descriptions deviennent vite indispensables pour nous révéler un état d'esprit, loin des clichés du guide du routard et nous faire voyager dans un autre lieu, une autre dimension avant de nous embarquer dans la jungle vietnamienne de la même manière, et avec talent, faisant jaillir en entrefilet le rappel d'une guerre dégueulasse, dont les vainqueurs d'hier étaient un peu aussi les perdants d'aujourd'hui. Après ce voyage qui fait progresser l'enquête et nous donne un goût de "good morning viet-nam" à la sauce plus réaliste et politique , il y a.....mais ne spolions pas cette histoire de meurtre, de trafic sur fond de corruption et de bons sentiments ( là je fais de l'humour)
Quand au "héros", Victor Boudreaux, grande gueule, qui a roulé sa bosse, ancien privé naviguant entre France et Louisiane, retraité et entraîneur d'une équipe de lancé de marteau...ça change et c'est jouissif.
Pour l'écriture, le ton est alerte, enlevé avec la pointe d'humour nécessaire comme le piment indispensable d'un jambalaya.
En refermant le livre, je me suis rappelé une vieille lecture et si j'ose la comparaison toute personnelle : Boudreaux et son acolyte Earl me font penser à Morane et Ballantine qui auraient perdus de leur naïveté et nous reviendraient à l'âge de la retraite avec le même punch. Personne ne court plus vite qu'une balle....c'est l'assurance de passer un moment musclé et jubilatoire avec un roman d'aventure à tendance polar
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Nyx
  07 décembre 2015
Je m'attendais à voyager, à être surprise et menée en bateau. J'attendais l'atmosphère du bayou et des flics un peu "à l'ancienne". Quelle déception !
Dès les premières pages j'ai senti qu'il y avait un soucis, et l'impression n'a fait que se renforcer au cours de la lecture.
J'ai l'impression que le personnage principal, Victor Boudreaux, était un personnage récurrent de l'auteur. Je ne l'avais jamais lu, donc je ne connaissais pas son historique, mais cela n'est absolument pas gênant pour la lecture.
L'auteur fait des rappels bien placés pour que l'on sache où on en est et qui est Boudreaux, et les amateurs du personnage ne devraient pas être trop dérangé par des répétitions du caractère.
Néanmoins parlons de l'intrigue. Tout part d'un cadavre...sauf qu'il faut se faire plusieurs dizaines de pages avant de le voir. Passons. Les parents du défunts veulent connaître la vérité, ils ne croient pas au suicide.
Mais cette enquête ne sera au final qu'un prétexte pour l'auteur. Sous couvert de mission, le privé voyagera à travers le monde sans réellement travailler. Jamais l'auteur n'explique clairement pourquoi il envoie son enquêteur dans tel ou tel pays, où ce qu'il va y faire.
Lorsqu'il est sur place, il n'a pas l'air d'enquêter mais d'aller de problème en problème. On a vraiment du mal à comprendre comment l'enquête peut progresser. Il ne découvre jamais rien de nouveau !

Soyons clair, les personnages ne m'ont jamais intéressés et je suis restée totalement hermétique au style de l'auteur.
Il use et abuse des juxtaposition de mots. C'est une figure de style, qui peut produire son petit effet. Mais là c'est tellement sur-utilisé que j'ai fini par ne plus lire ces passages qui n'apportent rien à l'intrigue et qui semblent même parfois un peu aléatoires ! Je ne vous parle même pas des répétitions d'expression.
"à son avis, et son avis comptait" est cité une vingtaine de fois au moins...je n'en pouvais plus !
Je ne peux pas vous recommander ce livre.
Lien : http://www.nyx-shadow.com/20..
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delfina
  13 septembre 2015
Je suis très embêtée pour faire la chronique de ce polar de Michel Embareck car je n'ai pas réussi à me plonger dedans et à m'imprégner de l'histoire pourtant le quatrième de couverture me donnait envie…. C'est rare mais cela arrive. Toutefois, je suis allée jusqu'au bout de ma lecture. le postulat de départ est séduisant : une enquête sur la pendaison d'un chanteur français venu trouver l'inspiration à la Nouvelle-Orléans… Suicide ou meurtre ? Victor Boudreaux, détective privé à la retraite entraînant une équipe de lancer de marteau, va être mis sur l'affaire par les parents du défunt et part entre autres à la recherche d'une certaine Mme Li qui semble être un personnage essentiel à l'enquête révélant des trafics et de la corruption.

Malgré une ambiance bien présente, je n'ai pas réussi à apprécié ce livre… Cela est peut-être du à l'écriture de Michel Embareck qui est certes vive (un peu trop à certains moments ?) mais qui ne m'a pas emportée ou aux personnages souvent caricaturaux qui m'ont laissée de marbre. Je ne peux pas nier qu'il y a de l'humour mais je n'ai pas réussi à y adhérer…

Une nouvelle lecture de Personne ne court plus vite qu'une balle est sans doute nécessaire d'ici quelques temps afin de voir si je peux apprécier ce polar dans d'autres conditions… En attendant, à vous de vous faire votre propre opinion!
Lien : http://mapetitebibliotheque...
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
fabricepichonfabricepichon   23 août 2015
"A son avis, et son avis comptait, Victor considérait cet impromptu comme géographiquement plus adapté à un itinéraire de fuite, même s'il fallait obligatoirement coller de la cervelle au plafond et de la viande contre les murs"
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encoredunoirencoredunoir   25 septembre 2015
-Arlette, Arlette, branle-con de baba, y a pas une pinute à merdre.
-T’as avalé un bouquin, La Lexydise pour les lunes ? s’inquiéta Victor.
Commenter  J’apprécie          91
encoredunoirencoredunoir   25 septembre 2015
Tu me donnes des idées… Pourquoi pas le chalumeau sous les pieds ? Les vieux, c’est sec. Ça brûle mieux…
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BobPolarBobPolar   30 septembre 2015
« - C'est bizarre ces clébards de rien un peu partout, s'étonna Victor auprès de son compère.
- Parce que les gros chiens, miam-miam ! s’esclaffa La Quoc Khanh en appuyant l'explication d'un geste de gastronomie. Excellent le chien, il donne beaucoup de forces. On en sert aux joueurs de foot avant un match, mais il faut faire attention au dopage.. »
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BobPolarBobPolar   30 septembre 2015
« De profondes dolines côtoyaient des tertres tarabiscotés, comme si une main invisible y avait tracé un parcours de golf bipolaire. »
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Videos de Michel Embareck (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Embareck
Une amitié sous le signe du rock !
Dès la sortie de son premier album, Bob Dylan peut compter sur un soutien de poids au sein de sa maison de disques : celui du chanteur Johnny Cash, alors au faîte de sa carrière, qui voit en lui le continuateur d?une folk music en péril. Devenus amis, les deux hommes entament une correspondance. En marge d?une décennie tragique ? celle de la guerre du Vietnam, des assassinats de JFK et Martin Luther King ?, ces lettres suivent la vie chaotique de deux monstres sacrés de la culture populaire, reflétant leurs coups de génie? et leurs coups de blues. De Nashville à Saigon et de Newport à Paris, on suit les compères chez les moonshiners, ces fabricants d?alcool clandestin. On assiste au mythique concert de Cash à la prison de Folsom, en 1968. Et l?on croise une Marilyn Monroe défoncée à la benzédrine, un Richard Nixon gravement offensé, un Alice Cooper superbe et généreux, un Kris Kristofferson en homme de ménage dans les studios Columbia.
En filigrane, Michel Embareck et son double ? le vieil animateur de radio connu sous le nom de « Rôdeur de minuit » ? revisitent avec verve l?histoire américaine, de la lutte sanglante pour les droits civiques jusqu?à l?élection d?Obama.
* Son précédent livre, Jim Morrison et le diable boiteux (L?Archipel, 2016)
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