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EAN : 9782253074021
432 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (21/03/2018)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 126 notes)
Résumé :
Palerme, années 1980. Comme tous les garçons de son âge, Davidù, neuf ans, fait l'apprentissage de la vie dans les rues de son quartier. Amitiés, rivalités, bagarres, premiers sentiments et désirs pour Nina, la fillette aux yeux noirs qui sent le citron et le sel, et pour laquelle il ira jusqu'à se battre sous le regard fier de son oncle Umbertino. Car si Pullara, Danilo, Gerrudo rêvent de devenir ouvriers ou pompistes comme leurs pères, Davidù, qui n'a pas connu le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
Sebthocal
  25 septembre 2018
Ce devait être le roman de mes vacances d'été, du moins c'est ce que je pensais...
Cette vision d'une Palerme populaire trop poétisée m'a épuisé.
On pense au “Gang des rêves”, mais on est très loin de son efficacité narrative.
Les passages crus pour faire comme si, n'y auront pas suffit. Pour moi, le style idéaliste de l'auteur pêche par son manque de réalisme et de crédibilité.
Tout ce lyrisme pétri de bons sentiments m'a lassé.
À moins que ce ne soit le soleil qui tapait trop fort ce jour-là... ;-)
Abandonné en septembre 2018.
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popie21
  13 septembre 2019
Une jolie histoire sur la boxe, l'adolescence, le deuil dans la Sicile des années 1980.
Ce n'est pas la Sicile des vacanciers mais celle de Palerme quand le panier de crabes de la mafia distribuait des rafales de balles à tous les coins de rue. Les rues sont dangereuses, la vie est compliquée mais la famille sicilienne reste soudée et Davidù jeune garçon de neuf ans orphelin de père, peut compter sur sa mère, son oncle et ses grands-parents paternels.
Davide Enia nous raconte donc le parcours initiatique de Davidù qui, dès ses neuf ans, empoigne les gants pour devenir boxeur comme son oncle et son père avant lui. Je ne connais que peu de choses à propos de la boxe mais elle est ici abordée de façon intéressante et intelligible, la logique de ce sport est très vite assimilée.
Davidù devient donc boxeur tout en restant un élève studieux amoureux de Nina et... ça manque un peu d'originalité. de plus, le procédé choisit pour l'écriture est vraiment très fatigant. Au fil des pages se succèdent les aller-retours entre la jeunesse du grand-père paternel Rosario, la grand-mère Provvidenza, la jeunesse de l'oncle maternel Umbertino, l'adolescence de Davidù, Gerruso et sa cousine Nina, l'âge adulte d'Umbertino, l'histoire des parents de Davidù, Rosario plus âgé, l'enfance de Davidù, Nina, la boxe, les boxeurs, Davidù vers dix-huit ans, Nina, Davidù, Rosario, Umbertino, Davidù, Nina, Davidù, une sensation de manège de foire la tête à l'envers, je tourne la page, je ne sais plus qui parle, ça s'arrête quand ? je veux descendre... C'est fatigant hein ????
En revanche - entre deux tours de manège - le style est plutôt agréable, l'histoire se tient et se lit très bien, seulement voilà, je deviens difficile.
Je dirais donc que vous pouvez le lire (427 pages mais ça se lit vite) si vous devez faire autre chose en même temps (c'est possible), si vous avez des rendez-vous avec salle d'attente sur votre agenda et/ou si vous avez envie d'une lecture légère et sans prise de tête mais sans rose bonbon.
Je ne peux cependant pas nier (bonus à trois points pour Bobby) que j'ai passé un bon moment.
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Kirzy
  11 août 2018
Que tu aimes la boxe ou pas, tu seras touché(e) par l'histoire de Davidu, un jeune boxeur palermitain, tu seras emporté dans un tourbillon de vie qui navigue sur trois générations, électrisé par une écriture très vive qui sait accélérer le tempo à chaque moment important.
Le récit est complexe à maitriser au départ puisqu'on passe de Davidu à son grand-père soldat en Afrique pendant la Seconde guerre mondiale, mais aussi à Umbertino son grand-oncle bagarreur entouré de prostituées, jusqu'au Paladin, boxeur mythique de Sicile, le père qu'il n'a jamais connu. Tout cela dans un même chapitre, dans une même page, sans aucune transition ou annonce, sans aucun respect chronologique. Pas gênant mais il faut accepter de se laisser porter, de se laisser perdre aussi, et puis on tient là la clé de la personnalité de Davidu et de ses actes.
Ce roman est en fait un récit initiatique. Comment se construire quand on n'a jamais connu son père auquel tout le monde vous compare par le truchement de la boxe ? Comment devenir un homme, comprendre le monde, savoir aimer dans une ville violente, Palerme, qui a gardé les traces des bombardements en 1943, et dans laquelle résonnent désormais les coups de feu des attentats de la Mafia ?
C'est sur cette terre qu'on combat et qu'en s'obstinant on se relève d'un coup sur le ring ou d'un coup au coeur. le personnage de la grand-mère est magnifique, c'est elle qui guide Davidu pour l'aider à s'extraire de la violence qui l'entoure en lui apprenant que le langage, l'instruction construisent une réalité dans un acte volontariste salvateur.
Un beau premier roman, tendre et vivant.
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AudreyT
  02 octobre 2016
C'est à travers la voix de Davidù, 9 ans au début du roman, que nous traversons la Sicile, Palerme, et la vie de trois générations d'hommes à la fois blessés et bons. Davidù est le petits fils de Rosario, un homme avare de mots mais pour qui l'amitié et la sagesse seront une force. Il est le fils du Paladin, boxeur prometteur qui mourra trop tôt dans un accident de voiture. Neveu de Umbertino, cet oncle sera le père qu'il n'aura jamais connu et sur qui il pourra se reposer. Mais Davidù est aussi l'ami de Gerruso, l'amoureux de Nina ou encore un boxeur que rien ne fait plier...
Voici un très beau et très bon premier roman. On est au coeur de Palerme, on entend les sirènes de police et des ambulances, on vibre sur les bords d'un ring et on s'essouffle aux côtés de ces hommes forts et fragiles à la fois. Davide Enia écrit avec justesse et passion, nous entraînant par la musique de ses mots dans la valse entêtante de la vie...
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tynn
  15 novembre 2016
Mais comment ai-je pu prendre plaisir à lire un bouquin sur la boxe ?!
Voici donc une histoire de boxeurs qui catapulte le lecteur dans tous les coins du ring. Une fresque familiale palermitaine qui s'articule autour du destin de ses hommes, depuis les sables du désert africain pendant la dernière guerre, dans les bombardements de Palerme, et dans les jeunes années de Davidù, petit dernier de tribu, magicien du jeu de jambes et de l'uppercut.
L'amitié, les amours d'adolescents, la valeur de l'effort et du courage, l'importance de la transmission portent ce roman virevoltant, aux espaces-temps brouillons et entremêlés et aux dialogues débridés, typiquement italiens (pardon! siciliens...).
Au-delà de la fiction, le charme ambigu et mortifère de la ville sicilienne se décline par sa population extravertie et sa violence mafieuse.
Une jolie surprise littéraire que ce premier roman. Un auteur à suivre...
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critiques presse (1)
LaLibreBelgique   20 septembre 2016
Davide Enia livre un récit initiatique dense et rythmé, d’une puissance poétique magistrale.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
SebthocalSebthocal   23 septembre 2018
«Je t'assure, vraiment, c'était un pédé garanti et certifié.
— Et tu t'étais pas rendu compte que c'était une tapette ?
— À le voir, il avait l'air normal, un type bien. J'avais même parlé du match avec lui, t'imagines ? De foot, on avait parlé. — Incroyable.
— Eh oui. »
Le client avant nous était assis sur ma gauche, un frisé avec une grosse moustache. Il jugea nécessaire d'intervenir à ce moment du récit :
« Toni, t'es sûr qu'il t'a pas contaminé ?
— Justement ! C'est bien le problème. La mosexualité, c'est une sale maladie.
-— La pire, confirma le client à moustaches.
On plaisante pas avec ça», répondit le barbier.

Pages 27-28, Le Livre de Poche, 2018.
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SebthocalSebthocal   24 septembre 2018
Ils partirent du port de Trapani à la mi-septembre 1942. Deux cent huit Siciliens. Quasi analphabètes pour la plupart, des gars plus aptes à construire des routes qu'à tenir un stylo. Le retour était prévu treize mois plus tard. Ils rentrèrent à l'automne 45, la guerre finie. Le bateau qui les ramena en Sicile partit d'Alexandrie en Egypte pour aller mouiller dans le port de Palerme, où il débarqua les Siciliens qui avaient survécu.
Ils étaient deux à descendre de ce navire.

Page 85, Le Livre de Poche, 2018.
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SebthocalSebthocal   21 septembre 2018
«Le boulot de mon père, c'est ce que je veux faire : pompiste. »
La phrase de Pullara avait résonné comme une sentence. Le ton soulignait l'inexorabilité de l'avenir. Pompiste, comme boulot, c'était le summum : assis à l'ombre dans l'odeur magique de l'essence ; un chien pour te tenir compagnie, au bout d'une chaîne, à taper quand tu t'emmerdes ; un gros rouleau de pièces dans ta poche arrière.

Page 17, Le Livre de Poche, 2018.
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BazartBazart   16 juin 2018
C’est surprenant, cette insistance des femmes à demander aux hommes ce qu’ils pensent. La réponse, le plus souvent est simple, aussi élémentaire que le mâle : à rien. Parfois on est simplement en train de regarder une tache sur un mur. D’autres fois, c’est l’écoute d’un formidable solo de guitare électrique qui absorbe l’attention. Il n’y a aucune logique. Plus surprenant encore est la façon dont le mâle se sent tenu de fournir une réponse sensée et profonde qui alimenterait son charme mystérieux.
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SebthocalSebthocal   22 septembre 2018
Les bombes ne détruisent pas seulement les gens, les maisons et l’espoir. Elles effacent la mémoire.

Page 20, Le Livre de Poche, 2018.
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