AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782070179336
Éditeur : Gallimard (16/03/2017)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 16 notes)
Résumé :
En quoi le dessin d'une mouche au centre de l'urinoir fait-il de l'homme un mouton ? Pourquoi les gens qui font des "quenelles" tiennent-ils à montrer qu'ils ont le bras long ? D'où vient l'idée saugrenue de fin du monde ? Qui dira la tragédie du sac plastique à usage unique, que son immortalité condamne ? Comment se fait-il que chaque époque ait eu des gens pour dire que "c'était mieux avant" ? Quelle différence entre un twitto et un gladiateur, et entre le "mode ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
mjaubrycoin
  13 mai 2017
Chroniqueur médiatisé qui a osé relevé un défi , celui d'apporter les lumières de la philosophie aux auditeurs de France Culture et aux téléspectateurs d'Arte, Raphael Enthoven est un enseignant hors pair. Il parvient à rendre simple ce qui est compliqué et surtout il apporte la preuve que l'esprit critique peut se saisir de tous les sujets pour en tirer un enseignement.
Il nous apprend comment dépasser les apparences et approfondir notre réflexion sur le quotidien en donnant à la philosophie la place essentielle qui doit être la sienne.
Ce petit livre dont le titre a été choisi par référence au célèbre roman d'Orwell "1984" mettant en scène l'oeil omniscient de "Big Brother", est constitué d'une compilation des chroniques parues dans "Philosophie Magazine".
Raphael Enthoven nous éclaire de ses pertinentes réflexions sur des sujets qui pourraient paraître triviaux, comment inciter les hommes à pisser droit dans les toilettes, d'autres qui font référence à la culture mainstream des séries télé , par exemple Walking dead et ses zombies, enfin ceux qui revisitent les idéaux proposés aux enfants comme la plastique de Barbie ou le transformisme des Barbapapas, et bien d'autres encore.
L'auteur pourrait bien faire sienne la devise des humanistes de la Renaissance qui proclamait "je suis homme et rien de ce qui est humain ne m'est étranger" et aurait pu utilement la placer en incipit de son livre dont on ne peut que recommander la lecture.
Un bémol cependant : l'écrit ne saurait se substituer à la parole vivante et le charisme de l'auteur , particulièrement palpable tant sur l'écran que sur les ondes, est tout à fait absent du texte qui perd ainsi un peu de sa saveur.
Il ne faut pas s'attendre à un cours de philosophie, même si les citations intelligentes abondent, mais à une réflexion prise sur le vif et transmise dans un rapport à l'immédiateté qui peut quelquefois dater (le court chapitre consacré à "la quenelle" par exemple). Elle n'en conserve pas moins sa pertinence et si l'auteur a contribué, ne serait-ce qu'un peu, à faire prendre conscience à son lecteur de la nécessité d'interroger le quotidien, alors son but sera parfaitement atteint.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
giati
  21 septembre 2019
Véritable petit Précis de la philosophie qui décortique notre monde, ou soyons moins ambitieux, nos habitudes modernes.
Pour une Non-Adepte de la philo comme moi, ce petit livre permet une incursion digeste voire savoureuse dans la réflexion philosophique.
Enfin attention au prologue et à la conclusion...dès que cela se corse le néophyte se fait recaller sévèrement ...On se croit raisonnablement cultivé et on se découvre inculte.
Reste les 27 autres chapitres qui décortiquent le selfie, le mode avion, la poupée Barbie, la langue de bois, etc...
Juste, croustillant, parfois déprimant (si l'on fait partie de la caste sur le grill) et souvent enrichissant (on se sent moins benêt après!)
Commenter  J’apprécie          30
Bibliooophilia
  28 septembre 2017
D'où vient l'idée saugrenue de fin du monde ?
Comment se fait-il que chaque époque ait eu des gens pour dire que "c'était mieux avant"? En quoi le dessin d'une mouche au centre de l'urinoir fait-il de l'homme un mouton ?
En un mot, comment échapper, face au monde et à ses objets, au triste sentiment de savoir? .
Chaque expression ou interrogation est expliqué en quelques pages, 2/3 maximum. Hormis l'introduction que j'ai trouvé très pompeuse, parfois même incompréhensible avec des mots tels que hypostase, béotiens, sopitive... les thèmes abordés étaient très intéressant !
J'ai particulièrement apprécié la prière du soir, la langue de bois et le vintage
Commenter  J’apprécie          30
lessortilegesdesmots
  16 janvier 2020
L'un des derniers livres que j'ai lu en 2019. J'aime beaucoup Raphaël Enthoven. Lire son roman était presque une évidence. J'écris presque parce qu'écouter un philosophe n'est pas la même chose que le lire.

Ce livre regroupe des chroniques qu'il a fait à la radio plus une inédite. Il y aborde plein de sujets actuels : la politique, les réseaux sociaux, les selfies et tant d'autres choses. J'ai forcément été plus concerné par certains que d'autres. L'un d'entre eux parle de la féminisation des métiers. le débat est présent puisque je trouve ses arguments très moyens.

Ce qui est très appréciable, c'est que ce livre soit ouvert à la discussion et ça se ressent. L'avis du philosophe n'est pas toujours très précis. Il fait plutôt comme un tableau des avantages et inconvénients de chaque thème.

En bref, une lecture intéressante qui fait réfléchir sur certains sujets. Je pense que chaque individu aura une réaction différente en lisant ce livre.
Lien : https://lessortilegesdesmots..
Commenter  J’apprécie          10
pipige
  21 octobre 2017
Petites chroniques sur thèmes divers, souvent d'actualités à la sortie du livre (mais plus vraiment en 2017). C'est bien écrit, mais hélas parfois trop brouillon ou trop sophistiqué pour moi. Une petite déception donc, au regard du prestige de l'auteur.
Commenter  J’apprécie          10


critiques presse (4)
NonFiction   20 juin 2017
La société de contrôle ? Des politiques en ont rêvée, les citoyens l'ont faite. Analyse des formes actuelles de notre autocontrainte.
Lire la critique sur le site : NonFiction
NonFiction   20 juin 2017
La société de contrôle ? Des politiques en ont rêvée, les citoyens l'ont faite. Analyse des formes actuelles de notre autocontrainte.
Lire la critique sur le site : NonFiction
Telerama   24 mai 2017
De l'emoji à Uber, Raphaël Enthoven décrypte avec talent nos mythologies contemporaines.
Lire la critique sur le site : Telerama
Culturebox   19 avril 2017
Dans la continuité de Roland Barthes et de ses "Mythologies", le philosophe-chroniqueur radio s'intéresse également à nos comportements affectifs que nous portons par rapport à certains objets à la mode.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
giatigiati   07 septembre 2019
(le sac plastique)
C'était l'ancien régime, le régime de l'utile, où l'énergie s'appelait "fossile", où l'incomestible faisait partie du décor et les matières premières, dans un aller sans retour, étaient privées de renouer, après usage, avec la nature d'où on les avait extraites. On appelait ça le "gâchis". Et on s'en foutait un peu.
Maintenant que l'homme à peur de son ombre, le plastique cumule l'inconvénient d'échapper à son artisan (qui ne sait quoi faire de tant d'insoluble) et de donner tord à Dieu qui, parce qu'il n'imaginait pas un tel dévoiement de ses outils, prédisait imprudemment à la poussière qu'elle redeviendrait poussière.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
giatigiati   01 septembre 2019
Aux millénaristes qui prennent au pied de la lettre la métaphore de la fin du monde, aux contre-révolutionnaires d'aujourd'hui qui croient sauver ce qui peut l'être en luttant contre la mondialisation, à tous ceux qui, parce que ça les rassure, se flattent de vivre les derniers instants d'une époque encore humaine, et pour qui le syntagme "tout va finir" n'est qu'une autre façon de dire que "tout se perd", la lecture de Kant rappelle que le nihilisme est une passion narcissique, et que , tant que chaque époque produira des prophètes pour la regarder comme un tas de cendres, il n'y aura rien de nouveau sous le soleil.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
mlprtemlprte   05 avril 2017
Qu'enseigne le mode avion ?
Que la mondialisation doit permettre au consommateur de muter ponctuellement en petite Corée du Nord, ou que l'immersion dans la piscine publique du village global superpose, pour y survivre, que le noyé sache, de temps en temps, faire le mort.
Commenter  J’apprécie          10
giatigiati   01 septembre 2019
L'émoticône dispense-t-elle de parler, ou permet-elle de dire ? Est-elle une défaite de la nuance, ou une victoire de l'évidence ? C'est indécidable : une émotion est à la fois trop subtile pour être résumée en signes, et trop simple pour être saisie par des mots.
Commenter  J’apprécie          10
MistigrifMistigrif   26 août 2017
Répondre au racisme par la "diversité" (ou au sexisme par la "parité") est, dans le meilleur des cas, une morale provisoire et, dans le pire, un contresens du, au nom de la République mais au mépris de ses principes, ajoute une discrimination à une autre.
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Raphaël Enthoven (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Raphaël Enthoven
Raphaël Enthoven - Le temps gagné
autres livres classés : philosophieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Anagrammes pour lire dans les pensées

L'espérance

La prestance
La présence
La pré-science

10 questions
9 lecteurs ont répondu
Thème : Anagrammes pour lire dans les pensées de Raphaël EnthovenCréer un quiz sur ce livre