AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2330018185
Éditeur : Actes Sud Junior (06/03/2013)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 315 notes)
Résumé :
A 15 ans, Farrukh voit enfin son rêve se réaliser : son club d'aviron, le seul d'Afghanistan, a obtenu un bateau professionnel. Si son équipe tentait de se qualifier pour les Jeux olympiques ?!

Mais Farrukh est un "bacha posh". Dans les familles afghanes qui n'ont que des filles, on appelle ainsi les jeunes filles transformées en garçons et élevées comme tels, jusqu'à l'âge de la puberté...

S'il est découvert, c'est son rêve et sa lib... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (149) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
  25 avril 2018
Un premier roman qui mérite d'être connu et lu.
Il m'a touchée et révoltée à la fois.
Cela fait 10 ans que Farrukh jouit, en tant "bacha posh", de la liberté de vivre comme un garçon, dans une société où les femmes / filles doivent apprendre à baisser les yeux, se voiler devant tout visiteur, servir les hommes, demander l'autorisation pour parler, pour sortir, toujours escortées d'un frère ou d'un père.
Ce "jeune homme" de 15 ans a pu ainsi tisser des relations privilégiées avec son père et se lier d'amitié avec d'autres garçons. Avec eux, il a monté une équipe d'aviron, dont il est le barreur, et veut la mener jusqu'aux J.O. de toutes ses forces. Mais un jour, tout bascule, la réalité vient cruellement le rattraper...
L'on plonge dans une culture à part, avec ses traditions, strictes, codifiées, qui nous montre bien la différence de traitement et de considération qui existe entre les filles et les garçons en Afghanistan.
Mais ce qui m'a particulièrement émue dans ce roman, c'est la relation qui se tisse entre père et "fils", alors qu'elle est inexistante (car inconvenante) entre ce même père et ses filles. Révoltant de voir qu'elles n'ont pas droit, elles, aux discussions libres, aux démonstrations de tendresse, à l'éducation par les livres (Farrukh apprend le français, lit de la littérature française), à aucun contact direct, aucune transmission paternelle. Leur destin se calque uniquement sur celui de leur mère, de futures épouses en devenir, soumises, cloîtrées, silencieuses et serviables.
Un sujet sensible, traitant avec beaucoup de justesse et de psychologie d'identité sexuelle et sociale, de traumatisme, de discrimination, de liberté, de résistance, de courage...
Une auteure que je découvre avec plaisir, une plume affûtée agréable à lire.
Un récit qui m'a tellement happée que j'ai trouvé la fin juste un peu abrupte.
Dès 14-15 ans.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          5611
murielan
  28 juillet 2013
Farrukh,15 ans, est le barreur d'une équipe d'aviron. Son rêve est de faire participer pour la première fois son pays, l'Afghanistan, aux JO. Mais c'est aussi une bacha posh, une fille élevée dans le secret comme un garçon dans une famille qui n'en a pas. Lorsque arrive la puberté, elle va devoir se battre pour ne pas redevenir une fille et garder toutes les libertés qu'elle a connues...
Un roman vraiment émouvant qui fait découvrir cette tradition afghane des bacha posh. Ces filles, élevées dans le mensonge, ont beaucoup de mal à retrouver leur identité première une fois adolescentes, ayant goûté aux libertés accordées aux seuls garçons.
J'ai suivi avec beaucoup d'intérêt l'histoire de Farrukh / Farrukhzad et son combat contre une coutume qui parait paradoxale dans la société afghane.
Un vrai coup de coeur pour ce roman qui m'a permis de découvrir l'existence de ces bacha posh que je ne connaissais pas du tout.
A découvrir !
Commenter  J’apprécie          461
boudicca
  30 novembre 2014
En Afghanistan, une forte pression sociale pèse sur les familles et les pousse à avoir à tout prix un fils. Pour les foyers qui n'ont pas cette chance, il existe toutefois une solution intermédiaire visant à préserver l'honneur de la famille : ce sont les bacha posh, ces jeunes filles élevées comme des garçons jusqu'à ce qu'elles atteignent la puberté. Après quoi, elles reprennent leur statut de femme et se retrouvent à nouveau privées de tout droit. Si l'expérience permet à ces bacha posh de profiter des libertés dont jouissent les hommes afghans (sortir seul dans la rue, faire du sport, avoir un travail...), le retour à leur condition de femme est souvent traumatisant. C'est justement ce que va découvrir l'héros/héroïne du roman de Charlotte Erlih qui se penche avec succès sur cette curieuse tradition. Pour Farrukh la question ne se pose pas : il est un garçon ! Il est même le leader du seul club d'Aviron du pays ! Et pourtant, à l'arrivée de ses règles, tout bascule : Farrukh doit redevenir Farrukhzad, porter une bourka, ne plus jamais s'aventurer dehors sans chaperon, se consacrer à l'entretien du foyer... et abandonner l'aviron !
L'auteur montre parfaitement le traumatisme que représente pour ces jeunes filles ce brusque revirement et aborde par ce biais la difficile question du statut des femmes en Afghanistan. le lecteur ne peut qu'être frappé par le changement radical de comportement du père de l'héroïne dès lors qu'elle cesse d'être une bacha posh, ou encore par les réactions de l'équipe d'aviron à l'égard de toute femme qui s'écarterait un temps soit peu des carcans fixés par leur société. Même la mère de la jeune fille, dont on pourrait attendre davantage de compréhension, fait montre d'une détermination farouche afin de lui faire renoncer à sa liberté. Et pourtant, Farrukh va choisir de lutter, de ne pas se résigner et de tout sacrifier pour tenter de réaliser son rêve, dans l'espoir de, peut-être, rompre avec la tradition... L'héroïne est attachante et son combat plus que louable : la fin du récit n'en est que plus amère pour le lecteur. Mais le roman met également en avant des valeurs très positives, notamment en ce qui concerne l'aspect sportif et la solidarité, l'enthousiasme et la fierté qu'il permet de créer au sein d'une communauté.
Un très bon roman qui plaira sûrement aux adolescents et qui leur permet de découvrir cette étonnante tradition qui persiste toujours aujourd'hui en Afghanistan. le récit permet également d'aborder avec eux la question du droit des femmes et des stéréotypes entre filles/garçons.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          340
Ziliz
  25 décembre 2017
Deux préoccupations majeures dans la vie de ces huit ados de quinze ans :
- guetter le développement de leurs signes de virilité,
- espérer représenter l'Afghanistan aux JO à l'épreuve d'aviron.
Elément moteur de l'équipe, Farrukh est quand-même un peu à part. Et pour cause...
A ceux qui ne savent pas ce que sont les 'Bacha Posh' et qui préfèrent les surprises, je conseille d'éviter la 4e de couverture.
J'avais beau connaître vaguement le sujet de ce roman, je suis tombée de haut en découvrant cette coutume afghane et pakistanaise, vieille de plusieurs siècles, et encore pratiquée aujourd'hui. Elle soulève un tas de questions - évidemment sur la place des femmes dans certaines sociétés, mais aussi sur le 'fonctionnement' de l'amour parental dans ces familles.
A part l'aspect sportif, qui m'a semblé longuet, j'ai beaucoup aimé ce roman dépaysant, instructif et dérangeant.
Un détour par Wiki en cours de lecture a un peu dissipé mon incompréhension indignée.
Oui, mais quand-même !! Comment se remettre d'un 'truc' pareil ? 😲
A faire lire à nos filles ados, entre autres...
* source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bacha_posh
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          290
Apikrus
  26 décembre 2017
Le jeune Farrukh vit à Kaboul, capitale Afghane.
Son père lui a transmis deux passions : l'aviron, qu'il pratique en tant que barreur avec ses amis, et la lecture.
La vie semble donc lui sourire et Farrukh sait l'apprécier, mais le rappel du mensonge sur lequel elle s'est construite met brutalement fin à ce bonheur factice.
Pour qui connaît la définition de 'Bacha Posh', le titre est probablement trop évocateur. Pour les autres (comme moi avant cette lecture) évitez d'aller la chercher avant de lire ce livre et ne lisez pas la quatrième de couverture. Vous n'en apprécierez que mieux ce roman instructif et sidérant, qui traite remarquablement bien le sujet de l'identité et de l'image de soi.
Je conseille cette lecture aux adolescents, qu'elle puisse un peu les aider à relativiser certaines de leurs préoccupations, mais aussi aux adultes, qui y découvriront des aspects méconnus des cultures afghane et pakistanaise.
Commenter  J’apprécie          290

critiques presse (1)
Ricochet   28 août 2013
Un roman dur et sans complaisance à lire dès 14 ans.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   01 janvier 2018
A peine a-t-elle fermé la porte que j'explose : « Comment oses-tu mentir comme ça, alors que tu passes ton temps à dire que c'est le pire des péchés ?! »
De ma vie, je n'avais crié ainsi sur personne. Encore moins sur ma mère... C'était si inconvenant que mes soeurs, bien que rêvant que je me fasse punir, ont baissé la tête.
- Les seuls à qui on ne doit pas mentir sont les membres de sa famille, rétorque maman en conservant son sang-froid. Les autres, c'est différent.
- Soit le mensonge est un péché, soit ce n'en est pas un. Mais ça ne peut pas être l'un ou l'autre selon ce qui t'arrange !
- Tout n'est pas noir ou blanc... Parfois, les apparences l'emportent sur le reste et justifient le mensonge.
(p. 89)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
natibinannatibinan   30 août 2014
Je repense à une histoire que papa m'avait racontée, d'un paysan chinois qui avait un cheval. Un jour, l'animal s'enfuit. "C'est pas de chance !" le plaignent les voisins. Il répond "Chance ou malchance qui pourrait le dire ?" Quinze jours plus tard, le cheval revient, suivi d'une dizaine de chevaux sauvages. "T'en as de la chance !" l'envient alors les voisins. L'homme a la même réponse que la fois précédente : "Chance ou malchance, qui le sait ?" Le lendemain, le fils du paysan saute sur une des montures , part à toute allure, tombe et sa casse la jambe. Les voisins ont beau dire que c'est de la malchance, le père répète : "Chance ou malchance, on verra bien." Une guerre civile éclate dans la province. Un groupe de soldats enrôle de force tous les jeunes gens du village en âge de porter un fusil. Sauf le garçon a à la jambe cassée. Chance ou malchance, qui pourrait le savoir ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
petitsoleilpetitsoleil   10 février 2014
Les livres ne parlent que de ça : de ceux qui se battent jusqu'à faire triompher leurs désirs, de ceux qui, malgré leurs efforts, ne réussissent pas à faire plier la réalité, ou de ceux qui baissent les bras sans lutter.

De ces trois catégories, les seuls vraiment malheureux sont ceux qui n'essaient pas. Qui renoncent. Qui subissent. (...) Je vais continuer à me battre.
Commenter  J’apprécie          210
rabannerabanne   22 avril 2018
Que le temps paraît lent quand on est impatient ! Tout devient flasque, mièvre, inconsistant. Au lieu de s'en tenir à soixante secondes, chaque minute enfle, gonfle et dégouline. Ce n'est plus une minute, c'est une heure !
Commenter  J’apprécie          304
rabannerabanne   17 avril 2018
Des efforts arides, illuminés par des instants de joie quasi mystique lorsqu'ils réussissent à se synchroniser. Alors, ils entrent en communion avec le bateau, les rames deviennent le prolongement d'eux-mêmes, ils ne font plus qu'un avec leurs coéquipiers.
Commenter  J’apprécie          220
Videos de Charlotte Erlih (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charlotte Erlih
Avis sur J'ai tué un homme à 9:08
autres livres classés : afghanistanVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quiz Bacha Posh

Comment s'appelle le personnage principal?

Farouk
Farrukh
Farrouk

11 questions
61 lecteurs ont répondu
Thème : Bacha posh de Charlotte ErlihCréer un quiz sur ce livre