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EAN : 9782849541890
Éditeur : Chemin de Plumes (25/05/2019)

Note moyenne : 5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
L'espoir grignote les heures du déficit. Une douceur de dernier recours prévient l'ordonnance de l'offense, rassure l'inquiétude. Les pas qui ont créé la route, solides, solaires, balisent l'indéfini, témoignent de mémoire. Toujours, être et aimer sont de première instance.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
TerrainsVagues
  03 octobre 2020
Il est des gens qu'on ne connait que virtuellement, qu'on ne connait qu'à travers un écran et dont on se fait une idée seulement à travers des mots tapés sur un clavier. Parmi ces gens lecteurs, nous en rencontrons peut être certains comme ça m'est arrivé avec une bonne vingtaine de membres. Ca passe ou pas, comme dans la vie. Parmi ces gens que nous rencontrons ou pas, il y en a qui sans vous connaitre plus que ça, sont bienveillants envers vous (Pierre Krout pour ne pas le citer à travers nos rencontres, ses visites et ses mots), il y en a certains qui sans vous connaitre plus que ça, vous veulent du bien. Ca peut se manifester de différentes manières. Faire cadeau d'un livre qu'on devine « essentiel » pour l'autre est une de ces façons de faire attention à l'autre. Après Sirenna, c'est Pascal Blackbooks qui m'a offert un recueil d'Ile Eniger, la femme, parmi toutes celles que j'ai pu lire, qui me touche le plus dans son écriture. Merci ami Pascal.
Solaire, comme un dernier rayonnement avant éclipse totale… l'heure du bilan a sonné. Pourtant, même si avec le temps, une à une, les lumières ayant caressé les aubes d'une vie s'éteignent, la flamme du regard de l'auteure sur le monde fait de la résistance. C'est malgré tout avec des étoiles dans les yeux qu'Ile Eniger écrit l'Amour, ces étoiles dont la lueur perdure longtemps après qu'elles ne soient plus. C'est avec un espoir insensé qu'elle croit que l'Homme touchera un jour à l'essentiel, c'est avec une rage plus contenue que dans d'autres recueils qu'elle reste insoumise à l'inconsistance de nos formatages. L'âge ne fait rien à l'affaire, solaire et lunaire, telle est et restera Ile Eniger pour mon plus grand plaisir. Sol air, lune air, Ile Eniger, comme une respiration, comme une inspiration. L'une et l'autre, peine l'une, pleine lune.
Quand est pleine la lune
Le drap tiré sur soi
La nuit cherche fortune
Aux saisons d'un émoi
Quand est peine la lune
Le drap qui autrefois
Bleuissait la lagune
Devient simple détroit.
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Blackbooks
  31 juillet 2019
Le temps file, s'effile reste la mémoire. Éclat de vie, mémoire fracturée, les mots comme emplâtre pour consolider l'existence, réduire les silences.
Le temps file, s'effile reste les ombres. Morceaux de souvenirs, couple fracassé sous les orages de la maladie, les mots pour combler les trous de l'absence.
Le temps file, s'effile, reste la fille. Tessons d'enfance irradiés par le soleil, les mots terreaux pour retenir le bonheur, cueillir le mari flétri.
Le temps file, s'effile, reste l'avis. Bribes d'instants, poésie d'émaux, parure nuptiale quand l'autre disparaît de sa vie.
Le temps file, s'affile, tranche l'avenir. Plaie de mots, portion de doute, les mots pour jalonner la route.
Le temps file, s'effile, la mémoire se faufile. Les mots transfilent les toiles de la vie, filtrent la lumière pour tisser la quintessence.
Les mots de l'âme, des maux de lame qui nous chavirent, nous emportent. Des mots de larmes qui nous retournent, nous retiennent.
Vos mots me désarment, d'autres parleront mieux que moi de ce livre, lisez les critiques des membres de babelio (TerrainsVagues, Sirenna, Michfred et Meyeleb) ils l'écrivent très bien.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
TerrainsVaguesTerrainsVagues   24 septembre 2020
L'indifférence collée aux murs, aux coeurs, aux regards, maintient la ville dans ses indigences. Les rues toussent leurs fumées, leurs misères, leurs gerçures. Les vitrines désinvoltes, racoleuses, débordent. Les illusions organisées collectent les pas des passants. Le bitume porte l'inhumaine attitude. Le gris vert souffreteux des platanes tente une évasion vers le ciel mais le ciel est mourant. Au loin il a neigé, les cimes en témoignent. La terre noire des collines, paletot aux épaules, respire la lente application d'un hiver qui protège sa descendance. Des trilles dans la voix, quelques oiseaux de froid en appellent au réveil des graines. Poids du jour dans les poignets mais espoir au flanc, mon texte va son chemin, berçant de tenaces rêves de printemps.
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TerrainsVaguesTerrainsVagues   19 septembre 2020
Orage sec, on entend l'été armer ses fusils. Les cuivres du soleil martèlent les heures jusqu'au blanc des façades. C'est encore le temps des cerises dans les mémoires printanières que déjà, gorge dure tendue, la terre craquelle sous la charge de juillet. Un plomb incandescent dessèche ses crevasses. Chaque tonnerre sans eau plisse davantage les sols. Haletantes, des bouches de soif vident les sources. Les portes des granges sont ouvertes, les bêtes en alpages, les mouches abandonnées dans l'air poussiéreux. Aux remblais faméliques, s'affaisse le jaune étique des herbes altérées. Les cigales psalmodient au brasier de midi et dans le mûr des blés quelques coquelicots exaltent la récolte. Ici, ailleurs, partout, la vie respire à petits coups, pendue au clou brûlant de la forge estivale.
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BlackbooksBlackbooks   18 juillet 2019
Ma mère
robes claires
rires de fontaine
chants d'alouette
gestes heureux

Ma mère
fauchée plein vol
souffrante en son corps
entravée en ses jours
terre d'exil

Ma mère
souvenir de fleurs
seule
nourrissant
les canards sur la Sorgue

Ma mère
musique
muette
loin
où ?

Ma mère
Je t'écris.
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BlackbooksBlackbooks   29 juillet 2019
L'âme ne vieillit pas, simplement l'horloge terrestre, de temps en temps, lui rappelle qu'elle est en voyage.
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TerrainsVaguesTerrainsVagues   03 octobre 2020
Parfois je me dis qu'écrire n'est rien d'autre qu'un petit grattement de nombril qu'il ne faut surtout pas laisser s'infecter.
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Videos de Ile Eniger (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ile Eniger
Rob ~ La matière ~ Poème d'île Eniger
C'est d'un cahier ouvert sur le coin de la table que je ne dirai rien. Les jeux, les séductions, les germes d'artifices, j'y pense quelquefois mais le rien quotidien porte tant et encore que mes pensées se taisent, que mes mains se dénouent. Se pousse l'illusion. Le simple me rattrape. L'éternuement d'un chat, le sang d'un géranium, une jacinthe pâle accouchée de la nuit, la mer à ma fenêtre. Toute chose accoudée à la table du jour. La grâce de ce peu décape l'inutile, épingle des fous rires sur la pince des lèvres. Et nettoie les outils. La soupe dans le bol, le repos de la terre, écrivent mieux que moi une lettre d'amour. L'hiver est un cadeau quand les gestes s'épuisent. La pointe du crayon a troué mon papier, la lumière s'engouffre dans le moindre interstice. Dans cette odeur dressée, je renifle la matière et son bruit de sonnailles. C'est un temps de très près. Paysanne penchée sur la vigne des mots, j'écoute la patience dans les lignes du bois, je touche le présent et ce qui dit je t'aime.
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