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EAN : 9782710121893
204 pages
Éditeur : ESF Editeur (09/11/2010)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
A tous ceux qui s'intéressent à l'évolution moderne de l'hypnose, la première traduction française d'une œuvre de Milton H. Erickson, présentée par J. A. Malarewicz, apporte un excellent contact avec le rénovateur contemporain de l'emploi, clinique et thérapeutique, de la plus ancienne méthode psychothérapique. Parvenant à utiliser et à conceptualiser les mystères et les incertitudes de la relation hypnothérapique, Milton H. Erickson domine cette renaissance techniq... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Bruno_Cm
  15 mai 2016
Ce livre ne reflétera jamais assez ce qu'était, qui était et ce que faisait Erickson. J'en ai lu pas mal d'ouvrages sur ce type-là, mais ce ne sera jamais assez. Et ce n'est même pas le but. le but sans doute, c'est d'être inspiré afin d'être unique, authentique et soi en tant que thérapeute... pour écouter, observer, l'autre et-pour interagir avec lui, avec humanité et efficacité.
Petit avant-propos sous forme d'une question-réponse au cours d'une des conférences :
Q. - Beaucoup d'entre nous considèrent que vous êtes le premier psychiatre de notre temps. Pouvez-vous nous faire un commentaire à propose de l'endroit où vous avez appris la psychiatrie ?
E. - J'ai appris presque toute ma psychiatrie - non pas en salle de conférence, non pas en écoutant des professeurs - mais en écoutant mes patients, en observant mes patients.
Voilà, ça c'est clair.
Qu'est-ce que ce livre ?
Une reproduction-adaptation commentée de quatre conférences données par le maestro et qui effectivement va toucher à plein de points importants et moins importants de l'hypnothérapie et de la thérapie au sens plus large.
Le livre est introduit par une introduction simple et efficace de Malarewicz. (Nota bene : je suis contaminé par l'aspect répétitif-tautologique de l'écriture de cet ouvrage, déjà un début d'hypnose...)
Première conférence : L'utilisation des processus inconscients dans l'hypnose
Erickson commence par quelques pages sur les absurdités des tenants de la science et des techniques qui ont freiné (heureusement sans trop de succès) certains précurseurs, certains originaux dont l'influence a été somme toute capitale. Evidemment prélude malicieux à l'attention de ses propres détracteurs...
Autre prélude, l'exemple d'une situation d'une enfant de deux ans qui mène sa mère à l'achat d'un jouet, une belle technique indirecte et inconsciente d'hypnose naturelle, spontanée.
Erickson amène et reprend quelques exemples brefs pour expliciter l'un ou l'autre points théoriques qu'il souhaite mettre en avant.
Suit ensuite une démonstration commentée par Ernest Rossi, très intéressant.
Un exemple extrait de ces commentaires qui montre bien l'esprit d'Erickson concernant l'inconscient :
"L'inconscient est le plus grand réservoir de sagesse en comparaison avec l'esprit conscient, et si l'inconscient place des restrictions dans la réalisation hypnotique, nous devons alors le respecter même en continuant à chercher à en comprendre mieux les raisons."
Point faussement négatif : la traduction parfois compliquée des tournures de phrases et de la concordance des temps... pourtant essentielle car le langage fait la différence en hypnose, la subtilité... difficile/impossible par moments de la rendre et donc de pouvoir utiliser ou capter 'in extenso' ce qu' Erickson a fait et réalisé.
Deuxième conférence : La modification par l'hypnose de l'orientation à la réalité : son utilisation thérapeutique
On retrouve toujours chez Erickson cette grande confiance dans l'inconscient, le sien et celui du patient. Et ce grand respect de ce avec qui vient le patient, accompagner ce qui est là et ensuite l'inclure dans quelque chose de plus vaste ou plus restreint afin de lui donner une autre force, un autre poids, un juste poids.
Beaucoup de conseils simples et directs.
Troisième conférence : Techniques d'induction
Plusieurs exemples illustrant des éléments en effet plutôt techniques. Mais également où Erickson se montre comme souvent humaniste, et valorise l'esprit de l'hypnose :
"L'hypnose est un moyen de communiquer des idées ; c'est un moyen de demander aux gens d'accepter des idées pour les examiner, c'est un moyen de découvrir les significations intrinsèques et de décider alors d'agir ou de ne pas agir selon ces significations particulières."
Suivent des exemples autour de (psycho-)pathologies diverses : asthme, douleurs, phobies, aphasie...
Extrait : "L'utilisation de la perversité de la nature humaine pour établir ou altérer le fonctionnement physiologique normal" : "[...]
... Il y a la personne qui vous dit à quel point elle est constipée, elle vous parle de tous les médicaments qu'elle prend, de tous les lavements qu'elle supporte, comment toute cette situation est très difficile. Et vous l'amenez dans une bonne transe et vous suggérez qu'elle mange un petit déjeuner avec des toasts et du lait chaud. Puis vous exprimez l'espoir très pieux qu'elle arrive aux toilettes à temps. Certainement les toasts et le lait chaud ne favorisent pas l'activité intestinale mais le sérieux avec lequel vous exprimez l'espoir que le patient arrive aux toilettes à temps a l'effet de susciter un fonctionnement physiologique correct."
Quelques exemples intéressants à haut point sur le choc et la surprise utilisée en thérapie. Erickson sort des clous, il ose.
Et enfin, la troisième conférence se termine sur des explications de ses limites et la nécessité et l'utilité de les reconnaître, pour le bien du patient !
A noter le côté répétitif, reprise de mots à de nombreuses reprises dans le texte, déjà une façon hypnotique dans le parler... (Comme je disais déjà plus haut.)
Quatrième conférence : Une introduction à l'étude et à l'application de l'hypnose dans le contrôle de la douleur.
D'emblée, Erickson explique qu'il suivra au plus près son texte car ce qu'il a à communiquer est ardu et qu'il va éviter trop d'improvisation.
Disséquer la douleur ou la globaliser, la mettre ailleurs, faire partir le patient ailleurs... voilà plein de techniques intéressantes à mettre en oeuvre.
Concernant la profondeur de la transe : "Mon sentiment est que les patients ne devraient pas entrer plus profondément en transe que ce qui leur est utile."
"Si vous avez peur d'une eau profonde, pourquoi ne pas nager en eau peu profonde ? Après tout, vous pouvez nager aussi bien dans une eau qui vous arrive au cou que dans une eau de dix mètres de profondeur ! Pourquoi ne pas laisser à vos patients cette même liberté ?"
Beaucoup de commentaires, propos et exemples autour de la fameuse "résistance" du patient, comment l'utiliser, comment la retourner, la contourner... Très parlant, très efficace.
Il aborde également l'approfondissement de la transe, l'autohypnose, la régression en âge.
Différents cas évoqués encore, énurésie, succion de doigts, obésité.
Et encore un peu de son esprit, auquel j'adhère à 100% :
"Vous ne contrôlez pas le comportement d'une quelconque autre personne. Vous apprenez à le connaître, vous aidez les patients en l'utilisant, vous aidez les patients en le dirigeant de telle façon qu'il rencontre leurs besoins ; mais vous ne travaillez pas avec les patients pour atteindre vos propres buts. le but est leur bien-être, et si vous réussissez à obtenir leur bien-être, vous touchez indirectement votre propre bien-être."
La conférence se termine sans crier gare, en cut simple, sans outro, sans résumé, sans épilogue. du coup (même) comme ça on reste interpellé.
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Citations et extraits (109) Voir plus Ajouter une citation
Bruno_CmBruno_Cm   12 mai 2016

Les différentes interprétations de l'expérience douloureuse sont d'une importance marquée dans la détermination d'une approche hypnotique effective du problème de la diminution de la douleur de votre patient : chaque interprétation conduit à différents cadres de référence psychologique - à des idées et à des associations variables - et ainsi offre des occasions spéciales et uniques pour une intervention hypnothérapique.



En vous occupant de la douleur, vous devez être très, très attentif à éviter d'utiliser des mots nuisibles. Une seule mention est suffisante pour montrer que vous savez réellement qu'il y a une douleur ; que vous connaissez réellement tous les attributs de la douleur ; et que vous connaissez toutes les distributions anatomiques de cette fouleur. Dès que le patient réalise que vous savez tout sur sa douleur - que vous la connaissez aussi bien que son nom -, vous pouvez alors laisser tomber la question de nommer la douleur et de nommer ses attributs.



... vous pouvez utiliser la dissociation hypnotique afin d'induire indirectement une anesthésie pour des patients qui ne peuvent pas l'apprendre par suggestion directe. Faites-les simplement se déplacer dans une autre partie de la pièce, en laissant la douleur là où ils étaient, et vous pouvez obtenir une anesthésie indirecte. Don Colcum, un obstétricien, aime envoyer ses patientes au bord de l'Océan pour regarder les vagues et les mouettes, alors qu'il travaille sur leur corps dans la salle d'accouchement à Bangor, dans le Maine. Quand c'est le moment, les patientes reviennent du bord de la mer et il leur montre leurs bébés ! C'est très simple.


Si vous pouvez déplacer la douleur en un endroit du corps où il n'y a pas, pour lui, de cause organique, vous êtes alors en position de produire une anesthésie hypnotique dans sa vraie localisation. Vous déplacez chez le patient l'expérience subjective de sa douleur vers une fausse localisation, au niveau du corps, car vous pouvez ainsi à cet endroit plus facilement lma corriger ; le patient manifeste peu de résistance à accepter des suggestions dans une zone bien portante.


Vous pouvez utiliser n'importe laquelle ou toutes les méthodes suivantes ;:: l'amnésie, l'analgésie hypnotique, l'anesthésie hypnotique, le remplacement ou la substitution hypnotique, la dissociation hypnotique, la distorsion du temps, la désorientation corporelle, la réinterprétation de la douleur, le changement d'emplacement de la douleur et la diminution de la douleur. Vous ne savez jamais quelle méthode sera bonne, ni à quel degré n'importe laquelle d'entre elles sera utile. Mais vous devez les avoir toutes en main, c'est une façon de parler, de façon à pouvoir passer facilement de l'une à l'autre. Vous pourriez utiliser la désorientation pour diminuer une douleur brûlante, alors qu'une douleur coupante semble appeler le déplacement ou la dissociation. Vous ne pouvez jamais connaître à l'avance la façon de faire pour prendre en main les aspects individuels de la douleur.



... plus vous obtenez des patients qu'ils disent "Oui, oui, oui, oui, oui", plus vous les mettez de façon adéquate sur le chemin de l'hypnose.


... je veux simplement utiliser [l'hypnose] de la façon dont je conduirais une voiture - avec prudence. Quand vous discutez des dangers avec un patient, vous mettez vraiment l'accent sur le fait qu'il y a des dangers. Su vous l'admettez, simplement et si vous en rendez ridicule la discussion, vous avez prévenu la nécessité d'une discussion ultérieure. Le point est que presque tout peut être utilisé de façon négative ou dangereuse ; vous ne niez pas ou vous ne diminuez pas le potentiel de danger, mais vous le mettez simplement dans une perspective correcte - et avec l'aide d'un exemple direct.


Encore et encore, après qu'un patient eut quitté votre bureau, vous devez revoir en détail chaque élément de comportement. Vous devez noter ces types de comportement, et peut-être alors même les répéter à haute voix, pour vous-même, afin d'apprendre ainsi à construire vos remarques. Vous devez mentionner vos observations comme si le patient était véritablement là parlant avec vous, et vous devez répéter l'énoncé des commentaires que vous feriez au patient à propos de son type particulier de résistance.


"Cela vous gênerait-il de laisser votre main en lévitation", fait surgir une réponse négative, mais quand vous ajoutez : "d'abord lentement" - eh bien, nous aimons tous les compromis. Et vous construisez ainsi une situation où, effectivement, la personne peut résister,n et elle peut résister dans la mesure où elle le fait d'abord lentement. D'abord lentement. Et qu'est-ce que ça implique ? - eh bien, rapidement ensuite ! Une personne n'essaye pas d'analyser ce que vous avez dit.



Avez-vous entendu le changement dans l'inflexion de ma voix ? Vous devez apprendre à lier votre intonation et vos inflexions de voix à la réponse hypnotique souhaitée, et utiliser un ton de voix banal en parlant de ces comportements que vous ne voulez pas inclure dans le comportement de transe. Ainsi, vous parlez des résistances dans un ton ordinaire de voix, et vous pouvez alors parler d'une façon qui évoque la réponse hypnotique. Et vous utilisez un ton de voix distinctif que la personne relie inconsciemment au comportement de réponse.
Apprendre à faire ceci demande une grande pratique, mais vous devez vraiment faire des exercices simplement pour le plaisir et la satisfaction. Il y a pas mal d'années, je me suis simplement exercé en analysant un compte rendu dactylographié de ce que je pensais devoir dire. Actuellement, vous avez l'avantage d'utiliser un magnétophone ; vous pouvez écouter ce que vous avez dit, la façon dont vous l'avez dit, et la façon dont vous avez fait des pauses.


Q. - Beaucoup d'entre nous considèrent que vous êtes le premier psychiatre de notre temps. Pouvez-vous nous faire un commentaire à propose de l'endroit où vous avez appris la psychiatrie ?
E. - J'ai appris presque toute ma psychiatrie - non pas en salle de conférence, non pas en écoutant des professeurs - mais en écoutant mes patients, en observant mes patients.


Ce que vous devez réaliser est qu'il n'est pas nécessaire pour un patient de manifester tous les phénomènes de l'hypnose pour être considéré comme étant dans une transe profonde, dans une transe moyenne, même dans une transe légère. Si vous pouvez obtenir simplement un phénomène caractéristique de l('état de transe, vous avez construit une situation de façon à ce que le patient puisse répondre à un nombre croissant de phénomènes et de suggestions hypnotiques.

[Concernant la profondeur de la transe]
Mon sentiment est que les patients ne devraient pas entrer plus profondément en transe que ce qui leur est utile.



[Concernant la profondeur de la transe]
Si vous avez peur d'une eau profonde, pourquoi ne pas nager en eau peu profonde ? Après tout, vous pouvez nager aussi bien dans une eau qui vous arrive au cou que dans une eau de dix mètres de profondeur ! Pourquoi ne pas laisser à vos patients cette même liberté ?


Quand on arrive à l'autohypnose, vous devez rendre vos patients conscients du fait qu'ils ne peuvent pas faire consciemment quelque chose qui devrait être fait inconsciemment.



L'insomniaque est allongé sur son lit et dit : "Maintenant, il faut que je m'endorme - Il faut que je m'endorme - Il faut que je me repose - Il faut que je m'endorme - Il faut que je m'endorme - IL FAUT QUE JE ME REPOSE - J'AI BESOIN DE REPOS !" Et que se passe-t-il ? Il reste tout à fait éveillé. Il reste tout à fait éveillé car il se diot constamment à lui-même ce qu'il doit faire. Mais la personne habile qui veut une bonne nuit de sommeil, dit : "Bien, je suis ici au lit et je vais me réveiller demain matin." elle laisse simplement le sommeil survenir pour elle. Et sûrement, le sommeil va survenir.


Q. - Au cours de la régression des patients par la technique de confusion, ne les aidez-vous pas également à organiser un bon nombre de souvenirs subconscients qu'ils ont dans ces intervalles ?
E.- A chaque niveau, à chaque date, je les laisse se remémorer certains apprentissages, certains souvenirs ; je les amène à penser de plus en plus aux événements du passé et aux apprentissages du passé de leur vie. Et ils les organisent, et ils accordent de moins en moins d'attention aux événements du passé.


... vous devez faire d'une habitude un inconvénient pour le patient.



Cela n'est vraiment pas important pour moi de spécifier à quel moment 'j'utilise l'hypnose et il n'est pas nécessaire pour moi de spécifier à quel moment je ne l'utilise pas. Je ne viens pas vous dire à quel moment j'utilise un mot polysyllabique et à quel moment j'utilise un mit de deux syllabes. Ce n'est pas nécessaire pour autant simplement que vous me comprenez.



Vous devriez simplement ne pas avoir toute autre attitude envers les patients que la sympathie, l'amour et le respect. C'est bien d'avoir une aversion pour le cancer, mais c'est une aversion impersonnelle. Vous n'avez pas à aimer le germe de la tuberculose. J'aime Dave Cheek, mais je n'aime aucun germe de la tuberculose, et peu m'importe s'il est bien coloré !


Vous ne contrôlez pas le comportement d'une quelconque autre personne. Vous apprenez à le connaître, vous aidez les patients en l'utilisant, vous aidez les patients en le dirgeant de telle façon qu'il rencontre leurs besoins ; mais vous ne travaillez pas avec les patients pour atteindre vos propres buts. Le but est leur bien-être, et si vous réussissez à obtenir leur bien-être, vous touchez indirectement votre propre bien-être.



des patients [...] : "Eh bien,n oui, c'est mon inconscient qui punit mon esprit conscient, et c'est la raison pour laquelle j'ai cette tendance névrotique."



Lorsqu'en hypnose vous levez le bras, le sujet sait cependant où vous avez mis son bras, sauf, bien sûr, si vous lui avez spécifiquement demandé de l'oublier. M
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Bruno_CmBruno_Cm   02 mai 2016
[Commentaire d'Ernest Rossi] Erickson utilise souvent ses propres infirmités et ses propres histoires, à propos du développement et des processus de guérison dans sa famille ou pour d'autres patients, afin d'activer des processus de guérison comparables chez ses sujets. En même temps que ces histoires de guérison peuvent être considérée comme des métaphores, il est important de voir qu'Erickson habituellement ne les inventait pas - ses histoires et ses exemples étaient véridiques. Ceci est en contraste total avec certains étudiants qui prétendent utiliser des approches ericksoniennes lorsqu'ils inventent ce qu'ils espèrent être des métaphores thérapeutiques.

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Bruno_CmBruno_Cm   09 mai 2016
Je dis à beaucoup de patients alors qu'ils rentrent dans mon cabinet : "N'entrez pas en transe, s'ils vous plaît, jusqu'à ce que vous soyez assis confortablement dans le siège." Qu'est-ce que contient vraiment cette simple demande ? Il y a ici deux tâches séparées : la première est de s'asseoir dans le siège et la seconde est qu'une sensation de confort s'installe. Les patients ne réalisent pas qu'il y a deux tâches séparées dans la demande. Et que se passe-t-il lorsqu'ils remplissent ces deux tâches ?
[...]
... j'exprime négativement la demande car alors il n'y a aucune raison pour que les patients résistent puisque la résistance est indirectement déchargée par mon usage de la négation, ainsi la demande satisfait le patient et répond à la situation de façon très adéquate.
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Bruno_CmBruno_Cm   02 mai 2016
[Commentaire d'Ernest Rossi]
Beaucoup de recherches récentes sur la façon dont l'angoisse se manifeste dans la voix aussi bien que dans le langage corporel, démontrent notre capacité inconsciente à séparer le vrai du faux, même lorsque l'esprit conscient apparemment accepte le faux. Lorsque cela se produit, des conflits ultérieurs se produisent dans l'individu, qui est ainsi clivé entre le fait de croire et le fait de ne pas croire. Dans la situation thérapeutique, les patients viennent avec déjà suffisamment de doutes. Si un thérapeute construit alors des métaphores auxquelles il ne croit pas lui-même, une certaine angoisse infiltrera probablement son comportement vocal et gestuel. Ces manifestations d'angoisse seraient alors reçues par le patient comme des messages ambigus qui pourraient seulement servir à réduire toute la crédibilité sur laquelle les mots du thérapeute pourraient compter à un niveau inconscient chez le patient. En fait, la vérité humaine nous touche à un tel point que la métaphore inventée ne peut être qu'une parodie.
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Bruno_CmBruno_Cm   02 mai 2016
[Commentaire d'Ernest Rossi]
Il est habituellement difficile pour des étudiants débutants en hypnose de réaliser pleinement l'étendue avec laquelle l'esprit conscient ne reconnaît pas son propre vécu d'expérience altéré. Notre culture extravertie ne nous demande rien au sujet de nos états intérieurs ; normalement nous avons seulement besoin de laisser les autres savoir si nous sommes éveillés ou endormis. Nous sommes tellement ignorants de nous-mêmes que nous ne reconnaissons même pas les tensions évidentes ainsi que les réponses corporelles par lesquelles nous créons nos propres maladies psychosomatiques. Même la façon de nous relaxer, ce qui correspond à une fonction psychophysiologique normale et qui se développe naturellement tous les quatre-vingt-dix à cent vingt minutes, est perdue pour la plupart d'entre nous.

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Interview: Conseils de Milton H. Erickson aux hypnothérapeutes. Traduction sous-titrée Française. Durée 6 minutes.
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