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ISBN : 2283032237
Éditeur : Buchet-Chastel (07/02/2019)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Margoujols, petit village reculé de Lozère, abrite depuis 70 ans les rescapés d’un cirque itinérant qui proposait un freak show : femme à barbe, soeurs siamoises, homme-éléphant, nain, colosse... Mais la découverte du cadavre atrocement mutilé de Joseph Zimm, dit « l’homme-homard », va bouleverser la vie presque tranquille de ses habitants.
Qui a tué cet ancien membre du cirque des monstres, et pourquoi ?
Qui se cache derrière le mystérieux auteur du ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  02 février 2019
Qui a tué l'homme-homard ou comment faire plus irrévérencieux, plus subversif que cela.😜

Margoujols, petit village de 432 habitants... enfin 431.. euh non, 430 ... Raa 429... Raaaaaa.... voilà qu'un tueur en série m'embrouille dans ma critique et m'empêche d'être exact !😤
Magoujols, petit village tranquille et pépère... enfin si on fait abstraction des morceaux de cadavres trônant un peu partout dans le village... Raaaa pas facile de faire la fiche touristique du lieu. 😣
Margoujols et ses habitants sympathiques... 🤥 Euh... Julie, tétraplégique, incapable de se mouvoir, de parler et passant son temps à baver comme héroïne, je ne sais pas si cela est très vendeur...🙄
Bref, pour résumer :
À Margoujol, on manie le couteau Laguiole🔪
À Margoujol, vous y trouverez des tas de bestioles🤪
Faites cependant gaffe à vos guiboles🙄
Parce qu'y rôdent quelques marioles😱
Vous n'y trouverez pas de sex-symbol😍
Mais vous êtes assuré de passer de bon moment de cabriole😆

J.M. Erre est connu pour ses romans décalés et plein d'humour. Et celui-ci se place dans la même catégorie. Un roman policier drôle où les personnages, les situations et l'intrigue sont à elles seules des moments de rire - voire parfois d'irrévérence.
Tout d'abord, oser faire intervenir comme personnage principal une jeune femme de 23 ans, handicapée, ne pouvant bouger qu'un majeur et communiquant grâce à un ordinateur... c'est culotté. Ajouté à ce personnage un humour noir, un cynisme, une répartie scandaleusement impertinente et des propos subversifs sur le handicap... Alloué à ce personnage un duo de policier avec un adjudant quelque peu dépassé par la situation et son stagiaire, Babiloune... un peu dans la Lune... Puis, installé le tout dans un village perdu au fin fond de nulle part où les habitants ont tous des caractéristiques et des personnalités déjantées... C'est bon, le lecteur est complètement accroché.

L'intrigue policière est un véritable périple pour ne pas dire une aventure. le lecteur se retrouve confronté à un crime abominable, sur un homme abominable avec des témoins et des voisins abominables. C'est drôle, c'est souvent tiré par les cheveux, mais on passe un bon moment de lecture.

Qui a tué l'homme-homard est un roman complètement déjanté et fou. À travers une enquête policière atypique avec moult rebondissements, J.M. Erre nous fait découvrir les affres de l'écrivain de roman policier qui réfléchit à son intrigue du point de vue du lecteur, du suspens, de la rythmique.... tout en mettant le projecteur sur le handicap d'une manière totalement décomplexée. le handicap n'est pas ici présenté de manière compatissante, bien pensante, mais, au contraire comme une humanité différente comme le sexe, la couleur de peau, la nationalité.

Un bon moment de lecture garanti !👌
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si-bemol
  31 janvier 2019
[Lu dans le cadre d'une Masse critique Privilège Babelio]
Joseph Zimm - dit “l'homme-homard” en raison de la malformation congénitale de ses mains - misanthrope notoire et haï de tous, vient d'être assassiné. Il a été découvert “éviscéré, émasculé, énucléé, étêté - et mort - dans ses toilettes.” Bienvenue en Gévaudan, et plus précisément à Margoujols, petit village tranquille de 432 habitants.
C'est une commune rurale où il ne se passe jamais rien et où la date du 11 septembre 2001 n'évoque rien d'autre que le jour où - événement croustillant - “le vieux Childéric avait été surpris en train d'exprimer son affection débordante à une brebis.” Pourtant, Margoujols n'est pas un village tout à fait ordinaire : un cirque itinérant présentant un “freak show” (et dont la victime avait fait partie) s'y est installé en 1945, y est définitivement resté et y a fait souche. de sorte que le village est, depuis, peuplé de femmes à barbe, de nains, de géants, de soeurs siamoises, d'hommes-caoutchouc et autres bizarreries de la nature, et que la normalité y est une notion tout à fait relative.
La narratrice, Julie, une jeune fille de 23 ans qui se trouve être la fille du maire, est pour sa part infirme moteur cérébrale et tétraplégique - résultat d'une naissance compliquée - et pose sur les villageois comme sur elle-même un regard pour le moins sans complaisance, elle qui se décrit par ces mots : “émaciée, le regard fixe, la tête penchée sur le côté pour mieux me baver sur l'épaule. Car je bave. Beaucoup. Un des rares domaines dans lesquels je sois très productive. Je suis un monstre. Je vous avais avertis.”
C'est par le biais de cette narratrice qui se revendique comme étant “le cynisme incarné” que le lecteur plonge au coeur de cette sombre affaire de meurtre dont elle va explorer avec son intelligence froide et acérée les pistes envisageables, les possibles mobiles et les suspects potentiels. Depuis son fauteuil roulant, elle s'improvise auxiliaire bénévole et enthousiaste de gendarmes perplexes et déconcertés, à la limite de l'effarement, l'adjudant Pascalini et son stagiaire Babiloune. Elle mène l'enquête tambour battant - elle dont personne ne se méfie - jusqu'à venir à bout de l'énigme proposée à notre sagacité de lecteurs : qui, parmi ces personnages bizarroïdes, a bien pu faire la peau de cet homme-homard détestable et détesté passé maître dans l'art de l'insulte et de la calomnie, et dont le petit carnet noir a disparu, peut-être volé par son assassin… tandis qu'une mystérieuse blogueuse tapie dans l'ombre se vante avec délectation sur son site intitulé “Ma vie en monstre” d'être une serial killer aguerrie et que les meurtes s'enchaînent, en suivant le même mode opératoire ?
Avec "Qui a tué l'homme-homard ?", J.M. Erre nous entraîne à bride abattue dans un univers totalement déjanté peuplé de créatures improbables où le sordide le dispute au burlesque. Tous les personnages sont méthodiquement passés à la moulinette du politiquement incorrect et au filtre de l'humour très noir et passablement grinçant d'une narratrice lourdement handicapée qui ne respecte aucun tabou, se moque allègrement de tout - y compris et surtout de son propre handicap - et pose sur toutes choses un regard d'une ironie mordante et désenchantée assorti de réflexions au vitriol, lucides et sans aménité, mais intelligentes et souvent profondes, notamment sur le handicap, son ressenti par les personnes concernées et sa perception par autrui.
Le style est alerte et bondissant, le roman est bien écrit (en dépit de quelques coquilles) et, une fois entamé, ne lâche plus son lecteur tant il a hâte de connaître le dénouement de cette intrigue obscure et bien ficelée qui, jusqu'au bout, ménage le suspense... Dans le même temps, l'auteur s'amuse à nous révéler les ressorts (puisés chez ses plus brillants confrères) indispensables à l'écriture d'un roman policier efficace et convaincant, ce qui, pour tout amateur de littérature, est un réel plaisir.
Un polar atypique, décalé et très original dont le ton délicieusement irrévérencieux et insolent emporte le lecteur hilare dans un univers tragi-comique et profondément dérangeant, et que j'ai beaucoup aimé.
Merci à Babelio et aux éditions Buchet-Chastel pour ce cadeau et ce bon moment de lecture !
[Challenge MULTI-DÉFIS 2019]
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Krout
  13 février 2019
Pistaches, pastis & pis t'as pastiches !
Bon titre pour une chronique ça, qui met en appétit, qui a du style. Aguicher, dévoiler sans révéler. Comme « Omar m'a tuer » ou « Qui a tué l'homme-homard ? », déjà on sait vers où on va. Sans détours, ça je ne peux promettre car Jean Marcel Erre, donc j'essaye de suivre. Enfin c'est beau d'annoncer d'emblée qu'il y aura meurtre. En même temps, c'est un polar.
Le mystère reste entier, on a placé deux figures, jusque là on est bon.
L'accroche.
« On a ouvert avec un meurtre bien sordide, un homme-homard découpé en morceaux, c'est original, c'est visuel, c'est gourmand. A mon avis, on a marqué des points. » p.233
Le mystère reste entier, on a placé une citation, fait monter la sauce, on est bon là.

L'aveu.
(Attention, je ne plaide pas coupable, pour rappel je ne suis pas dans le roman. Non mais quelle histoire !)
J'avoue, j'en pince pour les livres de J.M. Erre et ce n'est bien sûr pas celui-ci qui me fera changer d'avis. Bon, pour la fine bouche, perso, je l'aurais jeté vivant dans l'eau bouillante avant de le couper en morceaux (20 c'est beaucoup quand même). Mais enfin c'est de la popotte interne et tant qu'à revisiter la recette du polar autant le faire aussi pour celle du homard.
Entre parenthèse on a pastiché le pasticheur, introduit le faux espoir d'une révélation, joué de l'ascenseur émotionnel avec un chaud froid tout en évitant la chute. Donc le mystère reste entier (contrairement à l'homme-homard qui n'est pas dans son assiette).
La révélation.
-Déjà ?
-Ben oui, je reste sur un court-bouillon.
Chuuuut !!! Ce polar est aussi un guide du polar. Et ce n'est pas tout : il s'agit d'un roman post-moderne.
-Ké kc'est ça ???
-C'est expliqué sur wiki mais je te conseille l'épisode 6 du blog de Winona Jane : Je vois la vie en monstre p.229
-Là, bravo.
-… « est modeste et repose sur la question que tout a été dit, déjà, et qu'il faut reprendre les anciennes règles en renouvelant ce qui peut l'être. […] Margoujols, mon Pulp Fiction à moi.»
-Margoujols ?
-4ème de couv.
Le mystère reste entier, on a placé un dialogue, changé de niveau en parlant du travail d'écriture, c'est tout bon.
Les personnages.
Il y en a beaucoup, mais pas trop car la narratrice a l'intelligence de ne pas nous présenter les 432 habitants de ce petit village de Lozère. Ni les autruches, fille du maire mais apolitique^^ Julie ; par contre elle cherche un carnet^^. Alors il y a Joseph, un homme-homard, qui s'est fait une carapace en insultant tous les gens du village, cela fait 431 coupables potentiels, plus 4 norvégiens, plus 2 policiers, plus une journaliste, l'on peut exclure les autruches. Mais dans tous cette consanguinité, il n'y a finalement que l'assassin(e) qui vous intéresse et je préfère ne pas en parler, alors que je pourrais renouveler la règle en post-modernisant dans un élan paroxysmique. Un mot sur Julie plus attachée à son fauteuil roulant qu'attachante, d'autant qu'elle est plus baveuse qu'une omelette de la mère Poulard, ou encore qu'un escargot sur une route de Bourgogne limitée à 80 (à retirer lors de la mise sur le site car la métaphore est aussi vielle que la recette de la mère Poulard, que l'omelette revisitée avec les oeufs d'autruches c'est raccord et post-moderne, alors que l'escargot à 80 c'est un coup à se mettre plus de Français à dos que Joseph et ne plus pouvoir rentrer dans sa coquille).
Mine de rien on a encore placé deux figures, situé l'action, soigné le vocabulaire, introduit un côté terroir, surpris son lectorat en révélant que comme dans l'inspecteur Barnaby il y a plusieurs victimes, si, si, Ah ! Ah ! Elle est bien bonne et le mystère reste entier.
L'hommage
Ce n'est par contre pas un mystère que J.M. Erre dans l'exploration narrative de différents genres littéraires en totale liberté, maniant différents type d'humour à multiples degrés, en s'appuyant sur une imagination débridée et jouissive. Singulier, il l'est et son style est déjà une signature. Se tromperaient les lecteurs-trices, qui s'arrêteraient au seul aspect rigolo. L'humour irrévérencieux est un véhicule très puissant pouvant sans modération dépasser largement le 80, et à même d'approcher l'indicible ce qu'en fin de compte n'arrivent à faire que les écrivains talentueux. C'est un coup de génie que cette apprentie-narratrice, détective-amatrice, handinspectrice, native-tétraplégique, pilote confirmée, cynique patentée ou qui l'est. Pourquoi pas ? Je lis un peu partout déjanté, moi je trouve simplement que ce fauteuil roulant débridé tient drôlement la route. Et d'autre manière l'humour de couleur n'a jamais fait rire personne, alors que l'humour noir est un régal et que rien ne vaut le noir de noir. Noir, c'est noir, chantait Johnny !!
« Face au tumulte de la vie moderne, sachons profiter du cadeau offert par un mort : le silence. » p. 198
Remerciements
La lecture d'un livre de J.M. Erre est toujours un moment de rare jubilation intérieure, le chroniquer un bonheur à partager. Je remercie vivement Babelio pour cette masse critique et les éditions Buchet Chastel pour leur confiance.
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koalas
  10 février 2019
A Margoujols, un village perdu en Lozère
le freak, n'est plus très chic ...
Les monstres décatis rescapés d'un cirque itinérant
depuis maintenant plusieurs décennies
ont presque tous blanchis et fait de vieux os :
les soeurs siamoises, l'homme caoutchouc, la femme à barbe etc...
Sauf un, paix à son âme,
l'homme homard retrouvé dépecé...Bisque bisque rage..
Ce meurtre barbare secoue le village de geeks campagnards
et réveille Julie, une jeune tétraplégique au caractère bien trempé
qui voit là, l'occasion d'écrire son premier roman policier.
C'est le moment de se lancer aux manettes de son nouveau fauteuil roulant dans l'enquête menée clopin, clopant par l'adjudant Pascalini et son stagiaire...
Dans son nouveau polar rocambolesque branché freakshow
on retrouve tout l'univers de J.M. Erre,
son goût pour la Série Z toujours très prononcé,
pour le grand n'importe quoi
et bien sûr son Mystère Sherlock
et c'est là qu'il fait fort !
L'enquêtrice à 4 roues motrices a un majeur valide
qu'elle tend à tout bout de champ et qui en bouche un coin...
Punkette à roulette not dead ! irrévérencieuse à souhait,
elle en largue plus d'un en cours de route
exit le politiquement correct,
les biens pensants n'ont qu'à bien se tenir.
Ceux qui suivent les aventures rocambolesques
de J.M. Erre ne seront pas déçus par son nouveau roman
qui continue de dézinguer les codes et les clichés du polar.
Son avant dernier, genre SF m'avait largué,
là, je l'ai terminé sur les chapeaux de roues.
Je remercie Babelio, Masse critique et les éditions Buchet-Chastel
pour ce nouvel Erre qui fait un bien fou.
+ Lire la suite
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Josephine2
  01 février 2019
Ah Julie. Elle est contente Julie, elle jubile Julie, elle engrange Julie. Enfin, enfin, enfin.
Et oui, elle a bien du mérite Julie, dans son "Jolly Jumpers" comme elle a nommé son fauteuil, équipé du même ordinateur que celui de Stephen HAWKING (vous suivez ?). Car seul, un de ses index est mobile chez Julie. Tout le reste est « légume ». Sauf l'essentiel, son cerveau ! et quel cerveau !
Elle va d'ailleurs épauler Pascalini, gendarme, chargé de l'enquête du meurtre de Joseph ZIMM, dit «l'Homme-Homard », dans le très petit village du Lozère, le Margoujols, pour son plus grand plaisir. Elle saisit l'occasion de ce crime pour noter le maximum de choses afin de s'en servir pour écrire un polar, elle qui rêve de devenir écrivaine. Il faut dire que les options, vu son état, sont plutôt limitées.
Voilà pour la mise en bouche.
Julie est la narratrice de ce nouveau roman de J.M. ERRE et vous savez quoi ? J'ai beaucoup ri. Bien que ce petit village soit habité de « monstres », que des meurtres se succèdent, j'ai ri ri et encore ri. Mais ne vous méprenez pas, c'est vraiment un polar, un très bon polar. Atypique, mais jouissif.
J.M. ERRE utilise Julie pour décrire « comment écrire un bon polar », dénoncer les clichés, à travers cette histoire que l'on suit avec délectation.
Génial !
Merci à Babelio et aux éditions Buchet Chastel, de m'avoir permis de découvrir le dernier opus de J.M. ERRE à travers une masse critique privilégiée. Un très bon J.M. ERRE.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
JangelisJangelis   16 février 2019
Margoujols Jour 1
10h07
Tout au long de ses soixante-dix années passées à Margoujols, avec une volonté de chaque instant qui forçait l'admiration, Joseph Zimm avait travaillé sans relâche au grand projet de sa vie : se faire détester par l'ensemble des habitants du canton.
[...]
Précisons néanmoins que Joseph était moins rejeté pour sa difformité que parce qu'il était raciste, misogyne, homophobe, pervers et supporter du PSG.
+ Lire la suite
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JangelisJangelis   16 février 2019
Pour moi, le monde se définit plutôt selon la partition valide / invalide. Et chez nous, femme ou homme, on est tous égaux : discriminés pareils.
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JangelisJangelis   16 février 2019
... car on pleure toujours sur soi, même quand on croit pleurer sur les autres.
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JangelisJangelis   16 février 2019
Non à la discrimination ! Je veux être insultée comme tout le monde, c'est une question de respect ! #RadasseSurRoulettes.
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JangelisJangelis   16 février 2019
Les contes de fées apprennent aux enfants que la difformité physique est toujours le reflet d'une laideur morale.
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Videos de J. M. Erre (10) Voir plusAjouter une vidéo
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