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EAN : 9782370470300
291 pages
Éditeur : Editions Lajouanie (26/08/2016)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 56 notes)
Résumé :
Est-ce forcément mal de ne pas faire le bien ? Assis sur le toit d'un des plus hauts gratte-ciel de Bruxelles, Mathias est songeur. Les jambes du laveur de vitres balancent dans le vide à plus de cent mètres du sol. Alors qu'il réfléchit au travail d'intérêt général que la justice lui a imposé (vendre en porte à porte des gadgets pour une association humanitaire), un homme paniqué surgit derrière lui. Mathias ne le sait pas encore, mais la minute qui va suivre va... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
kade_read
  07 juin 2018
En commençant ce roman, j'étais assez dubitative. Présenté comme un thriller, je n'ai pu qu'être déçue de ne pas avoir affaire au genre annoncé. Forcément, lorsque vous vous imaginez manger une forêt-noire et qu'on vous bande les yeux pour vous faire avaler une poire, ça n'a plus rien à voir. Pas que la poire ne soit pas bonne, mais simplement différente ! Puis, finalement j'ai appris à apprécier cette poire. Je l'ai déguster, savourer … Jusqu'à l'aimer autant que j'aurais aimé cette forêt-noire.
J'ai découvert, en ce jeune romancier belge, une plume légère mais incisive. Chaque mot est justement placé dans ses phrases afin de vous faire vous questionner … Vous interloquer … Vous faire réagir … Dans un sens ou dans un autre. Parce que, bien que l'oeuvre soit très basée sur les bons sentiments (dons aux associations, ONG, Médecins sans frontières …), l'auteur n'a pas choisi la facilité contrairement à d'autres. Il a eu le courage d'opposer plusieurs opinions entre elles, sans jamais favoriser l'une d'entre elle dans son intrigue. Non ! Il n'est pas là pour faire des leçons de moral. Il est là pour rappeler à tout un chacun, qu'il est libre de ses opinions et de ses choix. Que le bien et le mal ne sont que des perceptions et non des réalités avérées. Après tout, qui peut dire qu'il n'a fait que de bons choix dans sa vie ? Qui n'a pas, un jour, usé du « mal » pour obtenir le « bien » ? N'est-ce pas pour cela que l'expression « Un mal pour un bien » ne cesse de peupler nos conversations ? 
Pour moi, ce roman démontre parfaitement le syndrome des occidentaux face à la déchéance. Il leur est plus difficile de venir un aide à l'un de leur compatriote plutôt qu'à un étranger. Pourquoi ? Parce que le compatriote, lui, renvoie à une éventuelle image de soi. Une image d'échec. Et donc, une image à rejeter. Alors qu'aider un étranger, ne fait qu'accentuer (consciemment ou inconsciemment) le sentiment de supériorité qui l'habite. La question qui se pose est la suivante : Existe-t-il réellement des actes désintéressés ? 
Mathias m'est apparût comme un homme las de sa vie. Il aime sa petite-amie et il est heureux auprès d'elle, pourtant il s'ennuie. Il s'ennuie tellement, qu'un jour, il trouve la bonne idée d'aller ennuyer d'autres personnes. Sous quel prétexte ? Sous l'évident prétexte que les gens souffrent dans d'autres pays. Dans ce cas, escroquons des gens ! Soutirons-leur de l'argent (qu'ils ont durement gagner à la sueur de leur front) pour en faire don à des associations ! Un Robin-des-bois des temps modernes, en somme. Avouons-le-nous, cet homme est vraiment perché … Et pas que sur la nacelle qui le sépare de la terre ferme.
Elisa, pour ne pas dénoter avec le côté fictif de l'intrigue, est une jeune femme qui corrobore tous les délires de son cher et tendre. Tu veux escroquer des gens ? Fais-le ! Elle a beau être drôle et pleine d'imagination, elle n'en reste pas moins peu probable. Aimer n'est-il pas de se protéger mutuellement ?
Bien que la conception des personnages laisse parfois quelque incohérence (personne n'a porté plainte pour escroquerie, étrangement …), l'auteur a réussi à ancrer son lecteur dans une sorte de réalité alternative en parsemant son texte de références plus ou moins actuelles (par exemple, le méchant qui caresse son chat à la façon du docteur Gang dans l'Inspecteur Gadget).
En résumé, je trouve que le concept est bien trouvé bien qu'un peu tiré par les cheveux. Je salue le courage et le travail de l'auteur qui a osé ce que d'autres ne feront jamais : opposer des opinions pour convaincre, ou ne serait-ce faire réagir. Moi qui déteste entendre les auteurs me faire des leçons de moral sur le bien et le mal, le moral et l'immoral, l'égoïsme et l'altruisme, j'ai eu peur de devoir sauter de la nacelle pour éviter le naufrage. Mais, loin de là. J'ai découvert un auteur respectueux de chaque point de vue. Un auteur qui prône la tolérance et qui l'applique réellement. Un auteur, donc, intelligent. de ce fait, un auteur à suivre. 
En lisant le titre de ce roman, vous lirez : « Ne sautez pas ! » - Moi, je vous dirais : « Sautez-y à pied-joints ! »
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daniel_dz
  18 mai 2020
L'histoire d'un anti-héros laveur de vitres qui se met en tête d'arracher de l'argent aux riches pour aider les nécessiteux. Rythmé, très distrayant, et riche de petites phrases que l'on aurait pu attribuer à Michel Audiard. Un régal !
Ce livre me fait découvrir mon compatriote Frédéric Ernotte. « Ne sautez pas ! » est le deuxième des trois romans qu'il compte actuellement à son actif. Il est sorti dans une collection intitulée « Roman pas policier mais presque… », ce qui qualifie très justement ce récit, le côté policier ne s'imposant que dans les derniers chapitres.
Suite à un excès de vitesse, Matthias se voit condamné à une peine d'intérêt général et nous le retrouvons sonnant aux portes pour collecter de l'argent au profil de l'ONG « Îles de Paix » fondée par le père dominicain belge Dominique Pire, prix Nobel de la paix en 1958. Matthias se prend petit-à-petit au jeu et caresse le projet de s'engager davantage.
Mais après avoir passé une partie de sa journée à purger sa peine, notre héros retourne dans sa nacelle suspendue à la façade d'une gigantesque tour de bureaux bruxelloise: il est laveur de vitres. le temps d'une pause , il quitte sa nacelle et s'assied sur le bord du toit de l'immeuble, les jambes pendues dans le vide. Dans son dos, quelqu'un lui dit alors « Ne sautez pas ! ». Il s'agit d'un cadre de l'entreprise, qui serait ennuyé de le voir tomber dans le vide étant donné qu'il est en charge de la sécurité du bâtiment…
Je vous laisse découvrir quels plans cette méprise inspirera à Matthias pour collecter des fonds humanitaires, donnant un final « policier » à cette histoire rocambolesque.
J'ai passé un excellent moment de lecture, très distrayant. En particulier, je me suis délecté de la collection de petites phrases bien ciselées qui m'ont beaucoup amusé sans me lasser. Je ne résiste pas au plaisir de citer « Le reste de la journée s'est déroulé comme si un charlatan avait prescrit du Xanax à l'horloge » ou encore, lors d'une dispute, « Mon pire défaut, c'est toi. Tu es ma jambe de bois dans le sprint de la vie », suivi de « J'en ai marre que tu dragues tout ce qui bouge. Tu crois quoi ? Que tes bras c'est comme la mort et que tout le monde doit y passer ? ».
Sur ce, j'ai bien envie d'essayer « Comme des mouches », dans la collection « Roman policier mais pas que… ». Celui-là a été écrit à quatre mains par Frédéric Ernotte et son compère Pierre Gaulon. À lire leur interview sur https://gruznamur.com/2019/08/16/interview-1-livre-en-5-questions-comme-des-mouches-frederic-ernotte-et-pierre-gaulon/, je crois que je ne vais pas m'ennuyer…
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fabienne1809
  29 décembre 2019
Après un premier roman qui était un thriller palpitant, Frédéric ERNOTTE nous offre un roman quasiment inclassable.
Ce roman est un régal tant Frédéric ERNOTTE a le sens de la formule...
Alors que le héros de ce roman regarde le journal télévisé, il raisonne ainsi :
"Ce sujet sur le conflit israélo-palestinien a duré moins de trois minutes. On parle maintenant de voitures électriques. Dans ma tête, c'est toujours le front. Il y a des blessés. Mon sourire boîte. Ma bonne humeur chancelle. Mon indifférence s'est pris une balle."
C'est aussi avec des idées (que je partage et que j'ai parfois du mal à faire passer) bien formulées que ce roman m'a séduite. C'est le beau-frère du héros principal qui travaille pour Médecins Sans frontières qui s'exprime en ces termes :
"Si tu te coupes avec une feuille de papier, t'as le droit d'avoir mal et de le dire. T'as même le droit de te plaindre. C'est moins spectaculaire qu'une jambe arrachée par une mine, mais t'as le droit."
Enfin, l'auteur réussit à faire de cette histoire un suspense intenable... Presque à la fin de l'histoire, tellement stupéfaite , j'ai tenté de trouver comment l'auteur allait bien pouvoir terminer l'histoire... et j'ai eu tout faux !
Ce deuxième roman de Frédéric ERNOTTE est un nouveau coup de coeur pour moi. Je me procurerai très vite son troisième roman, écrit avec un autre auteur, convaincue de l'imagination sans borne de Frédéric ERNOTTE qui ne manquera pas de me surprendre à nouveau.
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gruz
  12 septembre 2016
Après un premier thriller remarqué, Frédéric Ernotte aurait pu tomber dans la facilité et réutiliser les mêmes recettes pour passer l'étape cruciale du second roman. Ce n'est clairement pas son choix, pour le plus grand bonheur des lecteurs curieux.
Ne sautez pas, ou comment prendre de la hauteur sans tomber dans les clichés. Un personnage principal admirablement construit à travers ses failles, ses questionnements et son humour, dans un contexte mettant (indirectement) en scène le monde des associations humanitaires. J'en vois déjà ricaner et se dire que l'auteur s'est lancé dans une histoire sermonneuse.
Tout faux ! Et c'est là où Ernotte a fait très fort. Ce récit totalement inclassable ne tombe jamais dans un quelconque travers moralisateur ou culpabilisant. Ne sautez pas, ou l'art subtil de permettre au lecteur de se questionner sans y paraître. Un vrai et bon divertissement, plein à ras bord de bons mots et de surprises, et qui sait aussi être une bonne claque aux mauvaises odeurs.
Entre une atmosphère qui navigue entre profond cynisme et réelle empathie, on suit au plus près une tranche de vie de ce personnage qui se lance dans certaines actions peu reluisantes pour la bonne cause.
Que peut-on faire pour les autres ? Peut-on utiliser tous les moyens pour y parvenir ? Peut-on égoïstement s'épanouir à travers les bonnes actions ? Une histoire vraiment prenante, qui lance le débat sans pour autant être « à message » et qui n'oublie jamais son objectif premier : divertir.
Car on s'amuse beaucoup et on sent que Frédéric Ernotte l'a fait tout autant en écrivant ce livre. Je me suis clairement demandé, durant le premier tiers du roman, où il comptait nous emmener à travers ce récit qui n'a rien de linéaire. Très vite, je me suis laissé porté par sa verve et son humour assez personnel pour ne plus lâcher le morceau.
Ne sautez pas est un roman qui permet de relativiser, de passer un très bon moment de distraction, et pourquoi pas de se poser quelques questions sur notre société et nous-même. Franchement, c'est déjà beaucoup et tout le monde ne le fait pas avec le talent de Frédéric Ernotte.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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frgi
  28 janvier 2018
Livre d'un auteur dont je n'avais jamais entendu parler avant de lire une critique de son dernier roman sur notre site préféré. En tant que compatriote, je me suis laissé séduire et j'ai commencé la lecture de "Ne sautez pas !".
Je ne vais pas dire que par moment cette lecture ne m'a pas arraché quelques sourires mais ce qui est certain, c'est que jamais je ne suis réellement entré dans l'histoire et dans la peau des personnages. L'histoire est beaucoup trop invraisemblable à mon goût. En effet, quelle est l'entreprise qui verserait de l'argent à un illustre inconnu simplement pour ses beaux yeux (ce n'est pas vraiment comme ça que ça se passe mais je ne souhaite pas trop spoiler).
Un autre reproche que je pourrais faire,, c'est que trop de bons sentiments tuent les bons sentiments selon moi surtout quand ceux-ci sont étalés à la truelle. Et une fin très fleurs bleues, qu'on sent arriver à plein nez ne m'a malheureusement convaincu. Je dis bien malheureusement car j'aurais vraiment voulu aimer ce livre de ce jeune auteur. Ca sera peut être pour le prochain livre !
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Citations et extraits (90) Voir plus Ajouter une citation
frgifrgi   17 janvier 2018
"La méthode consiste à dégrader les conditions de travail pour faire plier les plus fragiles. On les pousse psychologiquement vers la sortie. Virer quelqu'un coûte cher. Lui indiquer calmement la sortie pour qu'il ouvre la porte de lui-même l'est beaucoup moins. Celui ou celle qui a pondu ça est un génie. Et un sacré enfoiré ." (p. 71)
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frgifrgi   25 janvier 2018
"Je sais exactement d'où je viens. Par contre, je ne sais pas où je vais. C'est sans doute pour cela que la vie vaut la peine d'être vécue." (p. 232)
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daniel_dzdaniel_dz   18 mai 2020
Qu’est-ce qui m’a pris d’allumer la télé ? Je ne suis pas un garçon lunatique, mais la grand messe du soir a le pouvoir incroyable de me ruiner le moral aussi rapidement qu’un cent mètres couru par Usain Bolt. Politique et querelles en tous genres. Intoxication alimentaire. Accident. Embouteillage. Fusillade. Inondation. Séquestration. Conflit armé… On peut critiquer Disney Channel, mais il y a peu de chance que Winnie l’ourson et ses potes attaquent l’Irak pour lui piquer du miel.
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kade_readkade_read   07 juin 2018
Aujourd’hui, pouah … c’est un grand n’importe quoi ! Au lieu d’apprendre aux enfants à écrire, on change le dictionnaire en fonction de leurs fautes.
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frgifrgi   16 janvier 2018
"Ne pas faire de fautes d'orthographe n'est pas une preuve d'intelligence. Apprendre à utiliser un dictionnaire ou un Bescherelle en cas de doute en est une." (p. 39)
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