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ISBN : 2809823189
Éditeur : L'Archipel (15/11/2017)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 4 notes)
Résumé :
53 ans après l'Abbé Pierre sur Radio-Luxembourg à l'hiver 54, l'une des grandes consciences de notre temps nous enjoint de manifester notre solidarité. Des vagues humaines bravent les pires dangers pour rejoindre une terre qui est à leurs yeux l'ultime espoir. Ils sont des milliers à être retrouvés noyés après le naufrage de leurs embarcations de fortune, morts de soif dans les cales de camions. Tous portent un avis d'expulsion gravé dans leur chair. Dans leur pays,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
kielosa
  22 mars 2018
J'ignore comment Xavier Emmanuelli (°1938) a été comme homme politique ou est comme médecin, mais tout simplement comme homme son palmarès est impressionnant et comme être humain ses efforts pour ses semblables moins fortunés imposent respect et admiration !
Chacune de ses initiatives et réussites listées sur Wikipédia évoque chez moi un "bravo" et "chapeau bas". Et la liste est longue pour un seul individu : cofondateur de "Médecins sans frontières" (une association, la seule d'ailleurs, que je subventionne très modestement sur une base mensuelle), fondateur du SAMU social de Paris, Président du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées etc.
Dans son ouvrage "Accueillons les migrants ! Ouvrons nos portes. Ouvrons nos coeurs" il soulève incontestablement la question la plus épineuse de notre temps. le problème qui, sur le plan politique, divise plus qu'aucun autre les esprits.
S'il est vrai que les pays européens ne peuvent se permettre, malheureusement, le luxe d'accueillir indéfiniment et sans la moindre réserve ou restriction tous les exilés de la terre, il y a un gouffre entre l'attitude de la chancelière allemande, Angela Merkel, qui a largement ouvert les frontières de son pays aux expatriés et celle d'un Viktor Orbán, Premier ministre d'Hongrie, qui construit des barrières à sa frontière pour résoudre le problème des réfugiés, par exemple. Entre ses 2 extrêmes, il y a toutes les variantes du clivage gauche-droite, si je peux me permettre cette distinction peut-être un peu simpliste.
Fait est hélas que la majorité des citoyens ne désirent pas être envahie par des étrangers avec lesquels ils n'ont virtuellement rien en commun.
L'histoire a prouvé à maintes reprises qu'à partir d'un certain nombre d'étrangers à un endroit, il y a eu des réactions hostiles de la population autochtone qui peuvent dégénérer en violences et traitement inhumain. Comme les Juifs et Roms ont dû endurer, quand bien même qu'ils n'étaient pas à proprement parler étrangers, mais seulement un peu différents.
Le dépassement du fameux "seuil (critique) de tolérance" constitue une aubaine pour la droite, l'extrême droite et tout politicien populiste et démagogue. Tout à coup ces braves gens se rappellent leurs devoirs envers leur peuple, devoirs qu'ils oublient allègrement dans le domaine économique, fiscal et social en avantageant quasi systématiquement la classe des nantis et les multinationales.
Les exemples de politicards de droite en Europe et aux États-Unis sont tristement légion : en France le FN, Orbán en Hongrie, Jaroslaw Kaczynski en Pologne, la Lega Nord et le mouvement 5 étoiles en Italie, en Allemagne l'AfD Alternatives für Deutschland, aux Pays-Bas Geert Wilders à la belle coiffure et un bon pote de Marine le Pen, en Autriche le FPÖ, les "Loups gris" et Erdogan en Turquie... etc. Il y a un an, à peu près, qu'un dirigeant de "Alternatives pour l'Allemagne" a déclaré que les réfugiés politiques étaient un coup de bol pour son parti ! Pas étonnant que ce politicien "honnête" ait été vite désavoué par les chefs de son parti, car ses propos étaient considérés légèrement gênants.
Dans mon pays, la Belgique, on est particulièrement gâté d'avoir 2 partis politiques de ce gabarit : le "Vlaams Belang" = intérêt flamand et le parti N-VA ou "Nieuwe Vlaamse Alliantie" (nouvelle alliance flamande) du sieur Bart de Wever, qui au lieu de devenir Premier ministre du royaume - ce qui aurait été logique après sa victoire électorale - a préféré le job de bourgmestre d'Anvers, d'où il peut, sans grands risques électoraux, diriger le pays. Sa grande spécialité ce sont ses oukazes populistes contre tout ce qui n'est pas Flamand depuis au moins l'Empire romain et tout ce qui est un tantinet progressiste.
Une anecdote récente que je ne puis m'empêcher de mentionner ici est l'histoire des Soudanais renvoyés chez eux. Theo Francken, secrétaire d'état à l'asile et la migration, considéré comme le dauphin de Bart de Wever, a commis la grosse erreur d'inviter des représentants officiels du régime pourri d'Omar el-Béchir, poursuivi pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Ces officiels (sûrement des policiers secrets) ont pu interroger dans leur langue et sans contrôle belge des candidats au rapatriement forcé. Selon certaines rumeurs ces rapatriés ont été maltraités à leur retour. Rumeurs contredites et confirmées ? Quoi qu'il en soit, le Premier ministre avait déclaré un moratorium, en janvier dernier. le Francken a déclaré de son côté qu'il n' y en avait pas prévu ce mois-là. Un pur mensonge que cet éminent politicard a eu le culot de qualifier après de mensonge délibéré ! Un homme avec un minimum de sens d'honneur aurait remis sa démission, mais pas ce Francken boy. le comble c'est qu'en dépit d'une telle erreur et d'un tel mensonge la popularité de cet énergumène lamentable s'est trouvée accrue ! J'ai honte d'être Belge, rien que d'y penser. Une autre caractéristique de ce "golden boy" est sa manie des tweets, à l'exemple de cet autre génie d'outre-Atlantique.
Je m'excuse pour cette digression, mais j'ai pensé que ce fait est révélateur pour une certaine mentalité inquiétante, qui se trouve exactement à l'opposé des préoccupations nobles de Xavier Emmanuelli.
Ce problème majeur de société a également miné l'autorité de l'Union européenne, dont le plan de répartition géographique des réfugiés n'a pas abouti à cause de l'opposition farouche avant tout des Hongrois et Polonais. de même que l'accord avec la Turquie pour les réfugiés syriens a été gravement critiqué.
Le Brexit est un autre exemple de sentiments ultra-nationalistes et anti-étrangers. Il est délicat pour moi de défendre les eurocrates, l'ayant été moi-même pendant de longues années, mais eux au moins ne se laissent pas influencer par des considérations opportunistes à super bref échéance, électorales, populistes et étroites.
On a beau être en désaccord avec certaines thèses développées par l'auteur dans son relatif court ouvrage (158 pages), mais ce que Xavier Emmanuelli explique vaut, en tout cas, absolument lecture, réflexion et méditation. Les nationalistes de droite trouveront sûrement que l'auteur est un idéaliste rêveur, qui plane loin de la réalité quotidienne, mais à choisir entre le soi-disant réalisme de ces petits esprits démagogiques et l'idéalisme d'un Xavier Emmanuelli, mon choix est très vite fait.
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camati
  14 mars 2018
Le sous-titre de « Accueillons les migrants » donne d'emblée le ton et la direction prise par Xavier Emmanuelli : « Ouvrons nos portes, ouvrons nos coeurs ».
Cet essai s'ouvre sur un appel dont les premiers mots sont « mes amis, au secours », comme si X. Emmanuelli avait besoin d'être secouru, alors qu'en fait il reprend le discours de l'Abbé Pierre de 1954 pour montrer que plus de 60 ans se sont écoulés et pourtant cet appel est toujours d'actualité.
Cet essai de 154 pages, en deux parties, explique d'une part pourquoi nous devons accueillir les migrants et comment faire d'autre part. Xavier Emmanuelli est connu pour son engagement auprès de ceux qui ont besoin d'aide de quelqu'ordre que ce soit : cofondateur de Médecins sans Frontières, ancien médecin- chef à Fleury-Mérogis, fondateur du Samu social, secrétaire d'état chargé de l'action humanitaire d'urgence, et auteur.
Si je cite la phrase suivante : « Immigrés ou évacués, échappés des luttes civiles ou de la répression, ils arrivent déguenillés, défigurés, lamentables, portant sur eux les stigmates de ce qu'ils ont souffert, ayant laissé à chaque station de leur calvaire beaucoup de leur force et de leur sang » (page 11), pouvez-vous la dater ? 2018 ? Non, 1931 ! Rien n'a-t-il donc changé sinon la provenance de ces personnes que l'on ne sait pas nommer : clandestins, demandeurs d'asile, déplacés, exilés, expatriés, illégaux, immigrés, réfugiés, sans-papiers….. de tous ces termes, X. Emmanuelli préfère « exilés » car c'est celui qui exprime le mieux la contrainte d'abandonner leur pays d'origine pour pouvoir survivre, sans se douter du mauvais accueil qui leur sera réservé (s'ils ont survécu à ce périple dangereux).Ils nous font peur et pourtant, l'auteur nous dit que nous devons les accueillir.
Tout d'abord, il nous faut échapper à cette banalisation médiatique qui transforme ces drames humains terrifiants en faits divers noyés dans un flux continu d'informations diverses et variées qui ne nous émeuvent même plus.
Pourtant quelques chiffres donnent le vertige : en 2016, 70 millions de personnes déplacées en raison d'un conflit ou de persécutions, plus de la moitié du peuple syrien déraciné (soit à l'intérieur du pays soit hors de ses frontières), 51% des réfugiés sont des enfants. Contrairement à ce que pensent de nombreux Européens, ce n'est pas notre continent qui accueille le plus grand nombre de réfugiés. Comparons avec la Turquie qui a accueilli 2,5 millions de personnes en 2015 soit 0,4 million de plus que l'Allemagne, la Chine, les Etats-Unis, la France, le Japon et le Royaume-Uni réunis (les six pays les plus riches de la planète).
D'aucuns voudraient que l‘Europe ferme ses frontières et construise une nouvelle « ligne Maginot ». N'ont-ils pas oublié que nous aussi avons migré à certaines périodes de notre histoire – rien qu'en France : à la fin du 17ème siècle, après la Révolution française, pendant la seconde guerre mondiale) ? Par ailleurs, l'Histoire a également montré que cela ne fonctionne pas : les frontières sont poreuses et les murs peuvent s'effondrer.
La France en particulier est au coeur d'un paradoxe : tout en se targuant d'être le pays de droits de l'Homme, elle veut restreindre l'immigration et n'a pas une politique d'accueil que l'on pourrait qualifier de décente. D'autres pensent que, plutôt que de fuir leur pays, les migrants devraient rester chez eux et se battre. Là encore, les Français ont la mémoire courte ; on le sait, seule une minorité s'est engagée dans la Résistance.
Dans cet essai, Xavier Emmanuelli tente donc d'une part de faire tomber les idées reçues et de montrer d'autre part que l'immigration peut être bénéfique. Il dresse une liste des personnes célèbres en France qui sont issues de l'immigration polonaise, russe, italienne, espagnole, maghrébine, africaine, etc….
Dans la seconde partie, l'auteur propose des solutions, s'intéressant d'abord aux plus fragiles : ceux qui sont en situation de handicap, ou malades, les enfants, les jeunes, et regrettant qu'il faille se résoudre dans l'immédiat à faire un tri parmi les migrants. Il pointe également du doigt les lacunes de notre pays en matière d'accueil, en insistant sur le fait qu'il est plus que temps de réagir car le mouvement va s'amplifier et risque de se répercuter sur au moins cinq générations.
Ce livre est donc un appel au peuple français puisque les autorités ne semblent pas prêtes à faire réellement face au problème. A l'instar de Xavier Emmanuelli, je dirais donc « ouvrez ce livre, ouvrez votre coeur ». Bonne lecture.
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nathiec44
  19 mars 2018
Xavier Emmanuelli est un homme de conviction, de terrain, engagé, un grand humaniste.
Il livre un état des lieux précis de l'état des flux migratoires dans le monde, non sans se référer au passé, projetant aussi sur l'avenir de terribles destinées humaines.
Le livre débute par un rappel du fameux discours de l'Abbé Pierre hiver 1954 qui continue de marquer les esprits. Hélas notre époque saturée d'informations ne fait pas toujours la part des priorités, les journaux télévisés et les radios livrent en masse sans distinction, sans recul et sans analyse des images bouleversantes que nous découvrons sans vraiment réagir.
Le livre est truffé de chiffres (un peu trop ?), pour autant ils sont parlants et l'analyse qui en découle est tout en nuances.
Pourtant les solutions proposées ne sont guère novatrices et un peu surprenantes comme celle de proposer un tri ? Il s'agit de vies, de destins humains, le terme de tri est inapproprié.
J'ai lu avec attention et intérêt le réquisitoire de Xavier Emmanuelli ; pour autant, je suis un peu restée sur ma faim car j'attendais de vraies idées pour des solutions pérennes. L'exemple allemand qu'il cite n'explore pas les limites de la politique menée Outre Rhin dont les dernières élections laissent présager un manque d'adhésion de la majorité de l'opinion publique.
Ouvrons néanmoins ce livre afin de consacrer pour mieux comprendre, réfléchir et peut être que tous ensemble des solutions collectives, remportant l'adhésion de tous pourraient voir le jour.
Merci aux Editions de l'Archipel et à la masse critique Babelio pour cet éclairage.
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claraetlesmots
  14 mars 2018
Ecrit par Xavier Emmanuelle qui est le fondateur du SAMU Social, il est impossible de nier que l'auteur ne connaît parfaitement les centres hébergements, les structures dépendantes de l'état ou associatives et les procédures de l'accueil des personnes en grande difficulté. Car pour risquer sa vie et fuir son pays, des hommes et les femmes que l'on appelle les migrants arrivent en France ou dans d'autres pays car ils n'ont pas le choix. Ce livre tort le cou à certains préjugés et à d'autres images véhiculées.
Xavier Emmanuelli détaille la question migratoire qui ne date d'aujourd'hui ( sous cette expression on parle de vies humaines, ne l'oublions pas ) . Emaillé par de nombreux chiffres extraits d 'études et par sa propre expérience, Xavier Emmanuelli ne verse pas dans l'utopie . Malgré ce titre où il est nous dit d'ouvrir nos coeurs, j'ai été choquée par un propos (pages 104, 105 et 106) qui est de celui de choisir ceux que nous voulons accueillir ! En tant que bénévole dans une association d'entraide aux autres, je ne peux pas cautionner tout ce qu'écrit l'auteur ( je suis peut-être trop idéaliste mais tant pis) même s'il a le mérite par ailleurs de rétablir certaines vérités trop souvent oubliées . Pour revenir au fond, il manque des témoignages de personnes car les chiffres, trop de chiffres, donnent à ce livre, hélas, un goût d'étude. Merci à l'éditeur et à Babelio pour cet ouvrage.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
camaticamati   14 mars 2018
Mais, contrairement à ce que voudraient croire les partisans de la fermeture des frontières, prendre la route n'est jamais un choix aisé, jamais une solution de facilité. Partir dans un autre pays signifie tout recommencer à zéro, renoncer à ce que l'on possède. Lorsqu'un paysan abandonne son champ, il sait qu'il ne reviendra pas. Nul n'abandonne sans raison profonde le bien qui nourrit sa famille, qui a nourri des générations et des générations, et qui devait nourrir ses enfants après lui.
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castabeacastabea   03 juillet 2018
"Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez aussi la guerre", avait déclaré Winston Churchill, le 13 mai 1940, à propos des accords de Munich. L'histoire bégaye toujours...
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castabeacastabea   03 juillet 2018
Nous entretenons la nostalgie du terroir, alors que notre mode de vie est devenu américain, comme le dit Régis Debray. Nous nous glorifions de notre gastronomie, alors que nous nous nourrissons de pizzas et de sushis. Nous prétendons défendre la main-d'oeuvre française, alors que nos vêtements viennent de Chine ou d'Inde. Même dans le football, notre conception du jeu qui faisait notre fierté a sombré puisque les meilleurs clubs de la Ligue 1 sont désormais dirigés pas des entraîneurs étrangers. Cela fait bien longtemps que nous ne rompons plus le pain en faisant le signe de croix. La paysannerie et les petits villages d'antan ont disparu. Nous conservons nos légendes sans comprendre qu'elles ne sont plus que des reliques. Nous sommes les gardiens d'une époque défunte.
Inutile de sortir les mouchoirs : tout ne meurt pas pour autant dans notre pays ; beaucoup de choses sont préservées. Mieux, même lorsque le principe de réalité nous rattrape, nous sommes capables de perpétuer la grandeur de notre pays.
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castabeacastabea   03 juillet 2018
Accueillir les réfugiés ne signifie pas forcément faire don de soi en leur consacrant toutes ses journées. Des gestes simples constituent aussi des pas importants : une conversation, le partage d'un sandwich ou d'un café. Se rapprocher des migrants permet de prendre conscience qu'ils existent en tant qu'individus, qu'ils ne sont pas de simples chiffres ou des images médiatiques. Alors, il devient difficile de rester insensible à leur sort.
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camaticamati   14 mars 2018
On s'habitue même à l'horreur.
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