AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2709629364
Éditeur : J.-C. Lattès (15/04/2009)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 23 notes)
Résumé :

L'Italie au lendemain de la Première Guerre. Entre mer et forêt, au coeur des Pouilles, se niche le village de San Nidro où grandissent Basilio et Lucia. Née de parents inconnus, Lucia est différente et les villageois s'en méfient : enfant presque sauvage, elle est l'amie des signes envoyés par la nature. Basilio, lui, vient de perdre son père. Pour conjurer le chagrin, il oscille entre deux mondes, sa vie de pê... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
zabeth55
  17 juin 2015
1920 : montée du fascisme en Italie
San Nidro : un petit village de pêcheurs isolé dans les Pouilles
Basilio et Lucia : deux enfants qui s'aiment mais que le destin sépare.
Et voilà tout ce qu'il faut à Vincent Engel pour nous écrire un merveilleux roman, comme il sait si bien le faire.
Avec son incomparable talent, il continue à nous faire partager sa passion pour l' Italie et l'histoire de l'Italie.
Avec sa connaissance de l'âme humaine et sa grande sensibilité, il crée des personnages plus qu'émouvants. Basilio et Lucia m'ont fait penser à « Lazare et Cécile » d'Anne Sylvestre.
Cette histoire est prenante, magique, envoûtante. Il est difficile, en quittant ce livre, de quitter aussi San Nidro.
Ah ! Que j'aime de tels moments de lecture !
Commenter  J’apprécie          192
M_a_r_c
  03 novembre 2017
Il me tardait, après ma bouleversante rencontre avec Agnese Della Rocca et ses proches, de faire plus ample connaissance avec Vincent Engel.
Pour cette deuxième rencontre, j'ai choisi La Peur du Paradis, roman auquel incombait la tâche délicate de succéder, dans mes lectures, à Retour A Montechiarro.
Le récit débute par une amitié improbable entre Basilio et Lucia, deux enfants de San Nidro, un petit village perdu des Pouilles, qui se font la promesse de ne jamais se quitter. Une promesse toute simple, qu'ils auraient pu tenir au creux de leurs mains mais dont l'innocente fragilité sera balayée par la tempête de l'Histoire et l'avènement du fascisme dans l'Italie de l'entre-deux-guerres.
Vincent Engel nous offre une histoire aux multiples facettes avec La Peur du Paradis. de l'entêtement naïf des héros à vouloir se retrouver, de la communion quasi mystique de Lucia avec la nature, se dégagent beaucoup de poésie, de douceur. La plume de l'auteur est alors délicate, presque fragile, les mots sont doux, le ton est celui de la réserve, de la pudeur. Une sorte de retour aux sources teintée de mystères, de silences. Qui m'ont subtilement rappelé Hyacinthe, cette enfant étrange que j'ai croisée plus jeune dans les oeuvres d'Henri Bosco.
Succédant souvent à cette douceur, ou plutôt la côtoyant régulièrement, l'une n'empêchant pas l'autre, on retrouve également dans le récit de Vincent Engel de la tristesse, de la mélancolie lorsqu'il nous raconte ces deux destins gâchés, ces deux vies malheureuses d'être séparées, qui ne demandaient rien à autrui si ce n'est de pouvoir communier en une seule.
La plume de l'auteur se fait beaucoup plus incisive quand il évoque les causes de ce gâchis. Politique. Religion. A chaque fois, la folie des hommes, leur égoïsme, leur intolérance, sont en ligne de mire. Derrière l'innocence du récit, la critique est incontestablement présente et, à mes yeux, pleine de bon sens. A propos de la religion, et en espérant ne pas fâcher l'auteur de cette autre comparaison, la relation entre Lucia et Rosario m'a à certains égards évoqué celle entre Esmeralda et Frollo dans Notre-Dame de Paris.
Le temps m'a semblé omniprésent dans le roman de Vincent Engel. Ce temps qui s'écoule, indifférent à ce que font et à ce que sont les hommes. Mais que ceux-ci préfèrent considérer comme impitoyable à leur encontre pour ne pas devoir admettre qu'ils sont les seuls responsables de leur bonheur ou plus souvent de leur malheur.
Même si j'ai été au final moins ému par l'histoire de Basilio et de Lucia que par celle des Della Rocca, j'ai passé avec La Peur du Paradis un agréable moment. Une très belle lecture, que je vous conseille et qui, pour ma part, me donne envie de continuer à découvrir cet auteur plein de talent qu'est Vincent Engel.

Lien : https://livrelecteur.wordpre..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
vegalia
  07 octobre 2010
C'est un livre poignant, écrit avec émotion et tendresse et humour aussi. Ce livre conte l'histoire d'un amour de gosses dans l'italie ancestrale (un petit village perdu de la région des Pouilles). Cet amour va être contrarié, torturé par les aléas de la vie.
La fille Lucia fait la promesse à Brasilio, le garçon, son amour qu'elle ne partira jamais du village.
Pourtant ils vont se quitter.
L'une va aller dans un orphelinat, s'en réchapper, revenir dans le village, tuer quelqu'un qui voulait la violenter, repartir et attendre son amour. Elle le retrouvera mais il est enrolé dans les gardes du régime de Mussolini. Elle ne le reconnait plus, devient à moitié folle, s'enferme dans un mutisme qu'un médecin, pourtant attaché à elle, ne parvient pas à faire céder. Même au fond de sa douce folie, elle continuera à aimer, le garçon ne cessera pas de la chercher. L'amour fait mal, peut rendre fou surtout quand il ne peut pas se vivre au grand jour.
Je vous le conseille car c'est un grand moment de lecture.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Norlane
  19 mars 2010
Lorsqu'on lit la 4ème de couverture, on se dit que ça ne change pas beaucoup des précédents. Et pourtant ! On retrouve l'Italie (mais un tout petit village côtier, perdu dans les Pouilles), le fascisme, le destin qui écrase, l'amour irraisonné, et cette manière de ne pas donner tous les éléments, de laisser en suspens, dans l'inconnu, le début et la fin de certaines choses, certains personnages. Mais la langue (un mot qui revient souvent dans l'écriture de Vincent Engel, pour ce livre-là) est différente, parce que l'histoire n'est pas celles des livres précédents. Elle est dans le silence des mots, elle passe par l'oeil, et par les éléments : le vent, la mer, le feu, la forêt, le béton, la fureur de la ville...
Commenter  J’apprécie          10
Tuclasakoi
  12 mars 2015
J'ai apprécié la beauté du texte plein de poésie. Les états d'âme se mêlent à la beauté de la nature ; la mer, ses vagues, son écume, la couleur du ciel, le bruit du vent, le silence de la forêt. L'auteur utilise beaucoup de métaphores.
Il y a cet amour entre deux enfants, un amour plein de promesses. Mais la vie peut détruire l'harmonie de l'enfance.
J'aime cette phrase ; « Dès la première rencontre, il avait été envoûté par « ce rire qui l'avait caressé comme un frisson «
Dans les années 20, le fascisme monte en Italie. Les chemises noires abusent de leur pouvoir. Les chefs ne sont en fait que des minables et sont de véritables despotes. La violence, les assassinats ignobles sont un sport joyeux. Nous découvrons d'autres personnages odieux, notamment ce prêtre médiocre, sournois. Il use de son autorité sur des gens simples, analphabètes. Ceux-ci vivent dans la conformité, dans la crainte de l'enfer, de l'Église.
Les états d'âme de ses personnages sont très fouillés. Il analyse leurs pensées, leurs inquiétudes, leurs espoirs, leurs désespoirs.
Lien : http://clubdelecture.tubize-..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Vincent Engel (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Vincent Engel
Vincent Engel présente son nouveau roman, le Miroir des illusions.
De Venise à San Francisco, en passant par Berlin et New York, voici les destinées romanesques de personnages guidés par l?obsession de la vengeance, au prix du bonheur, de la paix et peut-être de leur vie.
autres livres classés : italieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Français ou Belge ?

Georges Simenon

Francais
Belge

10 questions
320 lecteurs ont répondu
Thèmes : roman , littérature française , littérature belgeCréer un quiz sur ce livre