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ISBN : 1271700603
Éditeur : Nabu Press (12/11/2011)

Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Il s'agit de l'histoire de Jean-Pierre Clavel, ouvrier de Saverne et orphelin élevé par une brave marchande des quatre saisons, la mère Balais, pauvre mais généreuse, qui a fait de lui un bon artisan et l'a envoye a Paris pour se perfectionner dans son état de menuisier. A Paris, Jean-Pierre se loge dans le quartier des Ecoles, ou il retrouve Emmanuel, un de ses anciens camarades, étudiant en droit, qui lui fait decouvrir la capitale. Il est embauche dans l'atelier ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
denis76
  26 février 2018
Histoire d'un homme du peuple
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Superbe histoire, très bien écrite !
En Alsace, 1838. Jean-Pierre Clavel , 9 ans, a perdu ses parents, il est adopté par la mère Balais, de Saverne. Son enfance est partagée entre les délicieuses escapades en forêt, baignades en rivière, et la fréquentation de l'école primaire, où la mère adoptive découvre avec joie qu'il a du coeur, du courage. Et puis il y a la petite Annette ! Pendant qu'Emmanuel, le fils du juge va au collège, lui se fait embaucher comme apprenti chez le menuisier. Mais la famille d'Annette hérite, la mère est gonflée d'orgueil, Annette ignore Jean-Pierre. Dégoûté, celui-ci "monte à Paris" avec une recommandation de son maître artisan...
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Dans mon corps coule du sang d'Alsace-Lorraine, et je suis fier de découvrir deux écrivains Alsaciens, Erckmann et Chatrian, de cette qualité !
Je redécouvre la France de mes grands-pères, du temps où l'on ne mâchait pas ses mots, et où un p'tit bézot pouvait recevoir une calotte, et même un aller et retour. Je pense que cette France rurale a peu changé entre le début du XIX è siècle et le début du XX è.
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A Paris, Jean-Pierre retrouve son ami Emmanuel, étudiant, et le père Perrignon, ancien de "la révolution de juillet " 1830, qui l'initient à la politique, et à la grandeur du peuple français. Nous découvrons le Paris boueux, encombré, mais magnifique de 1847.
Nous sommes à la veille de cette troisième révolution française, celle de février 1848, vécue en direct-live derrière les barricades par Jean-Pierre. Je la comprends mieux à présent. Louis-Philippe dispose de 50.000 hommes armés : les municipaux et les "hommes de ligne", les soldats, fils de paysans. Les gardes nationaux, artisans, sont dans l'opposition. Mais le roi préfère abdiquer devant quelques centaines d'insurgés, refusant, avec Guizot, la réforme du vote. On voit alors Jean-Pierre et les insurgés envahir les magnifiques Tuileries et toutes ses richesses, le bas peuple se saoulant avec les bonnes bouteilles du roi. On a l'impression de revivre l'invasion des Tuileries dans la biographie de Marie-Antoinette, par Stefan Zweig !
On voit Arago sur les barricades, vieillard superbe ; Louis Blanc, le communiste ; on assiste à la belle proclamation de la deuxième république par Alphonse de Lamartine.
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Ce fut une révolution en douceur, avec peu de morts. Mais bientôt, la crise de juin 1848 sera plus meurtrière, et trois ans plus tard, il y eut l'usurpation de la république par Napoléon III, vilipendé par Victor Hugo dans "Napoléon le petit".
Another brick in my wall... !
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   10 mai 2017
Cela dura trois ans. J’étais alors l’un des premiers de l’école ; je savais mon catéchisme, j’avais une belle écriture, je connaissais un peu d’orthographe et les quatre règles. Il était temps de faire ma première communion et d’apprendre un état.
La mère Balais me répétait souvent :
– De mon temps, Jean-Pierre, où le courage et la chance faisaient tout, je t’aurais dit d’attendre tes dix-huit ans et de t’engager ; mais je vois bien aujourd’hui ce qui se passe : la vie militaire n’est plus rien ; on traîne ses guêtres de garnison en garnison, on va quelques années en Afrique pour apprendre à boire de l’absinthe, et puis on revient dans les vétérans.
Emmanuel Dolomieu, le petit Jean-Paul et plusieurs autres de mes camarades étudiaient depuis quelques mois le latin au collège de Phalsbourg, pour devenir juges, avocats, notaires, officiers, etc.
M. Vassereau soutenait que j’avais plus de moyens qu’eux, et que c’était dommage de me laisser en route ; mais à quoi servent les moyens quand on est pauvre ? Il faut gagner sa vie !
Une grande tristesse m’entrait dans le cœur ; mais je ne voulais pas chagriner la mère Balais et je lui cachais mes peines, lorsque vers la fin du printemps il arriva quelque chose d’extraordinaire que je n’oublierai jamais.
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ERCKMANN CHATRIAN – La Lunette de Hans Schnaps
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