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EAN : 9782847203752
320 pages
Éditeur : Gaïa (02/10/2013)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 238 notes)
Résumé :
Mari, Anna et Fredrik, trois amis de longue date, ont monté une société au doux nom du Peigne de Cléopâtre. Leur créneau : résoudre les problèmes des gens. Chacun se débat dans sa vie mais apporte ses compétences, qui en jardinage, qui en déco d’intérieur ou en comptabilité… et la PME se développe avec succès. Jusqu’au jour où une vieille dame se présente à l’agence avec une étrange requête : elle souhaite que Le peigne de Cléopâtre élimine son mari.
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Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  29 avril 2015
Mari vient de se faire licencier malproprement par son associé. Pour le "remercier", elle lui plante une paire de ciseaux dans la main et va fêter cela avec son amie, Anna. Cette dernière tient un petit café au doux nom du Refuge, dans lequel elle sert de très bonnes pâtisseries. Une idée un peu folle germe dans l'esprit d'Anna: pourquoi ne pas monter leur propre entreprise qui aiderait les gens pour n'importe quelle tâche. Que ce soit du jardinage, de la comptabilité, du droit ou de la déco intérieure, les deux femmes ne manquent pas de ressources. Qui plus est, rejointes par leur ami Fredrick qui travaille dans l'intérim, la palette des compétences s'agrandit. Les trois amis de longue date fondent ainsi le peigne de Cléopâtre. Certains de se connaître parfaitement, ils ne se doutent pas des zones d'ombre qui hantent leurs amis. Pourquoi Fredrick est-il si renfermé ? Que s'est-il passé en Irlande pour Mari ? Aider son prochain est une excellente idée en soi et la petite entreprise marche plutôt bien. Mais, dès lors qu'une vieille dame maltraitée par son mari alcoolique leur demande de le tuer, comment vont-ils réagir ?
Envie de déshériter votre fils ? Envie soudaine de changer la déco de votre appartement ? Besoin de réparer votre vélo ? Envie de tuer votre mari alcoolique et violent ? Ne vous inquiétez pas, le peigne de Cléopâtre saura répondre à votre demande... Sauf, peut-être pour le mari, requête qui demande à bien y réfléchir à deux fois... Mari, Anna et Fredrick, ces trois amis de longue date ne pensaient sûrement pas que leur petite entreprise connaîtrait un tel succès mais dès lors qu'un problème d'éthique, de morale et de conscience apparaît, chacun a, évidemment sa propre idée. Cette demande si particulière prendra un tour surprenant dans la vie de chacun et dans leurs relations. Ne vous fiez pas à cette couverture rose bonbon... Maria Ernestam décortique les âmes dans ce qu'elles ont de plus trouble et les différentes réactions de chacun face à un événement pour le moins inattendu. L'auteur dépeint trois personnages haut en couleurs et compose avec leurs forces et leurs faiblesses, révélant ici un passé troublant ou là, une relation surprenante. L'on va de surprises en surprises dans ce roman qui, outre l'intrigue criminelle, nous offre de beaux portraits d'âmes blessées et une leçon sur l'amitié.
Le peigne de Cléopâtre... décoiffant !
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kateginger63
  28 novembre 2018
Une agence suédoise un peu spéciale
*
Pour cette fois encore, Maria Ernestam m'a bluffée.
Vous vous souvenez peut-être du roman Les oreilles de Buster , où une famille pathologique a détruit une petite fille devenue psychopathe.
Ici, avec un scénario original et singulier, une couverture girly et toute douce, l'auteure m'a mené en bateau! de fausses pistes en demi-révélations, elle a soufflé "le chaud et le froid", laissant des bribes d'informations pour ensuite les assembler n'importe comment. Un vrai puzzle psychologique. Arrrhhh!
*
J'ai pourtant eu du mal à démarrer cette histoire. L'intrigue s'est dévoilée vraiment tout doucement. Puis finalement je me suis surprise à suivre ces trois êtres abimés et meurtris. Si comme moi, vous ne comprenez rien, ce n'est pas bien grave, persévérez....vous serez ébahis devant tant d'ingéniosité et de finesse dans le script. La preuve: j'ai re-feuilleté quelques pages antérieures pour vérifier...
*
L'auteure manie à merveille la psyché humaine aux multiples blessures du passé. Ces traumatismes d'enfance qui ne se referment jamais vraiment et avec lesquelles il faut composer au quotidien.
Une ode à l'amitié avec des personnages attachants et sensibles.
*
Le texte est empreint de cette délicatesse si féminine. Ce n'est pas doux mais acide, d'un humour subtil , tantôt feel-good, puis à nouveau piquant et amer.
Cela peut paraître décousu mais c'est un équilibre qui fonctionne.
Je me suis laissée porter par cette lecture, au rythme des pages et des émotions suscitées.
Un thriller psychologique suédois à conseiller à ceux qui aiment se faire berner dans une ambiance hygge.
*
Lu dans le cadre du challenge #theblacknovember
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Kittiwake
  18 juillet 2014
Ne nous y trompons pas : lorsque le décor se met en place dans un petit resto suédois, le projet De Mari, Anna et Fredrick est empreint de bons sentiments : créer une société pour aider à résoudre leurs problèmes divers et variés.
Mais pour qui a déjà lu Maria Esternam, l'on se doute que l'ambiance générale ne va pas rester assortie au rose pastel de la couverture....au delà des conseils de déco ou de comptabilité, d'autres demandes viennent surprendre les comparses, les mettant en porte à faux avec leurs principes éthiques. Plus grave encore, en raison de la nature des services en cause, le passé et ses fantômes font irruption dans leur vie, mettant à jour des secrets et drames plus ou moins enfouis.
L'auteur sait particulièrement bien comment égarer le lecteur sur de fausses pistes, au coeur de scènes fondamentales qui à première lecture ne semblent même pas ambiguës. L'on progresse ainsi de surprise en surprise, incité à redoubler de vigilance, tout en vacillant sur les repères stables péniblement construits quelques pages plus tôt .
C'est aussi efficace que les Oreilles de Buster, sur le plan de l'intrigue. Et l'on retrouve le thème de la famille pathologique, destructrice, avec ses secrets d'alcôve et ses méthodes éducatives ignobles, qui fragilisent à tout jamais la construction de la personnalité.

A lire et peut-être à relire pour essayer de repérer les pièges tendus par l'auteur pour mieux perdre son lecteur....
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Acoun
  08 août 2018
XXIe siècle, le règne de l' Homo Sapiense Multitachus. Après des siècles d'évolution vers la spécialisation, l'heure est à la diversité des talents. le mâle actuel doit savoir comment réagir à chaque bug de windows, la perceuse à percussion n'a plus de secret pour lui, il sait se repérer même sans GPS et rentrer 4 stères de bois pour l'hiver. Il ne se trompe jamais pour faire chauffer le biberon de bébé, il accroche les cadres au mur les doigts dans le nez et prépare de succulentes lasagnes au saumon sans l'aide d'un bouquin de cuisine. de son côté, la nana d'aujourd'hui multiplie les exploits au quotidien. Elle n'oublie jamais le pique-nique pour la sortie scolaire du petit dernier, elle commande les surgelés chez Picard avant d'emmener l'aîné chez le prothésiste dentaire. Elle sait se repérer grâce au GPS et prendre un rendez-vous chez l'esthéticienne le jour de la livraison du bois. Elle commande ses photos sur le net et organise les vacances de toute la famille. Elle ne manque jamais un anniversaire et envoie des cartes de voeux. Elle prépare un moelleux au chocolat à tomber par-terre et corrige régulièrement les erreurs de son collègue..
On sait faire tout ça, et bien plus encore, mais on a beau exceller dans tous les domaines, il y a toujours un moment dans la vie où un truc nous dépasse, un problème qu'on n'arrive pas à régler, ça nous dépasse, on ne sait pas par quel bout le prendre... Dans ces cas-là, on cherche de l'aide, un voisin, un beau frère, une amie...
C'est pour ça que Mari, Anna et Fredrick ont créé cette société « le peigne de Cléopatre » ; pour résoudre les problèmes des gens. Tu veux apprendre à jouer de la bombarde? Demande-leur . Tu ne sais pas comment rédiger ton testament ? Ils sauront . T'en as marre de rater ta mayonnaise ? Ils t'apprendront. Tu flippes pour organiser le mariage de ton fiston ? Ils se chargent de tout. T'es bloqué au niveau 5 de « Day of The Tentacule » ? Ils prennent la main. Tu n'avance pas dans ta critique sur Babelio ? Ils s'en occupent. Ton mari alcoolique te bats et tu veux le buter ? T'as qu'à leur demander. Non je déconne...^^
Ha ben non, je déconne pas... V'la qu'une petite vieille vient les transformer en tueurs à gages... Nos trois auto-entrepreneurs commencent à réfléchir et se débattre avec des problèmes d'éthique ou de conscience. Peut-on tuer pour de l'argent ? Même un monstre... Non, bien entendu, on ne peut pas... Ou alors...
A partir de là, Maria Ernestam nous emmène de fausses pistes en révélations surprenantes.
Tout ce bouquin est basé sur les apparences qui sont souvent trompeuses. A commencer par cette couverture rose, fun, qui pourrait annoncer un roman girly ou feel-good... Que nenni. Au fil des pages, on se rend compte que ce qu'on avait imaginé n'est plus de mise. Chacun des personnages a son côté obscur . Tous trois sont torturés, blessés par un passé qui ne les a pas épargnés, et gardent jalousement leurs secrets, préférant afficher une joie de vivre plus politiquement correcte... le lecteur découvre peu à peu des bribes de vérité, des pièces de puzzle qui s'assemblent pour révéler enfin le tableau final. Moi j'ai flippé, j'ai cru vers la fin que j'avais paumé une pièce, mais Maria Ernestam a assuré, ça fonctionne bien.
J'ai lu ici et là (surtout là, d'ailleurs) que ce roman avait déçu des lecteurs emballés par « les oreilles de Buster ».
Autant dire que les oreilles en questions sont parties illico dans mon pense-bête. Je vous dirai...
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missmolko1
  01 mai 2019
Je retrouve avec plaisir la plume de Maria Ernestam. En effet, le peigne de Cléopâtre est le troisième roman de l'auteure que je découvre après avoir adoré Les oreilles de Buster et aimé Patte de velours, oeil de lynx. Une nouvelle fois, elle a conquis mon coeur de lectrice avec ce très beau roman.
Alors méfiez-vous des apparences car ce livre n'est pas une lecture « légère » comme je l'ai supposé en lisant le résumé de la quatrième de couverture ou comme le laisse présager le début du roman. Les personnages sont beaucoup plus complexes qu'ils n'y paraissent, sont tourmentés et ont eu des enfances difficiles. Maria Ernestam préserve le suspense, les dépeint par petites touches et nous laisse entrevoir certains pans de leur personnalité qu'au compte-goutte. Mari, Anna et Fredrik sont touchants et j'ai passé un très bon moment en leur compagnie. Ce sont trois amis de longue date qui décident de monter leur entreprise : le peigne de Cléopâtre qui a pour objectif d'aider les gens à faire face à leurs problèmes du quotidien. Seulement très vite, une vieille dame maltraitée par son mari leur demande d'assassiner ce dernier. Leur entreprise prend alors une tournure qu'ils n'avaient pas envisagée.
J'ai aimé le coté enquête qui n'en ai pas vraiment une mais qui permet de découvrir qui a fait quoi. Les révélations finales sont inattendues et j'ai beaucoup aimé les retournements de situations. Quand on croit avoir deviné la fin et connaitre le fin mot de l'histoire, l'auteure arrive encore à nous surprendre. Rien que pour ça, je dis chapeau ! Et puis l'écriture est très poétique, et j'ai vraiment réussi à m'imprégner des différents lieux comme le café d'Anna ou je pouvais presque sentir l'odeur du café fraichement moulu ou encore de ses tartes ou les très belles descriptions de l'Irlande.
Encore une fois, je suis conquise et je ne devrais pas attendre très longtemps avant de me replonger dans un autre de ses romans.
Lien : https://missmolko1.blogspot...
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critiques presse (1)
Actualitte   02 décembre 2013
Le talent de Maria Ernestam : savoir surprendre en permanence le lecteur mais en toute amitié, sans jamais s'en moquer. Dans le plus grand respect.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   08 novembre 2015
- Ceux qui viennent découvrir l'Irlande ne veulent pas voir de constructions récentes, mais des épaves de bateaux, des vieux bergers qui font paître leurs moutons, des ruines qui évoquent les Celtes et la guerre. Plus les sites authentiques se feront rares, plus les touristes seront fortunés - ceux qui sont tellement blasés qu'ils recherchent des émotions fortes pour donner un sens à leur vie. En Irlande, ils sont à la recherche de la "grandeur de la nature". Moi j'appelle ça de la pauvreté.
- Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
- Que ce sont les traditions des pauvres qui constituent la plus grande attraction du pays, et que le tourisme est une source importante de revenus. Il faut donc conserver le passé, au moins dans les régions comme le Connemara. Au rythme où vont les choses, les Irlandais pourront bientôt jouer les figurants sur leurs propres terres. Le spectacle s'appellerait "le mythe irlandais". Nous devons préserver nos ruines et nos maisons délabrées, nos moutons et nos vieillards, éviter qu'ils portent des vêtements dernier cri et les encourager à ne pas abandonner la pêche traditionnelle. Ça vaut d'ailleurs pour tout le reste du monde aussi. Les pauvres sont une espèce en voie de disparition, qu'il faut protéger pour que les riches aient de quoi se divertir. Ensuite, ils s'endormiront sous leurs couettes douillettes dans des chambres d'hôtel climatisées.
(p. 173-174)
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JeannepeJeannepe   09 juillet 2017
Jeune homme, je ne suis pas juriste mais je sais pertinemment que si je demandais le divorce, mon mari me ferait vivre un enfer. Il s’en est donné à cœur joie pendant toute notre vie commune, alors la tyrannie, ça le connaît. Il sait exactement où appuyer pour que ça fasse mal. La culpabilité, la honte, la réputation, l’argent… Pour tout vous dire, après ce que j’ai vécu, je me fiche presque de la culpabilité et de la honte. Les problèmes de réputation ne me concernent pas. Mais avec un peu de chance, il me reste encore une dizaine d’années à vivre, et je veux les vivre pleinement. Après notre discussion de ce matin, je me suis dit qu’il n’était pas trop tard pour être heureuse. Pas trop tard pour… me mettre à fumer des cigares, ou, pourquoi pas, à porter des sous-vêtements en dentelle ! Mai d’abord, mon mari doit disparaître. Il ne doit plus jamais être en mesure de m’insulter ni de m’accuser de quoi que ce soit. Qu’une vieille dame souhaite vivre pleinement les quelques années qui lui restent, ça ne peut pas être complètement répréhensible, n’est-ce pas ?
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ZilizZiliz   11 novembre 2015
Je me disais que j'avais fait le maximum et que si je l'aimais suffisamment, tout irait bien. Mais visiblement, ça ne marche pas. Plus je veux me rapprocher d'elle [ma fille], plus elle me fuit. Je me retrouve les bras pleins de câlins face à une gamine qui me dit : "Non merci, tu peux te les garder, tes sentiments puants." Ce n'est pas nouveau, elle est comme ça depuis sa naissance. Je sais aussi qu'elle a toujours préféré Greg [son père]. Même quand c'était lui qui faisait une connerie, elle rejetait la faute sur moi. Il semble qu'elle ait fondé sa conception du monde sur le principe de ma culpabilité.
(p. 91)
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marina53marina53   29 avril 2015
La pire des maltraitances est celle qu'on ne cerne pas bien, comme si le cerveau conservait le souvenir du mal jusqu'à ce qu'on soit suffisamment mûr pour le réaliser. Cet effet à retardement est plus destructeur que l'effet immédiat. Le poison agit plus longtemps.
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marina53marina53   29 avril 2015
Quand vous tailladez un cerveau à coups de mots, vous êtes considéré comme innocent, alors que si vous utilisez la lame d'un couteau, vous êtes coupable.
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Videos de Maria Ernestam (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maria Ernestam
Pour notre deuxième expérience de "booktubing", nous présentons "Patte de velours, oeil de lynx" de Maria Ernestam. Admirez le jeu du figurant à moustache, digne du chactor's studio !
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