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ISBN : 2841726479
Éditeur : L'Atalante (19/09/2013)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 67 notes)
Résumé :
Ils ont dix ans et se rencontrent à Tokyo, où le père de Charlotte est ambassadeur et la mère d’Hiroshi blanchisseuse.
« Je sais comment faire pour que tout le monde soit riche.
— N’importe quoi, dit Charlotte. C’est impossible.
— Si, c’est possible, insista-t-il. Quand je serai grand, c’est ce que je ferai. Parce que c’est d’une simplicité étonnante ! »

Plongés dans le tourbillon de la vie, ils ne cesseron... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Ptitgateau
  09 janvier 2014
« Je sais comment faire pour que tout le monde soit riche » déclare Hiroshi, alors que, petit garçon, il joue sur les balançoires avec Charlotte la fille de l'ambassadeur de France au Japon. Tu verras bien ! ajoute-t-il. Que verra-t-elle exactement ? les deux enfants sont séparés, puis se retrouvent au cours du roman de façon tout à fait improbable, puis se séparent à nouveau, faisant après chaque séparation, des expériences de vie qui ne laisse absolument pas supposer qu'ils pourraient se rencontrer à nouveau… et pourtant…
puis survient la descente aux enfers liée à des phénomènes extraordinaires auxquels le lecteur ne peut s'attendre.
Un roman facile à lire, parfois un peu longuet, car l'action ne débute vraiment que vers la page 400 de ce pavé qui en compte 600. Peut être l'auteur aurait-il pu nous faire grâce des scènes de sexe, pas vraiment nécessaires dans ce genre d'histoire si ce n'est pour montrer les travers d'un personnage particulier, mais qui m'ont un peu agacée parce que je voulais avant tout savoir comment Hiroshi allait faire pour enrichir tout le monde.
Je me suis rapidement attachée aux personnages de Charlotte, qui a un don particulier pour les langues et une espèce de pouvoir de mutante, mais je n'en dis pas plus, d'Hiroshi le solitaire, l'intelligent, le subtile qui voit se confronter deux mondes : celui du capitalisme et des intérêts d'une poignée d'individus et celui des êtres humains soucieux du bien- être de la population mondiale.
Un roman je j'étiquetterais anticipation plus que SF, qui peut amener chacun à réfléchir sérieusement sur le bien fondé de certaines inventions.
Un roman que je conseillerais volontiers !
Je remercie Masse critique et les éditions « L'Atalante » pour ce partenariat.
Lien : http://1001ptitgateau.blogsp..
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Kittiwake
  15 décembre 2013
Cela commence doucement. le lecteur fait connaissance avec Hiroshi et Charlotte, deux enfants au destin liés, et unis par leur différence. Hiroshi vit dans un monde de rêve où le travail serait inutile et les richesses partagées. Charlotte se construit au gré des pérégrinations de son ambassadeur de père. L'obstination de l'un et le don de l'autre pour visiter l'histoire passée des objets qu'elle touche seront à l'origine d'une extraordinaire aventure.
Les années passent : Hiroshi rejoint le MIT, toujours marginal, et toujours aussi déterminé. Charlotte se fourvoie dans un parcours trop conventionnel de paléoanthropologie. on se croirait dans un roman américain…Eschbach aurait-il abandonné la SF? Mais non, crescendo, les événements se bousculent. et L'on est peu à peu transporté dans un récit de fiction scientifique, suffisamment complexe pour que l'on puisse y adhérer (la lectrice que je suis attribue les incongruités à ses propres limites de compréhension) et suffisamment fou pour devenir poétique.
Autant la première partie qui permet de faire connaissance avec les personnages et de s'y attacher est lente, sans être ennuyeuse, autant les choses s'accédèrent pour finir en un bouquet final magistral. A l'image de la sensation individuelle de l'accélération du temps au fur et à mesure que l'on vieillit. Ou de l'évolution de l'humanité depuis l'apparition de l'homme.
Autant de prétextes pour aborder les thèmes de l'écologie, du réchauffement climatique, des conséquences éthiques du progrès technologique, mais aussi de pointer la nature guerrière de l'homme, incapable d'affronter ses peurs autrement qu'en détruisant ce qu'il ne comprend pas
Embarquement réussi pour ce nouveau roman d'Andreas Eschbach, à la hauteur de « Des milliards de tapis de cheveux » ou « Jesus vidéo ».
Il y a la matière à réaliser une adaptation cinéma avec effets spéciaux ad hoc.
Merci à Babélio et aux éditions L'atalante pour cet excellent moment de lecture
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Commenter  J’apprécie          330
Cacha
  08 avril 2019
Un jeune américano-japonais apprivoise une matière dangereuse venue d'une planète lointaine. La fille d'un diplomate français, tournée, elle, vers le plus lointain passé, est indissociablement mêlée à son histoire. Comme sur la balançoire de leur enfance, ils se croiseront au fil des années, se rapprocheront et s'éloigneront tour à tour...
Ce roman, fort bien structuré, mêle une grande histoire d'amour à des réflexions sur les nanotechnologies et leur puissance effrayante encore - heureusement- très peu exploitée.
C'est le quatrième livre de cet auteur que je parcours et je l'apprécie toujours autant !
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bibliomanu
  14 novembre 2013
Il y a des fois où c'est plus dur que d'autres de choisir un livre. Vous venez d'en terminer un superbe et embrayer sur une autre histoire vous semble impossible. Vous ne savez plus vers quel auteur vous tourner, vers quel genre non plus. Et puis voilà que les éditeurs semblent tous sortir leur atout de leur jeu et vous êtes là, devant la table de votre libraire préféré à devoir opérer un choix. Vous pourriez tous les prendre c'est sûr mais voilà, votre porte monnaie n'est pas extensible et les journées ne le sont pas plus. Alors vous lisez quelques pages ici ou là, histoire de vous imprégner du style de l'auteur, de l'essence de son roman, vous passez à l'autre, revenez au premier. Bref, vous connaissez le topo.
Vous choisissez...
... ici s'arrête donc la chronique dont vous êtes le héros pour revenir à ma modeste personne et au choix qui s'est donc porté sur Maître de la matière d'Andreas Eschbach. L'histoire, c'est celle d'abord de deux gamins de dix ans, Charlotte et Hiroshi, qui se rencontrent au japon, commencent une amitié comme seuls les enfants semblent en être capables. Elle a la faculté de reconstituer l'histoire d'un objet rien qu'en le touchant, de tout connaître de celui-ci, jusqu'à son origine. Et lui, lui, il est disposé à rendre tout le monde heureux et libéré des entraves du travail. Il a pour cela eu une idée toute simple. Si simple qu'il se demande pourquoi personne n'y a songé avant lui. Il mettra tout en oeuvre le long de sa vie pour y parvenir. Jusqu'à ce que Charlotte et lui, après s'être croisés à plusieurs reprises dans le courant de leur existence soient confrontés au mystère d'un artefact coincé dans la glace d'une île en Russie et qui n'est pas étranger à leur histoire, aux voies qu'ils ont suivies, aux choix qu'ils ont fait.

Je pourrais vous faire une chronique thématique, aborder un à un les sujets abordés dans ce livre, appuyer sur la pertinence des propos et considérations dont il se fait indéniablement l'écho. Que ce soit sur les questions environnementales, sur la répartition des richesses, les inégalités flagrantes qui gangrènent nos sociétés. Je pourrais aussi vous parler de l'évocation faite d'une humanité consciente des menaces qui la guettent mais qui rechigne pourtant à s'inscrire dans un changement radical, à envisager des voies divergentes d'évolution et de progrès sous prétexte que l'inconnu est synonyme de danger, qu'il implique le changement de statut d'une classe de nantis prête à tout pour préserver ses acquis...
Oui, je pourrais.
Mais non. Là aujourd'hui, maintenant c'est du plaisir simple de la lecture dont on va parler. Vous savez, ces petits signes qui ne trompent pas et qui, au final, valent bien des discours. L'immersion rapide dans les filets de l'histoire, la facilité à trouver bien des prétextes pour s'octroyer des plages de lecture, bénir l'attente chez le docteur, l'arrêt inopiné du train sur la voie sans aucune raison, et qui dure, heureusement ; imaginer ce qui va bien pouvoir se passer, être avides de connaître la suite tout en souhaitant ne pas terminer le livre trop rapidement ; fébriles de profiter de tout ce qu'il propose, de suivre cet homme qui a voulu garder ses rêves d'enfant, un homme qui à défaut de rester un enfant, justement, est devenu un génie dont on se demande s'il sera bon ou mauvais...
En tout cas, quand on passe ainsi sans heurts d'une vision assez intimiste des personnages à des scènes de grand, très grand spectacle (et les mots sont pesés - ne vous étonnez d'ailleurs pas si votre voisin vous remet le menton en place quand les voies de la nanotechnologie s'ouvriront à vous...) - quand tout s'articule aussi bien donc, sans qu'Andreas Eschbach n'ait besoin de forcer le trait, on se dit que le livre d'après, il a intérêt à s'accrocher.... ou à accrocher tout court.
Lien : http://bibliomanu.blogspot.com
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Azor
  29 avril 2015
Ce roman de science-fiction s'articule autour de deux personnages principaux, qui en sont de par leur histoire, les fils conducteurs. Charlotte Malroux, fille d'un ambassadeur français et Hiroshi Kato, fils d'une femme de ménage japonaise. L'un vit dans l'aisance, l'autre dans la pauvreté. Hiroshi n'est pas en manque d'imagination et confronté très jeune aux inégalités sociales il se promet, à partir de « sa grande idée » de faire en sorte qu'il n'y ait plus ni de riches ni de pauvres mais que tout le monde puisse vivre dans l'opulence.
Ces deux personnages vont se croiser tout au long du roman, leurs destins semblant être étroitement liés.
Charlotte, elle, possède un don, celui de lire dans chaque objet son histoire, Hiroshi, lui depuis tout petit, rêve à son grand projet, celui de rendre tous les hommes riches, de faire disparaître les inégalités qui partout dans le monde, existent entre les hommes. Son idée, construire des nano-robots capables de se répliquer d'eux-même et pouvant subvenir à absolument tous les besoins humains. Ainsi plus personne n'aurait besoin de travailler, plus de patron, plus d'employé, plus de maître, plus d'esclaves, plus de riches, plus de pauvres.
Au travers du don de Charlotte et des recherches d'Hiroshi, Eschbach nous lance sur les traces d'une humanité qui aurait précédé la nôtre. Sur fond d'enquête policière, de créations futuristes et en filigrane d'une histoire d'amour impossible, il nous livre un beau roman, même si on peut lui reprocher quelques longueurs, pouvant plaire à beaucoup, adepte de science-fiction ou pas.
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critiques presse (1)
LesVagabondsduReve   05 décembre 2013
Si la SF domine, on y trouve aussi de petits morceaux d’écologie et de gros bouts de thriller, quelques pincées de psychologie et un soupçon d’archéologie, le tout avec une petite touche de sucré-amer qui rend le tout très digeste jusqu’à une fin bien dans le ton.
Un bon moment de lecture donc.
Lire la critique sur le site : LesVagabondsduReve
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
PtitgateauPtitgateau   11 janvier 2014
A sa grande surprise elle se plaisait chaque jour d'avantage à Saradkov, justement parce que l'île était inhospitalière, difficile, primitive. Le carcan des conventions séculaires y tombait. On vivait loin du coton ou les classes aisées empaquetaient leurs enfants. Tout était authentique, direct, d'une réalité brutale. Le froid faisait voler en éclat les carapaces sociales, le vent arrachait les masques et le quotidien réduit a son minimum permettait de reconnaître l'essentiel et de se débarrasser du superflu. Pour la première fois de sa vie, elle avait l'impression d'être en contact avec la réalité. Quelle ironie d'éprouver enfin la sensation de vivre dans le monde hostile du cercle polaire. p399
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PtitgateauPtitgateau   03 janvier 2014
Charlotte découvrait avec ravissement l'extraordinaire variété des instruments à clavier. Avec Gary, elle sut bientôt faire la différence entre une épinette et un clavicytherium, découvrit son premier piano mécanique, se passionna pour le terpodion et s'extasia devant un monumental apollonicon de 1912. Elle apprit ce qu'était un piano carré, une clavi-harpe, un piano lyre, un orphica. Elle s'émerveilla devant le son éthéré de l'adiaphone, sorte de piano dont les cordes sont remplacées par des diapasons et qui, pour cette raison, ne se désaccorde jamais.
Elle s'étonna devant le pyrophone, un orgue à gaz dont les sons musicaux sont produits par des flammes et qui fut rapidement abandonné au dix-neuvième siècle à cause de sa propension à exploser en plein concert.
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SpilettSpilett   26 octobre 2014
Je me disais toujours que c'était ça la vraie vie: faire, avoir et vivre ce qu'on voulait sans se soucier de l'argent. Pour être honnête, je le pense toujours. Surtout, la vie devrait être belle. On ne devrait pas travailler du matin au soir à des tâches inintéressantes. Mais si, pour ça, il faut devenir riche... S'il faut devenir sans scrupule et dur de cœur au point de prendre ce qu'on veut aux autres, au point même de tuer pour ça, alors le prix est trop élevé. Alors la vie qu'on gagne ainsi n'est pas la vie telle qu'elle devrait être, tu comprends ?
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WalktapusWalktapus   02 décembre 2014
Pour l'heure, les choses le dominaient. On devait les nettoyer, en prendre soin, les transporter... Il les avait achetées mais, au lieu de les posséder, c'est lui qui en était devenu l'esclave !
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SpilettSpilett   27 octobre 2014
" C'est ainsi que voyagent les riches, poursuivit sa mère. La première classe est beaucoup plus chère que la nôtre. Pour le même trajet, figure-toi, et alors même qu'ils n'arriveront pas avant nous. C'est stupide, conclut-elle en secouant la tête d'un air désapprobateur. Tout ça parce qu'ils se croient supérieurs. Ils estiment qu'ils ne supporteraient pas de passer deux heures avec des gens normaux. "
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