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Isabelle Reinharez (Traducteur)
ISBN : 2226188703
Éditeur : Albin Michel (03/11/2008)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 82 notes)
Résumé :
De 1934 à nos jours, les destins entrelacés de deux familles indiennes, isolées dans leur réserve du Dakota, à qui les Blancs ont non seulement volé leur terre mais ont aussi tenté de voler leur âme.
Mêlant comédie et tragédie, puisant aux sources d'un univers imaginaire, riche et poétique, qui marque tous ses livres, de Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse à Ce qui a dévoré nos cœurs, le premier roman de Louise Erdrich est présenté ici dans sa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Under_the_Moon
  20 janvier 2013
Un de mes livres préférés - que j'ai lu plusieurs fois avec le même plaisir.
Une super saga qui montrent 3 types de familles indiennes qui réagissent différemment à la culture américaine et à l'histoire de leurs ancêtres face aux Blancs.
Le tout avec une belle écriture aux vertus quasi chamanique qui m'a transportée très loin...
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Myriam3
  08 octobre 2017
Encore un livre fort et bouleversant de Louise Erdrich. Tout comme "Dernier Rapport sur les Miracles à Little No horse", ce roman suit deux familles amérindiennes dans une réserve, des années 30 aux années 80. On y retrouve d'ailleurs certains personnages et la silhouette lointaine du Père Damien.
Les Nanapush et les Lazarre, malgré leurs différends, sont inextricablement liés par les unions et les enfants, naturels ou non, qui en sont nés. Lulu Nanapush et June Kashpaw sont deux femmes fortes, qui ont dû se battre pour survivre, qui aiment et ne se cachent pas. Femmes, mères, comme Marie Lazarre, elles portent le poids de cette réserve ravagée par l'alcool, la violence et la folie de leurs hommes. Tout au long de ces quarante années, ce sont des voix différentes qu'on entend et qui apportent chacune une pierre à cette unité. Des fragments de vie, de pensées, de souvenirs qui relient tous les personnages en une seule entité.
Il y a aussi de l'humour dans ce roman, de la magie, de la spiritualité mais ce qui en reste c'est la tragédie d'un peuple qu'on a voulu arracher à sa culture.
Louise Erdrich, qui a du sang ojibwé en elle, consacre tous ses romans à la cause amérindienne en écrivant sur la réalité des réserves indiennes de nos jours et ce livre est son premier, écrit en 1984 mais publié bien plus tard en France. J'ai lu beaucoup de critiques la comparant à Faulkner pour le style. Ses romans se lisent quand même beaucoup plus facilement et sont – pour ceux que j'ai lus – magnifiques…
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nekomusume
  17 avril 2017
Troisième livre de Louise Erdrich que je dévore, toujours dans l'univers de cette réserve indienne que j'ai commencé à fréquenter avec dernier rapport sur les miracles à Little No Horse.
Au départ de ce livre, le décès de June Morrissey, véritable trait d'union entre les deux familles influentes de la réserve, les Kashpaw et les Nanapush. c'est alors l'occasion de donner la parole aux différents membres de cette tribu complexe. Lulu et ses enfants, tous ou presque de père différent. Marie qui, en plus d'élever ses propres enfants, recueille ceux qui ne peuvent être élevés par leur mère. June qui, bien que mariée à Gordie Kashpaw, donne son fils à élever à sa belle-mère quand celui-ci se révèle être le fils de Gerry Nanapush... Tout cela contribue à générer des relations humaines complexes.
Si Lulu est le point de départ et le prétexte de l'histoire puisque son décès va susciter des réactions en chaîne dans la vie des uns et des autres; ce livre est d'abord l'histoire de l'affrontement entre deux volontés farouches, deux façons de vivre et de mener sa famille: celles de Marie Lazarre Kashpaw et celle de Lulu Nanapush Lamartine. Chaque protagoniste va prendre la parole à son tour pour nous éclairer sur un pan de l'histoire passée ou présente, avec sa sensibilité, son point de vue selon qu'il soit issu de l'un ou l'autre des clan, nous renseigner sur son histoire personnelle mais chaque fois apporter une brique à l'édifice que son les personnalités de ces deux femmes.
C'est également un regard de l'intérieur sur la façon dont les amérindiens vivent et interprètent la façon dont l'histoire a tourné pour leur peuple. Nector Kashpaw qui tentera sa chance à Hollywood et qui reviendra avec la certitude qu'un indien ne peut que jouer la mort ou l'agonie, Marie et Lulu qui tenteront dans leur vieux jours d'inciter les jeunes à revenir à la tradition, Lyman Lamartine qui essaiera de se faire sa place dans le monde des blancs avant de se servir des lois qu'ils ont rédiger pour faire vivre sa réserve, ceux qui s'engageront dans l'armée et en reviendront brisés... Des années 30 aux années 80, l'évolution des mentalités indiennes au regard de l'évolution de la société américaine, celle d'individus ni tout à fait au dehors ni vraiment dedans.
Chaque chapitre représente le point de vue, la sensibilité d'un des personnage qui déroule son histoire à travers des épisodes marquants, avec sa façon de parler et de penser rapportée par l'écriture à voix multiples de Louise Erdrich, J'ai eu l'impression d'une réunion de famille où chacun raconte sa version des fait ou l'histoire qui l'a le plus marqué dans sa vie. J'ai pris mon temps pour lire ce livre, autant pour le savourer que pour bien assimiler les détails de chaque vie. Afin de bien comprendre chaque relation, il est nécessaire de se référer plusieurs fois au schéma représentant l'imbrication des familles du début du livre, que j'ai d'ailleurs fini par reproduire pour ne plus tourner les pages sans arrêt.
C'est une invitation à lire ces livres que je vous envoie tant je suis incapable de rendre la richesse de son univers, de son écriture magique qui nous happe et génère des images d'une justesse sidérante, de ces personnages fascinants, de ces femmes libres et fortes qui gèrent ce monde en dépit des faiblesses des hommes...
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sassenach
  11 mars 2012
Dans une réserve indienne du Dakota du Nord, la vie de deux familles s'est entrelacée au fil des années, au fil des passions et des couples, au fil des enfants nés d'unions passagères ou durables. Mais leur isolement sur la terre de leurs ancêtres, qui leur a été peu à peu enlevé par les Blancs, souligne combien il est difficile de trouver sa place dans le monde, sans se renier, sans renier son passé alors que les religieux sont là pour essayer de leur faire oublier leurs croyances et que les écoles-pensionnats sont là pour les couper de leurs racines et de leurs familles …
Je ne suis pas très contente de mon résumé mais il faut dire que l'histoire de ce roman choral n'est vraiment pas facile à décrire en quelques mots. C'est tout d'abord l'histoire de deux familles indiennes qui n'ont pas arrêté de croiser leurs destins, des années 1930 aux années 1980. Chaque membre de la famille apparaît au gré des anecdotes, racontées par diverses personnes de ces mêmes familles, certaines prenant la parole une seule fois, d'autres revenant régulièrement. du coup, la narration semble paraître un peu hachée, avec des sauts dans le temps, des flashbacks, des histoires qu'on voit présentées de divers points de vue et toujours une voix différente pour raconter, signalée en début de chapitre avec une date. J'avoue que si j'ai toujours su qui parlait, je me suis souvent perdue dans les relations compliquées de ces familles : entre les nombreux mariages, les relations extra-conjugales, les enfants nés d'un couple mais élevés par un autre … hou la la, tout ça m'a paru bien compliqué, malgré un arbre généalogique en début de roman, auquel je me suis pourtant reportée de nombreuses fois ! Et je ne parle pas des noms avec lesquels je me suis mélangée (par exemple, une des femmes est parfois appelée Lulu Nanapush, parfois Lulu Morrisey, parfois Lulu Lamartine, tout ça en fonction de ses différents mariages, sans compter sur les références aux ancêtres de tout ces personnages). Ça, c'était pour le petit côté négatif mais j'ai trouvé que les qualités d'ensemble contrebalançaient ce bémol. Je me suis attachée à tous ces êtres fragiles et parfois perdus, à ces femmes fortes et décidées qui soutiennent la maisonnée, aux enfants qui ressemblent à de petits animaux sauvages peu sûrs d'eux et qui grandissent entourés par la nature sauvage et sans pitié. Mais l'intérêt réside aussi dans la collision entre ce monde traditionnel et le monde moderne que les Blancs tentent de leur imposer, par petite touches sournoises. La quête d'identité indienne est donc une part du ressenti des protagonistes, même si elle reste en toile de fond, sans jamais venir réellement au premier plan. Quelques petites touches légères viennent alléger par moments une histoire dans l'ensemble peu gaie mais qui ne rentre jamais dans le pathos. Cela donne ainsi un aperçu subtil, souvent poétique et sans polémique de la vie quotidienne des réserves indiennes, des sentiments des habitants qui ne se reconnaissent plus vraiment mais qui sont néanmoins à la recherche d'un équilibre et d'une sorte de sérénité.
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Aproposdelivres
  30 octobre 2014
Tout d'abord, la photo de la couverture est très belle, un superbe ciel au ton rosé, quelques maisons, une pompe à essence...
Ce livre est le premier de Louise Erdrich. Il a été écrit en 1984 et n'avait jamais été traduit en français avant. Louise Erdrich nous fait découvrir l'Amérique vue du côté des indiens du Dakota de 1934 à 1983. Nous suivons sur plusieurs générations l'histoire deux familles : les Lamartine et les Kashpaw, avec leurs conflits, leurs alliances, leurs secrets. le roman commence en 1981 avec la mort de June dans d'une tempête de neige. le soir de son enterrement, ses proches évoquent sa mémoire à travers des souvenirs et anecdotes... J'ai pris mon temps pour lire ce livre qui est comme une série de nouvelles car chacun des chapitres pourrait presque être lu indépendamment. Il y a différents narrateurs et donc différents points de vue pour une chronique sociale. La vie des peuples indiens est difficile, il y a la guerre, le chômage l'alcoolisme. Mais malgré la misère et l'indifférence des blancs, ils persistent à survivre avec fierté, en aimant leur famille, leurs enfants. Ils doivent résister aux attraits de la vie moderne pour préserver les coutumes du clan. La nature environnante et les paysages de forêts et de lacs sont à la fois leur seul richesse et le symbole de leur liberté rêvée.
Tout au long du livre, je me suis très souvent référée à l'arbre généalogie présent au début du livre pour comprendre plus facilement les liens entre les différents personnages. J'ai trouvé ce livre très intéressant à lire pour mieux connaître la conditions des Indiens Chippewa, à travers son écriture pleine de poésie l'auteur sait nous transmette beaucoup d'émotions.
Lien : http://aproposdelivres.canal..
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critiques presse (2)
Lexpress   28 novembre 2011
Publié en 1984, Love Medicine est le tout premier roman de Louise Erdrich, où elle décrit le quotidien de deux familles d'une réserve du Dakota. [...] A leur désarroi la romancière oppose la musique d'une prose envoûtée, à la fois courroucée et nostalgique.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   02 novembre 2011
Des personnages violents, hargneux, tendres, mais toujours debout face à l'adversité, formant un choeur poétique et désespéré.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi   23 août 2016
Parfois le ciel tout entier était cerné de points filants et de fronces lumineuses se rassemblant et retombant, palpitant, perdant leur éclat, avec la régularité de la respiration. D'un seul bloc. Comme si le ciel était un système nerveux que nos pensées et nos souvenirs parcouraient. Comme si le ciel était une gigantesque mémoire pour nous tous. Ou une salle de bal. Et que toutes les âmes errantes du monde y dansaient.
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Myriam3Myriam3   08 octobre 2017
Comment se fait-il que nous habitions ces corps? Ils sont de frêles soutiens pour ce que nous ressentons. Il y a des jours où je me sens tellement entravée par mes bras et mes jambes que j'ai hâte de les laisser derrière moi. Comme si la mort allait me libérer, faire de moi un nuage qui voyage. Je m'en irais au-delà des feuilles loqueteuses que le vagabond mort de mon enfance regardait. Je serai une parcelle du corps infini du monde, éprouvant des jouissances tellement plus grandes que la peau et les os et le sang.
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ZilizZiliz   22 juillet 2013
[1934 - Marie, Amérindienne de 14 ans]
"Tu n'es pas vaniteuse, déclara [soeur Leopolda]. Tu es trop sincère pour cela, quand tu te regardes dans la glace. Tu n'es pas intelligente. Tu n'as pas l'ambition de te tirer d'affaire. Tu as deux possibilités. La première, tu épouses un bon à rien d'Indien, tu lui fais des mômes, tu meurs comme un chien. Ou la seconde, tu peux te consacrer à Dieu."
(p. 74)
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songtsensongtsen   13 novembre 2011
Dans ce silence, je levai la tête et regardai autour de moi. Et je vis le temps qui passait, chaque minute s'accumulant dans mon dos avant que je n'en aie extrait la moindre goutte de vie. Il allait si vite, voilà ce que je dis, que j'étais assis immobile au beau milieu. Le temps filait de part et d'autre comme l'eau qui passe de chaque côté d'un gros rocher mouillé. A la seule différence que je n'étais pas aussi durable que les pierres. Très vite, je serais érodé. C'était déjà ce qui se passait.
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Corboland78Corboland78   28 mars 2012
Tout se liguait contre lui. Il ne se souvenait plus quand cela avait commencé. Probablement dès le début, depuis toujours, tout s’était ligué contre lui. Il s’appuya à la pente du coffre puis pivota sur le dos. Il tremblait de tous ses membres et sa mâchoire fermée était bloquée. Le ciel était un liquide impénétrable, sinistre et sans étoiles. Il ne l’avait encore jamais compris, mais à présent, parce que deux clés avaient été fabriquées pour ouvrir cette seule voiture, il vit clairement que l’organisation de la vie était truquée et qu’il était piégé.
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Videos de Louise Erdrich (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Louise Erdrich
Rencontre avec Louise Erdrich et Naomi Fontaine.
Louise Erdrich d'origine ojibwe est une écrivaine confirmée et à succés qui vit aux États-Unis. Naomi Fontaine, jeune auteure Innue de Uashat, vit au Canada. Elles évoquent dans leurs textes la vie des descendants des Indiens d'Amérique. Leurs romans, nouvelles et récits, saisissent le lecteur et l'entraînent dans des univers exotiques et pourtant proches de nous. Cette rencontre est organisée en amont du festival America, qui fait la part belle aux auteurs autochtones du continent américain.
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