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ISBN : 2226328815
Éditeur : Albin Michel (17/08/2016)
Résumé :
Palerme, années 1980. Comme tous les garçons de son âge, Davidù, neuf ans, fait l'apprentissage de la vie dans les rues de son quartier. Amitiés, rivalités, bagarres, premiers sentiments et désirs pour Nina, la fillette aux yeux noirs qui sent le citron et le sel, et pour laquelle il ira jusqu'à se battre sous le regard fier de son oncle Umbertino. Car si Pullara, Danilo, Gerrudo rêvent de devenir ouvriers ou pompistes comme leurs pères, Davidù, qui n'a pas connu le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
AudreyT
  02 octobre 2016
C'est à travers la voix de Davidù, 9 ans au début du roman, que nous traversons la Sicile, Palerme, et la vie de trois générations d'hommes à la fois blessés et bons. Davidù est le petits fils de Rosario, un homme avare de mots mais pour qui l'amitié et la sagesse seront une force. Il est le fils du Paladin, boxeur prometteur qui mourra trop tôt dans un accident de voiture. Neveu de Umbertino, cet oncle sera le père qu'il n'aura jamais connu et sur qui il pourra se reposer. Mais Davidù est aussi l'ami de Gerruso, l'amoureux de Nina ou encore un boxeur que rien ne fait plier...
Voici un très beau et très bon premier roman. On est au coeur de Palerme, on entend les sirènes de police et des ambulances, on vibre sur les bords d'un ring et on s'essouffle aux côtés de ces hommes forts et fragiles à la fois. Davide Enia écrit avec justesse et passion, nous entraînant par la musique de ses mots dans la valse entêtante de la vie...
Commenter  J’apprécie          404
tynn
  15 novembre 2016
Mais comment ai-je pu prendre plaisir à lire un bouquin sur la boxe ?!
Voici donc une histoire de boxeurs qui catapulte le lecteur dans tous les coins du ring. Une fresque familiale palermitaine qui s'articule autour du destin de ses hommes, depuis les sables du désert africain pendant la dernière guerre, dans les bombardements de Palerme, et dans les jeunes années de Davidù, petit dernier de tribu, magicien du jeu de jambes et de l'uppercut.
L'amitié, les amours d'adolescents, la valeur de l'effort et du courage, l'importance de la transmission portent ce roman virevoltant, aux espaces-temps brouillons et entremêlés et aux dialogues débridés, typiquement italiens (pardon! siciliens...).
Au-delà de la fiction, le charme ambigu et mortifère de la ville sicilienne se décline par sa population extravertie et sa violence mafieuse.
Une jolie surprise littéraire que ce premier roman. Un auteur à suivre...
Commenter  J’apprécie          300
isabelleisapure
  14 octobre 2016
« Ton corps prend les coups de poing réels, mais notre âme prend les coups de poing invisibles. »
Palerme un endroit qui "a toujours été une poudrière, enculée de misère". C'est dans ce cadre que Davide Enia campe ses personnages hauts-en-couleur.
Rosario, Umbertino, Davidù. Trois hommes, trois générations de boxeurs. Rosario a connu la guerre, Umbertino la débrouille, Davidù, lui, porte l'espoir d'amener enfin le titre de champion dans la famille. La découverte des coups, de l'amour, de l'amitié et de la persévérance le fera grandir dans le Palerme des années 90 rongé par la Mafia.
Le roman est traversé par des figures magistrales telles que Providenza, la grand-mère, ancienne institutrice, qui enseignait à ses élèves, pour mieux les préparer à la vie, les verbes et le calcul, mais aussi les offenses et les injures.
Rosario, le grand-père, ancien prisonnier de guerre en Afrique, parle peu, "soupèse chaque gramme de ses paroles et de ses actions ».
Il fera de ses descendants des boxeurs, "La boxe, c'est pas juste donner des coups de poings et en recevoir, c'est une discipline qui apprend le respect et le sacrifice".
Et puis, il y a l'inoubliable Nina, cheveux roux, yeux noirs, une odeur de citron et de sel...
Trois vies, trois générations, trois histoires qui vont se chevaucher tout au long du livre.
Bien que le sujet du livre soit la boxe, on y parle de bien d'autres choses, comme l'amitié, l'amour, la fraternité, le partage.
Le choix de l'auteur de changer de personnage d'une phrase à l'autre, sans transition, m'a souvent dérangée au cours de cette lecture. C'est le seul bémol, j'aurais aimé plus de linéarité dans le récit.
Il n'en reste pas moins que pour ce premier roman Davide Enia nous offre un texte plein de poésie, de force et de beauté.
Un auteur à suivre.
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Commenter  J’apprécie          210
traversay
  29 août 2016
Silvia Avallone, Michela Murgia, Alberto Garlini, Alessano Mari : chaque année, ou presque, un nouvel auteur italien majeur vient s'ajouter à la longue liste des romanciers transalpins dont chaque livre est guetté avec attention. En cette rentrée littéraire, l'uppercut est asséné par Sur cette terre comme au ciel de Davide Enia. Au sens propre, comme au figuré, le premier roman de ce sicilien nous bourre de coups jusqu'au k.o avec un récit où la boxe tient la première place. Les intrigues sont nombreuses et se phagocytent entre elles : entre calme et chaos, le livre s'apprivoise lentement et le désordre apparent, l'entrelacement des époques et des personnages habilement déconstruits s'éclaircissent au fur et à mesure. C'est une saga familiale que nous conte Davide Enia, pleine de violence et de fureur, gonflée par la testostérone et un machisme on ne peut plus sicilien. D'un camp de prisonniers de guerre en Afrique du Nord aux rings de boxe, en passant par les rues de Palerme, dans les années 80, alors que la mafia fait sauter des bombes, le livre nous prend dans un maelström d'émotions. Goût du sang et de la virilité et sentiments amoureux contrariés : tout se mêle, tout s'enchaîne dans un crescendo qui s'achève par un dernier combat. Cru et poétique, le style d'Enia fait une large place aux dialogues, vivants, brutaux, ironiques, avec l'impression d'entendre distinctement le dialecte sicilien (la traduction est remarquable). Il ne suffit pas de dire que c'est un livre coup de poing, c'est aussi un immense coup de coeur.
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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Commenter  J’apprécie          210
SeriallectriceSV
  12 décembre 2016
«La boxe, ce n'est pas juste donner des coups de poing et en recevoir, c'est une discipline qui apprend le respect et le sacrifice. »
3 générations qui se racontent sous les yeux de ce jeune garçon, Davidu : Rosario «Le Néglia», le grand-père, Umbertino le grand oncle, bagarreur, bon vivant, amateur de prostituées, «Le Paladin», son père, un boxeur talentueux, décédé avant son combat pour le titre national et avant sa naissance, et enfin Davidu, ce jeune homme qui apprend au contact des hommes de sa famille mais aussi des femmes, Provvidenzia, la grand-mère, institutrice passionnée de latin, une femme bienveillante et Zina, sa mère. D'autres personnages gravitent autour de Davidu, Gerruso, un jeune garçon qui lui voue une fidélité sans faille, et puis la belle Nina, son amoureuse.
«Sur la Terre comme au ciel» est un très beau roman d'initiation, qui a toutefois un peu de mal à démarrer, et qui demande un peu de concentration; Davide Enia, opérant d'incessants flashbacks, passant d'une époque à l'autre, parfois dans un même paragraphe. La lecture s'avère intense, pas toujours très fluide mais passionnante in fine. La boxe, les combats sont au premier plan de ce roman, les descriptions des combats sont superbes, on encaisse les coups, on accompagne ces hommes qui reçoivent en pleine face les mauvais coups que la vie parfois réserve, et on assiste avec beaucoup de plaisir aux victoires aussi, aux belles revanches sur la vie, et avec elles, la naissance de l'espoir.
Des passages assez drôles (de bonnes réparties de l'oncle, ou quand l'oncle encore raconte son stratagème pour fatiguer et faire perdre ses adversaires en louant les services de prostituées), des passages forts, durs et émouvants quand Rosario raconte à Davidu sa mobilisation en Afrique de 1942 à 1945, des passages violents quand l'auteur évoque notamment les attentats et les règlements de compte qui se jouent à Palerme, gangrenée par la Mafia, et les tragédies qui s'en suivent :
«Il y a la même atmosphère de misère que dans ma jeunesse. Mais en ce temps-là le monde entier était en guerre, alors que là le monde fait comme si de rien n'était, pendant qu'en ville on se tue entre frères. La Mafia a apporté le meurtre à l'intérieur des familles.»
Une belle histoire de famille, de transmission, d'amitié, d'amour, une belle leçon de vie, ne jamais renoncer à ses rêves, savoir se relever toujours peu importe la violence des coups du sort ou de poing. La fin est émouvante, les derniers mots sont inattendus, très beaux...oui, j'ai beaucoup aimé cette chute.
Beau premier roman, réussi, qui mérite d'être salué, à mon avis.
Lien : https://seriallectrice.blogs..
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critiques presse (1)
LaLibreBelgique   20 septembre 2016
Davide Enia livre un récit initiatique dense et rythmé, d’une puissance poétique magistrale.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
dcombierdcombier   18 janvier 2018
C'est bizarre que nous, qui sommes sur une île, nous ne mettions pas nos morts sur des barques, la nuit, comme ça la mer les emporterait au loin et nous resterions à regarder les feux qui disparaissent à l'horizon de la vie.
- Les cimetières existent parce que savoir que le mort est dans un endroit précis, c'est une consolation.
- D'accord, mais quel autre endroit pourrait être plus précis que le cœur ?
+ Lire la suite
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carine1111carine1111   15 janvier 2018
- Les cimetières existent ,parce que savoir que le mort est dans un endroit précis, c'est une consolation.
- D'accord, mais quel autre endroit pourrait être plus précis que le coeur ?
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carine1111carine1111   15 janvier 2018
"Ce n'était plus de la boxe, c'était une fureur qui devenait une danse."
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NadaelNadael   11 octobre 2016
« Tu sais ce que je voudrais ? Voler le froid de l'hiver, et comme ça, quand viendrait le sirocco, j'aurais toujours le frisson du vent sur la peau et un peu dans le coeur aussi. Dans les histoires, par contre, je voudrais me souvenir seulement de l'instant d'avant. L'instant avant de pêcher un poisson, l'instant avant de toucher un sein, l'instant avant de goûter une orange. Et après, si j'apprends à écrire, je ferai une histoire toute avec des « ne pas » : quand je ne suis pas parti, que je ne t'ai pas dit au revoir, que je ne suis pas allé ailleurs, que je ne travaillerais pas pour un patron et qu'il n'y a pas eu la fête sur la place et que je n'ai pas dansé (…). En tout cas, je cours plus vite que toi. (…) Et ils coururent ensemble, quittant l'enfance, l'un à côté de l'autre, pour la dernière fois de leur vie. »
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GabySenseiGabySensei   06 septembre 2016
"A quoi tu penses, Davidù ?"
C'est surprenant, cette insistance des femmes à demander aux hommes ce qu'ils pensent. La réponse, le plus souvent, est simple, aussi élémentaire que le mâle : à rien. Parfois on est simplement en train de regarder une tâche sur un mur. D'autres fois, c'est l'écoute d'un formidable solo de guitare électrique qui absorbe toute l'attention. Il n'y a aucune logique. Plus surprenante encore est la façon dont le mâle se sent tenu de fournir une réponse sensée et profonde qui alimenterait son charme mystérieux. [...] Nous les garçons on pense moins, mais beaucoup moins que vous ne croyez. Les garçons, tu piges ? Des heures et des heures à regarder des types en short courir derrière un ballon, à jouer les fiers-à-bras avec les copains, à faire des pompes en s'appuyant sur les poings. Les hommes, Nina. Quelles pensées veux-tu qu'il y ait derrière tout ça ? C'est déjà un miracle si nous arrivons à marcher et à siffloter sans trébucher tous les trois pas.

(P222-223)
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Videos de Davide Enia (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Davide Enia
Table ronde Littératures européennes - 38ème édition du Livre sur la place Inauguré en 2015, cette table ronde a pour ambition d’ouvrir la discussion sur ce qui fait l’Europe de la pensée, de la culture et donc de l’Humain. Cette année cap vers le sud ! Rhéa Galanakis L’ultime humiliation (Galaade), Davide Enia Sur cette terre comme au ciel (Albin Michel), José-Carlos Llop Le rapport Stein (Actes sud), Nils Ahl (Phébus) Animées par Nicolas Ehler, directeur du Goethe Institut
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