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Critiques sur Pardon (8)
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noid
  25 février 2020
Comme elle le dit dans la bouche de son père, la colère est un poison que tu prépares pour un autre mais que tu bois toi même. Et ce livre ressemble à ça. Une tentative d'accorder un pardon à son père afin de cesser de s'empoisonner par sa colère.

Et c'est révoltant, parce qu'à la lecture de ce livre, il semble évident que ce salopard ne mérite aucun pardon. Il est mort et que sa dépouille pourrisse rongée par les vers.

Mais notre fonctionnement semble ainsi fait que les rancunes nuisent plus aux victimes qu'aux coupables… C'est nul !

Mais cela fait de ce livre insoutenable un témoignage bouleversant.
Lien : https://www.noid.ch/pardon/
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BRAEM
  25 janvier 2020
J'ai également lu ce livre d'une traite. j'en sort bouleversé.
Même en sachant que ce type de comportement existe, ce témoignage me donne froid dans le dos. Mais comment peut-on ......
Je suis assez d'accord qu'il est à lire par les victimes que lorsqu'elles le sentent.
Mais pour moi, ce livre devrait être lu par tous comme celui de Vanessa Springora. Leur description de la personne "prédateur" est vraiment instructive.
Beau courage de cette auteure.
Commenter  J’apprécie          60
jongorenard
  07 mars 2020
Eve Ensler avait 5 ans quand son père a commencé à l'agresser sexuellement la nuit alors qu'elle était dans son lit. Ensuite, cette violence sexuelle s'est transformée en violence physique, son père l'a battue, prenant plaisir à l'étouffer et à la fouetter à coups de ceinture. En grandissant, elle a souffert de terreurs nocturnes, de troubles du comportement alimentaire, développé des tendances suicidaires et a commencé à boire. Finalement, elle s'en est sortie tant bien que mal et, en 1996, elle a écrit "Les monologues du vagin", l'une des pièces de théâtre les plus célèbres du XXe siècle. Mais avant cela, son père a fait tout ce qu'il pouvait pour l'humilier et la détruire. Son objectif était de « (l)'abolir, (l)'éradiquer, (la) punir ». Bien qu'Eve Ensler savait qu'il ne le ferait jamais, elle a attendu qu'il s'excuse. Même après sa mort, elle a continué d'attendre. Jusqu'à "Pardon".
"Pardon" contient les mots qu'Eve Ensler avait besoin d'entendre sortir de la bouche de son père, ceux qu'il aurait dû lui dire pour lui permettre de guérir et de se libérer du passé. Ce n'est pas un livre bien épais, mais il est d'une lourdeur insupportable. le texte est présenté comme une lettre fictionnelle du défunt Arthur Ensler à sa fille « Evie » depuis une sorte de vide au-delà de la tombe, flottant « sans attache, à la dérive ». Il décrit crûment les atrocités qu'il a commises, il avoue la faiblesse qui l'a rendu si cruel et reconnaît les dommages qu'il a causés à l'esprit vulnérable et au tendre corps de sa fille. Il est un narrateur éloquent et répugnant. J'ai énormément de respect pour le courage, l'empathie, la compréhension et la détermination dont fait preuve Eve Ensler dans cette plongée au plus profond de ses souvenirs les plus horribles pour en ressortir plus forte. Ce livre est son salut, mais n'est-il pas illusoire de penser qu'il motivera les agresseurs à « faire (leur) examen de conscience en profondeur, à reconnaître (leurs) méfaits (...) et demander pardon » ? C'est en tout cas le souhait légitime et bien compréhensible d'Eve Ensler. Un livre nécessaire et bouleversant.
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Commenter  J’apprécie          40
SabrinaTrublet
  15 février 2020
Pardon
Eve ENSLER

Eve a dépassé la soixantaine lorsqu'elle replonge douloureusement dans son passé pour écrire ce livre.
Celui de la douleur, de la peur, de l'abandon, du traumatisme et des abus sexuels vécus à cause de son père lorsqu'elle n'avait que 5 ans.
A 60 ans il lui manque toujours une nécessité : celle de la demande d'excuse de ce bourreau mort depuis des années.
Elle va donc s'imaginer que ce monstre de père lui envoie une lettre pour lui expliquer pourquoi et comment il en est arrivé à abuser de cette enfant qu'il adorait puis pourquoi il a voulu la tuer lorsqu'elle commençait à lui échapper.
Une missive inventée qui permet d'accéder à des mécanismes incroyables de domination, isolement puis peut-être prise de conscience et repentir posthume.

Un livre très dur mais incroyablement bien écrit dans la forme et le fond.
Une leçon de psychologie qui noue le ventre et le coeur.
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d1404
  11 janvier 2020
J'ai lu d'une traite ce livre à la fois terrible et touchant. Il possède plusieurs niveaux d'analyse et je le relirai. Un livre à lire si on a été victime et que l'on sent que c'est le moment.
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RedIzaBzh
  18 février 2020
Comment parler d'un livre qui vous a envoyé un grand coup dans l'estomac ?
J'ai lu plusieurs livres d'Eve Ensler, mais je n'ai jamais su ce qu'elle avait vécu, même si j'imaginais bien qu'il y avait quelque chose quelque part, mais cette violence... Ce livre est horrifiant et touchant à la fois, centré autour de ce père abusif, pédophile, manipulateur et en colère qui n'a pas décoléré jusqu'à sa mort.
Sa propre histoire est révélatrice, avec ses parents et son frère, ce n'est pas étonnant qu'il soit devenu ainsi. Ce docteur dont ses parents suivaient les théories m'a fortement fait penser à un de ces docteurs nazis qui expérimentaient sur les bébés. Glaçant !
Je ne savais pas tout ce qu'Eve Ensler avait traversé, non seulement en tant que petite fille, mais toute sa vie d'adulte, ses batailles avec l'alcool et le désamour d'elle-même, entre autres choses.
J'ai dévoré ce livre d'une seule traite, puis j'ai descendu un bon whiskey et j'ai levé mon verre à Eve, cette femme formidable qui a survécu à tout cela. A la tienne, Eve, yec'h mad !
Lien : https://booksnlivres.blogspo..
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jordan__
  06 février 2020
‪L'auteure des Monologues du Vagin nous livre ici la lettre fictive qu'elle aurait aimé recevoir de son père qui a abusé d'elle pendant l'enfance. ‬
‪C'est dur, atroce, cauchemardesque. Je déteste un homme que je n'ai jamais connu.‬
‪J'espère que cet écrit a pu la libérer.‬
‪Percutant.‬
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Cha971
  04 février 2020
Eve n'a pas eu la lettre d'excuses tant désirée de son père. Mort depuis un moment déjà, elle choisit de l'écrire à sa place. de ce souhait, elle écrit Pardon, un roman très fort.

J'ai découvert Eve Ensler avec Les monologues du vagin que j'ai lu d'une traite tellement le sujet et l'exploitation de ce sujet me passionnait (et me passionne encore).

Quand j'ai su qu'elle sortait un nouveau roman, je me suis ruée dessus. On relève toujours l'empreinte féministe et les sujets d'actualités (souvent tabous).

Les premières lignes nous font croire à un père psychologiquement violent mais la suite de cette longue lettre va nous mener vers des tortures bien pires... de telles sévices ne peuvent être pardonnées par une simple lettre mais on suppose que pour l'auteure il s'agit avant tout d'un exutoire. Un besoin de raconter son histoire, de se faire entendre, d'être écoutée...

À mettre entre toutes les mains possible...
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