AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

Marianne Véron (Traducteur)
EAN : 9782221259733
416 pages
Robert Laffont (31/03/2022)
3.64/5   11 notes
Résumé :
Appelé par sa grand-mère, Lipsha Morrissey revient à la réserve de ses ancêtres après en avoir été éloigné durant son adolescence. Dès son arrivée, il tombe amoureux au premier coup d'oeil. Mais la femme qu'il aime, la belle Shawnee Ray, est sur le point d'épouser Lyman Lamartine, l'homme d'affaires de la réserve. Tout réussit à ce dernier : multipliant les entreprises - honnêtes et louches -, il gagne de l'argent et fascine hommes et femmes. Sauf Lipsha, qui fait u... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
hannah851
  23 mars 2014
Le lecteur retrouve ici une partie des personnages récurrents de l'oeuvre de l'auteur, les membres de la famille Morrissey et Pillager. Louise Erdrich construit ici son récit autour de Lipsha Morrissey, un jeune chippewa, orphelin de mère et dont le père est en prison, qui est de retour à la réserve.
Le lecteur suit ce héros bien malgré lui dont les errements sentimentaux et professionnels évoquent le questionnement de cette dernière génération d'indiens en quête d'une identité hésitant entre tradition et mode de vie occidentale. le racisme dont sont victimes les indiens est aussi évoqué par l'auteur dans plusieurs scènes où Lipsha est pris à parti en raison de son indianité.
Lipsha trouve un but dans l'amour qu'il porte Shawnee Ray, son contraire, indienne élevée dans la réserve, respectueuse des traditions, danseuse dans les pow-wow. Mère célibataire, elle souhaite devenir créatrice de vêtements traditionnelles et être indépendante même si elle est fiancée bien malgré elle au père de son enfant qu'elle n'aime pas, Lyman Lamartine.

Ces personnages gravitent autour du Bingo Palace en espérant y trouver une amélioration de leur quotidien. L'auteur analyse les effets bons et mauvais de ce rare lieu de développement économique de la réserve sur la vie de chacun des personnages. Cependant, l'impression que j'ai ressentie en refermant le livre est que malgré tout ces casinos indiens sont une menace pour les traditions et l'identité des tribus.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Nepenthes
  12 juin 2013
J'aime Louise Erdrich pour la richesse de ses romans, sa façon d'aborder les relations humaines, ses références à une tradition foisonnante et mystique. The Bingo Palace s'inscrit dans cette lignée. Pourtant, il ne m'aura pas complétement convaincu.
J'ai été bien absorbé sur les deux premiers tiers du livre, mais arrivée au dernier tiers, j'ai fini par être agacée par le personnage de Lipsha. Dans ce roman, différentes histoires s'entrecroisent mais c'est le point de vue de Lipsha Morrissey qui domine. le personnage ne m'a pas paru particulièrement attachant - non pas qu'il soit désagréable mais son obsession continuelle pour Shawnee a fini par avoir raison de mon attention de lectrice.
J'avoue que je n'ai pas vraiment réussi à comprendre où exactement l'auteur voulait en venir dans ce roman. Néanmoins, j'aime toujours autant sa façon d'évoquer les traditions amérindiennes et un certain fantastique ancré dans les anciennes croyances. Cet aspect là est très fort dans The Bingo Palace. Elle a aussi parfois le don de résumer les relations humaines, qu'elles soient amoureuses, familiales ou amicales, en quelques phrases pleines de justesse.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Betelgeuse77
  17 septembre 2019
Beau livre sombre, hanté, tragique .
Dommage que la narration dans les derniers chapitres soit un peu confuse (la faute peut-être à la traduction).
Commenter  J’apprécie          20

Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
NepenthesNepenthes   10 juin 2013
We all got holes in our lives. Nobody dies in a perfect garment. We all got to face nothingness before us and behind. Call it sleep. We all begin in sleep and that's where we find our end. Even in between, sleep keeps trying to claim us. To stay awake in life as much as possible - that may be the point.
Commenter  J’apprécie          40
NepenthesNepenthes   07 juin 2013
You never know where you're going to find your twin in the world, your double. I don't mean in terms of looks, I'm talking about mindset. You never know where you're going to find the same thoughts in another brain, but when it happens you know it right off, just like you were connected by a small electrical wire that suddenly glows red hot and sparks.
Commenter  J’apprécie          30
Betelgeuse77Betelgeuse77   15 septembre 2019
... il y a peu de temps encore, tout n'était que hautes herbes, plus hautes que nous, plus touffues, et à l'infini. Des bêtes y vivaient à foison. Des oiseaux par millions. Des bisons. Si l'on s'asseyait à un endroit, ils défilaient devant vous pendant trois jours, flanc contre flanc. Des troupeaux d'oies gommaient le soleil, leurs cris semblables à de grands orages. Des ours. Pas de fossés. Des marais, des rivières, et par-dessus tout les vents, les vents immenses qui soufflaient et caracolaient sans rien qui les arrête - pas de bâtiments, pas de barrières sur lesquelles tambouriner, pas d'écrans de cinéma en plein air à heurter, pas même d'arbres.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
giatigiati   26 avril 2020
People come and go underneath the cloud. Some to the bar, some to the bingo. There are the road workers, in construction, slab muscled and riding temporary money, new pickups with expensive options and airbrushed curlicues on the doors. Local businessmen with French names and Cree blood, guys with green eyes and black hair, talk in the quieter corners, making deals with flat hand gestures. Farmers visit - a Scandinavian family group or two - always quiet and half asleep and worked raw. When the men take off their Grain Belt or John Deere hats, the upper halves of their pale horeheads float and bob in the dark as they nod and talk.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
hannah851hannah851   23 mars 2014
Notre réserve n'est pas un bien immobilier, et la chance s'évanouit quand on en fait un commerce. L'attrait n'a pas de pouvoir durable, pas de poids, pas d'amour.
Commenter  J’apprécie          20

Videos de Louise Erdrich (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Louise Erdrich
Grande voix de la littérature contemporaine, Louise Erdrich construit, livre après livre, une réflexion sur les cicatrices que l'histoire collective douloureuse peut infliger aux individus. Sa prose lumineuse a dépeint des paysages du Dakota du Nord où violence et beauté se côtoient. Son dernier roman, Celui qui veille, lui est inspiré par la figure de son grand-père, qui a lutté pour préserver les droits de son peuple. D'une prodigieuse maîtrise narrative, il a été salué par le prix Pulitzer. Son oeuvre polyphonique n'a eu de cesse de rendre hommage à la mémoire indienne de l'Amérique. Louise Erdrich
+ Lire la suite
autres livres classés : relations humainesVoir plus
Notre sélection Littérature étrangère Voir plus