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Patrice Oliete Loscos (Traducteur)
EAN : 9782844851345
94 pages
Éditeur : Allia (29/01/2004)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 40 notes)
Résumé :
La raison pour laquelle le monde manque d'unité et gît brisé et en morceaux, c'est que l'homme est séparé d'avec lui-même. Il ne peut étudier la nature tant qu'il ne satisfait pas à toutes les exigences de l'esprit. L'amour lui est aussi nécessaire que la faculté de percevoir. En fait, aucun des deux ne peut atteindre la perfection sans l'autre. Au plein sens du terme, la pensée est ferveur et la ferveur est pensée

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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
dbacquet
  08 avril 2013
Il est des livres qui vous transforment, qui vous divulgue leur énergie débordante, leur foi, leur enthousiasme. Un souffle puissant et bénéfique émane de ces pages. La pensée et les mots semblent jaillir spontanément, entraînant parfois le lecteur dans une sorte de labyrinthe quelque peu déroutant, aux profondeurs insondables. D'emblée, avec ce premier essai, Emerson s'était imposé comme le chef de file du Transcendantalisme américain, loin des dogmes et des institutions. Il avait renoncé à sa charge de pasteur de l'église unitarienne et était devenu un conférencier itinérant, s'adressant à un public varié. Il mêle la poésie et la philosophie, héritier du Romantisme, qu'il prolongea outre atlantique, de l'Idéalisme, des Grecs, de Platon et de Plotin, mais aussi des philosophies et religions de l'orient. Dans cet essai il prône un retour à la nature, et à travers elle un retour vers l'un, à une régénération de l'esprit. Dans la nature tout coïncide, le soleil et la lune, le jour et la nuit, la matière et l'esprit, dans une sorte de flot transparent, de fluide cosmique. Il est aussi question de rachat. Emerson ne conçoit pas de vérité sans vertu ni beauté. L'intellect humain a réduit le monde, l'a laissé en morceaux, a transformé l'homme en « égoïste sauvage ». Emerson, pourtant si confiant, pressent une menace, la nécessité d'un changement dans les fibres les plus profondes de l'homme.
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Chri
  10 mai 2019
Le mysticisme totalisant de ce livre m'a presque terrassé. J'ai terminé l'empilement suivant de citations, qui montent crescendo dans l'angoisse, en me disant que ça servira au moins de cairn pour signaler le chemin scabreux. Il y pousse en effet une espèce de surhomme d'inspiration divine ou naturelle, doté d'une justesse intrinsèque qui confère aux impulsions le droit de se traduire dans des actions directes, et qui suggère aux autres l'obéissance.
« Les instincts de la fourmi sont sans intérêt en tant que tels, mais dès qu'une certaine relation peut être établie entre celle-ci et l'homme, l'humble tâcheronne se révèle un guide, un petit être au coeur puissant, dont toutes les habitudes, même cette découverte faite récemment qu'elle ne dort jamais, deviennent d'un coup sublimes »
« Qui saura deviner ce que le courage du pêcheur doit au rocher battu par la mer, combien la paix intérieure de l'homme s'inspire du ciel azuré ? »
« La science empirique est de nature à obscurcir la vue et, par la connaissance même des fonctions et des processus, capable de priver l'élève de la virile contemplation du tout. »
« Un quelconque doute concernant la permanence de ses lois (la nature) paralyserait les facultés de l'homme ».
« En un lieu privé, parmi des objets sordides, une action vraie ou héroïque semble immédiatement faire descendre le ciel sur elle pour en faire son temple et paraît transformer le soleil en flambeau. »
Bon, je ne pouvais pas terminer cette critique sans signaler la partie la plus gratinée. Ce livre manifeste un retour du sentiment religieux au plan mystique accompagné d'une déclaration d'amour à Dieu ou à la nature. Mais ici toute expérience est précédée d'une réalité absolue ou transcendante qui demeure dans la mystique chrétienne, comme dans la forme dogmatique de la religion qui est critiquée dans ce livre.
L'espèce d'homme décrite au-dessus est parfaitement adaptée à cette réalité transcendante. Ce surhomme surmoral continue à m'angoisser, et je n'ai pas été étonné d'apprendre au passage que les essais de Emerson faisaient partie des lectures préférées de Nietzsche. Mais contrairement au pêcheur qui fonde la réalité sur son expérience, le surhomme emporté par la fougue, les deux pieds dans le même sabot, risque fort de terminer dans les rochers. du moins s'il en réchappe, il remerciera humblement ses sauveteurs et il aura appris à ne pas écouter les voix venues de nulle part.
Quant au sens de l'engagement de l'auteur en faveur de l'environnement, j'ai trouvé intéressant de le rapprocher du sens de son engagement pour l'abolition de l'esclavage. La citation suivante dans son Journal en 1851 confirme l'ambivalence : « The absence of moral feeling in the white-man is the very calamity I deplore. […] The captivity of a thousand negroes is nothing to me. »
Alors imaginez maintenant ce que Emerson pense de la nature : « La nature n'est rien d'autre qu'un intermédiaire. Elle est faite pour servir. Elle accepte la domination de l'homme aussi humblement que l'âne sur lequel était juché le sauveur. »
La similitude avec les tweets de Donald Trump est frappante, comme si on assistait à une sorte de refoulement de l'enseignement chrétien de l'amour de son prochain.
Heureusement une autre conception de la nature émergeait à la même époque, lorsque Darwin exposait une théorie de l'évolution immanente au vivant plutôt que transcendante. Mais on peut se demander, depuis tout ce temps, ce qui a réellement changé dans le rapport de l'homme avec la nature.
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MarcoPolo85
  15 novembre 2014
J'ai une très régulière envie de me plonger dans un récit ou dans un roman qui m'emmène au coeur de la terre et de la nature, loin de toute Société organisée. Si je peux sentir les affres d'un climat, des vents redoutables, des pluies incessantes ou un sécheresse notoire, je jubile (tout çà bien confortablement installé dans mon canapé).
Aujourd'hui, j'attaque un livre différent de mon habitude, un livre qui transcende mon ordinaire. Avec Ralph Waldo Emerson, et son essai sur « la nature » écrit au XIXème siècle, je pars vers le transcendantalisme*. Un petit peu compliqué pour ma petite tête, mais pas inintéressant.
« Qui peut regarder une rivière pendant une heure de méditation et ne pas se rappeler l'écoulement de toutes choses ? ». C'est de la philo pure et dure, autour de la nature, bien sûr, qui met en évidence la relation de l'homme avec l'univers.
Bon, certes, çà ne se boit pas comme du p'tit lait, on ne l'engloutit pas d'un seul coup d'un seul. Il faut prendre le temps pour en sortir toute sa substance.
*Ecole philosophique américaine qui se caractérise par un certain mysticisme moral et par la tendance à unir l'individuel et l'universel.
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Fx1
  17 août 2014
Un livre colossal , qu'il faut prendre le temps de lire , pour comprendre au mieux les propos de cet auteur inclassable et brillant qui ne pouvait qu'étre un proche de Thoreau . L'on peut presque dire que l'on a là les fondements de la vision écologiste , qui s'est helas bien trop dispersée avec le temps . Une telle maestria est bien trop rare pour étre délaissée . Il faut impérativement découvrir cet auteur immense ne serait ce que pour avoir une idée de ce que l'homme peut faire quandil est motivé a faire avancer la cause humaniste .
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loreleirocks
  27 janvier 2013
Oui, hein. Pourquoi pas? Une petite soixantaine de pages de philosophie sur la Nature.
Je dois m'avouer vaincue. Okay, je ne sais rien du mouvement transcendantaliste. Ça n'aide pas. Et le texte est dans un anglais parfois très simple (ce qui n'empêche pas la relecture multiple avant compréhension) et la plupart du temps étrangement agencé et ponctué (mais occasionnellement clair). Vous me direz, je n'avais qu'à lire en français.
Mais en fait, je crois que la langue n'a rien à voir avec la difficulté de ce court essai.
Si le premier quart est presque poétique et livre clairement l'amour d'Emerson pour la Nature (imaginez un peu la nature américaine au XIXème!), tout devient très rapidement obscur et en référence à la religion. Je suis passé d'une compréhension approximative des notions évoquées concernant la relation de l'Homme à la Nature, à de sacrés noeuds au cerveau...
Je note tout de même un passage très intéressant sur le langage. Et digeste!
Je pense néanmoins reprendre le bouquin un jour où l'autre après éclairé ma lanterne sur le transcendantalisme. Je ne peux pas rester sur une fin de lecture aussi frustrante.
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Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
CarosandCarosand   16 décembre 2013
Je contemple le spectacle du matin depuis le sommet de la colline qui jouxte ma maison, de la pointe du jour jusqu'au lever du soleil, empli d'une émotion qu'un ange pourrait partager. De longues barres minces de nuages flottent comme des poissons dans un océan de lumière cramoisie. Depuis la terre, comme d'un rivage, je plonge mes regards dans cette mer silencieuse. Il me semble participer à ses transformations rapides ; l'envoûtant sortilège atteint ma poussière et je me dilate et m'unis au vent du matin. Comme la nature sait nous rendre pareils aux dieux avec quelques éléments communs ! Donnez-moi la santé et le jour et je rendrai la pompe des empereurs ridicule. L'aube et mon Assyrie ; le coucher du soleil et le lever de la lune ma Paphos et les royaumes inouïs de la féerie ; le vaste midi sera mon Angleterre des sens et de l'entendement, et la nuit mon Allemagne de la philosophie mystique et des rêves.
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CarosandCarosand   16 décembre 2013
Pour se retirer dans la solitude, on a autant besoin de quitter sa chambre que la société. Je ne suis pas seul tandis que je lis ou écris, bien que personne ne soit avec moi. Mais si un homme veut être seul, qu'il regarde les étoiles. Les rayons qui tombent de ces mondes célestes le sépareront de ce qui l'environne. Il est permis de penser que l'atmosphère a été créée transparente dans le seul but de donner à l'homme, par l'intermédiaire des corps célestes, le sentiment de la présence constante du sublime. Vues à travers les rues des villes, comme les étoiles paraissent grandioses ! Si elles ne devaient apparaître qu'une seule nuit tous les mille ans, combien les hommes croiraient et adoreraient et conserveraient le souvenir de la cité de Dieu qui leur aurait été montrée. Mais c'est chaque nuit que se montrent ces ambassadrices de la beauté et qu'elles illuminent l'univers de leur souriante exhortation. Les étoiles éveillent une certaine vénération, car bien que toujours présentes, elles demeurent inaccessibles. Mais tous les objets naturels suscitent une impression analogue lorsque l'esprit est ouvert à leur influence.
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PartempsPartemps   30 août 2020
IDÉALISME
Ainsi est la signification indicible mais intelligible et praticable du monde transmise à l'homme, l'élève immortel, dans tout objet de sens. À cette extrémité de la Discipline, toutes les parties de la nature conspirent.

Un noble doute se suggère perpétuellement, que cette fin ne soit pas la Cause Finale de l'Univers; et si la nature existe extérieurement. C'est un récit suffisant de cette Apparence que nous appelons le Monde, que Dieu enseignera un esprit humain, et en fait ainsi le récepteur d'un certain nombre de sensations congrues, que nous appelons soleil et lune, homme et femme, maison et commerce. Dans mon impuissance totale à tester l'authenticité du rapport de mes sens, savoir si les impressions qu'ils font sur moi correspondent aux objets éloignés, quelle différence cela fait-il, si Orion est là-haut dans le ciel, ou Dieu peint l'image dans le firmament de l'âme? Les relations des parties et la fin du tout restent les mêmes, quelle différence, si la terre et la mer interagissent, et les mondes tournent et s'entremêlent sans nombre ni fin, - bourdonnant sous la galaxie profonde et galactique, dans l'espace absolu, ou si, sans rapports de temps et d'espace, les mêmes apparences sont inscrites dans la foi constante de l'homme. Que la nature jouisse d'une existence substantielle sans, ou qu'elle soit seulement dans l'apocalypse de l'esprit, elle est aussi utile et aussi vénérable pour moi. Quoi qu'il en soit, c'est idéal pour moi, tant que je ne peux pas essayer l'exactitude de mes sens.

Les frivoles se plaisent avec la théorie idéale, comme si ses conséquences étaient burlesques; comme si cela affectait la stabilité de la nature. Cela ne l'est sûrement pas. Dieu ne plaisante jamais avec nous, et ne compromettre la fin de la nature, en permettant aucune inconséquence dans sa procession. Toute méfiance à l'égard de la permanence des lois paralyserait les facultés de l'homme. Leur la permanence est sacrée, et sa foi est parfaite. Les roues et les ressorts de l'homme sont tous mis à l'hypothèse de la permanence de la nature. Nous ne sommes pas construits comme un navire à lancer, mais comme une maison à tenir debout. C'est une conséquence naturelle de cette structure, que, tant que les puissances actives prédominent sur la réflexion, nous résistons avec indignation à tout indice que la nature est plus éphémère ou mutable que l'esprit. Le courtier, le charron, le charpentier, le péage, sont très mécontents de l'intimation.

Mais tandis que nous acquiesçons entièrement à la permanence des lois naturelles, la question de l'existence absolue de la nature reste encore ouverte. C'est l'effet uniforme de la culture sur l'esprit humain, non pour ébranler notre foi dans la stabilité des phénomènes particuliers, comme de la chaleur, de l'eau, de l'azote; mais pour nous amener à considérer la nature comme un phénomène, pas une substance; attribuer l'existence nécessaire à l'esprit; estimer la nature comme un accident et un effet.

Pour les sens et la compréhension non renouvelée, appartient une sorte de croyance instinctive dans le existence absolue de la nature. Selon eux, l'homme et la nature sont indissolublement unis. Les choses sont ultimes, et elles ne regardent jamais au-delà de leur sphère. La présence de Raison fonde cette foi. Le premier effort de la pensée tend à relâcher ce despotisme des sens, qui nous lie à la nature comme si nous en faisions partie, et nous montre la nature à l'écart et, pour ainsi dire, à flot. Jusqu'à ce que cette agence supérieure intervienne, l'œil animal voit, avec une précision admirable, des contours nets et des surfaces colorées. Quand l’œil de la raison s'ouvre, esquisser et faire surface sont à la fois ajoutés, grâce et expression. Ceux-ci procèdent de l'imagination et de l'affection, et diminuent quelque peu la netteté angulaire des objets. Si la raison est stimulée à une vision plus sérieuse, les contours et les surfaces deviennent transparents et ne sont plus visibles; les causes et les esprits sont vus à travers eux. Le meilleur, Laissez-nous procéder pour indiquer les effets de la culture. 1. Notre première institution dans la philosophie idéale est un indice de la nature elle-même.

La nature est faite pour conspirer avec l'esprit pour nous émanciper. Certains changements mécaniques, une petite altération de notre position locale nous apprend un dualisme. Nous sommes étrangement affectés en voyant la rive d'un bateau en mouvement, d'un ballon, ou à travers les teintes d'un ciel inhabituel. Le moindre changement de notre point de vue donne au monde entier un air pictural. Un homme qui monte rarement n'a besoin que de monter dans un carrosse et de traverser sa propre ville pour faire de la rue un spectacle de marionnettes. Les hommes, les femmes, qui fument, courent, troquent, se battent, le mécanicien sérieux, le fainéant, le mendiant, les garçons, les chiens, sont irréalisés à la fois, ou du moins complètement détachés de toute relation avec l'observateur. et perçus comme des êtres apparents, non substantiels. Quelles nouvelles idées sont suggérées en voyant un visage de pays familier, dans le mouvement rapide de la voiture rail-route! Non, vision, s'il vous plaît nous le plus. Dans une camera obscura, la charrette du boucher et la silhouette d'un membre de notre famille nous amusent. Ainsi, un portrait d'un visage bien connu nous gratifie. Renversez les yeux, en regardant le paysage à travers vos jambes, et que le tableau est agréable, quoique vous l'ayez vu depuis vingt ans!

Dans ces cas, par des moyens mécaniques, on suggère la différence entre l'observateur et le spectacle, entre l'homme et la nature. De là vient un plaisir mêlé de crainte; Je puis dire qu'un faible degré du sublime est ressenti du fait, probablement, que l'homme est ainsi averti, que, tandis que le monde est un spectacle, quelque chose en lui-même est stable.

2. D'une manière plus élevée, le poète communique le même plaisir. Par quelques traits, il délimite, comme sur l'air, le soleil, la montagne, le camp, la ville, le héros, la jeune fille, non différente de ce que nous connaissons, mais seulement soulevée de la terre et à flot devant les yeux. Il désolidarise la terre et la mer, les fait tourner autour de l'axe de sa pensée primaire, et les dispose à nouveau. Possédé lui-même par une passion héroïque, il utilise la matière comme symboles de celui-ci. L'homme sensuel conforme les pensées aux choses; le poète conforme les choses à ses pensées. Celui-là estime la nature comme enracinée et rapide; l'autre, fluide, impressionne son être. Pour lui, le monde réfractaire est ductile et flexible; il investit la poussière et les pierres avec l'humanité et en fait les mots de la Raison. L'imagination peut être définie comme l'usage que fait la Raison du monde matériel. Shakespeare possède le pouvoir de subordonner la nature à des fins d'expression, au-delà de tous les poètes. Sa muse impériale lance la création comme une babiole de main en main, pour incarner toute nuance capricieuse de la pensée qui domine dans son esprit. Les espaces les plus reculés de la nature sont visités, et les choses les plus éloignées sont réunies, par une connexion spirituelle subtile. Nous sommes conscients que la grandeur des choses matérielles est simplement relative et que tous les objets se rétrécissent et s'élargissent pour servir la passion du poète. Ainsi, dans sondes sonnets, des laques d'oiseaux, des odeurs et des colorants de fleurs, il trouve l'ombre de son bien-aimé; le temps qui la garde de lui est sa poitrine; le soupçon qu'elle a éveillé est son ornement;

L'ornement de la beauté est Suspecte,
un corbeau qui vole dans l'air le plus doux du ciel.
Sa passion n'est pas le fruit du hasard; il se gonfle en parlant à une ville ou à un état.

Non, il a été construit loin d'un accident;
Il ne souffre pas dans la pompe souriante, ni tombe
Sous le front du mécontentement;
Il ne craint pas la politique, cet hérétique,
Qui travaille sur les baux d'heures courtes numérotées,
Mais tout seul reste énormément politique.
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CarosandCarosand   21 juillet 2017
A travers la tranquillité du paysage, et spécialement sur la ligne lointaine de l'horizon, l'homme contemple quelque chose d'aussi magnifique que sa propre nature.
Le plus grand plaisir que procurent les champs et les bois est la secrète relation qu'ils suggèrent entre l'homme et les végétaux. Je ne suis pas seul et inconnu. Ils me font signe, et moi de même. Le balancement des branches dans la tempête est nouveau pour moi et ancien. Cela me prend par surprise et pourtant ne m'est pas inconnu. Ses effets sont semblables au sentiment qui me submerge d'une pensée plus haute ou d'un sentiment meilleur lorsque j'estime que j'ai bien agi ou pensé avec justesse.
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lerital31lerital31   28 août 2013
A vrai dire, peu d'adultes sont capables de voir la nature. (...) L'amoureux de la nature est celui dont les sens internes et externes sont encore réellement ajustés les uns aux autres et qui a a gardé l'esprit d'enfance jusque dans l'âge adulte.
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