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ISBN : 2253154628
Éditeur : Le Livre de Poche (16/04/2003)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 100 notes)
Résumé :

1855. Adriano Lungo, un jeune orphelin, arrive dans la magnifique propriété du comte Della Rocca, au-dessus du village de Montechiarro, en Toscane. Sous la protection bienveillante de cet homme brisé par un chagrin d'amour, Adriano va faire des études et, devenu maître d'école, s'impliquer dans le destin collectif d'une Italie en pleine unification. 1919. Dans l'Italie en proie à la crise économique, Agnese, la peti... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  20 mai 2016
Italie, une saga familiale en trois époques italiennes, un roman qui nous transporte du 19e siècle à la fin des années 70.

La première partie c'est une histoire d'amour, avec un orphelin de Toscane et un comte qui va chercher l'amour à Venise. C'est la partie que j'ai préférée, avec ses descriptions de la « sérénissime » et avec une Italie qui est justement en train de devenir l'Italie. C'est l'époque qui s'est appelée le « Risorgimento », la période où les royaumes de la péninsule ont été réunis et libérés des occupants étrangers. C'est aussi un prétexte de belles réflexions sur le bonheur, le destin et le sens de la vie.

La deuxième partie, de 1919-1943, c'est une histoire de violence absurde, avec la montée du fascisme et ses milices brutales. Un mariage arrangé, des crimes et des trahisons, beaucoup de haine et de mépris. C'est heureusement aussi l'amitié et surtout la Toscane, la campagne italienne vue par l'oeil d'un photographe qui ne se lasse pas d'en contempler et d'en décrire les paysages fabuleux.

Troisièmement, fin des années 70, c'est une histoire de réconciliation. Une autre génération en qui se réveille la violence des générations précédentes, une violence qui s'exprime à travers le terrorisme et les brigades rouges. Comment trouver la vérité et comment réussir à briser la malédiction de la vengeance ? de retour dans le village, sera-t-il possible d'y rebâtir la paix et de retrouver la beauté et l'amour ?

Une brique de plus de 750 pages, une grande saga italienne en trois volets inégaux, mais avec des paysages magnifiques, des drames familiaux et des amours contrariées.

(C'est aussi un roman pris au hasard dans « les livres pour une île déserte » d'une amie Babelio. Merci à zabeth55 pour cette découverte !)
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tynn
  07 août 2014
La Toscane, ses vieux mas nichés dans les campagnes vallonnées décorées de bosquets de cyprès, ses petits villages médiévaux perchés sur les collines, le chant des cigales, la chaleur du soleil… si cette douceur de vivre tente le visiteur, c'est aussi un passé historique riche qui a façonné la région.
Et pas mieux qu'une belle saga pour s'approprier un terroir.
Montechiarro est un village fictif de Toscane.
A travers le destin de trois femmes dans trois époques différentes (de1850 à 1943), ce sont des épisodes de l'histoire italienne qui s'invitent dans la quiétude du décor. de la réunification du pays aux années de plomb des Brigades rouges, en passant par le fascisme, les personnages vont être ballottés par la politique et les engagements que chacun y prendra.
Les hommes n'y ont pas la part belle : avides de gloire, belliqueux, fantaisistes et irresponsables. Les femmes sont attachantes, émouvantes, combatives dans leur désir de paix ; elles sont encore une fois l'avenir de l'Homme.
Vincent Engel nous offre avec talent le souffle romanesque d'un gros roman à tiroirs, avec une belle maîtrise de la reconstitution.
Je concède que la lecture se mérite un peu. Il faut se laisser embarquer avec confiance, s'immerger dans les retours en arrière, faire un détour par Venise, comprendre la difficulté de l'unité italienne et l'identité d'un peuple, ses démons et la violence de son Histoire.
Roman historique, roman d'amour, saga familiale…chacun y trouve son compte et son plaisir…
Il faut noter aussi que Vincent Engel nous propose le destin de certains des personnages dans d'autres romans, histoire de compléter l'ouverture des tiroirs restés fermés à clé.
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M_a_r_c
  03 novembre 2017
Il est de ces livres qu'on achète un peu par hasard. Qu'on laisse traîner ici et là sans parvenir à les commencer. En se demandant même si on les lira jamais. Et qu'on referme fébrile, la dernière page lue, en se disant qu'il n'est en fait pas de hasard. Que cette lecture n'aurait pas pu ne pas être. Qu'il n'aurait pas fallu qu'elle ne soit pas.
Retour A Montechiarro est un de ces livres aussi rares que précieux.
Les quelques lignes qui suivent sont une tentative de vous faire partager la force de ce roman, les émotions qui m'ont traversé en le lisant. Je sais pourtant d'avance que cela sera vain, qu'aucun de mes éloges ne pourra rendre justice au roman de Vincent Engel. Un roman que l'on ne peut résumer et qui doit absolument être lu.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le comte Bonifacio Della Roca, propriétaire d'un vaste domaine toscan, administre celui-ci avec bon sens et bienveillance. En voyage à Venise pour solder une vieille dette familiale, il se laisse happer par l'atmosphère enivrante de la Sérénissime et en revient marié à la splendide princesse Laetitia. Celle-ci lui donnera un fils, Domenico, avant de disparaître avec son ancien amant, laissant son mari brisé de douleur.
Quelques cinquante ans plus tard, dans l'Italie d'après-guerre, la fille de Domenico, Agnese, se résout la mort dans l'âme à épouser Salvatore Coniglio. Sinistre individu rêve de fastes et de gloire, il voue, des tréfonds de sa médiocrité, une admiration sans borne au Duce et une haine féroce à l'ami de sa femme, Ulisse Lungo, qu'il parviendra à faire exiler à force d'intrigues et de bassesses.
A la fin des années 1970, Laetitia vit à Paris avec sa mère. Ignorant tout de l'histoire de sa famille, elle brave l'interdiction maternelle et se rend en Toscane en compagnie de Sébastien Morgan, un célèbre photographe qui fut, dans sa jeunesse, un partisan convaincu mais aussi l'autre ami, plus intime, d'Agnese après Ulisse Lungo.
Ce retour à Montechiarro constitue pour Sébastien l'accomplissement d'une promesse faite quelques 40 ans plus tôt à Agnese et qui verra se dénouer les fils d'une monumentale chronique familiale entamée plus d'un siècle auparavant.
A chaque époque, à chaque page, la plume de Vincent Engel donne vie à des hommes de bien, éclairant de leur générosité et de leur bienveillance le monde qui les entoure en même temps qu'à d'autres qui, eux l'assombrissent d'une bassesse sans limite. Il y a Ulisse Lungo, le doux libraire ami d'Agnese, qui finira broyé par le régime fasciste. Il y a Sébastien Morgan, jeune révolutionnaire devenu un photographe célèbre, que le sombre destin de celle qui aurait peut-être pu partager sa vie n'aura cessé de hanter. Il y a aussi Salvatore, le mari d'Agnese, parfaite illustration de ces personnages dont le ridicule n'a malheureusement d'égale que leur capacité à nuire à ceux qu'ils estiment se dresser en travers de la route tortueuse de leurs ambitions. Il y en a encore bien d'autres… Laetitia, la fille de Michaella, son cousin Giovanni, les Achilli, pleutres de pères en fils, l'étrange Asmodée Edern…
Avec eux et la Toscane comme décor, Vincent Engel m'a offert une épopée magistrale en terre italienne et dans le coeur des hommes, et plus encore des femmes, qui y ont souffert.
Pour le dire honnêtement, il y a longtemps que je ne m'étais plus pris une telle claque littéraire en plein visage ! Je voudrais encore écrire sur ce roman, essayer de vous faire partager mon ressenti, mais cela ne pourrait que le desservir, en trahir l'essence… Lisez-le, plongez-y corps et âme, je suis convaincu que vous ne le regretterez pas !

Lien : https://livrelecteur.wordpre..
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Fantine
  07 novembre 2017
Une superbe fresque évoquant l'histoire quelque peu "mouvementé" de l'Italie pendant une "courte" période : entre 1855, et 1978.
C'est au travers d'une famille (celle du Comte Della Rocca), mais, sur plusieurs générations que le lecteur se plonge en plein Risorgimento, fascisme, et années de plomb.
L'ambition, la lutte pour le pouvoir, la gloire, l'argent sont au coeur de cette saga inoubliable dont l'action se situe à Venise (en début de roman), mais, surtout à Montechiarro, petit village situé en plein coeur de la Toscane. On peu remarquer que même au fin fond d'une région comme la Toscane, les habitants subissent de plein fouet, les événements , et cela, à leur corps défendant tout en luttant comme ils peuvent pour leur survie, et, en "appréciant" (si on peut parler ainsi dans les années 1855), la construction, et, l'ouverture d'une école afin que tous les enfants aient accès à l'éducation.
Une saga, je dirais même mieux, une véritable épopée qui se dévore tant par ses personnages, et notamment, par les figures emblématiques d'Agnese Della Rocca (petite fille du Comte Bonifacio Della Rocca), et, de Sebastien Morgan - qui essaient tant bien que mal de lutter contre leur destin ainsi que la fatalité - que par son atmosphère sombre, noire qui s'y dégage, peut être dû à l'époque tourmentée dans laquelle se déroule l'action.
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verobleue
  25 avril 2012
« Retour à Montechiarro » relate une saga familiale qui s'étend sur plus de trois générations et qui ancre son action dans l'histoire de l'Italie.
Les femmes sont mises à l'honneur dans ce roman, elles, qui démontrent la supériorité absurde des hommes et qui se battent contre leurs instincts guerriers.
Dans « Retour à Montechiarro », Vincent Engel, mélange histoire et guide touristique, élabore un livre qui possède de réelles qualités avec des personnages attachants et de belles constructions de phrases.
C'est un roman sensible et « romanesque » mais que pour ma part, j'ai trouvé fort plat à cause du manque de rythme. Sa lecture m'a ennuyé et je ne l'ai pas terminé.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
bilodohbilodoh   20 mai 2016
Les rassemblements à Nuremberg, les défilés aux flambeaux des nazis m’ont horrifié. Mais le plus insupportable, c’et qu’il y avait sur les visages quelque chose de grandiose et de sublime à quoi nombre d’individus, les intellectuels en tête, ne savent résister. C’est pour cela, entre autres, que les nazis triomphent : ils dominent l’image et la parole. Pour leurs adversaires, il ne reste déjà plus que le silence et la nuit
(Fayard, p.461)
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verobleueverobleue   25 avril 2012
Les domaines toscans, comme tous les autres, peuvent parfaitemment se passer de leur maître pendant de longues périodes sans qu'on se rende compte de leur absence. Une maîtresse efficace les gouverne : l'habitude.
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bilodohbilodoh   17 mai 2016
Il me faut l’avouer : je n’écris que pour moi. Que pour ce geste de l’écriture qui abolit et le temps et le monde.

(Fayard, p.572)
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verobleueverobleue   25 avril 2012
Les hommes souffrent de ne vivre qu'une vie, de surcroît tellement étroite, et que les choix comme les nécessités retrécissent encore davantage. Et rien ne réduit plus une destinée que le regard des autres, quels qu'ils soient.
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NOBENNOBEN   19 août 2018
Il en a marre de porter la croix des autres ! La culpabilité ! Clé de voûte de toute notre éducation ! Matrice de nos cancers, de nos ulcères, de nos misères ! Notre plus précieux patrimoine, enrichi de génération en génération, généreusement transmis comme les pains et les poissons de l’Evangile, les pains et les poissons de nos Écritures misérabilistes et nauséabondes !
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Videos de Vincent Engel (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Vincent Engel
Vincent Engel présente son nouveau roman, le Miroir des illusions.
De Venise à San Francisco, en passant par Berlin et New York, voici les destinées romanesques de personnages guidés par l?obsession de la vengeance, au prix du bonheur, de la paix et peut-être de leur vie.
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