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ISBN : 2081396009
Éditeur : Flammarion (26/09/2018)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 214 notes)
Résumé :
Après la mort de son père, Didier Eribon retrouve son milieu d’origine avec lequel il avait plus ou moins rompu trente ans auparavant. Il décide alors de se plonger dans son passé. S’attachant à retracer l’histoire de sa famille et la vie de ses parents et grands-parents, évoquant le monde ouvrier de son enfance, restituant son parcours d’ascension sociale, il mêle à chaque étape de son récit les éléments d’une réflexion sur les classes, le système scolaire, la fabr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
aleatoire
  20 juillet 2018
Tout est-il bon dans l'Eribon ?
Ce que j'ai aimé :
- Un style d'écriture.
- Une certaine sincérité de ton.
- Une lucidité intelligente.
- Une confession émouvante parfois, inspirée par celles de Annie Ernaux.
Ce que je n'ai pas aimé :
- Un constat (de sociologue) implacable, froid et clinique, sans générosité à l'endroit de sa famille - que n'a-t-il été touché par le sourire de l'ange...
- Une attaque en règle contre la personne et l'oeuvre de Raymond Aron qu'il éreinte à l'envi ("aversion contre l'homme", "prose sans relief et sans éclat d'un professeur superficiel" à qui il reproche même la non perception d'une enfance bourgeoise, comme ne l'est pas celle "d'être Blanc ou hétérosexuel". Toujours gênant lorsque l'on se vante à plusieurs reprises d'avoir été (d'être ?) trotskiste. Vaut-il mieux ,encore aujourd'hui, avoir tort avec Eribon que raison avec Aron ?
- Un accent sentencieux, suffisant voire prétentieux : cet humble monsieur qui s'attache à "développer sa propre oeuvre" ne s'abaisserait pas à "adresser la parole ou serrer la main à quelqu'un qui vote pour le Front national".
- Une espèce de complexe de classe persistant, en dépit d'une reconnaissance universitaire internationale ; c'est ainsi qu'il moque l'air entendu des castes qui fréquentent l'opéra ou s'aventurent dans les galeries d'art.
- Une homosexualité soulignée de façon omniprésente, vécue comme un long martyrologe, plainte constante d'une persécution continuelle par la société ; comme si la vie affective et sexuelle du mâle hétéro de base ne s'apparentait souvent au parcours du combattant ou à la solitude du coureur de fond.
A cause de tous ces préjugés, je mets généreusement 3/5 à cette (auto) copie.
Je précise cependant que colorier des étoiles n'est pas un jugement arrogant ou présomptueux, c'est un peu la règle du jeu de notre compagnonnage, exprimer, humblement, un ressenti fait d'émotions esthétiques, intellectuelles, sentimentales.
En quelque sorte, pour causer genre Eribon, une autre forme de "subjectivation".
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Merik
  08 mars 2019
Si Didier Eribon a quitté Reims pour Paris à vingt ans, il s'est surtout déraciné de manière plutôt violente, un exil de trente cinq ans sans nouvelles ou presque pour vivre son homosexualité et son émancipation culturelle dans la philosophie. De retour à Reims à la mort de son père, il revisite son passé à l'aune de ses origines populaires, aborde comment il a résisté au déterminisme social pour devenir un transfuge de classe, intellectuel philosophe et sociologue averti, qui décrit aujourd'hui avec minutie et expertise sociologique le milieu ouvrier des années d'après-guerre, sa soumission de classe et son ethos. La construction de soi, sociale, culturelle, sexuelle ou politique, tout cela a cheminé chez l'auteur par des sentiers encore plus ardus qu'à l'ordinaire : il a fallu du côté de sa sexualité qu'il devienne celui qu'il était, quand du côté social il a du refuser ce qu'il devait être.
Un livre passionnant, qui se réfère tour à tour à Bourdieu, Sartre, Ernaux, Wideman, Genet ou Foucault entre autres, qui peut inviter le lecteur concerné ou curieux à continuer avec l'auteur lui-même, ou avec les autres. En ce qui me concerne ce serait plutôt Bourdieu (si j'en ai le courage).
« Une guerre se mène contre les dominés, et l'École en est donc l'un de ses champs de bataille. Les enseignants font de leur mieux ! Mais ils ne peuvent rien, ou si peu, contre les forces irrésistibles de l'ordre social, qui agissent à la fois souterrainement et au vu de tous, et qui s'imposent envers et contre tout. »
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mariecesttout
  03 février 2014
C'est après la mort de son père, auquel il ne parlait plus depuis des années, que Didier Eribon est retourné à Reims.
Extrait:
"En relisant le beau texte de James Baldwin sur la mort de son père, une remarque m'a frappé. Il raconte qu'il avait repoussé le plus longtemps possible une visite à celui-ci,qu'il savait pourtant très malade. Et il commente: "J'avais dit à ma mère que c'était parce que je le haïssais. Mais ce n'était pas vrai. La vérité c'est que je l'avais haï et que je tenais à conserver cette haine. Je ne voulais pas voir la ruine qu'il était devenu: ce n'est pas une ruine que j'avais haïe."
Et plus frappante encore m'a paru l'explication qu'il propose: « J'imagine que l'une des raisons pour lesquelles les gens s'accrochent de manière si tenace à leurs haines, c'est qu'ils sentent bien que, une fois la haine disparue, ils se retrouveront confrontés à la douleur »
La douleur, ou plutôt, en ce qui me concerne- car l'extinction de la haine ne fit naître en moi aucune douleur- l'impérieuse obligation de m'interroger sur moi-même, l'irrépressible désir de remonter dans le temps afin de comprendre les raisons pour lesquelles il me fut si difficile d'avoir le moindre échange avec celui que, au fond, je n'ai guère connu. Quand j'essaie de réfléchir, je me dis que je ne sais pas grand-chose de mon père. Que pensait-il? Oui, que pensait-il du monde dans lequel il vivait? de lui-même? Et des autres? Comment percevait-il les choses de la vie? Les choses de sa vie?
Et notamment nos relations, de plus en plus tendues, puis de plus en plus distantes, puis notre absence de relations? Je fus stupéfait,il y a peu, d'apprendre que ,me voyant un jour dans une émission de télévision, il s'était mis à pleurer, submergé par l'émotion. Constater qu'un de ses fils avait atteint à ce qui représentait à ses yeux une réussite sociale à peine imaginable l'avait bouleversé. Il était prêt, lui que j'avais connu si homophobe, à braver le lendemain les regards des voisins et des habitants du village et même à défendre, en cas de besoin, ce qu'il considérait comme son honneur et celui de sa famille. Je présentais, ce soir là, mon livre, Réflexions sur la question gay et, redoutant les commentaires et les sarcasmes que cela pourrait déclencher il avait déclaré à ma mère: « Si quelqu'un me fait une remarque, je lui fous mon poing sur la gueule."
Familles, familles.. Beaucoup est dit dans ces lignes du début de ce très beau livre, mélange de récit autobiographique, d'essai sociologique et d'auto-analyse.
Car ce qui domine est la volonté de comprendre. Et de comprendre plusieurs choses passionnantes et qui nous concernent tous à un degré divers.
Alors que c'est l'homophobie existant et se manifestant en permanence à l'époque tant dans son milieu familial que scolaire qui l'a conduit à tout faire pour quitter ce milieu, il est passé d'une « honte »à une autre, en changeant radicalement de milieu social . Et il a longtemps et soigneusement caché ses origines ouvrières à ses nouvelles relations intellectuelles…
Je vais bien sûr peiner à expliquer les liens, mais ils sont très finement analysés dans ce récit qui se situe plusieurs niveaux, social, familial, scolaire et politique. Très intriqués bien sûr. Si j'avais quelque espoir que cela serve à quelque chose, je conseillerais cette lecture à notre ministre de l'Education,et à tous nos Enarques pendant que j'y suis, j'ai rarement lu quelque chose qui me parlait aussi bien de l'équilibre très fragile entre exclusion quasi annoncée du système , et chance donnée par le système scolaire( c'est la seule..) . Et pour un qui s'en sort, combien sombrent? Bourdieu en a parlé, bien sûr, mais pas avec cette sérénité et ce recul. Ils se connaissaient bien et il est beaucoup cité dans ce livre, ainsi que bien sûr aussi Foucault dont Eribon a écrit la biographie.
"Je pensais qu'on pouvait vivre sa vie à l'écart de sa famille et s'inventer soi-même en tournant le dos à son passé et à ceux qui l'avait peuplé."

C'est toute l'intelligence de ce récit de montrer, à partir d'un exemple personnel, qu'il n'est jamais trop tard pour percevoir qu'on ne s'affranchit jamais de l'injure ni de la honte, mais qu'il est impératif de comprendre comment on peut quelquefois les utiliser,je le laisse parler ( dans Citations!) Longuement, car il résume clairement, c'est un livre très clair qui parle de choses pourtant si complexes!
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Vianna
  16 avril 2014
C'est en écoutant Edouard Louis se référer à l'ouvrage de Didier Eribon que j'ai eu envie de lire Retour à Reims.
L'auteur, professeur de philosophie et de sciences sociales à l'université d'Amiens, évoque son milieu d'origine: la classe ouvrière. Au travers de son parcours personnel, Didier Eribon revient sur la honte sociale qui l' a habité pendant plus de trente ans et qui l'a conduit à couper les liens avec sa famille. Dans ce livre, à la fois témoignage intime et ouvrage théorique, l'auteur décrypte comment, par l'école, la politique, s'exerce la domination de classe. Il analyse les mécanismes bien rodés des déterminismes sociaux et leurs impacts sur les parcours individuels.
Pour ceux qui apprécient les travaux de Bourdieu ou la démarche introspective de
Annie Ernaux.
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Drych
  19 mars 2014
Merci à Mariecesttout de m'avoir fait découvrir ce livre et il aurait en effet été bien dommage d'en rester à la honte d'Annie Ernaux. Dans la honte, le milieu est très modeste mais relativement soft et Annie Ernaux n'y dépasse pas le stade descriptif. Ici, le milieu d'origine de l'auteur relève plus d'une description à la Zola, et le rejet de Didier Eribon y est en outre accentué par son homosexualité, qui a été le révélateur initial de son besoin de distance avec le milieu de son enfance. L'intérêt de ce livre est que Didier Eribon ne se contente pas de décrire. Il analyse ses sentiments avec beaucoup de sincérité et sans complaisance pour lui même, et tente à partir de son expérience personnelle de théoriser la notion de classes sociales, son fondement et les conséquences qu'elle implique en terme d'éducation, d'égalité de chances et de choix politiques. On pourrait lui reprocher comme il le reproche lui même à Raymond Aron, qu'il déteste, une subjectivité liée à la condition particulière de sa propre famille, dont il considère comme acquis sa représentativité de la réalité du monde ouvrier, mais cette référence est clairement assumée et présente l'avantage d'être très démonstrative de son point de vue. Les exemples vécus font que cette démonstration sonne très juste. Les références à d'autres auteurs sont un autre intérêt de ce livre, qui incite à d'autres lectures sur le sujet. Un grand livre de sociologie, mentionne l'éditeur. Je confirme et en recommande vivement la lecture.
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Citations et extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
michdesolmichdesol   23 mai 2019
Sartre a raison d'insister sur ce point : avant la grève, l'ouvrier français est spontanément raciste, se méfie des immigrés, mais une fois l'action déclenchée, ces mauvais sentiments s'effacent et c'est la solidarité qui prédomine (fût-ce partiellement et temporairement). C'est donc très largement l'absence de mobilisation ou de perception de soi comme appartenant à un groupe social mobilisé ou solidaire parce que potentiellement mobilisable qui permet à la division raciste de supplanter la division en classes.
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michdesolmichdesol   23 mai 2019
Dans ma famille, on partageait le monde en deux camps:ceux qui sont « pour l'ouvrier » et ceux qui sont « contre l'ouvrier », ou, selon une variation sur le même thème, ceux qui « défendent l'ouvrier » et ceux qui « ne font rien pour l'ouvrier ».
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MegGomarMegGomar   20 juillet 2014
Elle vivait avec un autre homme, que j’ai toujours appelé « mon grand-père » -la famille réelle et la famille biologique, sans même parler de la famille juridique, coïcident moins souvent qu’on ne le croit, et les « familles recomposées » n’ont pas attendu les années 1990 pour exister. Dans ce monde ouvrier, les structures conjugales et familiales étaient, depuis fort longtemps –pour le meilleur et pour le pire- marquées par la complexité, la multiplicité, les ruptures, les choix successifs, les réorganisations, etc. (avec des couples vivant « à la colle », des enfants de « plusieurs lits », des hommes et des femmes mariés habitant, chacun de leur côté, avec d’autres femmes et d’autres hommes sans être divorcés...). Ma grand-mère et son nouveau compagnon ne se marièrent jamais. Er même, ma grand-mère ne divorça jamais de celui qu’elle avait épousé en 1946 et qui n’est mort que dans les années 1970 ou 1980, mais qu’elle ne voyait plus depuis longtemps déjà. Quand j’étais adolescent, et bien plus tard encore, j’avais honte de cette situation familiale un peu « trouble » : je mentais sur l’âge de ma grand-mère et de ma mère, pour qu’on ne puisse pas calculer que ma mère était née quand la sienne avait 17 ans ; je parlais comme si celui que j’appelais mon grand-père était le deuxième mari de ma grand-mère... L’ordre social exerce son emprise sur tous. Et ceux qui aiment que tout soit « réglé », plein de « sens » et de « repères » peuvent compter sur cette adhésion à la norme inscrite dès la prime enfance au plus profond de nos consciences par l’apprentissage du monde social et sur la gêne -la honte- que l’on ressent lorsque le milieu social dans lequel on évolue contrevient à cette belle ordonnance juridique et politique, représentée par toute la culture environnante à la fois comme la seule réalité vivable et comme l’idéal à atteindre, même si cette norme familiale -cette famille normative- ne correspond en rien aux vies réelles. Sans doute les sentiments de dégoût que m’inspirent aujourd’hui ceux et celles qui essaient d’imposer leur définition de ce qu’est un couple, de ce qu’est une famille, de la légitimité sociale et juridique reconnue aux uns et refusée aux autres, etc., et qui invoquent des modèles qui n’ont jamais existé que dans leur imagination conservatrice et autoritaire, doivent-ils beaucoup de leur intensité à ce passé où les formes alternatives étaient voués à être vécus dans la conscience de soi comme déviantes et a-normales, et donc inférieures et honteuses. Ce qui explique sans doute pourquoi je me méfie tout autant des injonctions à l’a-normalité qui nous sont adressés par les tenants –très normatifs également, au fond- d’une non-normativité érigée en « subversion » prescrite, tant j’ai pu constater au cours de ma vie à quel point normalité et a-normalité étaient des réalités à la fois relatives, relationnelles, mobiles, contextuelles, imbriquées l’une dans l’autre, toujours partielles... et à quel point aussi l’illégitimité sociale pouvait produire des ravages psychiques chez ceux qui la vivent dans l’inquiétude ou la douleur, et engendrer dès lors une aspiration profonde à entrer dans l’espace du légitime et du « normal » (la force des institutions tenant en grande partie de cette désirabilité1).
1. C’est peut-être ce qui explique que des mœurs souples et mobiles puissent coexister, dans les classes populaires, avec une morale plutôt rigoriste. Et c’est ce mélange de plasticité dans les pratiques et de rigidité dans l’idéologie qui rend très sensible au commérage, aux ragots, au qu’en-dira-t-on.
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aleatoirealeatoire   15 juillet 2018
Il est donc vain de vouloir opposer le changement ou la "capacité d'action" aux déterminismes et à la force autoreproductrice de l'ordre social et des normes sexuelles, ou une pensée de la "liberté" à une pensée de la "reproduction"... puisque ces dimensions sont inextricablement liées et relationnellement imbriquées. Tenir compte des déterminismes ne revient pas à affirmer que rien ne peut changer. Mais que les effets de l'activité hérétique qui met en question l'orthodoxie et la répétition de celle-ci ne peuvent être que limités et relatifs : la "subversion" absolue n'existe pas, pas plus que l'"émancipation" ; on subvertit quelque chose à un moment donné, on se déplace quelque peu, on accomplit un geste d'écart, un pas de côté. Pour le dire en termes foucaldiens : il ne faut pas rêver d'un impossible "affranchissement", tout au plus peut-on franchir quelques frontières instituées par l'histoire et qui enserrent nos existences.

Capitale fut donc pour moi la phrase de Sartre dans son livre sur Genet : " L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous. " Elle constitua vite le principe de mon existence. Le principe d'une ascèse : d'un travail de soi sur soi.
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lesptitchatslesptitchats   25 novembre 2014
Quand je la vois aujourd'hui, le corps perclus de douleurs liées à la dureté des tâches qu'elle avait dû accomplir pendant près de quinze ans, debout devant une chaîne de montage où il lui fallait accrocher des couvercles à des bocaux de verre, avec le droit de se faire remplacer dix minutes le matin et dix minutes l'après-midi pour aller aux toilettes, je suis frappé par ce que signifie concrètement, physiquement, l'inégalité sociale. Et même ce mot d"'inégalité" m'apparaît comme un euphémisme qui déréalise ce dont il s'agit : la violence nue de l'exploitation. Un corps d'ouvrière, quand il vieillit, montre à tous les regards ce qu'est la vérité de l'existence des classes. Le rythme de travail était à peine imaginable dans cette usine, comme dans toute usine d'ailleurs : un contrôleur avait un jour chronométré une ouvrière pendant quelques minutes, et cela avait déterminé le nombre minimum de bocaux à "faire" par heure. C'était déjà extravagant, quasi inhumain. Mais comme une bonne partie de leur salaire se composait de primes dont l'obtention était liée au total quotidien, ma mère m'a indiqué qu'elle-même et ses collègues parvenaient à doubler ce qui était requis. Le soir, elle rentrait chez elle fourbue, "lessivée", comme elle disait, mais contente d'avoir gagné dans sa journée ce qui nous permettrait de vivre décemment.
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Videos de Didier Eribon (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Didier Eribon
Quelle est la place des artistes et des intellectuels dans le débat public, politique et social ? Didier Eribon, philosophe et sociologue, auteur de l'essai autobiographique "Retour à Reims" est notre invité, rejoint en deuxième partie par la comédienne Irène Jacob.
Pour en savoir plus : https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/didier-eribon-itineraire-dun-intellectuel-engage
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