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Micheline Goche (Traducteur)
EAN : 9782742760473
141 pages
Éditeur : Actes Sud (06/04/2006)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 41 notes)
Résumé :
Nico et Lou Desbrogé cachent un drame familial au monde extérieur. Entre eux le non-dit est devenu une règle, et pour Nico, psychanalyste de profession, la maîtrise absolue de cet état d'esprit est réellement un principe. Pourtant l'angoisse et la douleur s'installent en lui. Peu à peu ses contradictions, ses émotions le dépassent.

Dans ce roman, Anna Enquist retrace avec une grande justesse la dérive psychologique de ses personnages. Leurs sentiments... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
gonewiththegreen
  25 octobre 2019
Lou et Nico, comme leurs prénoms ne l'indiquent pas, vivent au bord de la mer, au nord d'Amsterdam. Elle enseigne les lettres anciennes, il occupe une place à responsabilité dans une structure psychiatrique. le couple est désemparé, leur fille Maj a disparu depuis six mois, fait qu'ils ont caché à leur entourage.
Magnifique roman, auquel je reprocherais juste d'être allé à l'essentiel . Il y avait sans doute matière à poser un peu plus les personnages . Cela aurait sans doute atténuer cette impression de mutation accélérée de Nico.
Mais pour le reste, quel talent ! Une histoire de non dit, d'un couple qui lutte avec ses armes face au désarroi et tente de survivre dans un environnement non initié à leur problème.
Qui lutte également au quotidien pour vivre ou survivre du mieux possible ensemble.
J'ai été très ému par cette histoire, par cet homme qui essaie de bouleverser son quotidien pour s'extirper de sa souffrance, par cette femme qui se réfugie dans le futile mais reste prête à tout , même à voir des signes où il n'y en a pas, par le regard des autres face à l'image que le couple donne.
Ce roman, au style installant rapidement une atmosphère lourde, est magnifiquement construit, avec beaucoup de sensibilité .
Une très belle découverte.
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saphoo
  27 avril 2016
Difficile de parler de ce court roman empli de non-dits, de douleur enfouie,de fuite vers une espérance vaine.
un couple porte en eux une souffrance qui
'ils cachent à tous et même à eux en s'aveuglant de travail acharné pour Lou c'est le jardinage, pour Nico la reprise de la direction de l'hôpital qui compte révolutionner. Il reprend aussi le vélo, une façon de se sentir vivant et encore se surpasser dans une épreuve.
C'est un combat permanent l'un pour l'autre pour éviter d'aborder le coeur de l'abcès et percer une bonne fois pour toute.
A force de contourner le problème, de fuir la vérité et d'accepter leur défaite, ils foncent droit dans le mur.
Je peux hélas pas dévoiler leur épine, au risque de vous ôter le plaisir de la lecture d'autant que ce roman est court et il faut saisir d'emblée la vague psychologique sur laquelle nous emporte l'auteur.
Il m'a manqué un petit plus à cette histoire, ou alors je n'ai pas su ressentir toute la puissance du récit, malgré cela j'ai apprécié la plume.

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kathel
  12 septembre 2012
Tout d'abord, une petite mise en garde : autant vous pouvez lire sans crainte la quatrième de couverture de l'édition brochée, autant vous devez vous méfier de celle du format de poche qui raconte tout ! Un des grands atouts de l'écriture d'Anna Enquist étant la subtilité avec laquelle elle amène les révélations, tout effet est perdu par une lecture détaillée de cet argumentaire de l'éditeur...
Un couple d'une cinquantaine d'années vit dans une maison près des dunes. Elle se passionne pour le jardinage, tentant de faire émerger du sable toutes sortes de plantes, lui se remet au vélo et se jette à corps perdu dans le travail. Elle est enseignante, il est directeur de l'hôpital psychiatrique de la petite ville où ils habitent. Tout le mode semble s'y connaître, mais personne ne sait vraiment ce que vivent Nico et Lou, ni quelle ambiance sombre et pleine de ressentiment tisse leurs soirées.
L'auteur a la plume acérée lorsqu'il s'agit de décrire les petits gestes quotidiens d'une vie de couple ravagée, et ce qu'ils cachent. Tantôt du point de vue de Lou, tantôt de celui de Nico, tout se dérègle imperceptiblement, en mettant au jour tout ce que l'un et l'autre tentent de taire, et en fonçant vers une déflagration finale inévitable. C'est estomaquant, et on se surprend à avoir du mal à lâcher un livre aussi sombre, sans doute grâce à une forme d'humour noir subtil, un peu dans le style de Pascal Garnier, qui maintient à flot au-dessus de l'atmosphère neurasthénique, et grâce à une construction implacable. Et pourquoi le titre, Les porteurs de glace ? On le découvre au cours du roman, et l'image colle bien avec celle de ce couple éreinté et glacé à la fois.
Une superbe découverte que ce roman !
Lien : http://lettresexpres.wordpre..
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mimipinson
  16 octobre 2010
"Lou et lui étaient des copains. Tout ce qu'ils avaient traversé ensemble était si important, si particulier-on ne pouvait le partager avec un autre. Pas elle. Ce secret glacé dont ils ne parlaient jamais appartenait à eux seuls" p99 (édition de poche)
Tels des porteurs de glaces, des montagnes d'autrefois qui amènent la fraicheur aux gens des villes, Lou et Nico portent leur fardeau…….
Il règne une atmosphère bien étrange tout au long de ce court roman. Les personnages principaux que sont Lou et Nico sont énigmatiques.
Elle, professeur de français en collège, lui, psychiatre. Tous deux vivent ensemble, mais semblent à des années lumières l'un de l'autre.
Ils communiquent peu ensemble. Fatalement, l'avenir ne semble pas des plus roses pour eux deux. Chacun s'enferme dans ses non dits, tente de résoudre, de son côté, le problème commun qui les taraude.
Finalement on sait peu de chose sur eux deux, encore moins sur leur fille.
La lecture de ce roman, dont l'écriture est agréable, et assez fine, est facile. Il est heureux qu'il ne soit pas trop long, car l'atmosphère lourde, lugubre, ne m'aurait certainement pas permis de tenir des centaines de pages. Paradoxalement, j'ai trouvé que le contenu de l'histoire manquait tout de même de consistance ; j'aurais aimé en savoir plus, j'aurais aimé que l'auteur développe ses personnages, s'attarde plus sur leur "intériorité".
Je reste un peu sur ma faim en arrivant à la fin du livre ; il me reste comme un goût d'inachevé.
Ce sera pour moi un livre de passage : il est venu à moi, et reparti aussitôt, sans avoir imprimé sa marque au fond de moi. Il ne m'a pas interpellée, ni percutée, ni secouée. Un livre, sans plus, ni aimé, ni pas aimé.
Un livre dont le souvenir est déjà loin, très loin.
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mlseditions
  27 janvier 2015
Tout à l'air parfait dans la vie de Lou et Nico. Un travail, une maison, un jardin méticuleusement entretenu. Pourtant, entre Lou et Nico, il y a le secret de la disparition de leur fille. Mais ce secret en cache un autre qui détruit peu à peu les personnages. Nico s'acharne sur son travail, son vélo et peu à peu, il imagine que le monde entier est contre lui. Quant à Lou, elle focalise son attention sur les gestes du quotidien et sur son jardin. Lou et Nico se croisent sans se soucier l'un de l'autre. Cet engrenage conduit les deux protagonistes dans un paroxisme extrême.
Si le début du livre est un peu long à démarrer, les 50 dernières pages s'enchaînent avec des rebondissements qui le rendent agréable. le style d'écriture bref avec un brin d'humour noir est agréable à lire.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
kathelkathel   12 septembre 2012
Recommencer chaque jour, essayer de ne pas penser. Ignorer de toutes ses forces le choeur muet qui, dans sa tête, braillait « Au secours », qui scandait continuellement : « Si je pouvais être morte. » Restreindre efficacement les heures libres de la journée en travaillant, en répondant au courrier, en tenant le ménage, en taillant les buissons. Et tout cela en silence, séparés l'un de l'autre, seuls. Lui chassait les heures à coup de pédale sur son vélo de course, elle les enfonçait à coups de bêche dans le sol.
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mlseditionsmlseditions   27 janvier 2015
Leur capacité de pardon est puissant. Moi, je ne pardonne pas. J'espère que cette jeune fille n'est pas là, que je ne serais pas obligée de la voir. Je le hais et je l'aime, mais eux, ils n'en sont pas capables. Leur besoin de bâtir une histoire est si grand qu'ils ne peuvent s'arrêter au contenu de chaque mot individuel. il faut de la cohérence. Moi je suis fragments. Moi, je suis débris.
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fanfanouche24fanfanouche24   29 octobre 2019
Le samedi et le dimanche étaient les jours les plus difficiles. En l'absence de la rassurante grille horaire des cours, elle devait se forcer à remplir elle-même les heures d'occupation qui exigeaient toute son attention. (...)

Recommencer chaque jour, essayer de ne pas penser. Ignorer de toutes ses forces le choeur muet qui, dans sa tête, braillait « Au secours », qui scandait continuellement : « Si je pouvais être morte. » Restreindre efficacement les heures libres de la journée en travaillant, en répondant au courrier, en tenant le ménage, en taillant les buissons. Et tout cela en silence, séparés l'un de l'autre, seuls. Lui chassait les heures à coup de pédale sur son vélo de course, elle les enfonçait à coups de bêche dans le sol.(p. 45-46)
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mimipinsonmimipinson   16 octobre 2010
"Lou et lui étaient des copains. Tout ce qu’ils avaient traversé ensemble était si important, si particulier-on ne pouvait le partager avec un autre. Pas elle. Ce secret glacé dont ils ne parlaient jamais appartenait à eux seuls" p99 (édition de poche)
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myriampelemyriampele   29 décembre 2016
Le samedi et le dimanche étaient les jours les plus difficiles. En l'absence de la rassurante grille horaire des cours, elle devait se forcer à remplir elle-même la grille d'occupations qui exigeaient toute son attention. Comme ce serait bien si elle aimait le sport.
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Vidéo de Anna Enquist
Depuis longtemps déjà, les romans d?Anna Enquist, publiés chez Actes Sud, ont conquis de très nombreux lecteurs français. Cette oeuvre, d?une profonde cohérence, excelle dans la peinture des mille et une nuances de l?âme humaine, de ses contradictions, grandeurs et faiblesses. Ses livres célèbrent la musique, disent le deuil irréparable, reflètent l?évolution de nos sociétés vers toujours plus d?individualisme? Et sa prose, d?une élégance toute classique, révèle la grande poétesse et pianiste qu?est également l?auteure de Contrepoint et Quatuor. Animé par Florence Noiville, le Monde des Livres.
Samedi 26 mai, Salle Molière - 33e Comédie du Livre
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