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ISBN : 2070435970
Éditeur : Gallimard (25/11/2010)

Note moyenne : 4.29/5 (sur 14 notes)
Résumé :
La Méditerranée considérée comme une chambre d'échos : 24 pays où s'écrivent et se parlent une quinzaine de langues. Cette anthologie ne se veut pas un palmarès, mais un parcours qui accueille les voix de toutes les rives, les voix vivantes qui entrent en résonance autant qu'en dissonance, en amitié autant qu'en opposition ou en défiance. Les poètes de Grèce, de Chypre, de Turquie, de Syrie, du Liban, d'Israël, de Palestine, d'Égypte, de Lybie, de Tunisie, d'Algérie... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
Henri-l-oiseleur
12 octobre 2015
Il est difficile de rendre compte d'un ouvrage aussi riche, qui fait le tour de la Méditerranée en rassemblant tous les poètes contemporains pour les éditer en édition bilingue, avec un choix extraordinaire de langues (arabe, yiddish, turc, grec, espagnol, italien, etc), de thèmes et de registres. le lecteur ne peut que se promener dans cet univers foisonnant et se laisser guider par le hasard ou son instinct.
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brigetoun
15 novembre 2011
Comme dans toute anthologie, pour les quelques pays connus, j'aurais voulu ajouter d'autres noms, mais ce choix, forcément personnel, est déjà très large. Un tour de la mare nostrum source de découvertes, d'envies de prolonger avec bon nombre des écritures.
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magdala
22 mai 2012
un trés joil tour d'horizon de cette région merveilleuse. la poésie ici àa un goût de soleil et une odeur d'épices.
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delitterys
14 février 2011
De petites réflexions sur la poésie en général, suivie de quelques impressions autour de l'anthologie :
Lien : http://www.delitteris.com/in..
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Les critiques presse (1)
LeFigaro18 juin 2011
Une centaine d'auteurs, 24 pays, autant d'horizons, de rivages. La poésie est née tôt et elle n'est pas près de mourir.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations & extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
LaliLali17 mai 2012
Rien n’est plus beau
qu’un amour qui ne soit pas immortel
qui a la souple respiration du voilier
endormant la vague
prodige oui mais qui se sait tributaire
d’un vent si incertain
qu’il voudrait d’un seul déploiement de son erre
boire toute une nuit d’étoiles et de lune pleine

un amour comme une joie d’enfance
grandie de sa fin trop proche
ce qui se tient timide
au faîte de l’instant

nid d’hirondelle
dans le noir
ah ce n’est pas cela un amour de légende
qui se targue des mélancolies
et geint à genoux sous la couronne des roses

toi mon aimée demeure princière en ton rire
chaque matin devant ta mort et ma mort
sois libre et fière et ferme
car il suffit de la caresse d’un rire
pour que tout en nous se recompose
et que soit le monde uniment
sous nos mains le passage et la durée
la nudité d’une âme dans la douceur du corps

nous mourrons mon amour sans rien perdre
si nous séjournons visages étonnées
dans l’instant qui nous prolonge
et fait de nos gestes les plus simples
— baiser murmure épaule lente —
un feu dormant

demeurons mon aimée
fût-ce au cœur d’un sanglot silencieux
une joie ouverte

sommet de l’éclair
rire et bonté persistants
dans la disparition

(Jean-Pierre Siméon)
+ Lire la suite
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delitterysdelitterys14 février 2011
extrait du Laocoon de Vasco Graça Moura :

j’ai un jour demandé comment mettre le monde
dans un poème, je ne l’ai pas appris, et pendant des années
je n’ai pas su si quelqu’un pouvait me répondre.
mais aujourd’hui je comprends mieux mes doutes :

ce n’est qu’au temps d’homère que le monde
tenait dans quelques vers, ensuite il n’y eut plus
cette coïncidence fulgurante
qui faisait entrer le réel à l’intérieur des mots

en un rythme inaugural du son et du sens
martelant la plaque ductile de la mémoire
sur l’enclume sonore au timbre rocailleux, sophia savait cela
c’est pour cette raison, peut-être, que virgile moribond voulut déchirer son poème.

les mythes sont peu à peu devenus simple littérature
et la littérature un regard extérieur sur des fragments barbares et
nostalgiques des baumes et des dieux.
c’est dans la douleur de l’impossible retour que, parfois,

nous croyons retrouver le bouclier d’achille,
en le confondant avec la face de la méduse ; nous découvrons le temps
de ce côté-ci de l’éternité et ne sommes pas innocents,
même en doutant des grecs, même en les redoutant.

[…]

mais dans notre poème
nous ne mettons qu’amertume et souffrance,

des escaliers de verbe et de vent, le souffle fallacieux de l’histoire
au milieu de l’écume, du creux des hautes vagues, tout nous
empêchant d’attraper le monde, de toucher,
comme homère le montra, sa sauvage fraîcheur.

(Traduction de Michelle Guidicelli)
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LaliLali10 mai 2012
Éthique

J’arrive devant la mer, ses vagues,
les marées que septembre courrouce, les gris
et les bleus qui alternent avec d’étranges verts;
une voix traite de la folie, ou du regard vide
des poissons, ou d’un thème aussi desséché que les algues
à marée basse; un vent a parcouru la plage,
dans le silence du soir, restituant au corps des eaux
une unité ancienne. La mer, cependant, suppose
qu’on l’oublie. Dans ses profondeurs, dorment les images
que le sommeil ne conserve plus; des bras qui s’agrippent
aux mâts du naufrage. Un navire abstrait
est passé lentement sur l’horizon que le matin n’a pas vu,
pénétrant de l’autre côté de la terre, par instants
oublié par la musique des ports. Le poème, m’a-t-on dit,
a ignoré cette distraction : il a traversé
la limite de l’éternité, s’est vêtu de mots
nocturnes, a laissé la mort le contaminer.
En bord de mer, je ne m’aperçois de rien; et je le dis,
lentement, répétant à voix basse
toutes ses contradictions.

(Nuno Júdice)
+ Lire la suite
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LaliLali14 mai 2012
Perdons-nous plus loin, plus loin encore,
dans les collines aux pierres de bronze,
dans les montagnes noires de septembre,
et leurs vallons où
bientôt les peupliers vont lever leurs brasiers.

Perdons-nous ou laisse-moi me perdre
en toi, ou peut-être derrière les murets,
de bronze aussi,
de ce tout petit jardin.
Derrière je vois un noyer
et à son ombre nous pourrions trouver
ta paix et la mienne.

Emmène-moi, amène-moi, ou perds-moi
dans cet amer et doux pays qui est le nôtre,
mais en ce crépuscule d’été moribond
ne me chasse pas du labyrinthe sans issue
de tes yeux.

(Antonio Colinas)
+ Lire la suite
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LaliLali30 avril 2012
Absence

Sa chambre vide :
Un siège de cuir noir à droite
Un siège de cuir noir à gauche
Un tricot noir et vert, fatigué, éperdu d,amour,
Posé sur le rebord en marbre de la fenêtre.

Rien :sa chambre vide.
Pas de vent, pas le moindre bruit
Les violettes se réfugient dans le mur
Et derrière la vitre les nuages
S’enfoncent dans l’azur impénétrable.

Soudain…
Un bruit étouffé et doux dans le corridor
Soudain…
Son absence ardente et profonde
Emplit la chambre.

(Whalid Khaznadar)
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