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EAN : 9791035202941
220 pages
Éditeur : Thierry Magnier (16/10/2019)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 28 notes)
Résumé :
[LIVRE RÉSERVÉ A UN PUBLIC AVERTI]

Pour ce premier roman de la collection L’Ardeur, Camille Emmanuelle nous plonge dans le quotidien d’Aurore, lycéenne, bouleversée par un accident de vélo qui lui fait perdre le goût et l’odorat. Comment cacher ce handicap au lycée et continuer de mener une vie normale ? Comment poursuivre une vie sexuelle à peine amorcée quand on ne sent plus rien ? Les entrainements de boxe seront son échappatoire et aussi le lieu o... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Gaoulette
  31 mars 2020
Gros coup de coeur!
Un pari osé et audacieux que nous propose la maison d'édition. Un nouveau catalogue qui va dépoter.
J'adhère à 100% à ce nouveau projet.
Objectif : parler de sexe ouvertement sans tabou, sans jeux de mots, sans passer par des chemins de travers. Camille Emmanuelle parle ouvertement de sexualité via les 5 sens.
Une trame magnifique qui m'a remué.
Aurore, 16 ans, lycéenne se pose beaucoup de questions sur le sexe, l'orgasme, les attentes d'un garçon, le respect… Aurore va avoir un accident qui va entrainer la perte de deux sens. Et un autre fait, elle se retrouvera dans un situation malsaine bien malgré elle. Et qui malheureusement beaucoup de filles ou jeunes femmes ont dû vivre.
Aurore va vouloir se réapproprier son corps, sa dignité, ses envies. Et pour cela, ça se passera par une reconstruction d'elle même.
Un très beau récit de femme même si Aurore est une adolescente. A travers son parcours, je me suis reconnue dans certaines situations.
Je trouve admirable cette initiative car le sujet est tellement tabou dans beaucoup de Young adult.
Le roman est criant de vérité et malheureusement si réaliste. Je pense au personnage d'Antoine qu'on rencontre à tout coin de rue.
Un gros coup de coeur pour cette prise de risque. Je vais collectionner ce nouveau catalogue.
Une très belle découverte pour l'auteure par sa belle plume. Une auteure à suivre aussi.
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Abyssinia
  20 mars 2020
Roman prolifique, dense par l'abord de multiples sujets primordiaux. L'exploration intime d'un rapport à son corps, à l'autre. Une altérité toujours ambiguë, presqu'antagonique. Ici, le handicap est envisagé comme une porte d'accès : l'effleurement thématique du harcèlement, la culture du viol, le racisme, l'homophobie, les troubles du comportement alimentaire, la vie affective et sexuelle des personnes en situation d'invalidité -partielle ou totale- est lumineux sans tomber dans la grandiloquence, grand bien nous fasse.
L'autrice, journaliste et essayiste, dévoile des personnages sensibles, tantôt drôles, tantôt agaçant.es plus ou moins averti.es aux questions de féminisme et de sexualité féminine. La perte progressive du sujet. Comment désirer, soi-même et l'autre, lorsqu'on se sent incomplèt.e et/ou subit un handicap invisible ? L'épreuve d'une reconstruction au nom de la résilience, l'appréhension atypique de son être, la reconquête d'un corps dans une société phallocentrée.
Malgré quelques clichés narratifs très vite pardonnés, saluons l'entreprise de L'Ardeur, nouvelle collection de la maison d'édition Thierry Magnier dont l'ambition est de défendre et percer une littérature érotique, corporelle à destination des adolescent.es et qui offrent, de surcroit, de très beaux écrins. Une nécessité trop souvent oubliée, indispensable pour les jeunes hommes et femmes dont les corps se métamorphosent de manière fulgurante. le voeu d'une authenticité touchante, honorable.
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Melisende
  15 novembre 2020
Rien ne me prédestinait à découvrir ce titre qui ne fait clairement pas partie de mon genre de prédilection. Et pourtant, curiosité professionnelle oblige, j'ai eu envie de me faire un avis sur cette nouvelle collection proposée par les éditions Thierry Magnier. Voilà comment la maison présente son « Ardeur » :
« LIRE, OSER, FANTASMER, trois mots qui résument l'ambition de la collection L'Ardeur. Depuis ses débuts, notre maison est fière de défendre une littérature courageuse qui s'intéresse à l'adolescence telle qu'elle est, avec ses zones d'ombres, ses excès, ses émotions exacerbées. Mais l'adolescence est aussi une période où le corps se métamorphose, où la vie sexuelle commence. Quoi de plus logique, alors, que d'ouvrir notre catalogue à des textes qui parlent de sexualité, de désir, de fantasme. L'Ardeur se pose résolument du côté du plaisir et de l'exploration libre et multiple que nous offrent nos corps. »
Une littérature qui s'intéresse à l'adolescence TELLE QU'ELLE EST. Voilà ce qui m'intriguait. Alors finalement, si le roman souffre de quelques clichés scénaristiques, il met effectivement en avant l'authenticité des émotions et des réflexions des futurs adultes ; notamment en terme de sexualité. Pari réussi.
Aurore, est une jeune héroïne lambda. Son quotidien est occupé par les cours, les ami.e.s et évidemment par les garçons, notamment un : le plus beau gosse du lycée. La routine suit son cours jusqu'au jour où la jeune fille sur son vélo, est renversée par une voiture. Un accident bénin en apparence mais le choc a des conséquences : la perte du goût et de l'odorat.
Aurore découvre les difficultés liées à ce handicap invisible. Elle se sent différente, anormale, a peur de faire un faux pas (et si elle transpirait et ne se rendait pas compte de son odeur corporelle au lycée ?), s'inquiète pour l'avenir si ce handicap s'avérait définitif (et si plus tard, vivant seule, elle n'était pas capable de sentir une fuite de gaz ou un début d'incendie ?) mais tente tout de même de donner le change et de continuer sa vie, comme si de rien n'était.
Si Aurore se crée elle-même des angoisses, sa nouvelle agueusie la met tout de même en danger lorsqu'en soirée, n'ayant plus aucun goût, elle multiplie les boissons alcoolisées, grisées par l'admiration qu'elle lit dans les yeux de se camarades, notamment dans ceux du garçon qui lui plaît. Et alors qu'il l'entraîne dans une chambre, sous pression pour ne pas se défiler et perdre sa popularité naissante et par culpabilité, pour ne pas laisser son partenaire insatisfait, elle se sent investi d'un devoir : l'adolescente consent à lui faire une fellation. Et avale. Ce qui ne manque pas d'être largement répété au lycée dès le lendemain et de lui valoir une toute nouvelle réputation dont elle se serait bien passée.
Aurore perd pied, subit un harcèlement de celui qu'elle admirait tant et se renferme sur elle-même. Elle a peur. Peur de passer à côté de plein de choses à cause de cet handicap. Peur de ne pas ressentir correctement les choses lors de sa première fois et donc, de tout louper. Sa meilleure amie Bintou la soutient mais la jeune fille bout de colère.
C'est par hasard qu'elle tombe sur un club de boxe et par curiosité qu'elle y entre pour la première fois. Sur le ring, elle découvre la sensation grisante de maîtriser son corps et d'être plus forte qu'il n'y paraît. Elle comprend que l'important ce n'est pas d'avoir un corps parfait vanté dans les magazines mais des muscles qui fonctionnent, la force de l'utiliser. Aurore change son regard sur elle-même, sur son enveloppe. Elle comprend, elle apprend.
Ce sont les paroles pleines de bon sens de son amie Bintou, déjà très renseignée sur des questions féministes et de sexualité, qui l'aident à évoluer ; mais aussi sa rencontre avec Valentin à la salle de boxe. L'attention, le soutien, la confiance et le respect qu'il lui porte.
On peut évidemment regretter quelques clichés scénaristiques : la rencontre un peu facile entre Aurore et Valentin, la meilleure amie très très très renseignée malgré son jeune âge et l'évolution assez rapide de l'adolescente sur des thématiques féministes, entre autres…
En revanche, là où cette collection L'Ardeur tient ses promesses, c'est dans le traitement de la sexualité et des scènes de sexe. C'est cru, soyez prévenus. Mais ce n'est JAMAIS vulgaire. Et surtout, ce n'est JAMAIS édulcoré. C'est réaliste, authentique. A l'heure où la new romance et les influenceuses Instagram nous vendent des physiques, des vies, des expériences et des histoires d'amour idéalisées, Camille Emmanuelle met le doigt sur les détails de la réalité qui ne vendent pas du rêve mais que chaque lecteur-adolescent pourrait croiser. Merci Thierry Magnier pour cette ambition !
Je ne sais pas si j'aurais aimé lire ce genre de romans à 15 ou 16 ans mais aujourd'hui, adulte, je me rends compte de leur utilité. Mieux qu'un guide sexuel à usage des adolescents, Camille Emmanuelle pointe des thématiques importantes et le fait avec beaucoup d'authenticité. Rapport au corps, sexualité, homosexualité, harcèlement scolaire… c'est intelligent, efficace, vrai.
Lien : https://bazardelalitterature..
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Bibliotekana
  03 décembre 2019
Tout d'abord merci à Babelio pour son opération masse critique et aux éditions Thierry Magnier pour l'envoi du livre.
J'avais entendu parler de cette nouvelle collection, « L'ardeur », qui veut faire des livres pour les ados qui parlent de sexualité. Je savais donc où je mettais les pieds en commençant ma lecture !
On apprend au début de l'ouvrage que l'auteure, qui est aussi journaliste, a pour thèmes de prédilection la sexualité, le corps, la culture érotique et le féminisme. Si "Le goût du baiser" est son premier roman, on ressent totalement ses influences. Les personnages sont les porte-paroles de l'auteure, notamment Bintou, la meilleure amie de la narratrice, féministe et très au courant de l'anatomie féminine.
De mon point de vue, le pari est gagné pour l'éditeur, car le roman, clairement pour les ados (même si je ne suis plus ado il m'a quand même plu !), est très réussi, pas du tout mièvre, ou « cul-cul » et évite les clichés globalement.
Cela permettra sûrement aux jeunes qui découvrent l'amour et la sexualité de partir sur des bases saines, car de nombreux thèmes du livre sont au coeur des préoccupations adolescentes : les réseaux sociaux, les mecs tombeurs du lycée qui ne pensent qu'à se faire s**** et avoir bonne réputation, les complexes (Aurore, la narratrice, se trouve trop grosse et moche au début du livre) pour ne citer que ça sans trop dévoiler l'intrigue. A travers ses personnages, l'auteure pense à parler de préservatif, de consentement, et va à l'encontre du porno auxquels les jeunes ont de nos jours bien trop facilement accès. Quelques scènes explicitement sexuelles jalonnent le livre mais sont loin d'être choquantes. Au contraire, je les trouve empreintes de sensualité et de douceur et elles mettent la sexualité au même niveau que n'importe quelle préoccupation d'ado de 16 ans, afin que ce ne soit pas un tabou (en particulier la masturbation). La perte d'odorat et du goût d'Aurore pimentent l'histoire, puisque ces sens sont fortement liés à la sexualité et au désir. de plus, l'histoire est teintée d'humour, ce qui rend la lecture agréable, et fait que ce livre ne ressemble pas à un cours de morale sexuelle.
Je recommande ce livre à tous les ados, filles ou garçons, qui veulent s'identifier et prendre des repères pour se construire, pas uniquement autour de la sexualité mais de la vie en général (contexte familial, amitié, communication,…).
Un très bon moment de lecture ! J'aurais aimé lire ce genre de romans quand j'avais 16 ans !!
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Low_Livropathe
  30 janvier 2020
1 roman de l'auteure Camille Emmanuelle. Nouvelle collection de roman érotique pour adolescent + 15ans de l'édition Thierry Magnier.
Aurore, jeune fille de 16 ans lambda, est victime d'une chute assez violente de vélo. Conduite à l'hôpital, après quelques examens, elle ressort avec un petit traumatisme crânien et de petites égratignures. Mais Aurore va vite s'en rendre compte que c'est bien plus que des petites blessures superficielles. Et oui elle a perdu le goût et l'odorat. Oup'sss!!
Comment va t-elle survivre au lycée et dans la vie quotidienne avec ce handicap invisible?? Elle ne sent plus aucune odeur, et si la maison brûle et qu'elle est dans sa chambre comment pourrait elle s'en sortir? Et si après une journée torride au soleil, comment peut elle savoir si elle pue? Merde mon Dieu comment va t elle se débrouiller?
Mais comme un malheur n'arrive jamais seul, voila que le plus populaire et beau goss du lycée s'interesse à elle. Il l'invite a une soirée chez lui et bien sur tout ne se passe pas comme prévu. (STOP je n'en dirais pas plus ... euh enfin si j'ai pas fini).
Dans cette histoire y' a aussi l'adorable Bintou la meilleure amie de Aurore, elle est féministe corps et âme mais pas que elle est aussi très intelligente et elle joue un très grand rôle dans roman (Pourquoi?). Parce qu'elle nous explique la sexualité féminine (masturbation, clitoris...) avec un soupçon d'humour et des comparaisons qu'elle seul a le secret mais qui est très pédagogique.
Puis viendra la rencontre avec ...................;
LISEZ CE LIVRE OU METTEZ LE DANS LES MAIS DE VOTRE ADOS.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
letilleulletilleul   17 novembre 2019
L’odeur du pain grillé. Je ne sens pas l’odeur du pain grillé. J’ai pourtant bien entendu le bruit du pain qui saute du grille-pain, dans la cuisine. C’est samedi matin. Je suis dans ma chambre, dans mon lit, encore allongée. Je suis réveillée depuis plusieurs minutes. Le matin, le week-end, ma mère fait griller du pain. Tous les samedis et tous les dimanches, depuis que je suis petite, je me réveille avec cette odeur familièrement délicieuse. Quand j’étais en maternelle et en primaire, elle le faisait vers huit heures du matin. Depuis le collège, j’ai découvert la grasse matinée, et elle ne commence donc les hostilités pain grillébeurre- salé-confiture qu’aux alentours de dix heures. Cette odeur qui donne faim a un effet magique – elle me fait bondir du lit. Mais elle est aussi l’odeur du week-end, et donc du temps que l’on prend. Je peux traîner en pyjama, lire des BD blottie dans le canapé, me recoucher et regarder des séries, me raser les jambes, ou faire un masque beauté qui ne sert à rien. Tout cela sans souci de l’heure. Le bonheur. C’est ça, que sent le pain grillé que prépare ma mère. Sauf que ce matin, je ne sens rien
Le médecin m’a dit, hier : « Si vous avez des réactions physiques anormales, ces prochains temps, comme la tête qui tourne ou des vomissements, revenez consulter immédiatement. » Est-ce que ne pas sentir le pain grillé, c’est une raison pour consulter ?
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LivresdAvrilLivresdAvril   12 août 2020
J'ai totalement changé mon regard sur mon corps, sur le corps, depuis trois mois. J'y suis plus attentive, depuis qu'il me fait défaut... J'ai aussi réalisé que nous, les filles, les femmes, nous étions obnubilées par l'aspect purement extérieur de notre corps. Par la peau, qui doit être sans cellulite, sans boutons, sans poils, sans marques. Toute lisse. Alors que ce que l'on devrait rechercher, et ce qui devrait être valorisé, c'est notre force. Notre corps n'est pas un joli emballage cadeau. C'est ce qui nous permet de marcher des heures quand on visite un nouvel endroit, de courir après le bus, de soulever des trucs, de porter des enfants quand on en a, d'affronter les emmerdes de la vie. De vivre quoi ! On n'est pas des petits objets de déco fragiles ! (p. 174)
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LivresdAvrilLivresdAvril   12 août 2020
Je suis capable de lire un passage de Rousseau ou de Proust sans paniquer, mais quand je lis "La perception olfactive prend naissance au niveau de l'épithélium olfactif qui se trouve au niveau du toit des fosses nasales", c'est comme si je lisais une autre langue. Mon attention part en vrille. Il y a tout d'un coup, dans mon cerveau, un petit singe déguisé en clown qui joue de la cymbale tout en faisant des ronds avec son monocycle. (p. 53)
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Low_LivropatheLow_Livropathe   30 janvier 2020
Dans l'ascenseur de l'immeuble, j'ai envie de hurler. De joie. Comme dans les films. Pourquoi est-ce qu'on n'a pas inventé, au XXIe siecle, des especes de cabines d'essayage insonorisées dans lesquelles on pourrait aller quand on est tres en colère ou très heureuse, pour pouvoir crier à pleins poumon? Hurler que l'on se sent vivant, enfin. Que la vie peut être merveilleuse.
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cathulucathulu   01 décembre 2019
Physiquement, j'ai besoin de taper contre quelque chose ou contre quelqu'un . J'ai besoin de sentir mon corps. Mon corps devenu en partie insensible, anesthésié.Mon corps confisqué, et moqué par Antoine.
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Videos de Camille Emmanuelle (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Camille Emmanuelle
Imaginez... Un soir, votre mère - qui se comporte de plus en plus bizarrement depuis que votre père est partie - s'enferme des heures à la cave et ne cuisine rien sinon de la viande presque crue... cette mère vous mord ! C'est ce qui arrive à Hippolyte...
"Ogresse", conte moderne ? Peut-être. Mais aussi et surtout un récit très contemporain, entre harcèlement et slut shaming. Je vous emmène à la découverte de ce roman d'Aylin Manço, mais aussi de la collection érotique pour ados l'Ardeur chez Thierry Magnier... et d'une ogresse de conte bien souvent oubliée !
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