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Frédéric Weinmann (Traducteur)
EAN : 9782841724208
768 pages
Éditeur : L'Atalante (15/01/2009)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 108 notes)
Résumé :
Même la dernière goutte d’essence permet encore d’accélérer. Mais pour combien de temps ? L’humanité va-t-elle affronter son plus grand défi ?

La fin de l’ère du pétrole est imminente. Quand le plus grand champ pétrolifère du monde se tarit, en Arabie séoudite, des bouleversements se mettent en branle. Notre civilisation touche-t-elle à sa ruine ? Markus Westermann, lui, parie sur un miracle : il croit détenir une méthode qui permet de trouver de l’or... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Spartacus
  27 février 2010
Même la dernière goutte d'essence permet d'accélérer.
Rarement la première phrase d'un livre aura si bien reflété sa teneur, d'autant que le pavé en question compte tout de même 800 pages d'une rare qualité narrative, d'une singulière densité documentaire… Aussi inclassable que puissant, En Panne sèche aborde de front rien moins que la fin de notre monde… Ou, pour être plus exact, le douloureux passage d'une économie globalisée aveuglément basée sur le pétrole à une organisation sociale contrainte de se passer de toute énergie fossile.
Certes, on est en plein coeur d'un débat qui occupe le devant de l'actualité, mais dit comme cela, ce n'est pas très folichon, n'est-ce pas ? Détrompez-vous, la plume et la rigueur d'Andreas Eschbach sont là pour faire de ce projet démesuré un roman fleuve impétueux et impossible à quitter tant le courant y est vigoureux. S'il faut classer cette construction romanesque quelque part, parlons pour faire savant d'une uchronie, puisque le « présent » du livre est un avenir proche, donc fictif… mais articulé sur un passé bien réel, lui.
Comme souvent dans les grands romans, on entre en tâtonnant de l'orteil dans ce remous tumultueux où les personnages se multiplient, les situations se posent comme au hasard en des parages aussi divers qu'éloignés… et puis, posément, on entrevoit dans cette construction faussement hirsute un fil ténu, puis un autre, et un autre encore qui bientôt forment une trame serrée. de flash-back en projectives, c'est toute l'histoire et le devenir de la base industrielle de notre monde, au-delà même des civilisations et des cultures, qui se trouve embrassée au travers du destin indécis de Markus Westermann, jeune commercial allemand aux dents longues qui n'a qu'un rêve : réussir aux États-Unis, se plonger avec volupté dans les piscines de dollars du rêve américain.
De désenchantements en rencontres improbables, de hasards en dérives, de questions essoufflées en découvertes échevelées, le jeune homme découvre à la fois l'histoire de la découverte du pétrole, celle de sa fulgurante prépondérance dans une société industrielle naissante, celle des enjeux qui s'emparent d'une source limitée d'indispensable énergie, celles des impasses dans lesquels les appétits étatiques ou individuels vont mener l'humanité, celle des mensonges d'un aveuglement malade de sa crédulité.
Car — et Eschbach le montre avec brio — rien n'est plus paradoxal que cette industrie devenue un irréversible système global. le pétrole est partout, des milliards d'individus s'en servent chaque jour, des millions en vivent, des milliers en ont fait leur spécialité et l'étudient dans ses moindres détails… et aucune industrie n'est plus secrète, plus dissimulée, plus menteuse surtout. Un fait qu'il rappelle en passant : alors que l'équilibre du monde repose sur l'or noir, l'OPEP n'a pas publié d'état des stocks depuis 1982. Personne n'est en mesure de dire avec exactitude quelle est notre espérance de vie pétrolière. On peut noyer ce poisson sous tous les litres de pétrodollars que l'on voudra, le fait est là : nous ne savons pas quand notre terme sera échu.
Mais Eschbach, talent rare, ne se laisse pas envahir par l'ampleur de son sujet. Il sait donner vie à une foule de personnages aussi vivants, contradictoires, possédés, faibles ou inébranlables que ceux que la vie fabrique dans son creuset de vicissitudes. Et bientôt on est avide de tourner la page, de passer le chapitre pour connaître le sort de celui-là, de celle-ci, que l'on a pas revu(e) — relu(e) — depuis trop longtemps…
Je suis sorti de ces 800 pages pantois et cyniquement conscient d'une réalité pourtant sous les yeux de tous. Une lecture qui raffermit deux convictions :
— La première est que nous nous trompons de combat : lutter contre le réchauffement climatique est une imbécillité, une chimère agitée sous les truffes des lévriers pour les faire courir. Si je le savais confusément par d'autres travaux personnels (la publication prochaine de la dernière Croisade de Véronique Anger, j'ai maintenant un peu plus de moyens pour l'argumenter. Vaincre l'addiction au pétrole est l'un des moyens de sortir d'une tragique impasse…
— La seconde — mais celle-ci n'est que confortée une fois de plus — est que le roman est une bien meilleure démonstration que les essais les plus sérieux. La force de l'émotion est un levier chaque fois plus puissant que les dogmes de la raison.
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POY1
  17 avril 2020
« Même la dernière goutte d'essence permet encore d'accélérer ». C'est avec cette première phrase accrocheuse, tel un slogan publicitaire, que débute le roman de l'écrivain allemand Andreas Eschenbach, En panne sèche.

Impressionné par les 750 pages de ce livre, j'ai eu peine à me mettre dans le rythme de lecture. Et pourtant ! J'ai été accroché par cette histoire dont l'intrigue est, vous l'aurez compris, la recherche et le renouvellement des sources de pétrole.

C'est une construction étonnante mais intéressante que propose Eschenbach. Certains lecteurs peuvent ne pas apprécier. L'auteur alterne les événements d'une histoire proche des romans d'espionnage de John le Carré avec des chapitres scientifiques ou historiques qui permettent ainsi, par parenthèses, d'approfondir l'environnement géopolitique dans lequel évolue les personnages.

Par le rythme et les intrusions encyclopédiques, j'ai été finalement happé par cette lecture jusqu'à la page 483, quand, en la tournant, je lis chapitre 2, alors qu'il reste 300 pages !? J'ai été surpris car cela déséquilibre le livre, en proposant des parties inégales. La suite m'a confirmé mon a priori. L'auteur n'a pas réussi à achever un livre bien commencé. Pendant une centaine de pages, il m'a perdu. La fin du roman finit en politique fiction, ce qui aurait pu avoir de l'intérêt mais qui est mal travaillé. Cela me gène de l'écrire, car je n'ai pas la prétention de donner des leçons à un écrivain. Je ne suis même pas un littéraire. Mais voilà, la fin a failli se terminer en sortie de route.

L'auteur a réussi, quand même, avec sa dernière goutte d'essence à atteindre l'arrivée et éviter le bas-côté et la dépanneuse. C'est dommage, car, pour autant, c'est un livre qui m'a amené à réfléchir sur l'exploitation énergétique et leur liens géopolitiques.
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Diasphine
  10 avril 2010
Roman de Eschbach assez étonnant. le sujet pourrait faire penser au genre post apocalyptique, or il n'en est rien.
D'abord parce qu'une très (trop à mon goût) longue première partie pose le décor : le héro, Markus, ambitieux, fanatique naïf du rêve américain arrive sur le nouveau monde pour réaliser son rêve, réussir, devenir riche, être "quelqu'un".
On suit les étapes de sa progression, ses réussites, ses échecs. Au passage l'auteur égratigne la société américaine, l'envers du décor de ce "rêve américain".
Parallèlement, on suit en Allemagne le frère et la soeur de Markus dans leur vie quotidienne. Dans ce chapitre, se prépare en toile de fond le bouleversement de ce monde qui va basculer dans le deuxième chapitre.
Il y a bien une "catastrophe", mais pas de catastrophe spectaculaire et apocalyptique façon Hollywood. Notre civilisation résiste mais malgré tout s'effondre doucement. L'humanité se protège de diverses manières selon qu'il s'agit du moyen-orient ou des Amériques ou de l'Europe, jusqu'à une communauté qui choisit le repli et le fanatisme.
L'homme ne revient pas à l'état sauvage ni ne se transforme en sale mutant ou autre délire. Mais la famine et le chômage massif apparaissent, la violence et la délinquance explosent etc.
Bref, il y a là une sorte de proximité et de plausibilité très réalistes et angoissantes, qui font penser au polar, même si au final le roman est plutôt optimiste et laisse finalement le choix à l'homme de construire un monde meilleur, ou pire… Pour certains d'ailleurs cet catastrophe se révélera finalement plutôt bénéfique permettant de rétablir les liens communautaires disparus sous l'effet de la civilisation moderne.

Contrairement au réalisme de la catastrophe s'oppose l'invraisemblance de l'histoire de Markus : difficile de croire à l'aventure de cet homme ordinaire qui va se trouver mêler de près ou de loin à tous les destins et événements importants de la planète. Il y a des rebondissements d'une invraisemblance incroyable ! Au point que l'on a l'impression que les Etats-Unis sont vraiment un petit pays où l'on rencontre toujours les mêmes gens à ses quatre coins, même par hasard !
J'ai été un peu déroutée par ce choix narratif :
Est-ce délibéré ? Markus comme un personnage un peu allégorique de l'humanité occidentale avec toutes ses qualités et ses défauts. Markus effectue un vrai road movie dans ces états-unis et une partie de l'Europe.
Est-ce une simple facilité du récit ? Et alors c'est un côté un peu raté du roman. Je n'arrive pas très bien à choisir entre ces deux options.
En conclusion un gros roman dense et complexe comme une épopée feuilletonesque qui scrute et décortique les qualités et les défauts de nos sociétés de pays riches sans jamais tomber dans le militantisme ou le manichéisme. Mais il expose à la fois ce qui en fait l'humanité et la monstruosité. Roman bien documenté qui donne la chair de poule parfois en évoquant certains faits historiques et en les montrant sous leurs aspects les plus sombres, il nous fait détester le pétrole comme jamais.
Finalement l'humanité sera-t-elle capable de construire un monde meilleur après l'ère du pétrole, énergie pratique mais polluante et destructrice ?
Un roman à ne pas rater et qui une fois refermé laisse des traces durables chez son lecteur.
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Z3D
  22 mars 2016
Je suis vraiment déçu après cette lecture. Ce livre n'est pas ce que j'espérais lorsque je l'ai acheté.
J'avais dans l'idée d'une dystopie dans un futur proche montrant les conséquences de la raréfaction du pétrole. J'espérais avoir ce que j'avais eu avec Spin de Wilson. Un phénomène bouleversant le monde entier se produit et à travers différents personnages nous découvrons comment le monde apprend à gérer cela. Par exemple dans Spin, nous suivons 3 personnages après que la Terre s'est retrouvée coupée du monde dans un bulle temporelle. Les 3 personnages permettent de suivre les conséquences de ce phénomène tant au niveau scientifique, théologique que de monsieur tout le monde.Ici pas du tout et même pire, l'élément perturbateur du roman, la raréfaction du pétrole n'intervient qu'après les 2/3 du roman...
Ce très (trop) long livre se découpe en 2 partie : la première partie concerne principalement Marcus, un jeune arriviste allemand qui souhaite pouvoir s'installer aux USA pour y faire fortune. Son rêve semble pouvoir se réaliser lorsqu'il croise Block un ingénieur de l'or noir affirmant qu'il peut trouver du pétrole en grande quantité à peu près n'importe où.
La seconde partie porte sur la raréfaction du pétrole due à l'effondrement du plus grand puits d'Arabie Saoudite. Nous suivons toujours Markus à travers les USA dans sa quête des documents de Block.
Autant la première partie n'est pas trop mal même si, je le répète, ce n'est pas ce que j'espérais lire en débutant ce roman mais alors la seconde partie est totalement risible !
Tous les enchaînements sont forcées, rien n'est vraiment plausible dans la « résolution » de l'histoire. La seule explication serait que les USA font la taille de Monaco et que tout le monde se connaît ! de plus, les personnages m'ont paru assez froid, un peu déshumanisés. J'ai eu l'impression de lire une très longue nouvelle, où l'important ce sont les actions des personnages et non les personnages eux-mêmes.
Il y a tout de même 2-3 choses qui m'ont plu notamment les parties sur la soeur de Marcus Dorothea qui nous permettent de prendre conscience des conséquences d'une suppression du pétrole dans nos vies. J'y ai été assez sensible car je pense personnellement que le pétrole est l'une des causes principales des problèmes des pays occidentaux aujourd'hui. En effet, l'absence de pétrole entraînerait un retour aux commerces de proximité (comme Dorothea), à une consommation locale, à une diminution des traitements chimiques etc...le soucis majeur serait la diminution des médicaments !
Ce sont les seules parties intéressantes du livre et elles ne doivent représenter que 20% du livre. Au lieu de cela nous suivons un des membres de la famille royale saoudienne qui n'apporte rien à l'histoire sinon de donner un pseudo rôle au frère de Marcus avec l'installation de panneau solaire en Arabie Saoudite.
La seule autre note positive sur ce livre arrive en tout fin dans l'épilogue qui repose sur les recommandations scientifiques affirmant que même si il nous était possible d'extraire encore plus de pétrole, il est impératif de le laisser dans nos sous-sol sous peine de voir disparaître les conditions de vie nécessaire pour l'Homme.
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Diabolo44
  31 décembre 2019
Je n'ai rien, a priori, contre les pavés de 750 pages. Toutefois, plus (paradoxalement) que les romans courts ou moyens, ils doivent conserver tout du long une densité narrative suffisante pour ne pas me perdre en route.
J'ai mis très longtemps à terminer celui-ci. Plusieurs mois en tout, ce qui, dans l'absolu, n'est pas bon signe. Pourtant, il est très loin d'être dénué d'intérêt.
D'abord, il faut se faire aux incessants allers-retours entre passé et présent, plus de nombreuses digressions (pas inintéressantes du tout), intitulées "passé-antérieur", qui nous narrent par le menu la grande aventure du pétrole depuis le début du XXe siècle. On s'y fait assez vite. Ce à quoi on se fait plus difficilement, c'est aux changements brutaux de point-de-vue, sans crier gare, d'un paragraphe à l'autre. Entre les trois frères Westermann, la femme de l'un d'entre eux, le cheikh Abou Jabr, Taggard et quelques autres, cela en fait pourtant pas mal, d'autant que certains de ces points de vue ne se connectent que tardivement dans le livre.
On saluera l'érudition technique de l'auteur sur le domaine abordé, à savoir le pétrole, son extraction, les énergies alternatives, plus généralement le fonctionnement de l'économie mondiale, les connexions géopolitiques entre pays, notamment entre les USA (qu'il ne semble pas porter dans son coeur et on le comprend) et l'Arabie Saoudite... de même, sur le fonctionnement pour le moins étrange de ce dernier pays. La documentation est impressionnante, vraiment, et j'ai appris plein de choses. Tout ceci est très réaliste – toute la partie où Markus travaille dans une société de logiciels, on dirait que c'est du vécu –, et je dirai que globalement on a un roman hyper-réaliste qui pourrait bien devenir visionnaire car Eschbach ne manque pas non plus de talents d'extrapolation.
Alors me dira-t-on, si c'est si bien que ça, pourquoi autant de réserves ? J'y viens.
L'essentiel de mes réserves tient dans les digressions, je dirai même dans les longueurs. Celles qui m'ont le moins dérangé sont les digressions techniques et les longs dialogues entre personnages secondaires où l'auteur en profite pour placer (plaquer, même, parfois, et pas toujours discrètement) ses opinions... qui sont intéressantes et que je partage, pour l'essentiel, donc c'est un moindre mal. Et ma curiosité proverbiale pour tous les sujets, y compris techniques, a souvent sauvé les meubles, mais il faut plaindre le lecteur moins curieux des détails techniques.
Par contre, là où l'auteur m'a très souvent agacé, c'est avec ses digressions narratives. Bon sang, mais que de détails dont on se fout comme de l'an 40 (bien plus, même) et qui n'ont aucune incidence ni sur l'histoire, ni sur l'ambiance, ne contribuant qu'à épaissir le volume de manière totalement artificielle. Je trouve incroyable que l'éditeur n'ait pas exigé un dégraissage massif, je dirai de l'ordre de 20 à 25 % du livre. Il y aurait gagné à tous points de vue, et surtout en efficacité et en force d'impact.
Ce sont vraiment ces longueurs qui m'ont découragé plus d'une fois et m'ont poussé à poser ce pavé plusieurs jours, voire plusieurs semaines, et c'est bien dommage, parce que le propos est essentiel.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
tycostycos   16 avril 2014
- Nous ne pouvons même pas espérer que l'Arabie Saoudite passe soudain dans le camp des démocraties car, dès les premières élections, le peuple voterait à une écrasante majorité pour un gouvernement islamiste à côté duquel l'ayatollah Khomeiny aurait l'air d'un ami de Washington. [...] Voilà pourquoi nous maintenons les Saoud au pouvoir : pour que ce pays ne devienne pas une démocratie. Et ça Glen, c'est une honte pour l'Amérique.

Myers disparut à nouveau dans l'ombre de son fauteuil. Sa main attrapa le dossier, le souleva, le tint un instant d'un geste méprisant et le jeta ensuite à la corbeille, où il atterrit avec un clac métallique.

- Personne n'a envie de savoir ça aux États-Unis, Taggard. Croyez-moi, personne.
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Diabolo44Diabolo44   14 décembre 2019
Si l'on ne s'intéresse pas aux apparences mais aux faits, on se rend compte que le principal souci des Saoudiens semble consister à maintenir le monde, et notamment l'Occident, dans un état d'addiction. De pétrodépendance, pour être exact. Ils craignent (...) que si le prix du pétrole dépasse un certain seuil, assez bas, les champs pétrolifères situés en dehors de leur sphère d'influence ne commencent à devenir rentables. C'est ce qui s'est produit après l'embargo de 1973 ; les prix ont tellement monté qu'il est devenu intéressant d'ouvrir à l'exploitation les gisements de la mer du Nord. Et ils craignent en outre que, si les prix devaient encore augmenter, les énergies alternatives ne parviennent à s'imposer.
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Diabolo44Diabolo44   06 octobre 2019
À la table du prince, le ton monta. Les servants se mirent à courir (...) et le patron s'approcha de ses hôtes illustres avec la mine d'un condamné à mort. Le prince lui dit quelques phrases accompagnées de grands gestes qui désignaient apparemment le restaurant, puis sortit quelque chose qui ressemblait (...) à un chéquier.
— Que se passe-t-il ? voulut savoir Taggard.
— Le prince fait l'éloge du restaurant et a déclaré qu'il voulait l'acheter. Maintenant, il rédige le chèque.
— (...) je n'ai pas l'impression que l'actuel propriétaire soit ravi.
— Il est tout sauf ravi (...), mais il ne peut refuser, l'autre le ferait jeter en prison pour insulte. (...) Il paie le prix qu'il juge approprié. Ensuite, il tentera de gérer lui-même l'établissement ou il le revendra quatre fois plus cher. (...)
— Vous racontez cette histoire comme si c'était monnaie courante dans ce pays.
— Ça l'est.
— Mais avec de telles pratiques, la famille royale ruine les classes moyennes !
— Les princes manquent régulièrement d'argent.
— Pardon ? C'est la dynastie la plus riche du monde !
— Sans aucun doute. Seulement, ça coûte cher, ces jets privés, ces grands yachts, ces appartements dans les meilleurs quartiers de Londres ou de Nice.
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POY1POY1   16 avril 2020
Nous connaissons une crise. Partout on répète que le signe chinois qui veut dire "crise" signifie également "chance". C'est vrai d'ailleurs. On rebat les cartes. De nouvelles occasions, qu'on aurait jamais eues en temps normal, se présentent, et il s'agit de les saisir ! [p.681-682]
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SpilettSpilett   08 février 2010
Toute l'histoire des sciences regorge de situations dans lesquelles un seul homme avait raison et le reste du monde se trompait. La vérité n'est pas démocratique.
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Avec Patrick K. Dewdney, Philippe Curval et Andreas Eschbach
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