AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
3,81

sur 400 notes
cascasimir
  30 août 2021
"Tout, tout, tout
Vous saurez tout sur le vagin
Le vrai, le faux
Le mimi ou la tirelire
La moule ou le berlingot
Et j'ai beaucoup à dire".
Pardon, je sais, c'est con...


Je suis monté sur scène, pour mes monologues, en 2000, au théâtre... Fontaine :-)
Et sur scène, comme la Seine en... crue, je me suis laché et j'ai un peu...débordé.


Sur le sexe, le plaisir féminin, la représentation que l'homme avait de moi (de quoi faire du vaginisme! On ignorait le clitoris au Moyen âge, et on a inventé l'excision pour privilégier le plaisir masculin, via le vagin...


Le vente des vibromasseurs était interdite, dans certains états d'Amérique, mais pas la vente des armes à feu...


Relisez cet ouvrage clito-clito, euh dare-dare. La version intégrale comporte...euh, combien ?(je l'ai sur le bout de la langue): 11 monologues supplémentaires !


En 2018, le public versa des larmes (de vraies larmes) lorsque Roselyne Bachelot , la ministre de la CUL-ture, mima un orgasme sur scène, lors de la lecture de "Les monologues du vagin." Un orgasme de grande bourgeoise, très 16e arrondissement.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10618
ordinary_reader
  09 janvier 2018
Je n'ai jamais vu l'adaptation au théâtre, sauf quelques extraits diffusés à la télévision.
Il y a longtemps que je désirais lire ces Monologues, et je suis tombée tout récemment dessus, à un prix sacrifié.

Quand la parole libère, désinhibe, appelle un chat un chat, explique, sauve...
Quand les mots se font précis, décrivent, disent, racontent, dénoncent, rassurent...
Un hommage universel au corps de la Femme, à son intimité, son coeur, son esprit, ses émotions...
Au "fond", je pense que les hommes ça les bouleverse, ce mystère féminin, aussi. (?)

Plutôt surprise de ne pas voir beaucoup de critiques sur cet ouvrage (par rapport au nombre de lecteurs)...
Commenter  J’apprécie          6418
Yassleo
  07 septembre 2016
Vagin? Vous avez dit vagin? Comme le truc des filles? Oui oui. Eve Ensler parle bien de la plus énigmatique des créations de l'univers aux yeux du mâle dominant (après le lave-linge évidemment, curieux anagramme combiné de elle/vagin, j'dis ça j'dis rien..).
Eve Ensler donne la parole aux femmes. Toutes sans distinction. Pour parler de leur crapounette. Car le vagin, parait que c'est tabou. Et maintenant que j'y pense, c'est vrai qu'on n'en parle pas des masses au boulot ces temps-ci.

Bon j'imagine que j'aurais plus apprécié ce monologue au théâtre qu'en lecture. Car vagin vagin vagin à toutes les sauces, ça finit par lasser quand même. M'a manqué l'intonation pour lui donner pleinement corps et vie à ce petiot. Dire que le petit abricot n'a plus de secret pour moi serait présomptueux, mais trop entendu parler de cette pièce pour l'avoir savourée à sa juste valeur (la pièce pas l'abricot, faut pas s'emballer m'sieurs dames).
Toutefois, pas mécontente de cette lecture, j'admets sans conteste l'originalité et l'utilité de "l'enquête". Briser le tabou du sexe féminin, libérer la femme en l'aidant à assumer fièrement les voies du saigneux pas si impénétrables... Se pencher avidement sur cette terra incognita. Enfin se pencher, on se comprend. Encore que observer le zigouigoui de près est conseillé pour apprivoiser la bête et se connaître à fond. Enfin à fond, on se comprend. Serait-ce l'origine du fameux "connais-toi toi-même"? Ce Socrate, quel coquin...

Donc objectif : rendre ses lettres de noblesse à la chiffounette. Mais aussi dénoncer la malheureusement trop souvent violente profanation de l'antre sacré dans une indifférence généralisée. du léger au sordide, sont exprimées autant de tendresse que d'horreurs. La cohabitation pêle-mêle d'amour, viol, masturbation, excision ou orgasme m'a pour le coup laissée quelque peu perplexe. Féminisme et militantisme ambiants trop prononcés à mon goût.
Donc si j'applaudis l'idée novatrice en son temps (1996) et la parole libérée, je ressors tout de même déçue, convaincue qu'ici l'oralité doit transmettre probablement davantage de puissance aux mots que la lecture.
Déçue bien que j'ignore à quoi d'autre je m'attendais... car finalement ça monologue, et ça parle vagin. Sujet (dé)culotté.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          639
Winter-
  01 mai 2020
L'auteur nous offre ici un recueil de confidences facile à lire, décomplexant et assez libérateur où des femmes se dévoilent , sans une once de trivialité, leur intimité dans ce qu'il y a de plus profond. La femme est abordée par l'essence même de sa féminité. Des aveux touchants parfois inavouables où la femme est tour à tour mutilée, assujettie ou adorée.
Commenter  J’apprécie          490


Dixie39
  18 février 2015
Une pièce de théâtre que j'aurai adoré voir : le titre est explicite mais ne renferme pas l'étendue de tout ce qui est abordé dans ces quelques pages.
Eve Ensler, en 1996 décide de s'attaquer à un tabou : Faire parler les femmes de leur « vagin » ( déterminant employé ici pour désigner l'ensemble des organes sexuels féminins) mais surtout de la manière dont elles se le représentent, comment elles l'ont « découvert » et de la liberté qui leur est laissée d'en user et de l'assumer...
L'auteure lève le voile sur des non-dits, des principes édictés par « des bonnes manières », par la culture et la société, enfin toutes ces choses liées au sexe de la femme et qui sont passées sous silence.

« Ça fait peur de dire le mot. « Vagin. » La première fois, vous avez l'impression de vous écraser contre un mur invisible. « Vagin. » Vous vous sentez coupable et en tort, comme si quelqu'un allait vous frapper. Et puis, peu à peu, quand vous avez dit le mot une centaine ou un millier de fois, il vous apparaît que c'est votre mot, votre corps, votre moi le plus essentiel. Vous prenez soudain conscience que toute la honte et toute la gêne que vous éprouviez avant, en disant ce mot, n'étaient qu'une façon de réduire au silence votre désir et de saper votre ambition. »

Eve Ensler passe d'un humour potache de « que dirait votre vagin s'il pouvait parler », « quelle tenue porterait-il ? » à une réalité plus sordide : viols, excisions et aliénations liées à la condition féminine.
Pourquoi ce qui paraît normal ou n'est pas un sujet de honte ou de réprobation culturelle et sociale chez un homme l'est chez une femme : la découverte de ses organes sexuels (voir, toucher, dire) et la recherche du plaisir qui va avec ?

L'interview de Whoopy Goldberg est pleine d'humour (pas étonnant) mais d'une telle lucidité également... On a toutes, je pense, eu en tête au moins une de ses réflexions à un moment de notre vie (je vous laisse les découvrir).

On aimerait en savoir plus sur les « guerrières du vagin » et le V-Day, sur ce qui est entrepris pour lutter contre le nombre effrayant de viols qui se perpétuent partout dans le monde dans une quasi-indifférence. Pourquoi est-ce qu'on en est réduit à considérer cela comme une fatalité ?

« Chez les Indiens d'Amérique, un guerrier est quelqu'un dont la responsabilité première est de protéger et de sauvegarder la vie. La lutte pour mettre fin à la violence est une guerre permanente. Émotionnelle, intellectuelle, spirituelle, physique. Elle demande toute notre force, notre courage, notre acharnement. Cela signifie parler quand tout le monde dit de se taire. Cela signifie tenir la distance, pour qu'un jour enfin les coupables soient confrontés à leurs actes. Cela signifie exiger la vérité même si pour cela il faut perdre sa famille, sa patrie, ses amis. Cela signifie développer la force d'esprit nécessaire pour plonger et survivre dans les tourments que cette violence provoque et pour, dans cet espace dangereux, fait d'inconnu terrifiant, acquérir une sagesse plus profonde. »

Les guerrières du vagin ne sont pas à l'image des « femen », elles n'ont pas d'idéologie à défendre, ni d'esprit de vengeance, ni encore moins d'hommes à soumettre, mais elles sont avides de justice et de tolérance. Elles défendent celles qui donnent la vie en créant des refuges et en aidant à l'évolution des mentalités et des lois. Des hommes sont aussi à compter dans leur rang.
Les guerrières du vagin «savent que ce n'est pas le châtiment qui fait cesser l'arbitraire. Elles savent qu'il est plus important de créer un espace où le meilleur peut se produire, plutôt que « de faire apprendre une leçon aux gens ». »

Qu'en est-il presque 20 ans plus tard ? Est-ce que les choses ont réellement évolué ?
Tout ce que je peux voir et entendre autour de moi m'incite plus à la vigilance et à la préservation d'acquis durement gagnés qu'à la satisfaction d'une égalité accomplie...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          416
1967fleurs
  31 octobre 2016
En ce jour de début octobre, j'étais toute excitée, c'était la foire aux livres dans une campagne non loin de chez moi. J'étais donc une des premières arrivées dans cette petite commune pour y dénicher des pépites.

Ce livre c'est une rencontre inattendue… je l'ai pris sans conviction. Je me revois dire naïvement à la dame qui aurait pu être ma mère : « ça parle de quoi ? ». Sur le coup je ne comprends pas son hésitation… et elle me dit : « ce sont des histoires de femmes »…et là je réalise dans son embarras… qu'elle l'a lu. Je me dis intérieurement :
«ça cause un vagin…. !? », bon et bien on va verra bien…..

Et j'en reste là… j'avais une autre lecture en cours et un délai à respecter….

Il aiguisait ma curiosité. Je l'ai feuilleté, lu des passages, puis j'ai osé le lire. Alors je ne vais pas en dire tout ce qui a déjà été dit dessus…mais j'ai été surprise de si mal…. le connaître ! pour moi le vagin c'était le petit tunnel dans lequel l'homme aime tant se loger… le reste je le dissociais complètement.

Le vagin c'est tout le sexe féminin. Parmi toutes les illustrations dont il fait l'objet dans ce livre, il le compare à une fleur de lotus…qui cache son tout petit coeur...vous savez ce que c'est…. ? trouvez le mot, partez à sa recherche et découvrez le….sans modération.

Eve Ensler a rencontré plus de 200 femmes, dont quelques unes témoignent dans ce livre avec pudeur, humour, vérité, poésie de leurs peurs, de leurs ignorances, leurs connaissances d'elles-mêmes.

C'est une lecture nécessaire, libératrice qui lève les tabous dont nous sommes parfois encore, nous femmes, emprisonnées à notre insu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          4011
ErnestLONDON
  07 décembre 2021
Avec ce texte quasi-culte, joué pour la première fois à New-York en 1996, Eve Ensler transmet les paroles de quelques deux cents femmes qu'elle a interviewées pour évoquer leur rapport à leur vagin.
(...)
À la fois célébration, intenses moments de libération de la parole, manifeste féministe, mise en voix décomplexée des tabous et des non-dits, cette pièce de théâtre témoigne d'une grande diversité de vécus et des réalités crus de la condition féminine, notamment dans le rapport au corps.

Article complet sur le blog :
Lien : http://bibliothequefahrenhei..
Commenter  J’apprécie          360
lemillefeuilles
  05 janvier 2021
Après avoir laissé ce livre trois longues années dans ma pile à lire - alors même que j'avais très envie de le découvrir -, je l'ai enfin ouvert et dévoré quasiment d'une traite. Cette pièce de théâtre, qui a été tant de fois jouée, a un titre assez évocateur et provocateur : Les Monologues du vagin... Mais de quoi nous parlent-ils ?

Eh bien, il s'agit de différentes personnes qui vont parler de leur propre expérience avec leur vagin et leur vulve. Tantôt drôles, étonnantes, banales, ou révoltantes, ces anecdotes sont une façon d'élever la voix contre un tabou autour des sexes.

Bien que le titre aurait plutôt dû s'appeler Les Monologues de la vulve parce qu'il correspondrait bien mieux à ce qui nous est décrit, je trouve que d'avoir conservé ce mot "vagin" permet à tout le monde de savoir de quoi nous parlons (parce que de nombreuses personnes, encore aujourd'hui, ignorent ce qu'est la vulve).

Dans tous les cas, c'est un petit ouvrage très agréable à lire et très intéressant, et je serais curieuse et ravie de découvrir l'adaptation théâtrale qui en a été faite.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          330
Ziliz
  27 mars 2012
Eve Ensler a discuté avec plus de 200 femmes pour recueillir leurs témoignages. Elle les a compilés ou parfois conservés tels quels, pour évoquer des sujets divers liés à la sexualité féminine : pilosité, ateliers de découverte du corps, masturbation, sex-toys, règles, excision, homosexualité féminine, viol, inceste, etc.

Il s'agissait d'une relecture, j'avais découvert ces textes il y a quatre ans, et seul le témoignage de Whoopi Goldberg, "Mon vagin est en colère", était resté bien vivace dans mon souvenir (p. 73 et suiv.).

Ce petit ouvrage est magnifique, plein d'humour, mais aussi émouvant, parfois troublant, il interpelle forcément les femmes - et les hommes ! La déclinaison des gémissements page 101 m'a beaucoup amusée.

Mes réticences : l'acte pédophile (p. 94), les questions posées à une fillette de six ans (p. 103), et surtout, la place des hommes dans cet ouvrage ; ils sont plus souvent associés à la violence (viol, excision, inceste...) qu'au plaisir. Cette vision, trop féministe, me semble bien réductrice.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          322
Supermaman64
  05 mars 2021
Les monologues du vagin sont une ode à la féminité, un élan vers la curiosité et un recueil intéressant de voix féminines.
Si je me suis amusée en lisant les récits sur les premières règles, j'ai moins aimé certains passages, un peu trop spirituels pour moi.
J'ai, comme beaucoup, grincé des dents en découvrant les atrocités que certaines femmes ont vécues.
Et j'ai validé la fragilité de notre intimité.
Une pièce de théâtre loin d'être inutile...
Commenter  J’apprécie          311


Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Titres d'oeuvres célèbres à compléter

Ce conte philosophique de Voltaire, paru à Genève en 1759, s'intitule : "Candide ou --------"

L'Ardeur
L'Optimisme

10 questions
954 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature française , roman , culture générale , théâtre , littérature , livresCréer un quiz sur ce livre