AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9781090175168
Éditeur : Serge Safran éditeur (06/02/2014)

Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes)
Résumé :
En Suède, on sait que Horace Engdahl, prestigieux académicien, est un écrivain de premier ordre. Dans la dizaine d’ouvrages qu’il a publiés, son dernier, la Cigarette et le Néant (2009), est assurément le plus intime, le plus personnel.

En observateur aiguisé, esprit fin, essayiste original et profond, Horace Engdahl, par ses aphorismes, maximes, critiques et apostilles, se place en droite ligne d’auteurs fran... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Sly
  20 février 2014
Que faut-il à un auteur pour qu'il décide de partager ses pensées, ses critiques dans un livre avec des lecteurs inconnus et qu'il en ressorte quelque chose de bénéfique ?
Du courage et du talent !
Le titre est loin d'être évocateur et si on se limite au quatrième de couverture avant de commencer à tourner les pages on ne voit rien qui nous permettrait de comprendre le choix du titre.
J'ai donc commencé ma lecture avec ces seuls indices, si le début n'a rien de véritablement transcendant, par la suite le livre prend plus de consistance et l'auteur prend le temps de développer un peu plus son opinion sur certain thème.
J'aime beaucoup ce qui est aphorismes, maximes et apostilles, mais un livre qui ne contiendrait que cela serait vite ennuyeux. D'autant que l'on ne partage pas forcément certains d'entre eux et d'autres qui faut l'avouer pour ma part, je n'ai pas su comprendre en totalité.
Heureusement, Horace Engdahl, approfondit certains thèmes et c'est là je trouve que le livre prend son véritable intérêt.
L'un des thèmes abordés, va nous toucher particulièrement nous, lecteur plus ou moins sérieux qui prenons le temps de partager nos avis. En tous les cas, ça l'a été pour moi.
L'auteur explique que les écrivains qui prennent le risque d'écrire, doivent être ouvert à la critique, peu importe si elle est positive, négative, pas adapté… Il y aura toujours quelque chose à faire ressortir d'une critique.
Les opinions sont aussi diverses qu'ils y a de personne dans le monde. Qui peut dire que tel opinion est la bonne sous prétexte que c'est celle qui emporte le plus de suffrage. Personne !
Y a-t-il un intérêt à ne considérer que les critiques qui encense votre oeuvre. Elles se ressembleront toutes, peut-être même que les précédentes auront influencés celles d'après.
Alors, que la critique qui se permettra de se placer en marge des autres critiques, qui se permettra d'apporter une réflexion différente, c'est elle qui vous place dans une position ou vous devez la confronter à votre opinion. A quoi sert d'avoir des opinions si tout le monde ont les même.
Cette lecture a été très plaisante, l'auteur « prestigieux académicien, et écrivain de premier ordre » nous dévoile son talent et ses pensées. On ressent vraiment, l'empathie que l'auteur à vis-à-vis du monde qui l'entoure. Il ne fait pas que critiquer, il donner les clés d'une réflexion qui a pour but d'améliorer la condition humaine.
Une belle découverte que je dois à Babelio et à l'éditeur. Un plaisir à renouveler.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
TRIEB
  17 février 2014
La rédaction d'essais comportant des aphorismes, des critiques , des références à des auteurs connus est périlleuse ; cette voie ayant été emprunté par des auteurs et classiques très prestigieux dans notre littérature , il est risqué de s'y essayer de nouveau car l'intrépide littérateur qui passerait outre s'exposerait à décevoir ses lecteurs .Horace Engdahl, auteur suédois, familier des grands classiques de la littérature française allant du XVIIe jusqu'à nos jours s'est essayé à cette tâche dans son livre La Cigarette et le Néant . Et c'est absolument délicieux, c'est plein de finesse, d'esprit, d'impertinence, et aussi de légèreté avec en filigrane un soupçon d'ironie accompagnant ses observations .Ainsi, trouve-t-, cette remarque sur l'élitisme d'une actualité évidente : « le problème de l'élitisme, c'est que seuls les éternels seconds y adhèrent .Les meilleurs, eux, s'identifient au plus grand nombre et se jugent ordinaires. »
Ou encore sur le caractère irremplaçable de l'amitié : « Les amis, autant de portes ouvertes sur le monde, que la vie mure l'une après l'autre, inexorablement.
»Chaque fois qu'un ami meure, la porte se rouvre, mais seulement sur la pièce où jadis nous étions jeunes. »
Le livre est riche d'autres observations sur les notions et situations les plus diverses : l'auteur dissèque ainsi le rôle que devrait selon lui, adopter un critique littéraire digne de ce nom ; il énonce ailleurs une définition de la sagesse personnelle : « Quand je m'interroge sur ce que je ferai dans les années à venir, je me rends compte qu'en réalité je me demande comment je vais me distinguer(…) le seul problème : la sagesse du renoncement nous semble toujours valoir pour les autres. »
Le passage qui a servi à composer le titre du livre est drôle, plein d'esprit et de dérision , comme le reste de l'ouvrage .Horace Engdahl y décrit le rôle salvateur attribué à la cigarette , du temps où l'on pouvait encore fumer en tous lieux : « Quand on est vraiment secoué , il n'y a qu'une Camel sans filtre vous pous remonter , même si ça fait des décennies qu'on a arrêté de fumer .La perspective de la fin du monde serait parfaitement supportable , si seulement on pouvait s'en griller une après. »
Ouvrage à recommander. Soigne par son humour et sa profondeur, les doutes et égratignures du quotidien.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
PauvreLelian
  12 février 2014
De prime abord, chez Horace Engdahl, le lecteur de la Cigarette et le Néant est souvent soumis à cette seule question de digressions philosophiques où « vous avez quatre heures » pour argumenter. Mais s'arrêter à cela, à la brièveté de certains aphorismes, à la concision, c'est passer outre l'éclat de telle ou telle perle. Les pages sur la critique de même que les considérations réactionnaires où nous entraînent l'auteur (la métaphysique du blogueur, l'auto-dérision, l'humour, voir carrément l'ironie) valent leur pesant. de page en page, de gré en gré, au fur et à mesure de ces envies que l'on prête au livre de chevet, voilà que l'on se laisse conquérir, j'allais dire piéger. C'est aussi précisément là où le talent du Suédois opère, dans ce fil ténu de la littérature exsangue de toute emphase. Un style dépouillé qui tue le temps.
Et de temps justement, ne doutons pas qu'il en faut pour rédiger 158 pages taillées au cordeau. Beau jardin, monsieur Engdahl !
Et belle découverte, quant à moi, d'un auteur et d'un dénicheur de talents, l'éditeur Serge Safran.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10


critiques presse (1)
Actualitte   14 mars 2014
En lecteur attentif des moralistes français, Engdahl maîtrise bien son art. Il n'hésite pas d'ailleurs à se placer implicitement dans leur sillage, de Chamfort à Cioran.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
SlySly   18 février 2014
Alors dis-toi : "Je vais bientôt partir ! Pourquoi rester là à me faire emmerder ?" Même si tu sais que tu n'as pas le choix, que tu n'oseras jamais prendre tes cliques et tes claques, cultive cette pensée ! Remémore-toi le naufragé dans le canot de sauvetage, qui déclare au bout de quatre jours sans eau sous un soleil brûlant : "Maintenant ça suffit, je rentre chez moi !", qui passe par-dessus bord et se noie, à la stupéfaction de ses camarades.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
SlySly   11 février 2014
Etre déprimé et savoir exactement pourquoi, ce n'est pas grave. En fait, ce sentiment doit porter un autre nom : regret, chagrin, anxiété. La vraie déprime, elle, n'a aucun motif discernable. A-t-elle une cause, celle-ci demeure hors de portée de la raison humaine. Autrement dit, elle est sans remède rationnel. Ce qui rend la déprime si lourde à porter, c'est l'impuissance qui l'accompagne, ou plus précisément l'incapacité à accepter cette impuissance.
La déprime est diffuse, sans contour définis. Lorsqu'elle s'empare de l'âme, on dirait qu'elle y régnait déjà à l'origine des temps et y demeurera pour l'éternité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
SlySly   15 février 2014
La critique littéraire ne procure pas une connaissance infaillible des œuvres, mais quelque chose d'autre, tout aussi précieux : elle éveille son lecteur et lui apprend à penser par lui-même. Elle corrige ses jugements hâtifs et péremptoires. Je peux ne pas être d'accord avec une analyse, mais elle m'oblige à réfléchir, et même lorsque je tire mes propres conclusions, je conserve une part de doute. Plus les analyses paraissent absurdes, plus elles peuvent se révéler efficaces. L'état actuel de la critique n'est peut-être pas aussi mauvais que nous avons tendance à le croire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
SlySly   15 février 2014
Car lorsqu’un ouvrage est critiqué, ce n'est pas l'auteur qui subit l'épreuve la plus délicate. Le public intelligent se réserve le droit de juger le censeur. Et si la critique est injuste ou fausse, le mépris dont elle est payée se mesure à l'idée de supériorité que tout censeur fait présumer avoir voulu donner de soi.
Commenter  J’apprécie          10
SlySly   18 février 2014
Le Roumain qui attend sur le terre-plein que le feu passe au rouge pour foncer sur les voitures et nettoyer les pare-brise dans l'espoir d'obtenir un euro. Service non sollicités, à la limite entre agression et mendicité ! L'écrivain s'y reconnait.
Commenter  J’apprécie          10

Video de Horace Engdahl (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Horace Engdahl
Horace Engdahl - La cigarette et le néant .Horace Engdahl vous présente son ouvrage "La cigarette et le néant" aux éditions Serge Safran. Traduit du suédois par Ophélie Alegre, Elisabet Brouillard, Johanna Chatellard-Schapira et al. http://www.mollat.com/livres/engdahl-horace-cigarette-neant-9791090175167.html Notes de Musique : Anitek: Blue Suede - Traffic Line
autres livres classés : littérature suédoiseVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Etes-vous incollable sur la littérature scandinave ?

Qui est l'auteur du roman "Bruits du cœur" ?

Herbjørg Wassmo
Jens Christian Grondhal
Sofi Oksanen
Jostein Gaarder

15 questions
117 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature scandinaveCréer un quiz sur ce livre