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ISBN : 2253128848
Éditeur : Le Livre de Poche (06/04/2011)

Note moyenne : 3.19/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Vous ne savez plus qui vous êtes. Après un terrible accident, vous avez perdu la mémoire. La seule chose que vous savez, c'est que vous vous appelez Danny Landon et que vous avez de mauvaises fréquentations, de très mauvaises fréquentations. Votre boss, par exemple, Bud Seitz, un ponte de la mafia. Tous vos amis, des criminels impitoyables. Selon la rumeur, vous avez aussi un net penchant pour la violence. Pourtant, vous ne vous reconnaissez pas dans le tableau que ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Skorpionnan
01 juin 2011
Lecture
Danny Landon dit "Les deux flingues" bosse pour Bud Seitz , un caïd mafieux de Los Angeles. Il ne fait pas grand chose dans ce gang. Il se remet doucement d'un passage à tabac violent qui a failli lui coûter la vie mais lui a surtout fait perdre la mémoire.
Malgré une réputation de tueur aguerri, il ne se sent pas à sa place. Il sert surtout de chauffeur à la divine Darla, chanteuse de music-hall et maîtresse-compagne en titre de son boss. Et bien sur, il est amoureux d'elle. Lorsque la mainmise de ce groupe commence à se déliter, Danny espère trouver une voie de sortie pour lui et Darla. Mais, bien que psychopathe, violent et dictatorial, Bud Seitz fait preuve envers lui d'une loyauté bien gênante.
Avis
Encore de la mafia, encore la même époque, je crois que je commence à saturer sur le sujet.
Le début de ce livre est assez gênant. Il ne pose aucun repère temporel. Quelques mentions telles que le chapeau des hommes ou les modèles de voiture laissent entendre que l'on n'est pas dans le présent. Ce n'est qu'assez tard que la mention de la prohibition qui se termine permet de dater précisément l'époque : début des années 1930.
Par ailleurs Danny est un mystère. du fait de son amnésie, on ne connaît rien de lui. L'auteur ne le décrit pas physiquement. On ne connaît même pas son âge. Quand je l'ai appris dans le livre, cela a complètement cassé l'image que m'étais construite du personnage. On ne connaît pas son histoire. On ne connaît pas ses convictions, ses sentiments ou ses attaches. Bref, on le connaît pas, il est donc impossible de s'y reconnaître.
Tout cela donne au premier tiers du livre une sensation irréelle, désincarnée. du coup il est très difficile de se passionner pour la vie de ce personnage qui reste un parfait étranger. A cela s'ajoute une foule de personnages appelés de façon très homérique par leurs prénoms, noms, surnoms officiels, surnoms insultants ou fonctions dans tel ou tel gang. Rapidement j'ai laissé tomber toute tentative de mémorisation et je les ai laissés défiler inutilement dans la brume.
La seconde partie, plus intéressante, donne enfin quelques informations sur Danny et s'attache plus à sa vie en dehors du milieu mafieux. L'apparition de Dulwich donne un personnage avec un peu d'épaisseur et d'intérêt. C'est à mon avis, et de loin, la partie la plus intéressante. Si ce n'est qu'on n'accroche pas du tout à l'apparition des sentiments pour Darla. Cette idylle paraît plaquée, comme obligée pour l'histoire. Sans l'auteur tout puissant, on se dit que ces deux là ne se seraient même pas regardés
La dernière partie qualifiée d'"intrigue parfaite pleine de rebondissements" par le synopsis m'a tout simplement laissé de marbre. En fait de rebondissements, aucune surprise. le grand secret du livre, je l'avais en tête depuis la page 50; la fin mystère je l'anticipais depuis longtemps.
Le style de l'auteur est rapide, des phrases très courtes, très peu de descriptions. C'est ce manque de descriptions qui crée un réel défaut d'ambiance. La majeure partie du livre est faite de dialogues ou de précisions factuelles. le manque d'ambiance fait que l'on peut aussi bien situer mentalement certaines scènes dans un bouge sordide, une salle de conférence aseptisée, ou un laboratoire en noir et blanc à la Fritz Lang. Ca en devient un jeu qui agrémente la lecture.
Comme ces dialogues émanent en quasi totalité de truands dont le cerveau est un muscle, crampes y comprises, leur teneur est des plus terre à terre. On peut résumer leur horizon à quelques P : Pétasse, Pétoire, Poule, Pognon, Putain, Patron. Plus "prohibition" qui fait plus de syballes mais est du vocubalaire imposé par la presse. Personnellement pas la plus petite partie de ces P ne peut prétendre pouvoir me plaire à passion.
En lisant ce livre je ne suis jamais senti embarqué, comme à regarder le 14 ième épisode de la 3 ième saison d'une série télévisée non encore suivie. Tout simplement pas concerné.
Conclusion:
Malgré une partie centrale un peu plus intéressante. L'ensemble de ce livre m'a laissé somnolent.
Ma note : 12/20.
Lien : http://www.atelierdantec.com..
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fleurdusoleil
10 juin 2011
L.A.noir...un titre très explicite et une couverture qui donne le ton. Tom Epperson nous emmène dans le Los Angeles des années 30. Plus particulièrement dans le milieu très sombre de la pègre.
Comme tout bon polar qui se respecte, il a son lot de crapules, son lot de magouilles et une bombe qui fait tourner la tête de tous les hommes. Jusque là tous les ingrédients sont réunis pour intéresser le lecteur.
Les personnages de ce roman sont assez complets, surtout Danny Landon, le fameux amnésique qui a de très mauvaises fréquentations. Et il n'en manque aucun. le boss mafieux, Bud, qui est dur et cruel, le préféré du boss, en l'occurence Danny, la femme fatale, Darla, qui est accessoirement la fiancée de Bud, les amis extérieurs à la bande, Dulwich et Sophie, qui sont la bouffée d'air de Danny....
Bon, il est vrai qu'il y a une foultitude de personnes dans ce roman, ce qui peut parasiter un peu la lecture.
L' histoire quand à elle se compose en trois parties. Dans chacune d'elles, on relève des coins d'ombre. Certains sont très inattendus, un vrai délice, mais d'autres sont tellement évidents que l'on ne fait que constater ce que l'on pressentait déjà. Et même si l'on se dit souvent "c'était évident !" on ne se lasse pas de suivre cette histoire.
Le récit est ponctué d'apparitions de personnalités clefs du grand banditisme de cette époque, ce qui apporte beaucoup de réalisme au roman.
L'écriture est très fluide et l'on enchaine les chapitres avec facilité. le style est sobre et efficace. L'auteur jongle avec les plans, tantôt la douceur et le dialogue, tantôt des scènes d'actions, plus rythmées, pour pimenter un peu le tout.
Et le lecteur ferme ce polar, sans grand frissons, soit, mais avec une impression d'avoir eu un flash-back. On sent encore la fumée de la cigarette, l'odeur âcre du whisky. On a les oreilles qui bourdonnent encore des détonations des smith et wesson. Mais surtout on a une pensée nostalgique pour toute une époque....
Bref, ce roman noir est sans prétention, mais très agréable à lire. Tout n'est pas parfait, il y a quelques longueurs, quelques fausses notes, mais l'ensemble tient le lecteur jusqu'au bout.

Lien : http://lacaveauxlivres.blogs..
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Rozetta69
18 mai 2011
Dans L.A Noir, la première chose qui vous prend, vous emmène et vous marque, c'est l'ambiance.
Une ambiance sombre, mafieuse, alcoolisée, et parfois violente.
Un savant mélange, oui, avec des personnages que l'on peut trouver dans le Parrain ou Les Affranchis, évoluant dans des plans dignes du Dahlia Noir. Grâce à de nombreuses références de l'époque (le récit est vraiment bien documenté) et à une écriture de qualité, Tom Epperson nous plonge littéralement dans ce Los.Angeles noir, à l'atmosphère lourde et parfois sanglante...
Celui qui nous fait traverser ces rues et découvrir la ville, c'est Danny, l'homme qui a perdu la mémoire. Grâce à l'emploi, ici, de la première personne du singulier, nous suivons ses pas.
Des pas hésitants et lourds de questionnements sur son passé...
Danny cherche à savoir.
Pourquoi est-il ici?
Qui lui dit la vérité?
Qui ment?
Pourquoi Bud, le parrain, est-il si compréhensif avec lui, alors qu'il ne daigne jamais tirer quelques balles dans la tête de ses compères...Alors qu'il ne daigne jamais tuer...
Quelle est cette cicatrice, sur son crâne?
...
Danny est très bien travaillé, très bien pensé. On le sent toujours distant, en recul, fatigué, pas à sa place...
Les autres personnages sont, eux aussi, complets et intéressants.
D'un côté, il y a Bud et ses hommes, que l'on ne voit qu'à travers la haine, la peur ou le mépris.
Et il y les autres, ceux qui ne font pas partie de ce milieu... Des souffles d'air dans lesquels Danny s'abreuvent.
Et il y a Darla...
LA fille.
Celle qui semble au centre de toutes choses.
Et nulle part en même temps.
Une diva déchue.
Une femme blessée.
Blessante.
Son personnage est beau, prenant, tendre et humain et, à la fois, cruelle et agaçant...
Elle fascine et répugne...
Décoit aussi, parfois.
...
Oui, les personnages et l'ambiance sont là, bien présents... Mais cela ne suffit pas, maheureusement, à faire un livre policier... Pour ça, il faut une intrigue, une histoire...
Et c'est là que le bas blesse.
Cela semblait bien parti, pourtant.
L'intrigue sur le passé de Danny était un bon départ.
Mais jamais, l'histoire ne part, ni ne s'emballe.
Nous ne trouvons de rythme que dans les 100 dernières pages, et celui-ci n'est haletant.
L'intrigue n'en est pas vraiment une : il n'y a pas réellement d'enquête, et les questionnements sur le passé de Danny semblent trop vite élucidées...
Finalement, je n'ai pas eu l'impression de lire un roman policier, mais plutôt de la littérature contemporaine, qui se baserait davantage sur la psychologie de ses personnes, que sur une intrigue principale.
...
Déçue, donc, par cette absence de repères policiers, je ne trouve pas pour autant cette lecture inutile...
Plutôt mal classée, à vrai dire !
...
A vous de faire votre choix, donc ;)
Lien : http://avuedoeil-critiques.b..
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wens
19 mai 2011
Tom Epperson scénariste reconnu de cinéma passe à l'écriture romanesque avec The kind One, (traduit d'une manière surprenante en français sous le titre de L.A. Noir). L'auteur nous plonge dans le Los Angeles des années trente, au lendemain de la prohibition. le personnage central est Danny Landon, homme de main d'un truand qui règne sur un petit empire menacé, Bud Steiz. Danny est devenu amnésique et boite légèrement depuis qu'il a été passé à tabac et a reçu un coup violent sur le crâne. Il voudrait se souvenir de son passé, et se fait raconter des anecdotes sur sa vie oubliée. Il cherche à comprendre pourquoi il est surnommé Danny les deux flingues. Mais Danny doute de la réalité des histoires racontées à son sujet. Il s'étonne de la bienveillance manifestée par Steiz à son égard. Dans le lotissement où il aménage, Danny se lie rapidement d'amitié avec un ancien militaire anglais qui passe son temps à soigner son chat et avec la jeune Sophie maltraitée par sa mère. Quand chargée de protéger la maîtresse de son patron, Danny en tombe amoureux, c'est le début de tous les ennuis.
le récit, raconté sous le point de vue de Danny, est solidement construit. Tom Epperson, en bon scénariste de cinéma hollywoodien sait alterner les temps forts à l'action ultra violente et les scènes plus psychologiques et dialoguées. Il introduit parfois quelques touches d'humour noir, histoire de détendre un peu l'atmosphère étouffante du récit. L'écriture est nerveuse, efficace et on lit le livre avec plaisir. le seul reproche que l'on peut faire au roman c'est d'être écrit en 2010, en effet L.A. Noir épouse totalement les codes du roman noir des années 30 ou 40. Les personnages sortent tout droit de l'univers de Hammett ou de Chandle r: un chef de gang violent et sadique, des couples de tueurs au cerveau étroit, une ex-chanteuse qui déteste son amant, des politiques et des flics ripoux. Et la fin est prévisible, attendue.
Un bon roman. Pour les amoureux du genre.
Lien : http://francisfery.canalblog..
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Skritt
02 juin 2011
Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Livraddict et le Livre de Poche pour ce partenariat.
L.A. Noir raconte la vie de Danny Landon suite à un accident qui le rend amnésique. L'histoire se déroule en Californie pendant les années 30 au moment de l'arrêt de la prohibition. Danny travaille pour un malfrat du nom de Bud. Mais Danny tombe amoureux de Darla, la maîtresse de Bud.
Tom Epperson narre la vie d'un jeune homme intelligent et bon qui tente de se remémorer son passé. Il essaye de faire le bien autour de lui et se demande ce qu'il peut bien faire là, au milieu de ces truands. L'auteur arrive avec une grande facilité à nous projeter à cette époque d'entre deux guerres aux Etats-Unis où le racisme est omniprésent, où la condition féminine est bafouée, dans l'univers de la pègre américaine si mythique.
Danny est pris dans un étau, entre son passé qu'il tente de faire ressurgir, Bud et sa bande, Darla la belle blonde, Sophie la petite fille avec qui il lie une amitié fraternelle, ses nouveaux amis.
La lecture de ce roman se fait avec une fluidité désarmante. Les chapitres s'écoulent facilement, le lecteur est tenu en haleine par le destin de cet homme perdu jeté dans la cage aux lions. Nous sommes surpris par certaines révélations, moins par d'autres qui paraissent être trop grosses, au point que je me suis demandé quand est-ce qu'elles allaient arriver. Mais dans l'ensemble, suivre Danny qui a des projets, qu'il est obligé de revoir parce que la vie ne se déroule jamais comme on le prédit est entraînant, l'histoire est bien ficelée.
Un roman passionnant qui ne peut que plaire et qui, je n'en doute, laissera d'agréables souvenirs de lecture.
Lien : http://skritt.over-blog.fr/a..
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Citations & extraits (3) Ajouter une citation
SkrittSkritt01 juin 2011
-Le témoin principal a eu un vilain accident. Il s'est noyé dans le lit d'une rivière à sec.
-Il y a vraiment des témoins qui ont une chance de merde, a fait remarquer Bud.
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SkorpionnanSkorpionnan01 juin 2011
J'ai imaginé que je prenais mon nouveau balais jaune et que je balayais vivement toutes ces ombres. Elles finissaient sur un petit tas de ténèbres, dans un coin, alors que le sol n'était plus rempli que de lumières.
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SkrittSkritt27 mai 2011
Le problème, c'est qu'il y a des gens qui mangent cinq fois par jour et d'autres qui passent cinq jours sans manger.
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