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Éditeur : Éditions des états civils (01/05/2011)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Après Âmes inquiètes, récits écrits à partir d'entretiens menés avec ses malades, Marco Ercolani a consigné leurs hallucinations auditives et publie ici, en collaboration avec Lucetta Frisa, une grande partie de ces monologues bouleversants, recueillis de décembre 2006 à février 2008.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
brigetoun
  22 mars 2012
La parole des malades (ou du moins une partie, infime, peut-être, sans doute, la plus poétique ou fulgurante) reçue, mise en texte écrit par Marco Ercolani et Lucetta Frisa.
Chaque année constituant un chapitre. Certains noms, certaines voix revenant plusieurs fois, évoluant ou on à partir de leur thème principal.
Souffrance, mais qui passe à travers des mots forts, et assez souvent superbes – cette façon d'aller au coeur des choses par des chemins autres (ou de se fourvoyer avec rigueur).
Beaucoup mieux qu'un témoignage. L'humain, et oui la poésie au sens vrai.
Une belle traduction de Sylvie Durbec.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
brigetounbrigetoun   22 mars 2012
Tu sais, docteur, j'ai pensé, tout à coup qu'il fallait que je chante pour tous les morts du monde. J'avais chaud et froid. Je tremblais en songeant à la vitesse des planètes. Je pouvais anticiper toutes les pensées des vivants et des morts. Je chantais, je chantais, il y avait une grande clarté...
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brigetounbrigetoun   22 mars 2012
Moi je n'assassine pas la nature. Et le feu, le feu sacré, je l'allume la nuit, dans la cuisine pour que les dieux lares et les pénates me protègent. Michelle redoute une explosion mais elle a tort. Me laver ? Non, je ne me lave pas. Si je me lavais je tuerais les bactéries qui se trouvent dans mes cheveux, ma barbe mes dents. Une extermination. Ils sont la vie, nous non ; eux, ils constituent l'univers invisible, grand et polymorphe, dont nous ne sommes que les hôtes impuissants, la conscience morte...
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brigetounbrigetoun   22 mars 2012
Désormais je suis un philosophe à temps plein, docteur. Ma vie est respectable, même si à l'in-térieur je suis étranger à moi-même. Je disparais durant des jours, j'erre sous la pluie, je me perds en des pages et des pages de réflexion. Mais ça n'a pas d'importance : mon caractère génétique est bon, malgré les absurdes péripéties de mes souffrances. Je cherche une langue qui me soit personnelle et c'est à cette langue que je demande des réponses...
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brigetounbrigetoun   22 mars 2012
Si je m’agenouille dans les rues, les mains et les yeux levés vers le ciel, tout le monde me regarde, on m’ordonne de me redresser et, si je n’obéis pas, ils appellent le 18. Mais quand je m’agenouille à l’église, mains et yeux levés vers le ciel, sanctus sanctus sanctus, personne ne me regarde et tout le monde dit amen et personne n’appelle le 18. Pourquoi ?
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brigetounbrigetoun   22 mars 2012
Ils disent que je suis coupable. Coupable, coupable, coupable. Personne ne se chargera de mes fautes, personne ne les passera sous silence, dans peu de temps tout le monde sera au courant, tous verront ces sacs obscènes à la lumière du soleil. Inutile de les brûler. À cause de la dioxine.
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