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ISBN : 2253111112
Éditeur : Le Livre de Poche (12/10/2006)

Note moyenne : 2.88/5 (sur 8 notes)
Résumé :

13 juillet 1788 : un terrible orage secoue la France du sud au nord, semant la désolation dans un pays déjà éprouvé par la sécheresse, la famine et les incuries de la Cour. Au fond d'un val perdu, le tyrannique vicomte Baptiste de Ruspin, châtelain de la Follye, tue l'un de ses paysans. Son fils Népomucène, jeune homme nourri de la lecture des philosophes, saisit aussitôt ce prétexte pour l'arrêt... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
viou1108
  02 octobre 2012
14 juillet 1788, quelque part en France. Non, vous lisez bien, il n'y a pas de faute de frappe. Nous sommes bien en l'an 1788, à Avau, petite bourgade de 200 âmes, perdue au fond d'un vallon. En ce jour funeste, un orage anéantit tout le pays. le ciel tombe sur la tête des habitants d'Avau une deuxième fois lorsque, au comble de la rage et de la frustration, le vicomte Baptiste de Ruspin, seigneur du lieu, tue un de ses paysans, sans raison.
Voilà sur quel fondement naît la République d'Avau, un an avant la prise de la Bastille. En punition de ses crimes, le vicomte se voit « embastillé » dans son propre château par son fils Népomucène, qui rêve, avec quelques amis, de démocratie et de « liberté, égalité, frugalité ».
La bourgade oubliée du monde servira de laboratoire à une révolution basée sur les idéaux des Lumières. Oui mais voilà, les belles idées théoriques sont bien difficiles à mettre en pratique, quand elles sont proposées par l'élite bourgeoise du lieu, même aves les meilleures intentions du monde, à un peuple en servage depuis des siècles, ignorant, et qui n'est pas demandeur.
De déconvenues en trahisons, Népomucène réalise trop tard qu'il a lancé un processus certes généreux, mais vain, et qu'il était « angélique » de croire que la démocratie pouvait advenir de but en blanc du jour au lendemain, sans autre préparation que la lecture de Montesquieu et de Voltaire.
Roman court, triste, dont on sort avec une sensation de terrible gâchis. le style est désuet, reflétant son époque, et les personnages un peu caricaturaux : l'idéaliste naïf, les amoureux un peu guimauve, la brute épaisse, le tyran odieux, la femme martyre, les paysans ignorants,…
La tension est constante, le drame se joue sous nos yeux, les secrets de famille affleurent, les illusions sont en perdition, inéluctablement, à peine une lueur d'espoir…
Pas désagréable à lire, j'ai trouvé ce roman moins captivant et avec moins de souffle que Retour à Montechiarro.
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M_a_r_c
  24 septembre 2019
Nous sommes en 1788, à la veille de la révolution française. Quelque part au fond d'un val oublié de tous, le vicomte Baptiste de Ruspin règne d'une main de fer sur les deux ou trois centaines d'âmes que compte le village d'Avau.
Lorsque des pluies torrentielles s'abattent sur la région, détruisant sur pied la maigre récolte déjà compromise par la sécheresse, c'en est trop pour le vieux vicomte qui, exaspéré, tue l'un de ses paysans.
Son fils aîné, Népomucène, bercé par les idéaux des Lumières, profite de l'occasion pour écarter son père du pouvoir, nourrissant le secret désir de mettre en place une société plus juste, que régiraient les grands principes qui deviendront un peu plus tard la devise de la France. « Liberté. Egalité. Fraternité ».
Mais le fossé est grand entre les beaux idéaux du jeune aristocrate érudit et le rude quotidien des habitants d'Avau. Pour tenter de mener à bien son projet, Népomucène devra affronter l'incompréhension de ces paysans habitués à obéir aveuglément à leur seigneur et peu enclins à profiter d'une liberté qui les embarrasse plus qu'elle ne les sert. En même temps, il devra faire face aux moqueries de son père, qu'il n'a pu se résoudre à juger et qu'il garde emprisonné dans les caves du château, ainsi qu'aux tensions qui ne tarderont pas à naître entre ceux qui semblaient au départ partager le même idéal que lui.
Roman triste, Les Angéliques est aussi et surtout un roman sans illusion. Il raconte ce rêve que les idéalistes de toutes époques font d'une société meilleure. Un rêve qui, tel un frêle esquif, finit inlassablement par se perdre sur l'océan sans limites de la bêtise humaine quand il ne se brise pas plus vite encore contre les rochers de leur cupidité, de leur soif de pouvoir ou de vengeance.
Cette leçon d'histoire au pays d'Avau, prélude aux espoirs rapidement déçus que fera naître un peu plus tard la révolution de 1789, Vincent Engel, comme dans d'autres de ses romans, la double d'une tragédie typiquement grecque. Une tragédie dont les protagonistes sont dépassés non seulement par les événements extérieurs mais aussi par leurs propres décisions et actions qui, inéluctablement, les mènent à un dénouement fatal.
J'ai apprécié cette lecture. Comme toujours lorsqu'il s'agit de Vincent Engel. le propos est précis. le style est en même temps soutenu et fluide. Je préfère pourtant à ce roman son « cycle italien » – au coeur duquel je place encore et toujours Montechiarro – plus intense et plus abouti à mes yeux. Je porterais sans distinction tous les romans de Vincent Engel au Panthéon, je passerais pour un groupie un peu idiot. (Et je ferais probablement soupirer l'auteur même s'il n'est jamais désagréable d'être flatté !) D'où ce bémol à propos des Angéliques, alors que c'est pourtant, c'est toujours avec un réel plaisir que je retrouve sa plume.

Lien : https://livrelecteur.wordpre..
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Commenter  J’apprécie          73
BurggraeveDidier
  14 septembre 2019
J'ai beaucoup apprécié les deux premiers tiers du livre. de bonnes idées originales mais en finale cela ne débouche sur rien, la fin semble bâclée. Dommage.
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
viou1108viou1108   26 septembre 2012
Les beaux rêves font les vies tristes.
Commenter  J’apprécie          100
Videos de Vincent Engel (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Vincent Engel
Vincent Engel présente son nouveau roman, le Miroir des illusions.
De Venise à San Francisco, en passant par Berlin et New York, voici les destinées romanesques de personnages guidés par l?obsession de la vengeance, au prix du bonheur, de la paix et peut-être de leur vie.
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