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ISBN : 2847206507
Éditeur : Gaïa (14/10/2015)

Note moyenne : 3.02/5 (sur 132 notes)
Résumé :
Sara et Björn s'installent à la campagne dans la maison qu'ils viennent de rénover. Un paradis d'espace et de liberté pour eux comme pour leur chat. Le couple d'en face, leurs seuls voisins, est charmant. Ils n'ont qu'un seul défaut, leur propre chat, un animal belliqueux qui défend son territoire toutes griffes dehors. Bientôt, une guerre des nerfs s'engage, oeil de lynx contre patte de velours. Et c'est délicieusement cruel. On ne choisit pas ses voisins. Leur cha... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
Nastie92
  10 mai 2016
Comme le dit l'auteur à un moment de l'histoire : "Des voisins et des des chats. Des chats et des voisins." Voilà le sujet du livre.
J'ai bien aimé le début du roman : l'arrivée de Sara et Björn à la campagne dans la maison qu'ils viennent de rénover, la découverte du couple voisin, et surtout les deux chats, dont on voit vite qu'ils vont jouer un rôle capital.
On sent rapidement que tout ne va pas être idyllique, les bizarreries initiales laissent place à une tension insidieuse, puis à une franche hostilité.
J'ai souvent pensé à l'excellent film "Carnage" de Polanski, dans lequel deux couples s'affrontent suite à une banale dispute entre leurs enfants. Sauf qu'ici, les "enfants" sont des chats. Et sauf qu'ici la narration est loin d'être aussi brillante que la réalisation de Polanski.
Les ingrédients du récit sont, à mon avis, mal exploités et la fin est en queue de poisson (poisson-chat ?).
Bref, l'histoire avait un réel potentiel, mais je suis restée sur ma faim, même si j'ai souri par moments lors de cette courte lecture
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missmolko1
  14 février 2016
J'avais beaucoup aimé les oreilles de Buster et c'est avec plaisir que j'ai retrouvé Maria Ernestam avec Patte de velours, oeil de Lynx.
Avec ce court roman, on fait la connaissance de Sara et Björn qui viennent d'acheter une maison à la campagne. Mais ce petit coin de paradis devient vite un enfer a cause de leurs voisins et surtout a cause du chat des voisins.
C'est un roman réussit ou la tension monte petit à petit. Je ne suis pas entièrement certaine d'avoir compris la chute de l'histoire qui reste ouverte a plusieurs interprétations.
J'ai par contre un coup de coeur pour la couverture, ce chat dans la baignoire avec son regard noir et le pelage mouillé est vraiment drôle et va a merveille avec l'intrigue du roman.
Bref, ce n'est pas un coup de coeur mais une lecture rapide qui est prenante. Un autre roman de l'auteur est dans ma PAL : Toujours avec toi. Il ne devrait pas tarder à en sortir.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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motspourmots
  07 novembre 2015
Comment résister à cette couverture ? D'habitude je refuse de donner dans la "chatchatmania" mais j'avoue que la dégaine de ce matou m'a rappelé la relation quelque peu virile qui m'unit à mon propre chat. Et puis j'étais curieuse de découvrir cette auteure suédoise dont la quatrième de couverture vante l'intelligence et la subtilité. Divertissement bien agréable et... pas si léger que ça !
On le sait, un voisinage désagréable peut vous gâcher la vie. C'est un peu ce qui a décidé Sara et Björn à quitter leur vie citadine, leur immeuble et les visages peu aimables de ses habitants. Direction la campagne, à trente minutes de route, une jolie maison qu'ils viennent de rénover, un jardin qui ne demande qu'à revivre par les mains expertes de Sara qui crée son activité de paysagiste. Une seule maison en face de chez eux, abritant un charmant couple qui les accueille avec chaleur et pâtisseries maison. Tout s'annonce pour le mieux. Reste à Michka, la jolie chatte, à se faire à son nouvel environnement.. Ce qui n'est pas du goût d'Alexander, le chat des voisins qui semble avoir annexé à son territoire la maison et le terrain restés inoccupés pendant un certain temps. Terrifiée, Michka se terre à l'intérieur et devient insupportable sous le regard narquois d'Alexander. Comment aborder le sujet avec ses maîtres qui semblent vouer un vrai culte à leur chat ? D'autant que sous leurs abords accueillants, les voisins se révèlent plus complexes que ça. Que s'est-il passé dans cette maison avant l'arrivée de Sara et Björn ?
Avec ce court roman, Maria Ernestam analyse avec beaucoup de finesse les rapports de voisinage, entre jalousie, méfiance et voyeurisme. Plus grinçant que drôle, il ne rassurera pas ceux qui envisagent de s'installer au calme, et les amènera à considérer leurs voisins sous un autre angle.
Un sympathique petit livre, à offrir à tous ceux qui n'ont pas encore compris qu'ils n'hébergent pas leur chat mais que ce sont eux qui habitent chez lui. Tant qu'il les tolère.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Shan_Ze
  31 août 2016
Quand Sara et Bjorn se sont installés à la campagne, ils pensaient avoir trouvé l'endroit idéal pour vivre et pour que leur chat puisse gambader en toute tranquillité. Mais bientôt, ils rencontrent leurs seuls voisins qui ont aussi un chat ayant déjà pris ses quartiers…
J'ai vu ce livre qui trainait sur des étagères amies lors de nos vacances… Intriguée tant par l'auteur dont j'entends beaucoup de bien pour Les oreilles de Buster que par le résumé qui promet un suspense haletant, je me suis lancée dans ce petit livre. La promesse de secrets enfouis, ou de chats tyranniques laissait supposer une histoire intrigante. Finalement, on reste sur des suppositions… L'histoire de voisinage est le point fort, elle est assez dérangeante. L'auteur s'est appuyée sur une expérience personnelle pour écrire cette histoire de voisins et chats. Agrémentée d'un mystère et de disparitions, ça aurait pu donner un récit plus que frémissant…
Je réessayerai l'auteur avec Les oreilles de Buster.
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sabine59
  08 mars 2016

J'ai retrouvé avec grand plaisir l'auteur suédoise des "Oreilles de Buster", son ton incisif et si particulier, entre humour, émotion et cruauté.
Dans ce court roman décapant,décalé, Sara et Björn arrivent dans leur nouvelle maison, à la campagne, où ils pensent pouvoir enfin mener une vie idyllique et calme, loin de l'immeuble qu'ils ont quitté, ne supportant plus le racisme ambiant et les remarques acerbes, notamment concernant leur chat.
Dès leur installation, les charmants voisins, Lars et Agneta, viennent leur apporter un cadeau de bienvenue. Tout semble bien se passer, si ce n'est la mésentente entre Michka, leur chatte et Alexander, l'imposant chat des voisins, qui considère le jardin de Sara comme son territoire.
Et progressivement, le paradis bucolique devient un enfer, une prison d'angoisse, où la folie rôde.On bascule alors dans le drame.
Un conseil: méfiez-vous des voisins si gentils qu'ils en deviennent vite envahissants, si chaleureux qu'ils ont forcément quelque chose à cacher, si fragiles et fêlés sous leur apparente normalité.
Alexander, le chat, est le symbole même de cette main- mise sur la vie des autres, cette volonté de domination,cette possessivité qui traduit un délire profond et bien terrifiant...
Un excellent moment de frissons délicieux , de drôlerie et de réflexion originale sur la vie en société.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   22 janvier 2016
Le chat l'avait su avant tous les autres. Les yeux plissés, alerte, il épiait la maison rénovée entourée d'un jardin en friche. L'air humide du matin frôlait les cheminées, caressait les allées. Au pied d'une barrière cassée, des feuilles mortes s'entassaient.
Le chat fit ses griffes sur le tronc d'un pommier hérissé contre le ciel, puis il se faufila jusqu'aux rhododendrons. Bien que les bourgeons ne soient pas encore apparus, on détectait partout les signes d'un printemps précoce. Une tension explosive.
Ses pattes s'enfonçaient dans le terreau déjà meuble. L'hiver avait lâché prise, les doux secrets que recelait le sol allaient bientôt être exposés, mis à nu, accessibles. Puis la chaleur arriverait, et les haleines embuées des jours enneigés ne seraient plus que de lointains souvenirs.
Non pas que l'hiver le dérangeât, il était habitué aux aléas du climat. Les premiers pas sur la glace, les flocons qui poudraient son pelage. Les arbres vernis de froid. Les surfaces cristallines.

D'un bond, il monta sur le mur de pierre et inspecta son territoire, mettant tous ses sens à contribution. Les jardins mitoyens, puis ceux des voisins plus éloignés. Il avait implacablement chassé tous ses concurrents, l'un après l'autre, sans céder un pouce. Ceux qui osaient s'aventurer dehors, dans leur propre jardin, ils les avaient vaincus à force de ruse et de haine raffinée.
Il n'était pas plus grand que ses adversaires, non, mais il avait le combat dans le sang. Ses gènes portaient les traces de générations de chats sauvages qui, ayant échappé au fléau du dorlotage, s'étaient battus pour leur survie et leur nourriture. Il n'éprouvait que du mépris envers ses congénères qui recherchaient la chaleur du foyer et les caresses de leur maître dès qu'ils sentaient poindre l'orage. Ces poltrons méritaient d'être refoulés à coups de griffe à l'intérieur de leurs maisons douillettes et de passer le restant de leur vie à pleurnicher devant une fenêtre close.
Ainsi réfugiés, ils pouvaient bien se permettre de prendre des airs farouches, de faire le gros dos, de lancer des regards noirs. Tout cela n'était que jalousie. Leurs signes extérieurs de bravoure avaient pour seul public des fleurs en pot et des bougeoirs. Ils faisaient honte à leur espèce.
Le chat trottina jusqu'au bout du ponton. Il se pencha au-dessus de la surface grise de l'eau. Pas de poisson. Un peu plus loin, quelques canards. Les cygnes n'étaient pas revenus. S'ils s'avisaient de le faire, ils ne resteraient pas longtemps.
La bassine en zinc était remplie à ras bord d'eau de pluie. Le chat s'étira de tout son long, inclina la tête en avant et lapa le liquide glacial et revigorant. Sans peur. Il ne connaissait pas la peur.
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Nastie92Nastie92   15 juin 2016
Ses doigts longs et fins ne se laissaient tacher que par du stylo à bille - l'outil le plus approprié pour résoudre des problèmes de mathématiques.
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Nastie92Nastie92   28 mai 2016
Il ressemblait tant à Scat Cat dans "Les Aristochats" que Sara se surprenait souvent à l'imaginer en nœud papillon et chapeau, jouant un solo de trompette dont les modulations se propageraient dans les ruelles parisiennes.
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tantquilyauradeslivrestantquilyauradeslivres   12 février 2016
Il n'était pas plus grand que ses adversaires, non, mais il avait le combat dans le sang. Ses gènes portaient les traces de générations de chats sauvages qui, ayant échappé au fléau du dorlotage, s'étaient battus pour leur survie et leur nourriture. Il n'éprouvait que du mépris envers ses congénères qui recherchaient la chaleur du foyer et les caresses de leur maître dès qu'ils sentaient poindre l'orage. Ces poltrons méritaient d'être refoulés à coups de griffe à l'intérieur de leurs maisons douillettes et de passer le restant de leur vie à pleurnicher devant une fenêtre close
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Nastie92Nastie92   10 mai 2016
Passant la main sur sa queue-de-cheval, elle trouva l'élastique et l'ôta, libérant ses cheveux qui tombèrent sur ses épaules. Puis elle les rassembla à nouveau.
Björn l'observait.
- C'est joli quand tu les laisses détachés.
- Mais pas pratique.
- Mais joli.
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Vidéo de Maria Ernestam
Pour notre deuxième expérience de "booktubing", nous présentons "Patte de velours, oeil de lynx" de Maria Ernestam. Admirez le jeu du figurant à moustache, digne du chactor's studio !
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