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ISBN : 281121092X
Éditeur : Milady Graphics (22/11/2013)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Il n’y a pas d’espoir. Pas de héros.
Personne ne viendra vous sauver.
Vous êtes seul.
Ils sont partout. Hommes, femmes et enfants, tous victimes d’une mystérieuse infection qui change les parents en tueurs et les amants en violeurs. Sans pitié, ils répandent le mal et traquent les derniers membres de notre espèce à l’agonie.
Dans une Amérique désolée, un petit groupe de survivants cherche à rejoindre l’Alaska, espérant y trouver le salut.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
garrytopper9
  31 décembre 2013
Reçu dans le cadre d'un Masse Critique, je remercie une fois de plus Babelio pour m'avoir fait découvrir ce Comic que je n'osais pas acheter tant les critiques étaient mitigées.
J'ai bien aimé l'histoire qui est, pour une fois, très adulte. le monde que nous connaissons n'existe plus et toutes les règles de la société ont volé en éclat avec lui. Partant de là, j'ai également apprécié la narration qui est de qualité et qui vient contraster avec le reste de l'ouvrage. le dessin n'est pas très bon mais correspond à une histoire sans prétention, basée sur l'efficacité.
Car il est plutôt question d'inhumanité ici, la maladie pousse n'importe quel être humain contaminé à devenir une bête malsaine et perverse, pouvant proférer les pires blasphèmes, torturer et déchiqueter tout organisme vivant de la plus abjecte des manières.
Le récit s'adjoint également de flashbacks bien souvent nerveux et horribles dans un montage purement cinématographique enrichissant souvent le passé du petit groupe tentant de rejoindre l'Alaska promis comme un Eden immaculé de la violence de leurs contemporains.
Au final j'ai vraiment apprécié cette lecture, je ne la trouve pas particulièrement gore, glauque ou dérangeante. Certes, c'est très malsain, mais c'est tout le principe de ce livre.
Petite précision, j'ai souvent vu des critiques qui associent ce récit a divers récits de zombies ou autres, mais ce n'est pas le cas. Ici on à des gens infectés mais pas mort-vivant pour autant. Ils sont au contraire dénué d'une certaine intelligence (un groupe va traquer nos héros pendant une bonne partie du livre). Ce livre ne se résume pas a une énième histoire de mort-vivant.
Dernier point cette Intégrale n'est que l'intégrale des deux premiers tomes de la saga. Je crois savoir qu'elle en comporte au moins cinq mais par des auteurs différents. Je ne sais pas ce que valent les suites mais faites attention, si vous pensiez avoir l'intégrale de la série ce n'est pas le cas, vous aurez l'histoire intégrale des deux premiers auteurs qui, je vous rassure se termine. A partir du troisième tome j'ai cru comprendre que l'on partait sur un autre groupe.
Affaire à suivre pour ma part car j'ai beaucoup aimé cette lecture.
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Presence
  05 décembre 2014
Ce tome regroupe les 10 épisodes écrits par Garth Ennis et illustrés par Jacen Burrows, parus de juillet 2008 à février 2010.
Un homme arrive dans un petit restaurant d'une ville de campagne anonyme. Il tient dans sa main une colonne vertébrale ensanglantée ; un rictus étrange déforme son visage. Il s'approche du cuistot et lui déchire le nez avec les dents. La serveuse fracasse la cafetière contre son crâne. Dehors une voiture prend feu, le conducteur brûle à l'intérieur. Sur le trottoir un homme en poignarde un autre. La fin de la civilisation a commencé, la centrale nucléaire proche explose en produisant le champion atomique familier. Un groupe de 6 survivants et un enfant se crée : leur objectif est de survivre et de gagner le Canada en espérant que les zombies ne supporteront pas les conditions climatiques. Sur leur route, ils vont croiser d'autres groupes peu nombreux et être témoins de la désolation et de la destruction généralisée. Malheureusement pour eux, un groupe de zombies plus futés que les autres les repère et les suit pendant plusieurs semaines à plus ou moins grande distance.
Quand Garth Ennis s'attaque aux zombies, le lecteur est en droit de s'attendre à un récit énorme, gore à souhait et écoeurant. Effectivement, il a choisi de faire des zombies l'incarnation de tous les pêchés de l'humanité. La première apparition donne le coup d'envoi pour une surenchère de gore et d'actes contre-nature qui nécessitent d'avoir le coeur bien accroché. L'un des zombies qui suit le groupe de survivants se promène avec un pénis de cheval dont il se sert comme d'un gourdin. Rien ne sera épargné au lecteur, qu'il s'agisse d'actes de cannibalisme ou de relations sexuelles malsaines et non consenties. Toutefois au fil des épisodes, les scènes de violence s'espacent, même si elles ne perdent rien en intensité.
Comme souvent dans ce genre pointu des zombies, l'histoire ne donne pas d'explications quant à l'apparition de l'épidémie. Les survivants se livrent à des conjectures qui permettent d'établir que le virus se propage par contact de fluides corporels tels que le sang. le principe est donc de confronter des individus normaux ou presque à la contrainte d'une adaptation accélérée pour survivre. de ce coté, Ennis ne laisse pas planer de doute : le maximum que ses personnages puissent espérer, c'est de survivre jusqu'au jour suivant. Chacun est confronté à des choix qui remettent en question leurs valeurs morales, leurs convictions, etc. Il y a quelques moments énormes, comme la confession que fait Geoff, l'un des survivants aux autres membres du groupe, sur son mode de vie précédent.
Les illustrations sont réalisées par Jacen Burrows, le dessinateur attitré d'Avatar Press, la maison d'édition. Il n'utilise qu'une seule épaisseur de trait, toujours très fine pour délimiter tous les contours. Ce choix graphique présente un avantage : une lisibilité immédiate de tous les dessins. Il n'y a jamais de risque de surcharge visuelle, quel que soit le nombre d'éléments ou de personnages à représenter. Il y a deux inconvénients : seul le placement des personnages ou des objets dans la case permet d'établir une échelle d'importance, et les ombrages reposent exclusivement sur la mise en couleurs.
Ce dessinateur ne rechigne devant aucune représentation. Il illustre chaque élément exigé par le scénario avec application et détachement. Je dois reconnaître que dans ce cas précis le résultat est parfois insoutenable. Ces représentations presque cliniques ne laissent pas de place à l'imagination, mais pas de possibilité non plus de fermer les yeux ou de détourner le regard. Chaque zombie est marqué par des plaques de rougeur sur le visage qui forment une croix (d'où leur appellation de "crossed"). Lorsque la tripaille est mise à l'air, il est impossible de l'ignorer ou de s'illusionner sur ce qui est représenté. Lorsque les zombies perpètrent leurs actes de cruauté, il est impossible de faire semblant de ne pas comprendre. Cette crudité visuelle est sans pitié pour le lecteur, sans complaisance pour la barbarie.
Burrows a soigné l'apparence de chaque survivant et de chaque zombie qui dispose chacun de leurs spécificités propres (enfin pour les zombies, pas si propre que ça). On pourra juste regretter que tous les personnages ont un profil filiforme de personne en bonne santé. Cette particularité physique renforce le défaut majeur du scénario : la distance qui existe entre les personnages et le lecteur. Ennis se contente de traits de caractère assez génériques sans plonger dans la psychologie de chacun des personnages. du coup les remises en cause de l'échelle morale, du système de valeurs de chacun perd beaucoup de pertinence. Dans la mesure où ces individus ont organisé leur existence autour de valeurs qui échappent au lecteur, l'effondrement de leur cadre de référence perd de son impact, de sa force.
Alors que l'histoire commence très fort en termes de cruauté, de sadisme, d'urgence et de survie à tout prix, les péripéties successives s'affadissent au fur et à mesure. le tout reste très perturbant et abjecte, avec une étape pour chaque point de passage obligatoire dans ce type de récit : Qui a le droit de survivre ? Quel est le coût de la survie du groupe ? Quelles limites je dois dépasser pour assurer ma survie individuelle ? Que deviennent le sens de la vie et la valeur de la vie quand la seule occupation est la survie ? Ennis développe un point de vue très bien construit pour cette dernière question. Mais il manque un sentiment d'empathie pour les personnages du fait de leur absence de développement psychologique.
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Commenter  J’apprécie          65
gill
  08 janvier 2014
Autant le dire tout de suite, cet album n'est pas tout public.
Ici, le zombie n'est pas drôle. Il est mal élevé. Son penchant très net de pervers sexuel fait basculer ce petit ouvrage dans la stricte catégorie des livres pour adultes.
Son auteur, Garth Ennis, déclare, en quatrième de couverture que "Crossed" est le récit le plus extrême et le plus dérangeant qu'il ait jamais écrit.
Je le crois sur parole ! Franchement, je n'ai pas accroché à cette histoire.
Le parti-pris de la surenchère sanglante et perverse n'occulte, à aucun moment, le manque d'originalité du scénario.
C'est du vu et du revu, du raconté en long, en large et en travers.
De plus, malheureusement, le graphisme ne sauve pas l'écriture.
Je remercie, pourtant, Babelio et les éditions "Milady" pour cet envoi effectué dans le cadre de la masse critique et me déclare bien désolé de ne pas avoir aimé cette lecture.
Commenter  J’apprécie          200
Lanto_Onirina
  17 janvier 2014
Tout d'abord, merci à Babelio qui m'a donné l'opportunité de découvrir "Crossed" grâce à l'opération Masse Critique.
L'amérique, de nos jours. Une épidémie ravage le monde, transformant ses victimes en brutes sanguinaires, désinhibées et totalement perverses. Un petit groupe de survivants tente de rejoindre l'Alaska, où la population est plus rare, pensant y trouver un havre de paix, mais le voyage ne sera pas de tout repos.
Quand on commence Crossed, on pense immédiatement à Walking Dead de Kirkman et Adlard. Les deux épopées racontent la lutte pour la survie d'un petit groupe de gens dépassés par l'écroulement de leur monde mais la comparaison s'arrête là. En effet les « zombies » d'Ennis et Burrows sont loin d'être des brutes sans cervelle. Si la maladie qui les atteint les amène à réaliser leurs plus bas instincts, elle n'enlève rien à leur intelligence, leur permettant d'utiliser des armes, de tendre des pièges, et surtout de poursuivre les héros dans leur voyage qui devient avant tout une fuite.

Crossed est violent. D'une violence omniprésente, graphique et dérangeante. Certaines planches sont d'une cruauté extrême, aussi bien dans les idées que dans les dessins. Sur certaines planches, des détails peuvent échapper à une première lecture, mais une fois qu'on repère le petit plus, on se dit « Mon Dieu, quelle horreur ». On retiendra l'adaptation du jeu de la Biscotte, passage à la fois glauque et drôle du livre.
Bref un ouvrage indispensable pour les amateurs de Survival Post apocalyptique. le scénario est prenant et réserve de belles surprises, aussi bien sur le récit lui-même que dans la psychologie des personnages et les dessins illustrent superbement cette histoire.
Il est à noter qu'une autre aventure se situant elle aussi dans l'univers de Crossed est disponible : Crossed – Terres maudites.
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Commenter  J’apprécie          30
Darkaoss
  18 novembre 2014
Vous connaissez la série Walking Dead ? Alors préparez-vous à entrer dans un monde encore plus horrible et dangereux.
Car dans cette réédition des deux volumes du cycle Crossed (respectivement parus en français les 18 mars et 23 septembre 2011), les monstres ne sont pas des zombies idiots et lents mais bien des infectés capables de raisonner et de courir, mus par la bestialité et la sexualité ; certains (des mâles) n'hésitent pas à prendre leur pied en pénétrant des membres sectionnés ou des blessures qu'ils viennent juste d'infliger avec un couteau alors que leur victime est encore en vie. Pire encore, mutiler les infectés peut les amener à l'orgasme.
L'auteur français Laurent Queyssi (qui intervient réguliairement dans l'émission + ou - Geek) a affirmé que les personnages de Walking Dead sont en vacances comparés à ceux de Crossed. Difficile de lui donner tord. On pensera à cet infecté qui utilise le visage barbu d'une de ses victimes comme sous-vêtement en laissant ses testicules à l'air via ce qui était autrefois une bouche.
Contrairement à la BD de Robert Kirkman qui est en noir et blanc, ce qui édulcore pas mal les vraies horreurs, Crossed est intégralement en couleurs et les seules choses qu'on ne vous montre pas sont des vulves et des pénis.
Le récit est plutôt bien mené, la tension est palpable et si l'on peut se laisser perturber au début par les allers-retours dans le temps, une fois que l'on a compris le système, impossible de se perdre.
Les personnages sont évidemment malmenés et si on s'attache malgré tout moins à eux qu'à ceux de Kirkman, c'est simplement parce que l'histoire ne comprend que dix chapitres et donc on passe moins de temps avec eux. Cela n'empêche pas que l'horreur de certains choix nécessaires faits par ces mêmes personnages nous interroge en notre qualité d'être humain.
À travers cet ouvrage, c'est une histoire complète et complexe qui nous est offerte et ravira les fans d'horreur et de post-apo.
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critiques presse (2)
BDZoom   10 juin 2019
Un récit sans pitié, mais excellent, dont je ne montre volontairement que des images acceptables, tant certains passages sont durs, voire insoutenables pour certains lecteurs. Interdit donc aux enfants.
Lire la critique sur le site : BDZoom
BulledEncre   27 décembre 2013
Une véritable tuerie… dans tous les sens du terme ! Mais à ne pas mettre entre toutes les mains.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
garrytopper9garrytopper9   31 décembre 2013
C'était la nouvelle donne...Comme un nouvel ordre des choses.
Commenter  J’apprécie          30
Videos de Garth Ennis (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Garth Ennis
Interview en anglais de Garth Ennis, à propos de la série Preacher.
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