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ISBN : 2226293086
Éditeur : Albin Michel (12/11/2015)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 232 notes)
Résumé :
Récompensé par la plus prestigieuse distinction littéraire américaine, le National Book Award, élu meilleur livre de l'année par les libraires américains, le nouveau roman de Louise Erdrich explore avec une remarquable intelligence la notion de justice à travers la voix d'un adolescent indien de treize ans. Après le viol brutal de sa mère, Joe va devoir admettre que leur vie ne sera plus jamais comme avant. Il n'aura d'autre choix que de mener sa propre enquête. Ell... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (72) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  17 octobre 2015
Livre sur l'adolescence, sur la condition amérindienne aujourd'hui et sur les souffrances liées au viol, Dans le silence du vent est aussi et surtout une histoire magnifique. Celle de Joe, 13 ans, qui vit dans une réserve indienne du Dakota entre son père juge et sa mère avocate, tous deux attachés au Bureau des Affaires Indiennes. Sa vie bascule le jour où sa mère se fait violer.
Car il doit désormais se débrouiller sans cette femme épanouie et souriante qui lui préparait ses repas, mettait des fleurs partout et l'écoutait parler de l'école ou des copains, et ne peut plus maintenant que dormir et pleurer...
Car, confronté à la négligence des policiers et à l'ineptie du droit américain quant aux juridictions indiennes, il décide de mener l'enquête lui-même, avec l'aide de ses 3 amis d'école, son vélo, les bons repas et les histoires légendaires de sa grande famille...
Car il reste un gamin, émoustillé par toutes les jolies filles, constamment à la recherche d'un truc à manger, friand de fêtes et de jeux, mais devient aussi un homme, pleinement conscient des injustices du monde et de sa condition d'indien, décidé, volontaire, implacable...
Ce livre m'a apporté beaucoup de plaisir et d'émotion, pour son histoire bouleversante, pour ses personnages attachants, pour cette découverte du monde amérindien, pour le choc de cette situation inique, pour le style percutant et poétique.
Merci donc à Babelio et au Livre de Poche pour cette belle Masse Critique.
Challenge Pavés 2015/2016 5/xx et challenge Atout Prix 9/xx
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1967fleurs
  05 novembre 2016
Depuis mon inscription sur Babélio, je considère le chemin parcouru et je me souviens de mes premiers chers ami (es), qui se reconnaitront et m'incitaient à ouvrir mon champ de lecture….et de la haute résistance que j'opérai, notamment avec Nastasia B qui pourtant n'était pas à court d'arguments… même si c'était que son humble avis….comme elle aime à le dire… !
Cela a continué à germer et de tous vos encouragements et incitations, nait ici le fruit d'une lecture que je n'aurai jamais imaginé faire…il y a un peu plus d'un an….qui ne correspond pourtant pas à mes « affinités littéraires ».
J'avais encore hésité à acheter pourtant dans son édition originale chez Albin Michel dans une foire aux livres…c'est le titre poétique plus que le thème qui m'a irrésistiblement incité, il fallait que j'évolue… un roman de surcroit américain sous forme d'enquête….pourquoi pas….un bon compromis !
Voilà Fleur contre toute attente, arrivée en Dakota du Nord dans une réserve amérindienne…pour 460 pages afin de découvrir ce qui se cache derrière cet auteur, ce titre…
Dans le silence du vent, Louise Endrich fait parler Joe 13 ans : fils d'un juge fédéral et d'une mère spécialiste des appartenances tribales. Ils vivent sur un territoire bien délimité qui n'appartient pas à la réserve, la loi ne peut donc s'appliquer aussi improbable que cela puisse paraître, quand bien même sa mère vient d'être violée….
Joe comprend très vite que c'est « l'injustice » des hommes vis-à-vis des indiens qui fait force de loi et que rien d'autre n'aboutira.
Alors avec Angus, Cappy, Zack, ses frères de coeurs, sur leurs vélos, j'ai suivi leurs péripéties d'adolescents, parce qu'ils décident de mener l'enquête. Ils sont bourrés de tendresse, de complicités, d'espiègleries, cette bande de copains. Ils profitent du regard bienveillant des habitants de la réserve, parfois de leur complicité, vivent leurs premiers émois, écoutent et participent aux histoires rituelles de cette communauté…
Joe est un fin stratège avec ses colistiers… l'air de rien, il avance et chemine avec détermination et pugnacité, gravité…pour comprendre ce qui s'est passé et protéger ses parents.
Jusqu'où va-t-il aller ?
C'est la force de Louise Endrich dans ce roman d'avoir écrit de telle sorte, qu'on est dans la peau de ce gosse de 13 ans et c'est juste captivant, sublime, émouvant, attachant. Je ne m'attendais pas à cette « chute »...
Cela m'a soufflé….
«Dans le silence du vent», à travers ces pages, j'ai entendu un cri…silencieux s'exprimer…celui de Joe…..
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joedi
  03 décembre 2014
Une tranche de la vie de Joe, adolescent indien de treize ans. le roman dont Joe est le narrateur commence le jour du viol de sa mère. Joe et ses parents vivent dans une réserve indienne du Dakota-du-Nord où le père de Joe exerce en qualité de Juge tandis que sa mère travaille au Bureau des affaires indiennes ; c'est en se rendant un dimanche, après une communication téléphonique, à son bureau pour y récupérer un dossier que Geraldine est violée. Ce sont les vacances scolaires, Joe a tout son temps pour enquêter et retrouver le violeur avec l'aide de ses trois amis. Dans la postface de son roman, l'auteure apporte des précisions sur les lois en vigueur dans cette partie des États-Unis, elle débute sa postface par ce texte : L'action de ce livre se déroule en 1988, mais l'enchevêtrement de lois qui dans les affaires de viol fait obstacle aux poursuites judiciaires sur de nombreuses réserves existe toujours. «Le Labyrinthe de l'injustice», un rapport publié en 2009 par Amnesty International, présentait les statistiques suivantes : une femme amérindienne sur trois sera violée au cours de sa vie (et ce chiffre est certainement supérieur car souvent les femmes amérindiennes ne signalent pas les viols) ; 86 pour cent des viols et des violences sexuelles dont sont victimes les femmes amérindiennes sont commis par des hommes non-amérindiens ; peu d'entre eux sont poursuivis en justice. En 2010, Byron Dorgan, alors sénateur du Dakota du Nord, a soutenu le Tribal Law and Order Act. En entérinant cette loi, le président Barack Obama a qualifié la situation d'«agression de notre conscience nationale».
J'apprécie les romans de Louise Erdrich pour leurs histoires qui se déroulant dans le Dakota informent sur la culture amérindienne.
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Josephine2
  17 octobre 2015
Imaginez que vous subissez une agression, un viol, qu’un meurtre se produit. La police enquêtera et mettra tout en œuvre pour retrouver l’agresseur et à la justice de le juger.
Maintenant, imaginez que vous êtes dans une réserve d’Indien. Un viol vient d’être commis sur une amérindienne, sur un bout de territoire qui ne fait pas partie de la réserve. Et bien, croyez-le ou non, mais il y a de fortes chances pour que l’agresseur ne soit pas poursuivi parce que le délit a eu lieu en-dehors de la réserve, et que la justice par les indiens ne peut s’exercer au-delà de celle-ci. Les indiens n’ont aucun pouvoir. Ceci est une loi édictée par les Blancs vis-à-vis des Indiens.
Alors, lorsque Géraldine est agressée, son fils, Joe, âgé de 13 ans, ne cessera de chercher le coupable avec ses amis. Mais Joe et ses amis arriveront-ils à découvrir l’assassin et que feront-ils s'ils le découvrent ?
C’est aussi l’histoire de cette réserve en Dakota du Nord, où l’on découvre les méandres de la justice vis-à-vis des indiens, la vie mais aussi la solidarité et la fraternité qui unissent toutes les familles de cette réserve.
Edifiante cette histoire !
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Myriam3
  03 août 2017
D'après un rapport d'Amnesty International, "une femme amérindienne sur trois sera violée au cours de sa vie; 86 pour cent des viols et des violences sexuelles dont sont victimes les femmes amérindiennes sont commis par des hommes non-amérindiens".
Louis Erdrich partira de ce constat pour écrire Dans le Silence du Vent. Joe a tout juste treize ans et doit affronter le traumatisme du viol brutal que sa mère vient de subir, et parce qu'on ne sait pas si ce viol a été commis dans la réserve, sur territoire indien, ou non, il sera difficile de rendre justice.
Joe, lui, se pose peu la question de ce qui est légal ou non, et va décider, accompagné de ses amis, de venger sa mère en cherchant le coupable.
En lisant ce livre, et bien que je connaissais leur existence, je me rends compte à quel point ces réserves et les lois qui y sont appliquées sont choquantes, dérangeantes; C'est toute l'histoire des Amérindiens qui ressurgit ici, dans toute sa complexité, les injustices des expropriations des terres - si on peut le dire ainsi, puisqu'en réalité les Amérindiens ne se considéraient pas comme propriétaires - le mépris auxquels ils ont droit.
Deux mondes se mêlent tant bien que mal, celui des traditions, des danses et d'un monde mystique empli de croyances, et celui des sodas, de l'obésité, du catéchisme et des marques. On est loin, très loin de ces images un peu naïves d'Indiens du début du siècle.
Joe est un garçon attachant et mature qui se retrouve dans la débâcle et essaie de s'en sortir, mais que peut un enfant de 13 ans face à l'injustice et la violence de ce monde complexe?
C'est un récit profond et intense qui m'a vraiment happée, mais qui pose aussi beaucoup de questions sur ces ghettos que l'Homme crée avec tant de froide violence.
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critiques presse (4)
Bibliobs   20 décembre 2013
Roman volcanique, ardent et digne, sauvage et magnifique.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Lexpress   30 septembre 2013
Louise Erdrich montre à quel point [les indiens] restent des parias, à tous les niveaux, avant de lancer son narrateur sur les traces du coupable. Pour faire justice lui-même, malgré son jeune âge? Réponse dans ce roman où au "silence du vent" s'oppose la magie d'une parole rédemptrice, nourrie des légendes, qui rend sa dignité à un peuple humilié.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LesEchos   25 septembre 2013
En poétesse inspirée, Louise Erdrich parvient à exprimer l’indicible : les fantômes qui se cachent dans la nuit et les sentiments qui se cachent dans les cœurs. Chaque personnage est un monde, un livre, dont on tourne les pages avec bonheur. De la souillure, de la boue, Louise Erdrich l’alchimiste a fait de l’or.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LaLibreBelgique   27 août 2013
On reconnaît à Louise Erdrich une détermination farouche à changer les mentalités et les choses, au-delà du témoignage que ses romans apportent pierre après pierre. Elle en fait montre plus que jamais avec un roman à la trame savante, aux personnages (y compris secondaires) justement campés, à l’écriture fluide et décidée. National Book Award 2012, "Dans le silence du vent" résonne au-delà des mots.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
AproposdelivresAproposdelivres   30 octobre 2014
Mais je n'avais pas envie de m'arrêter, et quand il est entré dans la maison pour téléphoner à ma mère, partie à son bureau chercher un dossier, j'ai continué à tirer sur les petites racines cachées. Il n'est pas ressorti et j'ai pensé qu'il avait dû s'allonger pour faire la sieste, ce qui maintenant lui arrivait de temps à autre. On aurait pu imaginer qu'à ce moment-là, un garçon de treize ans avait mieux à faire, je me serais arrêté, mais bien au contraire. Alors que l'après-midi s'écoulait et que tout sur la réserve était gagné par le calme et le silence, il m'a paru de plus en plus nécessaire que chacun de ces envahisseurs soit tiré de là jusqu'à l'extrême bout de sa racine, où se concentrait toute la croissance vitale. Et il me semblait tout aussi nécessaire de faire un boulot méticuleux, comparé à tant de mes tâches mal terminées.
Aujourd'hui encore, je m'étonne de la vigueur de ma concentration. Je glissais les dents de mon outil le plus près possible le long de la pousse. Chaque petit arbre exigeait une stratégie propre. Il était presque impossible de ne pas le briser avant que ses racines puissent être retirées intactes de leur cachette tenace.
J'ai fini par abandonner, je suis entré en catimini dans la maison et me suis glissé dans le bureau de mon père. J'ai ris l'ouvrage de droit que mon père appelait La Bible. Le Manuel de droit fédéral indien de Félix S. Cohen. Mon père l'avait reçu des mains de son père ; la reliure rouille était éraflée, le long dos craquelé, et chacune des pages comportait des commentaires manuscrits. Je tentais de me familiariser avec la langue désuète et les perpétuelles notes de bas de page. Mon père, ou mon grand-père, avait mis un point d'exclamation p. 38, à côté de l'affaire en italiques qui m'avait naturellement intéressé, moi aussi : États-Unis contre 43 gallons de whisky. Je suppose que, comme moi, l'un d'eux avait trouvé ce titre ridicule. Malgré tout j'analysais l'idée, introduite dans d'autres affaires et confortée par celle-ci, que nos accords conclus avec le gouvernement étaient semblables à des traités conclus avec des nations étrangères. Que la grandeur et la puissance dont parlait Mooshum, mon grand-père, n'avaient pas entièrement disparu, car elles étaient, du moins dans une certaine mesure que je voulais connaître, encore protégées par la loi.
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MarpleMarple   02 octobre 2015
Alors que leurs critères moraux appliqués au reste du monde étaient stricts, ils savaient toujours trouver des excuses à leurs défauts personnels.
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kathelkathel   07 janvier 2014
Il a parlé d’un ton très calme et raisonnable, et expliqué pourquoi nous avions besoin de Pearl.
Joe, nous avons besoin d’un chien de garde. Il y a un homme que nous soupçonnons. Mais il a filé. De sorte qu’il pourrait être n’importe où. Ou si ce n’est pas lui, le véritable agresseur pourrait toujours se trouver dans les parages.
J’ai posé une question genre police à la télé :
Quelle preuve avez-vous que c’est ce type-là ?
Mon père a envisagé de ne pas me répondre, je l’ai bien vu. Mais il a changé d’avis. Il a eu du mal à prononcer certains mots.
Le coupable ou le suspect… l’agresseur… a laissé tomber une pochette d’allumettes. Les allumettes venaient du terrain de golf. Celles qu’on donne à l’accueil.
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1967fleurs1967fleurs   04 novembre 2016
De tout mon être, je voulais revenir au temps d'avant tout ce qui était arrivé. Je voulais rentrer dans notre cuisine qui sentait bon, m'asseoir à la table de ma mère avant qu'elle ne m'ait frappé et avant que mon père n'ait oublié mon existence.
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PickItUpPickItUp   19 juillet 2017
Voilà quoi, papa ? ai-je demandé d'un ton prudent. Comme on s'adresserait à quelqu'un qui délire.
Il a frotté ses pattes grises et dégarnies.
Voilà la loi indienne.
J'ai hoché la tête et regardé l'édifice de couteaux et de couverts posés au somet du ragoût affaissé.
O.K., papa.
Il a désigné le bas de la composition et m'a regardé en haussant les sourcils.
Euh, des décision de justice pourries ?
Tu as fourré ton nez dans le vieux Manuel Cohen de mon père. Tu seras juriste si tu ne finis pas en prison.
Il a donné un petit coup dans les nouilles noires pelucheuses. Prends Johnston contre McIntosh. Nous sommes en 1823. Les Etats-Unis ont cent quarante-sept ans, et le pays tout entier est fondé sur la volonté de s'emparer des terres indiennes aussi vite que possible et d'autant de façons qu'on puisse humainement le concevoir. La spéculation foncière est la Bourse de l'époque. Tout le monde est dans le coup. Georges Washington. Thomas Jefferson. Tout comme John Marshall, le président de la Cour suprême, qui a rédigé la décision dans cette affaire et bâti la fortune familiale. La folie foncière est impossible à gérer par le gouvernement naissant. Les spéculateurs acquièrent des droits sur des terres indiennes détenues par traité et sur des terres dont les Indiens sont encore les propriétaires et les occupants - les Blancs parient littéralement sur la variole. Etant donné les pattes qu'il a fallu graisser sans vergogne pour que cette douteuse affaire passe en justice, une affaire plaidée par rien moins que Daniel Webster, la décision a été surprenante. Ce n'est pas la décision elle-même, qui continue d'être dégueulasse, ce sont les obiter dicta, la formulation incidente aditionnelle de l'avis. Le président Marshall a fait tout ce qu'il a pu pour retirer tout droit indien sur toutes terres vues - c'est-à-dire, "découvertes" - par des Européens. Au fond, il a perpétué la doctrine médiévale de la découverte en faveur d'un gouvernement qui était soit-disant fondée sur les droits et les libertés de l'individu. Marshall a investi le gouvernement du droit absolu à la terre et n'a donné aux Indiens rien de plus que le droit à l'occupation, un droit qui pouvait leur être retiré à tout moment. Et encore aujourd'hui, ses termes sont utilisés pour continuer à nous déposséder de nos terres. Mais ce qui exaspère particulièrement l'être doué d'intelligence, c'est que le langage dont il s'est servi subsiste dans la loi, à savoir que nous étions des sauvages tirant notre subsistance de la forêt, et que nous laisser nos terres c'était laisser une nature sauvage inutilisable, que notre caractère et notre religion sont d'une valeur tellement inférieure que le génie supérieur de l'Europe doit assurément prendre l'ascendant, et ainsi de suite.
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Vidéo de Louise Erdrich
Rencontre avec Louise Erdrich et Naomi Fontaine.
Louise Erdrich d'origine ojibwe est une écrivaine confirmée et à succés qui vit aux États-Unis. Naomi Fontaine, jeune auteure Innue de Uashat, vit au Canada. Elles évoquent dans leurs textes la vie des descendants des Indiens d'Amérique. Leurs romans, nouvelles et récits, saisissent le lecteur et l'entraînent dans des univers exotiques et pourtant proches de nous. Cette rencontre est organisée en amont du festival America, qui fait la part belle aux auteurs autochtones du continent américain.
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