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ISBN : 2266270656
Éditeur : Pocket Jeunesse (03/11/2016)

Note moyenne : 4.3/5 (sur 1042 notes)
Résumé :
Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’uni... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (482) Voir plus Ajouter une critique
allezvousfairelire
  15 février 2016
[Chronique rédigée en mars 2015, quelques jours après la sortie]
Aaaaattention les yeux… voici le plus mauvais livre de l'année !
Je ne suis pas du genre à m'esquinter la santé à lire des trucs nullissimes jusqu'au bout, et encore moins à venir cracher mon venin sur la toile après, non, vraiment, il y a trop de bons livres qui m'attendent et je ne vois pas l'intérêt d'ajouter mon poison à celui des trolls qui le déversent déjà à foison — MAIS !
Mais The Book of Ivy récolte depuis sa sortie il y a un mois toutes les louanges possibles et imaginables sur les blogs et les plateformes de critiques (voir les pages Babelio, Booknode, Goodreads…), ce qui me rappelle un peu le phénomène Twilight, qui n'a commencé à se faire basher qu'à partir du moment où, le tsunami aidant, d'autres personnes que des midinettes de 14 ans se sont mises à le lire. Or, de voix discordante sur The Book of Ivy, pour l'instant, je n'en trouve pas. Alors me voilà.
Acheté à l'inauguration du salon du livre après avoir lu les 30 premières pages sur place et donc sachant déjà que c'était consternant — faut-il que j'aime me faire du mal — ce livre n'a eu de cesse d'aggraver son cas. Mais pourquoi je l'ai acheté, ce machin écrit avec les pieds ? D'abord parce que la couverture, très efficace, couplée avec le pitch, semblent crier « KICKASS ! ». Ensuite, une curiosité morbide m'a poussée à vouloir vérifier que le résumé et les premières pages se réalisaient effectivement. Car voyez-vous, c'est le problème numéro 1 de ce livre : dès la quatrième de couverture, on sait tout ce qu'il va se passer. Je vous la copie-colle :
"Voilà cinquante ans qu'une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. (…) des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd'hui, les fils et les filles des adversaires d'autrefois sont contraints de s'épouser, chaque année, lors d'une cérémonie censée assurer l'unité du peuple.
J'ai seize ans cette année, et mon tour est venu.
Je m'appelle Ivy Westfall, et je n'ai qu'une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu'on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. le temps de la rébellion approche…
Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.
Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ? À la fois histoire d'amour torturée (CORRECTION : gnangnan), thriller psychologique (CORRECTION : ramassis de cliché) et dystopie cruelle, The Book of Ivy vous entraîne dans un compte à rebours haletant (CORRECTION : une course de limace) dont vous ne sortirez pas indemnes (NB : ça malheureusement c'est vrai)."
On sait donc avant d'ouvrir, le bouquin, que l'histoire d'Ivy se déroule ainsi :
1. (Dystopie confuse qui sert de prétexte au mariage forcé)
2. Je dois épouser ce garçon et je dois en profiter pour le tuer car c'est ma mission.
3. (Un beau gosse sauvage apparaît !)
4. Oh mais zut, alors je suis tombée amoureuse !
5. (Angoisse et pommes de terre bouillies)
6. En fait, je vais pas le tuer.
7. (Fin)
Lorsque l'on connaît d'avance le scénario, la narration ne peut nous surprendre que de certaines manières :
-Une superbe langue (nope)
-Une bonne traduction (nope nope)
-Des personnages ayant une véritable profondeur (nope nope nope)
-Des péripéties originales (lol)
-Un rythme haletant (XD)
-Un fond éthique fort sur le mariage forcé, la place de la femme, la vision des sexes (WARNING ! Ce roman craint.)
Reprenons point par point :
*Une superbe langue (nope)
C'est fade comme du pain sans sel, et léger comme du kouign amane. Je ne vais pas développer, vous avez tous lu de la mauvaise littérature.
*Une bonne traduction (nope nope)
Je pouvais constamment lire l'anglais en transparence du français, ce qui est (très) mauvais signe. Je vous offre un exemple. Un seul, parce que je ne cherche pas à vous faire mal, non plus :
V.O. : -You… you like him ?
V.F. : -Tu… tu l'aimes bien ?
Tu l'aimes bien ? Non mais sérieusement ? C'est une erreur d'anglais niveau 4ème, que peut-on dire d'autre à ce stade ? Elle parle pas de son plaid en peau de mouton, auquel cas je comprendrais qu'on lui demande s'il elle l'aime bien, c'est doudoux moi aussi j'aime bien, non elle lui parle du mec qui lui met des papillons dans le ventre lorsqu'elle croise son regard de braise, cas dans lequel tout français normalement constitué demanderait : « -Il… il te plaît ? » C'est vraiment pas compliqué.
*Des personnages ayant une véritable profondeur (nope nope nope)
-Bishop est parfait. C'est tout. Il est juste parfait. Il est beau, il est bronzé, il est musclé, il a un sourire éclatant, il est doux, il est respectueux, il est intelligent, il fait la cuisine et la lessive, il défend la veuve et l'orphelin, il aimerait que le monde soit meilleur. Je vous jure, c'est Miss France. L'épaisseur d'une figurine en carton d'Orlando Bloom dans votre chambre.
-Ivy est la classique étagère vide sur laquelle la lectrice est censée projeter sa personnalité : elle est jolie mais peu sûre d'elle, timide mais caractérielle, elle aime lire, elle aime les fraises. Voilà voilà…
-Le père et la soeur d'Ivy sont des manipulateurs absolus (là, je vous mettrais bien une photo des Ténardiers) ce qui est évident dès le début et tout le long du roman, mais qu'Ivy ne voit pas, parce que, ah oui, j'ai oublié de le mentionner, mais elle est complètement bête, cette pauvre fille.
Le père de Bishop est loin d'être le tyran absolu qu'on veut nous figurer, ce qui est aussi évident dès le début. Et il a été amoureux de la mère d'Ivy, ce qui est, dès qu'il mentionne le sujet, aussi équivoque que la présence de lipides dans votre McDo. Mais il faut du temps à Ivy pour voir tout ça. *LITTÉRALEMENT TROP STUPIDE POUR QUE JE T'INSULTE*
...Par ailleurs, le personnage d'Ivy…
1) Quoi ? Mon père m'a menti sur l'assassinat de ma mère, qui était ma raison n°1 de haïr le régime? Je vais quand même continuer à lui faire confiance, parce que je suis bête et que le développement de ma personnalité est complètement incohérent.
2) Quoi ? le tyran n'est pas aussi méchant que je croyais ? Je vais quand même persister dans mon projet de tuer son fils, dont je suis amoureuse, parce que… euh… euh… Ah oui ! Je fais confiance à mon père, qui a forcément raison puisque c'est un homme même s'il passe son temps à me manipuler et que j'en suis consciente. (Citation : « Lorsqu'on est conscient d'être manipulé, mais que ça fonctionne, peut-on encore appeler ça de la manipulation ? » Je vous laisse pondérer.)
3) Quoi ? Mon père et ma soeur me trahissent ? Je ne l'avais pas vu venir ! Je vais me dénoncer à leur place, même si ça me fait perdre mon amoureux, ma vie, et littéralement tout ce dont je rêve, et alors même que ça fait 100 pages que je me méfie d'eux, parce que si je faisais la seule chose cohérente, c'est-à-dire tout révéler à BG, ça se terminerait en 2 pages et je ne pourrais pas traîner ma carcasse angoissée et ma cervelle molle jusqu'au tome 2. Eurk.
*Des péripéties originales (lol)
Déjà, des péripéties, euh… y en a pas trop. On s'ennuie comme une paire de tongs au mois de janvier. Ensuite… laissez-moi vous présenter la plus belle série de clichés jamais rencontrée :
-Le beau-gosse qu'on croit que c'est un salaud mais en fait trop pas
-Le beau-gosse qui emmène l'héroïne en balade dans les bois (Edward ? C'est toi ?)
-C'est l'occasion de se mettre en maillot de bain (car l'auteur a 13 ans d'âge mental et être en maillot avec un garçon, c'est excitant)
-On espionne le BG qui part pour une sortie suspecte et ô surprise, en fait, il allait donner de l'eau à une petite fille assoiffée (j'ai déjà dit qu'il était parfait ?)
-La seule fois où le BG s'énerve et fait preuve de force, c'est pour menacer son pote qui bat sa copine (parce que, je sais plus si je l'ai déjà mentionné, mais il est parfait)
-La belle-mère est ENCORE une horrible belle-mère (S'agirait d'en finir avec l'héritage Perrault/Grimm/Andersen, non ? Il y a de meilleures choses à en retenir…)
-Pour apprendre à se connaître, le BG et l'héroïne jouent à Action ou Vérité (Oui. Vous avez bien lu. Si l'âge mental de l'auteur était encore ambigu, maintenant vous êtes fixés.)
-La scène d'Action ou Vérité mène à…. Roulements de tambour……………………………………………... …Leur premier baiser ! Yep.
*Un rythme haletant (XD)
Le XD c'est parce qu'il ne se passe vraiment rien, dans ce roman. Ivy est mariée à Bishop, et les 300 et quelques pages sont consacrées au développement de leur relation, ce qui est très long quand il n'y a strictement aucune alchimie entre eux deux. Difficile d'être émoustillée.
*Un fond éthique fort sur le mariage forcé, la place de la femme, la vision des sexes (WARNING ! Ce roman craint.)
Ce roman dénonce régulièrement la situation des femmes battues, ou simplement mariées de force, avec la discrétion et l'élégance d'un marqueur véléda sur du papier buvard. À la limite, c'est maladroit, mais ça part d'une bonne intention. Bravo !
Sauf que. Malgré elle, l'auteur sous-tend son intrigue sur des conceptions archaïques et ultra craignos. Démonstration : la principale raison pour laquelle Bishop (BG) nous est présenté par Ivy comme vraiment exceptionnel, une petite perle de gentleman, un diamant parmi les cailloux, c'est que Bishop n'essaie pas de la violer.
Ah, vous aussi, ça vous fait tiquer.
Je rappelle que c'est un roman post-apocalyptique, donc futuriste, et que l'on vit dans un état de droit hérité de celui des USA. En toute logique, les jeunes filles ont zéro raison de trouver merveilleux de ne pas se faire violer.
Or, dans cette pépite de roman, toutes les jeunes mariées s'attendent à être mises sur le dos de force, et Ivy est infiniment reconnaissante envers Bishop de ne pas la violer. J'emploie encore ce mot car l'auteur et ses lectrices ne réalisent pas de quoi on parle. Non, Bishop n'est pas un gentleman, c'est un être humain ordinaire et décent : ça lui semble normal de ne pas s'en prendre sexuellement à une fille sans son consentement et, en cela, IL N'EST PAS UN DIAMANT PARMI LES CAILLOUX, mesdemoiselles, mais à la limite UN CAILLOU PARMI LES CROTTES DE CHIEN.
Le pire, c'est que l'on comprend sans peine, vu ce que dit et pense Ivy, que si Bishop avait tenté quelque chose, elle aurait probablement accepté son sort, car après tout, ils sont mariés, et c'est bien normal qu'un garçon veuille coucher avec sa femme ! C'est son droit ! *J'ai vomi dans ma bouche*
En résumé : honnêtement, sur la majeure partie du roman, j'ai bien rigolé. Oui, c'est assez cliché et nul pour en devenir drôle. Mais si ç'avait été simplement nul, je n'aurais pas insisté : c'est le fond malsain qui m'a poussée à continuer*, car ce roman méritait d'être chroniqué avec un oeil détaché, et non pas énamouré.
Je vais tout de même finir sur un truc que je ne pensais pas dire de sitôt :
Entre les clichés épuisants, le style consternant, les conceptions hommes-femmes archaïques, et la traduction neuneu, ce roman a gagné la
MÉDAILLE TWILIGHT
Et vous savez quoi ?
Il est même *plus mauvais* que Twilight.
[Si vous voulez lire cette chronique en version complète (c'est-à-dire, avec ses GIF, c'est plus fendard, cliquez sur le lien ci-dessous]
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Hyelana
  17 décembre 2015
Ivy est une jeune fille de 16 ans qui vit dans la ville de Westfall, dans des Etats-Unis post-guerre nucléaire complètement ravagés. Westfall est tenu par une main de fer par le Président Lattimer qui a pris le pouvoir de force face au fondateur de la ville, qui n'est autre que le grand-père d'Ivy. Depuis, la ville est divisée en deux mais tous doivent vivre ensemble.
L'enjeu principal dans cette ville est donc de préserver la paix et de perpétuer la race humaine qui a subit de lourdes pertes en raison de la guerre nucléaire. Pour cela, des mariages sont arrangés entre les enfants des deux camps lorsqu'ils arrivent à l'âge de 16 ans. Ivy qui est une Westfall se voit mariée à nul autre que Bishop, le fils du Président. Mais ce que ce dernier ignore c'est qu'Ivy a une mission : le tuer.
Deuxième coup de coeur pour moi en peu de temps pour un roman jeunesse / young adult. J'ai trouvé l'histoire assez originale, ce qui est une chose que je recherche dans ce genre de romans qui ont tendance à être plutôt stéréotypés. L'écriture est fluide et très agréable. Les personnages sont plutôt attachants, bien que peut-être prévisibles, mais malgré tout on ne peut s'empêcher d'avoir de l'empathie et de comprendre les sentiments des uns et des autres. D'ailleurs ce n'est pas plus mal que les personnages aient du relief car le décor en manque un peu, mais malgré cela, j'ai été transportée dans cet univers et j'ai tourné les pages sans m'en rendre compte. Je n'ai d'ailleurs qu'une hâte : acheter le deuxième tome pour le dévorer et savoir ce qu'il advient de nos personnages et de ces intrigues qui les lient.
Je ne peux que conseiller ce roman aux amateurs du genre puisque je lui accorde 5 étoiles et que je pense même le partager avec certains de mes proches qui pourraient être embarqués tout comme je l'ai été !
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florencem
  28 octobre 2016
J'ai attendu très longtemps avant de me décider à lire ce roman. Alors que beaucoup me le conseillaient, que les critiques étaient très élogieuses. Mais j'avoue avoir du mal quand il y a trop de « positif » autour d'un roman. J'aurais du me mettre des claques ! Parce que sans trop de surprise, j'ai adoré ce premier tome que j'ai dévoré, et je me freine pour ne pas sauter sur la suite… Histoire de faire durer un peu le plaisir.
L'histoire commence de façon assez « abrupte » comme si on nous catapultait dans un monde totalement nouveau, qu'on se trouvait à épier des personnes et que l'on prenait leurs vies en route. Un départ un peu déroutant mais que j'ai pourtant beaucoup aimé. Rentrer dans le vif du sujet dès le départ est pour moi le meilleur moyen de m'alpaguer. Et cela fonctionne. J'accroche tout de suite à Ivy, notre héroïne, ce nouveau monde prend tout de suite un sens, le côté dramatique s'installe, on ne nous cache rien. Non, ce que l'auteur veut, c'est nous montrer comment ce plan de départ va se réaliser.
Très vite, et même dès le départ en lisant le résumé, il n'y a pourtant pas trop de surprises. Un fait qui n'est pas gênant pour moi, alors que pourtant j'aime les surprises que ce soit dans les livres, les films, les séries. Mais là, j'avais surtout envie de savoir comment tous les personnages allaient évoluer. Et Amy Engel a fait un superbe travail à ce niveau-là. Pour moi, The book of Ivy soulève de nombreux points très intéressants. Que lègue-t-on à nos enfants ? Que veut-on leur léguer ? Doit-on se construire par rapport à ce que nos parents nous inculquent ? Etre contre quelque chose est légitime mais que peut-on faire pour changer les choses ? Et il y a tellement d'autres questions primordiales abordées que je trouve cela superbe. Sans être moralisatrice, Amy Engel nous pousse à penser par nous même, à agir mais de façon réfléchi. Elle critique la société qui pourrait être la nôtre un jour mais en même temps, elle n'a pas forcément les réponses. Rien n'est blanc ou noir. On retourne au gris, encore une fois.
Ivy, comme je l'ai dit, m'a tout de suite plu. Cette colère qui l'anime et en même temps ce besoin de voir les choses changer. Elle a envie de se rebeller, de lutter contre les injustices de ce monde. Oui, mais comment ? Son père et sa soeur l'ont endoctrinée mais elle se rend compte qu'elle n'a toujours vu qu'une seule facette de sa ville. Sa rencontre avec Bishop est un tournant à bien des égards. Leur relation a quelque chose de magique, pas dans le sens nian-nian, non plutôt comme si ils s'étaient trouvés l'un l'autre pour découvrir qui ils sont. Ils se poussent tous les deux, évoluent et c'est vraiment ce que j'ai le plus apprécié. Cela n'a pas forcément besoin d'être un amant, mais je pense que trouver quelqu'un qui est capable de vous faire vous interroger positivement sur votre vie, est dans tous les cas, une rencontre extraordinaire.
D'un autre côté, j'ai trouvé assez ironique la perception que j'ai eu envers d'autres personnages. Pour Ivy et Bishop, ça a été le coup de foudre pour moi. Par contre, je dirais que étrangement, j'ai haï dès le départ la famille d'Ivy, alors que la famille de Bishop m'a touché. Ivy étant l'héroïne, je me serais dit que l'inverse aurait été plus « normal » mais non. Personne n'est parfait mais j'avoue notamment sans mal détester Callie… le genre de personnage obtus, manipulateur, sans coeur, fourbe, trop faible pour réfléchir par elle-même. Son père apparait comme un homme rongé par la jalousie, ne pensant qu'à lui. A se demander comment Ivy fait pour être elle, tout simplement. Ce contraste est saisissant mais aussi un pivot du roman. Un conflit qui dure jusqu'à la dernière ligne, notre héroïne est tiraillée entre l'amour pour sa famille et ses convictions. On dit souvent qu'on ne choisit pas sa famille mais qu'on peut s'en créer une en grandissant, une à notre image avec notamment des amis, un conjoint, des enfants. Je trouve cela d'autant plus vrai ici, mais ce n'est pas facile non plus.
Un premier tome donc que j'ai adoré. Sensible, juste, appuyant là où ça fait mal, qui fait réfléchir… le style est vif, dynamique, tendre mais cruel aussi. Un savant mélange qui fait mouche. Je croise les doigts très fort pour que le second tome soit à la hauteur !
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MelM
  14 avril 2015
18/20
Presque un coup de coeur
À Westfall, petite ville qui tente de se reconstruire et de repeupler les États-Unis après une énième guerre, une petite guerre interne creuse un fossé entre les populations aisées et ceux qui vivent du côté pauvre de la ville. D'un côté les partisans des Lattimer et de l'autre ceux des Westfall. Après une lutte acharnée pour la régence de la ville, les Lattimer ont pris le pouvoir au détriment des Westfall. Désormais, et dans le but de préserver la paix retrouvée, chaque adolescent de 16 ans doit se marier avec la personne que l'on aura choisi pour lui et appartenant au côté opposé de la ville.
Ivy Westfall connait déjà le nom de son futur mari, puisqu'en tant que fille du fondateur elle est contrainte d'épouser le fils du président, Bishop Lattimer. Si cette place revenait normalement à sa soeur Callie, ce petit changement ne devrait pas nuire aux plans du père d'Ivy qui compte bien retrouver sa place de leader, pour le bien de tous.... Mais le bien du plus grand nombre passe parfois par le malheur de quelques êtres. Ivy est-t-elle prête à faire ce que son père attend d'elle? En a-t-elle seulement envie?
The Book of Ivy est le premier tome d'un diptyque dystopique young adult qui fait énormément parler de lui en ce moment et cela en très bons termes. Si ce roman avait l'air d'avoir tout ce qu'il fallait pour me séduire: un univers dystopique, un personnage central fort, certainement beaucoup d'action de par le conflit entre les deux familles, a-t-il pour autant réussi son pari? Et bien oui, j'ai pris vraiment beaucoup de plaisir à découvrir l'univers qu'Amy Engel nous propose ici, j'ai été transportée par toute l'action présente du début à la fin du roman, j'ai été séduite par les deux personnages forts du récit, à savoir Ivy et Bishop. Mais c'est surtout la relation entre les deux personnages qui m'a transportée, les superbes révélations qui sont faites tout au long des pages et l'aspect manipulation qui est très bien traité. Alors oui, j'ai été conquise et surtout j'ai été surprise de découvrir et d'aimer des aspects du roman que je ne m'attendais pas forcément à voir aussi bien traités.
Dès les premières pages, Amy Engel nous plonge dans son univers, aux côtés d'Ivy Westfall, juste avant son mariage. La mise en place se révèle être vraiment très habile et, bien qu'entrant directement dans l'action, nous découvrons très progressivement tout ce qui fait l'univers dans lequel l'auteur nous immerge par l'intermédiaire d'Ivy. Elle qui a connu l'aspect pauvre de la ville, se retrouve plongée de l'autre côté et la phase adaptation par laquelle elle passe nous permet d'en apprendre plus sur son passé, le passé de sa famille et de la ville. Bien sûr, la mise en place ne passe pas que par la découverte de l'univers mais aussi par celle des personnages. Nous découvrons la face émergée de leur personnalité, la façade qu'ils offrent aux autres et il est facile de comprendre qu'il nous reste encore énormément de choses passionnantes à dévoiler à leur sujet. Les premières pages, les premiers chapitres sont donc on ne peut plus accrocheurs et donnent extrêmement envie de découvrir tout ce qui se cache derrière les belles paroles et les différentes actions de chacun des personnages. le pari est donc réussi puisque dès les premières pages le récit possède un potentiel addictif énorme qui nous fait tourner les pages toujours plus rapidement.
Comme dans tout roman young adult, l'écriture de l'auteur a une place prépondérante dans le succès du récit auprès des lecteurs. Celle-ci doit être assez fluide pour rendre la lecture simple, mais doit néanmoins être assez riche, en descriptions, en intrigue, en rebondissements, pour accrocher l'intérêt du lecteur et garder son attention tout au long du récit. Dans The Book of Ivy, Amy Engel nous dévoile cette plume que l'on attendait, et même plus encore, elle enrichit tellement son univers que chaque temps mort, chaque scène un peu moins riche en action capte néanmoins notre attention. Chaque détail est pensé, si ce n'est pas l'action qui prédomine, les personnages prennent le relais et Amy Engel nous offre ici un autre aspect de sa plume, celui de pouvoir nous faire ressentir énormément d'émotions à travers Ivy. Rien n'est laissé au hasard et cela se ressent, on ne peut que passer un très bon moment de lecture avec ce roman dont les pages se tournent très rapidement.
le récit est extrêmement bien construit, avec deux parties très différentes marquant l'évolution d'Ivy, l'affirmation de sa personnalité et de son libre arbitre. La première moitié du récit nous permet de nous immerger toujours plus dans l'univers créé par Amy Engel et de découvrir progressivement tous les enjeux, toutes les responsabilités qui pèsent sur les épaules d'Ivy. L'intrigue de départ concernant le plan du père d'Ivy s'étoffe au fil des pages et nous prenons conscience qu'une énorme part de mystères, de secrets se cache derrière ce plan bien ficelé. Si cette première partie sert à poser les bases de l'intrigue, elle n'est pas dépourvue d'intérêt, bien au contraire, nous explorons toujours plus la personnalité d'Ivy et de Bishop, nous nous plongeons avec elle dans la part active qu'elle prend au plan de son père et nous assistons, impuissants, à la manipulation dont elle est la victime. de nombreuses interrogations viennent renforcer notre addiction au récit, nous faisant tourner les pages encore et encore, à qui Ivy peut-elle faire confiance? Qui la manipule tel un vulgaire pion? Doit-elle et peut-elle s'ouvrir à Bishop, ce mari dont elle ne sait rien, et qui, pourtant, semble être la personne la plus franche de son entourage? Ou bien est-il seulement un maître dans l'art de duper les gens?
Dans The Book of Ivy, nous découvrons donc le talent de l'auteur pour approfondir ses personnages, leur donner une substance, une profondeur, les rendre complexes et pour nous donner envie de tourner les pages du roman pour en découvrir toujours plus, dépasser la surface visible pour mettre les personnages à nu et découvrir le fond de leur être. Et on peut dire qu'avec l'intrigue mise en place par Amy Engel, nous sommes servis niveau profondeur des personnages; comme Ivy, nous sommes perdus face à eux, nous essayons de démêler le vrai du faux, faire la différence entre l'honnêteté et la manipulation, même si cela nous amène à découvrir que l'âme humaine n'est pas aussi pure qu'elle le prétend.
Au niveau des personnages principaux, nous avons donc Ivy et Bishop. Tous deux très différents et pourtant contraints de se marier, ils vont devoir apprendre à connaitre l'autre et donner le change en société même si leurs rapports sont parfois chaotiques.
Ivy est le personnage que nous suivons, dont nous connaissons les pensées les plus intimes et donc dont nous sommes le plus rapidement attachés. Si au début du roman elle est en colère, après ce mariage forcé, après son nouveau mari, son père, elle nous révèle rapidement sa fragilité due au fait qu'elle n'ait jamais eu le droit d'exprimer son opinion. On ne peut qu'avoir envie de la prendre sous notre aile, de la protéger, de lui dire de suivre son coeur, et nous suivons son évolution avec énormément d'intérêt. Elle mûrit, elle s'affirme, elle expose ses avis et cela grâce à Bishop.
Si Bishop est vraiment un personnage mystérieux, il n'en reste pas moins extrêmement attachant. Sa gentillesse, sa capacité à écouter les autres, sa façon d'être avec Ivy, tout cela en fait un personnage très fort, pour lequel on ne peut que ressentir de l'empathie. Comme pour Ivy, nous suivons son évolution et nous découvrons son énorme coeur, sa capacité au pardon, à l'amour. Bref, c'est un personnage vraiment captivant et merveilleux qui complète à merveille la personnalité d'Ivy.
J'ai adoré ces deux personnages, leur évolution, leur relation timide mais passionnée, interdite mais impossible à oublier. Ils se rapprochent doucement, plus amis qu'amants, dans une relation pure, et pourtant tellement pleine de non-dits de la part d'Ivy. J'ai adoré suivre leur évolution et chaque page apporte vraiment quelque chose à leur relation, même si l'aboutissement du plan du père d'Ivy pèse, comme une épée de Damoclès, au-dessus de leurs têtes.
Si les personnages secondaires sont moins approfondis, ils sont néanmoins très importants au récit, à l'intrigue et possède tous leur part de secrets, de mystères et une personnalité différente à découvrir.
du côté de la famille d'Ivy, il y a sa soeur, Callie, et son père. Tous les deux sont rongés par la haine et le besoin de reprendre le pouvoir, à tel point qu'ils ne font même plus la différence entre ce qui est bien et mal, qu'ils ne voient même pas que ce qu'ils font n'apporte que de nouvelles souffrances, ils n'agissent que dans leur intérêt en camouflant cela derrière l'envie d'agir pour le bien commun. Ils sont égoïstes et ne permettent pas à Ivy de grandir sereinement, de mûrir, de s'exprimer et pour cela ce sont de personnages méprisables mais vraiment très intéressants pour l'intrigue et l'avancée du récit.
du côté de la famille de Bishop, il y a sa mère, Erin et son père. Eux sont envahis par la peine, la souffrance et la douleur. Lui, garde de lourds secrets qu'il ne peut exprimer, et elle, tente de faire de son mieux pour correspondre aux attentes de la société dans laquelle elle évolue, elle tente de faire oublier à son mari son passé douloureux et cela lui pèse.
Même s'ils sont un peu moins exploités, les personnages secondaires sont eux aussi très complexes et permettent au récit, à l'intrigue d'évoluer et j'ai beaucoup aimé les découvrir, découvrir comment ce qu'ils sont a pu avoir un effet sur ce que leurs enfants sont devenus.
La deuxième partie du récit nous réserve de belles révélations qui accompagnent la prise de conscience d'Ivy qu'elle doit prendre ses propres choix en son âme et conscience et ne pas céder à la manipulation de ses proches. L'intrigue s'intensifie au fil des pages et donc de l'avancée du plan du père d'Ivy. L'action se fait toujours plus présente, la tension monte chez la jeune femme comme chez le lecteur, et de nombreuses interrogations se bousculent, les pages se tournent donc avec avidité pour savoir comment Ivy va se sortir de cette situation, quel choix elle va faire. Jusqu'à la dernière page tout peut encore basculer et l'auteur ne va pas s'en priver....
Et quel final! Riche en rebondissements et en action, l'auteur bouscule ses personnages et son univers sans oublier de mettre aussi l'accent sur les sentiments. Amy Engel nous livre ici une fin épatante, terriblement palpitante mais surtout un énorme cliffhanger, qui promet un second et ultime tome riche en découvertes et en nouveautés. J'ai beaucoup aimé cette fin pour le moins intrigante et extrêmement frustrante qui donne très envie de se jeter sur le second tome dès sa sortie.
Les +: TOUT
Les -: Aucun, à part le fait de devoir attendre la sortie du prochain tome
En définitive, The Book of Ivy mérite les avis élogieux! Avec une plume fluide et addictive, Amy Engel nous entraine dans un univers dystopique très intrigant et très bien construit porté par une intrigue qui pourrait paraitre banale mais qui se complexifie au fil des pages. Propulsé aux côtés de personnages hauts en couleurs et très attachants, le lecteur ne peut qu'être envouté par le récit et The Book of Ivy se révèle être un page turner très efficace grâce auquel on passe un excellent moment de lecture. La fin est parfaite, à la hauteur de tout le récit mais terriblement frustrante, elle promet un très bon second tome sur lequel il va falloir se jeter dès sa sortie.
Lien : http://story-of-books.blogsp..
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nannou71
  01 septembre 2017
The book of Ivy est un livre qui me faisait de l'oeil depuis quelques temps.
J'étais consciente qu'il s'agissait d'un livre young adult et que je risquais d'être déçue.
Et bien, pas du tout.
Ok, ce n'est pas de la grande littérature. Mais j'ai été prise dans cette histoire et, malgré des défauts dans l'écriture, dans la légèreté du scénario qui mériterait d'être plus étoffé, j'ai suivi Ivy et je suis aussi tombée sous le charme de Bishop.
Etrangement, cette histoire m'a fait penser à Hunger Game. Ils sont jeunes, beaux, un peu rebelles, vivent dans une ville "fermée" et subissent des règles édictées après une guerre.
Ivy est une jeune fille confrontée à la disparition de son enfance, à un chemin que d'autres personnes ont tracé pour elle, elle se retrouve face à elle-même et à ses propres choix, à un carrefour de sa vie... Elle prend conscience de la manipulation dont elle est victime.
Alors oui, l'histoire est facile, tout comme l'écriture, mais j'ai passé un bon moment en lisant ce 1er tome et j'irai jusqu'à lire la suite de l'histoire dans la foulée !!
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42seligmann42seligmann   22 octobre 2017
Je m'appelle Ivy Westfall, et je n'ai qu'une seule mission : tuer le garçon qu'on me destine, Bishop, le fils du président. Je me prépare pour ce moment depuis toujours. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes, car les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche... - 4ème de couverture
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42seligmann42seligmann   22 octobre 2017
Je m'appelle Ivy Westfall, et je n'ai qu'une seule mission : tuer le garçon qu'on me destine, Bishop, le fils du président. Je me prépare pour ce moment depuis toujours. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes, car les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche...
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OctoPangeOctoPange   17 octobre 2017
« On ne peut pas légiférer l’amour. L’amour dépasse les graphiques les diagrammes et les intérêts communs. L’amour c’est brouillon, c’est compliqué, c’est une erreur de refuser sa magie aléatoire » p. 220

« Notre histoire a été écrite il y a longtemps et il n’y a pas de fin heureuse » p. 228

« Ce jour là, tu m’as fasciné, me déclare Bishop d’un ton doux. Et tu me fascines toujours. » p. 291

« Te laisser tomber ce n’est pas envisageable. » p.291

« Il a raison. Il me connaît mieux que personne ne m’a jamais connu, mieux que personne ne me connaîtra jamais […] Mais j’ai appris à la dure qu’on ne choisit pas la personne qu’on aime. C’est l’amour qui nous choisit, qui se fiche bien de ce qui est pratique, facile ou planifié. L’amour a ses projets et tout ce que nous pouvons faire, c’est de le laisser agir à sa guise. » p. 319
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TeamChaaarlesTeamChaaarles   12 octobre 2017
Mais elle était pleine d'énergie, de vie, de chaleur.
Elle me rendait heureux de vivre, même dans un monde sombre et effrayant.
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MarieGiraudoMarieGiraudo   29 août 2015
- Le soir où on a joué à action ou vérité. Tu as dis qu'au bout d'un moment , tu avais arrêté d'essayer de gagner l'affection de ta mère. (Je m'interromps.) Pourquoi n'as-tu pas arrêté avec moi aussi ?
- Tu le sais.
Je ferme les yeux en entendant son murmure. C'est vrai, je le sais, mais je ne suis peut-être pas prête à l'entendre. Pourtant une autre partie de moi l'est, sinon je n'aurais pas posé la question. Pas à Bishop, qui ne choisit jamais des paroles faciles simplement parce que la vérité est difficile. Peut-être que j'ai envie de l'entendre pour savoir, une fois pour toutes, qu'il n'y a pas de retour en arrière possible.
- Parce que je suis amoureux de toi, Ivy, chuchote-t-il. Te laisser tomber, ce n'est pas envisageable.
Il soulève mes cheveux sur ma nuque et embrasse le peau délicate. J'en ai le souffle coupé. Le silence se déroule dans la chambre sombre et c'était peut-être idiot de poser la question, mais je ne le regrette pas. Je rouvre sa main et je lui embrasse la paume, à la peau fraîche et sèche. Je la place sur mon coeur puis je la couvre de la mienne.
Nous nous endormons ainsi. Ses lèvres sur ma nuque. Mon cœur dans sa main.
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The Book of Ivy de Amy EngelLa traque ne prendra fin qu'à votre dernier souffle… Distingué par l’Association des libraires américains comme l’un des meilleurs livres jeunesse 2013, IN THE AFTER saura vous faire passer des nuits blanches !
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Commençons facile. Quel est le nom du garçon qu'Ivy doit épouser (et tuer) ?

Bishop
Luke
Alexander
Samuel

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