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Pascale Jusforgues (Traducteur)
EAN : 9791036310430
350 pages
Éditeur : Bayard Jeunesse (03/03/2021)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 58 notes)
Résumé :
Evan Hansen a toujours eu du mal à s'intégrer. Il n'a pas d'ami, ne parle à personne à part sa mère et son psy. Ce dernier lui confie un exercice quotidien : s'écrire des lettres. Seulement, Connor, un de ses camarades de classe lui en dérobe une. Quelques heures plus tard, il est retrouvé mort. Le jeune homme s'est suicidé.
Découvrant la lettre dans sa poche, les parents de Connor pensent qu'elle a été écrite par Connor, pour Evan, et vont être ravis de déco... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (59) Voir plus Ajouter une critique
prune42
  14 mars 2021
Evan Hansen est un lycéen qui n'a pas d'amis et qui souffre de cette solitude. Sur les conseils de son psychiatre, il s'écrit des lettres pour aller mieux mais il oublie une de ces lettres au lycée et Connor Murphy, un autre jeune, la trouve et se moque de lui. Quelques jours plus tard, Evan apprend que Connor s'est suicidé. Les parents de Connor, ayant trouvé sur lui la lettre d'Evan, pensant que leur fils et Evan étaient meilleurs amis. Au lieu de les démentir, Evan ne dit rien et ce mensonge va prendre des proportions énormes. de transparent, Evan devient très populaire au lycée, au centre même d'un projet pour honorer le souvenir de Connor, et la soeur de celui-ci, dont Evan était secrètement amoureux, devient sa petite amie. Evan arrivera t-il à avouer la vérité et à reconnaître que tout n'est que mensonges ?
Tout d'abord, je remercie Babelio et la maison d'éditions Bayard de m'avoir proposé ce roman de littérature jeunesse. le thème de l'adolescence et du mensonge ayant éveillé ma curiosité et m'évoquant "13 reasons why", j'ai accepté cette lecture avec plaisir.
Si ce roman est intéressant et facile à lire, je pense qu'il plaira avant tout à un lectorat de jeunes lecteurs (fin de collège ou lycée). de plus, il se lit rapidement, les chapitres sont courts et peuvent permettre de faire des pauses fréquentes.
J'ai davantage apprécié la seconde partie du roman qui éclaire la personnalité de Connor et les raisons de son geste. le lecteur apprend un élément nouveau important au sujet de Connor, assez inattendu pour moi.
Ce roman peut faire réfléchir les jeunes à la question de la vérité et les inciter peut-être à parler quand ils ne se sentent pas bien, d'ailleurs il y a quelques pistes d'associations à la fin du livre.
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irisrivaldi
  13 avril 2021
 Je remercie les Éditions Bayard et Babelio pour leur invitation à découvrir ce roman dans le cadre d'une masse critique privilégiée dédiée à la littérature jeunesse. C'est la deuxième fois que je suis sélectionnée pour ce type d'opération (cf. « Four Dead Queens » d'Astrid Scholte paru chez Casterman, chronique du 14 juin 2020) afin de faire part de mes impressions sur un page-turner américain.
    Toujours très honorée et super stressée aussi en raison d'un délai – de 30 jours –, à la fois court et long selon le point de vue... je suis néanmoins venue à bout de ce pavé (430 pages) dans les délais. Ouf !
    Conformément à sa fonction de « page-turner », le livre fait son job, on ne voit pas le temps passer tant l'écriture nous entraîne dans de multiples rebondissements.
    Par ailleurs, au cours de ma lecture, j'ai pu voir des originalités à plus d'un titre (même si celui-ci est resté en V.O.). Tout d'abord, l'ouvrage est le fruit d'un travail collectif. Il y a ainsi un auteur principal, en l'occurrence Val Emmich, lequel s'est entouré de trois collaborateurs. Un bel exemple de travail d'équipe. Ensuite, on apprend dans les remerciements, à la fin du livre donc, que l'histoire est tirée d'une comédie musicale. Et, quand on arrive à la dernière ligne, il reste en effet comme une petite musique dans la tête d'autant que l'un des personnages est également musicien (musicienne pour être plus précise) et s'adonne même à la composition…
    Mais c'est sur le plan de l'introspection que le livre va assez loin, le personnage principal est effectivement très travaillé, on se trouve en empathie avec lui. Sa détresse est touchante, on perçoit ses failles, ses doutes, ses craintes et son besoin d'exister à un âge où tout se construit. En effet, Evan est un lycéen de nature (très) anxieuse, qui frise la phobie sociale. Solitaire, introverti, il aurait plus tendance à longer les murs qu'à vouloir se mettre en avant. Un trou de souris serait à sa mesure. de plus, sa vie familiale est pour le moins chaotique. Élevé par une mère dévouée qui a à coeur de vouloir améliorer l'ordinaire en poursuivant ses études, celle-ci se retrouve le plus souvent débordée car elle doit aussi mener de front son métier d'infirmière. Pour couronner le tout, sa génitrice multiplie les maladresses et n'entrevoit que le recours à un psy pour aider son fils. Son père est quant à lui indifférent à ce que devient Evan, d'autant qu'il a refait sa vie à l'autre bout du pays et semble à présent bien plus soucieux de son nouveau foyer.
    L'analyste d'Evan entreprend alors un travail pour libérer son jeune patient de ses angoisses : outre la prescriptions de médicaments, il incite le jeune homme à s'adresser des lettres à lui-même en vue de vivifier son estime de soi. Même si l'intéressé voit dans cette béquille émotionnelle davantage une corvée qu'un exutoire miraculeux censé tout résoudre, il se plie de bonne grâce à l'exercice pour complaire à son entourage. Faire ce qu'on attend de lui sans moufter, voilà ce qui définit Evan.
    Seulement le diable va s'en mêler… Un concours de circonstances fait qu'une lettre qu'Evan s'était écrite est dérobée par Connor, un autre lycéen. On apprend vite que ce dernier avait de très gros problèmes puisqu'il se suicide très peu de temps après. Coup de théâtre : on retrouve la lettre d'Evan sur le corps de Connor. Les apparences racontent une autre histoire et il n'en faut pas moins pour en déduire qu'Evan et Connor étaient les meilleurs amis du monde. La famille du suicidé cherche à en savoir plus. de fil en aiguille, de quiproquos en quiproquos, Evan s'enferre dans ses mensonges pour ne pas faire de peine autour de lui. Dans le même temps, sa vie change du tout au tout. Les projecteurs sont à présent braqués sur lui, il devient populaire et réussit même à charmer la jeune soeur de Connor dont il était (justement) et secrètement amoureux.
    Le récit montre comment à partir d'un mensonge, l'affaire va prendre des proportions dantesques avec le renfort des technologies d'aujourd'hui : réseaux sociaux, Internet etc. Jusqu'au dénouement, on se demande si la vérité finira par éclater… Et surtout comment. le pauvre Evan en vient même à regretter sa vie d'avant tant sa conscience le tourmente. Sur le plan de la construction de l'intrigue, les chapitres alternent les états d'âme d'Evan à l'errance post mortem de Connor. On subodore ici que les collaborateurs de Val Emmich ont rédigé (ou l'ont aidé à le faire) les passages consacrés à Connor. Même si la transition d'un personnage à l'autre se fait sans heurts, on perçoit toutefois une différence de style. Rien de gênant, le stratagème fonctionne et donnerait plutôt un certain rythme à l'ensemble en mettant en évidence les occasions manquées. Ainsi, en d'autres circonstances, on se dit qu'Evan et Connor auraient VRAIMENT pu être amis, si le destin en avait décidé autrement car les deux garçons ont, chacun à sa manière, beaucoup en commun.
    D'autre part, certains détails soulignent les outrances typiques de la société américaine ; rien d'anormal, par exemple, de voir un lycéen rouler en SUV alors que, quiconque s'étant un tant soit peu frotté à la dure réalité, n'ignore rien de la difficulté à pouvoir s'offrir ne serait-ce qu'une roue d'un engin pareil même en travaillant pendant des années. Idem, se gaver dès le plus jeune âge de tranquillisants qui assommeraient un cheval relève de la banalité ; ceci dit, cet état de fait tend hélas à aussi entrer dans les moeurs de bien des pays, y compris le nôtre.
    In fine, le message de l'histoire, qui aborde un sujet grave sous des dehors légers, vise la prévention du suicide, en particulier chez les adolescents. Un fléau dont les racines sont tentaculaires, allant des difficultés relationnelles et familiales au harcèlement, scolaire ou pas d'ailleurs, qu'amplifie l'impact des réseaux sociaux.
    Conclusion : un bon moment de lecture destiné à éveiller les consciences.
Lien : http://scambiculturali.over-..
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deuxmotspassant
  14 mars 2021
Ce livre m'a été généreusement envoyé par les éditions Bayard dans le cadre d'une masse critique. Je n'aurais sans doute pas lu ce roman de ma propre initiative, et pourtant il a été très plaisant à lire. Je pense qu'il fait plutôt partie d'un registre lecture jeunesse mais il peut être intéressant pour tous les âges.
Evan est lycéen et ressent un profond mal-être, il se sent seul, a du mal à se faire des amis, reste muré dans son introversion.
Suivi par un psychiatre, et sur les conseils de ce dernier, Evan s'écrit des lettres à lui-même. Ce procédé a pour but d'augmenter son estime de soi.
Connor, un autre lycéen s'empare d'une des lettres d'Evan qu'il se destine. le lendemain Connor est retrouvé suicidé, la lettre dans sa poche.
Le rapprochement entre les deux étudiants se fait naturellement par la famille.
Une cascade de quiproquos va mener Evan sur le sentier du mensonge dont il aura du mal à sortir.
Ce roman donne à réfléchir sur le mal-être de la jeunesse menant au suicide dans certains cas. Cette période n'est pas facile à traverser car l'être se forge, se découvre, se compare, évolue.
Une comédie musicale du même titre que le roman remporte un franc succès et laisse passer un message de soutien aux jeunes en mal de vivre.
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Cababip
  11 avril 2021
Merci aux éditions Gallimard et à l'opération Masse critique de Babelio pour l'envoi.
La vie peut parfois sembler cruelle. Les raisons qui nous poussent à rester sont parfois dérisoires à nos yeux, et pourtant si précieuses, pour la vie et l'impact que peut avoir un suicide sur nos proches. Bien sûr, nous ne pensons pas à cela, préoccuper, obnubiler par cette détresse et ce désespoir qui nous obstruent la poitrine.
J'ai trouvé cela amusant, que l'on m'envoie un tel roman, alors qu'un an auparavant, j'étais dans la même situation que Connor, tiraillée entre l'envie de partir, et celle de rester. Amusée également, que le personnage de Evan me ressemble tant.
Evan est un garçon anxieux, très anxieux, qui réfléchit trop, et se mure dans une solitude qui lui donne l'illusion de le réconforter. Pourtant, malgré lui, cette vie ne lui suffit plus. de vivre dans l'ombre, de n'être reconnu au nom de personne, d'être ce parfait « Inconnu » aux yeux du monde.
Puis, un jour un drame se déroule, et par ce drame, et à la suite de nombreux quiproquos, du genre théâtral, Evan va se voir propulser au-devant de la scène, et surtout, ne va plus être invisible pour Zoé, la petite soeur de Connor.
Le thème du suicide est abordé, et surtout les conséquences que cela peut avoir sur toutes les personnes qui restent, celle qui doivent apprendre à vivre avec cette douleur imprévue. J'ai aimé ce point de vue là, même si j'aurais également aimé rentrer un peu plus dans les pensées de Connor, même si elles étaient obscures, sombres et effrayantes, car la vérité du suicide est bien réelle. Exploiter ainsi encore un peu plus la seconde partie du roman, que j'ai d'ailleurs préféré à la première.
L'Homosexualité est également là, mais thématique simplement survolée, juste pour marquer sa présence, ce que j'ai d'ailleurs beaucoup regretté. Il y avait là un réel potentiel exploitable, mais qui n'est resté qu'à l'état d'ébauche partiel, sans véritable approfondissement. M. est d'ailleurs resté un parfait inconnu à mes yeux. Pas une seule fois l'auteur nous permet de connaître ses sentiments, sa tristesse ou sa colère, qu'il a très certainement ressenti, notamment lorsque tout le scénario se met en place, avec comme fondations de véritables mensonges.
La réflexion vérité/mensonge est très intéressante. Devons-nous révéler une vérité plus destructrice et moins apaisante qu'un doux mensonge ? Sommes-nous vraiment menteurs si nous ne disons que ce que les principaux concernés souhaitent entendre ?
D'ailleurs, j'ai plusieurs fois été excédé par le comportement d'Evan, qui se cachait sous un manteau de lâcheté, pour ne pas assumer la pleine responsabilité de ses actes. Et puis, malgré tout, on s'attache à ce personnage fragile, écorché, qui tente de ravir tout le monde, quitte à s'oublier.
Pour finir, Dear Evan Hansen est un roman aux thèmes profonds, évoqués parfois trop partiellement, mais qui ont le mérite d'être là. La romance, les personnages, les situations de la vie que nous pouvons tous connaître rendent ce roman profond, touchant, et même léger, même si de prime abord, il ne semble pas.
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izziederives
  23 mars 2021
Merci aux éditions Bayard et à l'opération Masse Critique de Babelio pour l'envoi de ce livre.
Evan Hansen n'est pas un ado comme un autre. Il souffre d'anxiété sociale depuis longtemps, ne parle qu'avec sa mère – infirmière à temps plein qui manque de repos – et le psy qu'elle l'oblige à voir. Son père, en couple avec une femme plus jeune et vivant à l'autre bout du pays, est aux abonnés absents. Autant dire que personne n'a rien à envier à Evan. Il est invisible partout où il passe, traînant ses savates et ses mains moites dans les couloirs en espérant ne jamais avoir à s'exprimer. Pourtant, ça ne l'empêche pas de cultiver un amour secret pour Zoé, une ado d'un an de moins que lui qui joue de la guitare dans un groupe de jazz et à qui il n'a jamais osé parler.
Il se trouve qu'un jour, alors qu'il a le bras cassé et que sa mère l'encourage à faire signer son plâtre par ses camarades, Evan est violemment bousculé dans le réfectoire par Connor, un autre loup solitaire du lycée, suite à un quiproquo. Zoé vient alors à sa rescousse et Evan apprend qu'elle et Connor sont frères et soeurs.
Un peu plus tard, de nouveau face à la grande brute, Evan a l'occasion de discuter quelques minutes avec lui et se rend compte qu'il est moins effrayant que ce qu'il paraît. Connor va jusqu'à signer son plâtre, s'amusant du fait qu'ils soient tous les deux des mecs impopulaires et sans amis. Seulement, alors qu'Evan vient d'imprimer une lettre adressée à lui-même – exercice imposé par son psy – dans laquelle il évoque son amour pour Zoé, Connor tombe sur la dite-lettre, la lit, et explose de fureur, persuadé qu'Evan cherche à lui jouer un mauvais tour. Il s'enfuit avec l'objet du délit, laissant Evan patauger dans l'angoisse qu'elle soit diffusée dans tout le lycée.
Les heures s'égrènent, mais rien ne se passe. Pas de nouvelles de Connor, ni même de Zoé, et personne ne semble au courant de cette lettre. Convoqué deux jours plus tard dans le bureau du proviseur, Evan tombe nez à nez avec les parents de Connor, en larmes. Il apprend que l'adolescent s'est suicidé et qu'il n'a laissé qu'une lettre à son intention. Evan découvre avec stupeur qu'il s'agit de celle qu'il lui avait volée, mais incapable de se justifier, il peine à dire la vérité aux parents de Connor et préfère quitter la pièce en courant.
D'un mensonge par omission, Evan va commencer à s'enfoncer plus loin dans l'affabulation, acceptant le rôle de « meilleur ami » du défunt Connor afin de soulager la peine des parents, mais surtout celle de Zoé.
J'ai eu un peu peur au départ, je suis toujours un peu méfiante lorsque je me retrouve coincée dans la tête d'adolescents, mais j'ai beaucoup aimé. Evan est un gamin torturé, conscient qu'il va mal mais incapable de trouver la solution, et on constate très bien son évolution tout au long du récit. Il aurait pu être imbuvable, voire ignoble au vu des mensonges qu'il profère, mais c'est surtout un gamin délaissé, qui fait des erreurs tout en essayant de les rattraper, même s'il se trompe en cours de route. Ça le rend très humain du coup, et crédible. Vu son mal-être, l'histoire est moins tirée par les cheveux que ce qu'elle paraît, surtout dans un monde aussi cruel et codifié que celui du lycée.
J'ai bien aimé Jared, un autre ado un peu à part qui va aider Evan à parfaire son mensonge. Il a des répliques assez sadiques et marrantes, mais va finalement se révéler comme la « bonne conscience » d'Evan, malgré son cynisme.
Zoé est aussi un chouette personnage, parce que c'est une gamine normale, en colère après son frère qui, après des années à accaparer l'attention de leurs parents, va finalement décider de se foutre en l'air en laissant une trace indélébile dans le coeur de chacun. D'abord méfiante au sujet de l'amitié supposée d'Evan et de Connor, elle va peu à peu s'apaiser, Evan trouvant les mots pour la convaincre de l'amour de son frère.
C'est vraiment une jolie histoire, on a même l'occasion de découvrir quelques pov du fantôme de Connor. Je regrette juste que le sujet de l'homosexualité à l'adolescence n'est pas été développé plus que ça. Ne connaissant pas la comédie musicale, je ne m'attendais d'ailleurs pas à ce que le sujet soit traité. Je trouve ça bien ces notes à la fin du livre pour encourager les jeunes homos en détresse à contacter des associations, avec les adresses et les numéros, mais ç'aurait été encore mieux que le livre traite réellement du sujet, que les acteurs prennent véritablement conscience de la douleur de Connor. Là, malheureusement, il reste un fantasme pour tout le monde, sans que personne n'ait vraiment mis le doigt sur ce qui le rongeait et l'a poussé à l'acte.
Ça reste un livre que je conseillerais sans problème et que j'aimerais trouver dans tous les CDI et les médiathèques, car trop peu traité pour le grand public.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
AlisonHAlisonH   14 avril 2021
Les fantasmes sont toujours agréables. L'ennui, c'est qu'ils ne servent à rien quand la réalité déboule sans crier gare et te jette à terre. Quand elle te ligote la langue et qu'elle t'enferme les mots dans la tête. (p. 38)
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emilielettresemilielettres   07 avril 2021
Si tu souffres au plus profond de toi, c'est que la souffrance fait partie intégrante de toi. Elle te suivra partout. Impossible d'y échapper. Impossible de la chasser, de toute façon elle reviendra. Depuis ce qui s'est passé, j'ai eu le temps d'y réfléchir. Il n'y a qu'un seul moyen de survivre : accepter sa douleur. Accepter d'avoir mal. Sans plus attendre. Car elle finira par te rattraper. Alors autant t'y mettre tout de suite.
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emilielettresemilielettres   07 avril 2021
Tout à l'heure je pensais à mon père, si loin dans le Colorado. Avec ma mère, on vit sous le même toit, mais franchement je ne la sens pas tellement plus proche.
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emilielettresemilielettres   07 avril 2021
Je suis tellement écrasé par la solitude qu'elle va me jaillir par les yeux. Je n'ai personne. Et malheureusement, ce n'est pas une fiction.
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florencereveflorencereve   06 mars 2021
Nous naviguons dans cet océan d'arbres en faisant attention de ne rien déranger. Nous sommes en mission. Nous ne voulons pas d'ennuis. Nous sommes si nombreuses, nous les âmes solitaires. Nous tous qui avons contribué à la renaissance de cet endroit. Il y a ceux qui le verront grandir. et ceux que nous avons perdus. Nous avançons ensemble On grimpe, on tombe, on s'élève à nouveau. On essaie de se rapprocher du cœur des choses. De nous-mêmes. Des autres. De ce qui est vrai.
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