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EAN : 9782246705413
212 pages
Éditeur : Grasset (11/08/2008)
1.88/5   12 notes
Résumé :
Présentation de l’éditeur :
Peut-on, comme Josué, arrêter la course du soleil ? Les morts sont-ils encore jaloux ? Pourquoi Marlon Brando écrivait-il des cartes postales qu’il n’envoyait à personne ? En quelle circonstance un débauché peut-il s’abandonner au fanatisme religieux ?

Quels rapports y a-t-il entre Churchill, Alain Delon et un jeune berbère qui voudrait apprendre à nager ? Qui a inventé le monothéisme amoureux ?

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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
zabeth55
  02 octobre 2013
L'auteur nous parle de Zahia, une résidence marocaine où il est invité privilégié depuis dix ans.
Zahia a toute une histoire, elle est passée par de nombreux propriétaires dont Alain Delon, elle a reçu d'illustres visiteurs.
Actuellement encore, des gens célèbres s'y côtoient, une jet-set intellectuelle et artistique. Il semblerait qu'elle appartienne actuellement à Bernard-Henri Lévy et Arielle Dombasle.
Le narrateur (Enthoven lui-même ?) se sent vieillir et fait le point sur sa vie, à l'âge où l'on fait le constat de ce que l'on a été, ou pas été, de ce que l'on est en train de devenir.
J'avais été un peu échaudée par rapport à Jean-Paul Enthoven en lisant « Aurore », que je n'avais pas aimé.
Mais ici, le style est beau, l'écriture fluide et la lecture plaisante.
Certes, on retrouve cette existence de « bobos » désoeuvrés, mais il y a une profondeur et une sincérité qui ne laissent pas indifférent.
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BMSierre
  07 juillet 2009
Ce livre, à la belle écriture évoque de prime abord le mystère qui entoure le narrateur lorsqu'il s'engage, voilà dix ans, à franchir la poche de la Zahia, le Palais de la Joie. Et comme il le décrit si bien, [P. 14 dernier alinéa] « Je fermais les yeux, les idées me traversaient, la joie me réservait une place précise dans l'univers. Je m'ajustais à un ensemble… j'étais chameau, citron, papillon, c'était parfait ! ». Et voilà que le lecteur participe au va-et-vient de personnages fort différents, certains issus d'une jeunesse dorée qui s'ennuie [P.84 le musée de nos vies] et la plupart des autres fort cultivés. J'apprécie les clés que nous offre l'auteur aux six sous-chapitres « Interrogatoires » ; ces introspections nous font mieux apprécier la subtilité du roman et son étude, fouillée des caractères. Une phrase encore [P. 202] « dix années avaient passé depuis mon premier vertige sur cette terrasse, dix années pendant lesquelles j'avais franchi – mais à quel instant - la ligne de démarcation qui sépare la fin de la jeunesse du reste de la vie ». Bonne lecture ! J.P.
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AnaMa
  26 août 2015
Le titre était plein de promesse... Mais cette immersion dans un microcosme où évoluent quelques intellectuels privilégiés à peine déguisés (à la Zahia, villégiature orientale où se ressource le narrateur...) devient vite pesante. Cet entre-soi tend à effacer les quelques belles lignes contemplatives et sensuelles où affleure une réflexion existentielle sur le temps qui passe. Une littérature nombriliste qui se regarde penser !
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lirezvous
  06 février 2013
On croise ce livre au détour d'un rayon de librairie et le titre nous interpelle Ce que nous avons eu de meilleur, cela nous parle, nous touche, suscite une curiosité. Avec ce titre, on s'attend à des souvenirs éblouissants, des moments intenses rapportés avec émotion. Or, dès les premières pages, le lecteur [...]
Lien : http://www.lirezvous.com/jea..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
ElisanneElisanne   26 octobre 2016
Dès l’aube, je me dirigeais rituellement vers la plus haute terrasse de la Zahia.
On me servait du thé, des amandes, des fruits. J’observais la procession des fourmis et la cime neigeuse de l’Atlas. Je guettais les premiers rayons du soleil. Le ciel se mettait en mouvement.
Il ne me manquait rien.
Respiration. Sensation. Silence zébré par le vol des étourneaux. Evaporation de la nuit.
Lent retour à la surface…
Plus tard, dès que la lumière s’emparait du paysage, je me glissais dans ma peau, dans mon souffle – et mes sens, un à un, s’éveillaient. L’odorat était le plus prompt. Détaché de ma petite volonté, il s’activait comme l’éclaireur d’une armée assoupie. Il humait. Il triait. Il me procurait les premières informations.
Il s’appropriait ce que le vent avait glané : effluves innocents ou vicieux ; parfums de cannelle, de rosée, de crottin ; odeurs de terre et d’humains dispersés dans le chaudron du temps.
La brise du désert portait jusqu’à mes narines des gouttes d’air qui provenaient peut-être des poumons d’un chameau ou d’un chien.
Elles se mêlaient à mes pensées et les reliaient à une énergie bienfaisante.
Mes yeux s’allumaient peu après et m’offraient le vert des jardins et la trace nacrée des chenilles.
Je voyais en contrebas, dans les patios, le ballet des domestiques qui composaient des bouquets de roses sauvages (…)
A gauche, des palais, des taudis. A droite, une ruelle où s’agitaient déjà les enfants et les vendeurs de piments ou de pastèques. Plus loin, à travers une haie de plumbagos, j’apercevais le Grand Hôtel endormi avec pointillé de volets verts derrière lesquels j’imaginais une épopée d’étreintes.
Le monde était précis. Il se déroulait, sans âge, avant de s’animer de mille bruits d’oiseaux, de moteurs, de clapotis. Les désagréments du jour arriveraient plus tard.
Je les laissais venir.
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AnaMaAnaMa   26 août 2015
La voix inquiète d'un muezzin brisait alors, toujours à la même heure, cette harmonie de l'aube. Et cette voix, vomie comme une lave, hurlait qu'il fallait craindre Dieu en ce jour nouveau, et lui sacrifier le sommeil et le plaisir. Bientôt, un autre muezzin, perché sur une autre mosquée, rameutait les fidèles d'un quartier voisin, et sa lamentation montait dans le ciel comme un écho funèbre. J'avais du mal à prendre au sérieux ce duo de crooners mystiques.
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joellemullerjoellemuller   05 août 2012
Ce livre n'a aucun intérêt. C'est tout juste un roman où l'on voit des personnages sortis de la gauche caviar parisienne traîner leur spleen de gens privilégiés dans un riad à Marrachech. On y trouve à peine déguisés les BHL et Dsk etc. Heureusement que j'ai emprunté ce livre dans une bibliothèque car cela m'aurait fait mal au coeur de l'avoir payé.
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