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ISBN : 2755635738
Éditeur : Hugo Document (07/09/2017)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Ce que la série Narcos ne vous a pas dit...Entre la myriade de livres écrits, et la série déjà culte " Narcos ", nous pensions que tout avait déjà été dit sur l'ascension fulgurante et la descente aux enfers de Pablo Escobar, le plus grand trafiquant de stupéfiants de tous les temps. Mais ces versions ont toujours été racontées d'un point de vu extérieur, incapables de dévoiler la véritable intimité du personnage, occultant bien souvent une partie de la vérité. Aujo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
kade_read
  28 février 2019
J'ai ouvert ce livre après avoir regardé la série Narcos … Comme beaucoup d'entre nous, j'imagine. Avant cette série, je ne connaissais Pablo Escobar que de nom. Mais, Narcos m'a donné envie de découvrir ce personnage qui, à l'écran, m'a semblé à la fois d'une cruauté incroyable et d'une douceur immense pour sa famille. le contraste est assez déconcertant, il faut bien l'avouer. On a du mal, parfois, à ne pas apprécier Pablo. On devrait ne pas l'apprécier compte tenu de ses actes immorales et préjudiciables. Pourtant, il reste quelque chose d'humain en lui. Lire la biographie écrite par son propre fils était pour moi évident !
À mon grand regret, j'ai mis très longtemps à finir ce roman. le manque de temps m'a empêché de le dévorer comme il le méritait. Mais, même après une semaine sans lecture, je le reprenais avec autant de plaisir. L'histoire de Pablo nous est raconté par son fils, Juan Pablo Escobar. C'est un point de vue qui diverge beaucoup avec la série Narcos. Cette dernière a été romancée, forcément. Et certains éléments sont complètement différents de ce que nous raconte Juan. Toutefois, j'ai retrouvé ce Pablo Escobar qui m'avait tant déconcerté dans la série. Un homme immensément bon avec sa famille, immensément protecteur. Et pourtant, un homme capable des pires atrocités. Pendant quelques jours, je me suis demandé comment est-ce qu'on pouvait s'attacher à un personnage tel que lui. Et la réponse m'est apparu comme évidente. Ne nous attachons-nous pas à des hommes (ou des femmes) qui, au sein de notre famille, sont irréprochables mais qui pourtant, dans leur travail de tous les jours, deviennent les pires requins du monde ? Si ! Il en va de même pour Pablo. Son « métier » est une erreur, mais cela n'empêche que le père qu'il est, soit un père aimant et protecteur. Vous me direz, quand on aime ses enfants, on ne fait pas de tels métiers … On les protège ! Peut-être avez-vous raison … Mais, un exemple à part, quand vous rentrez vos nourrissons dans vos voitures, les rentrez-vous toujours par la porte la plus proche du trottoir ? Non, il n'est pas rare de voir des portières grandes ouvertes, un bébé dans les bras de son parent, en pleine rue … Là où les voitures passent à vive allure … Là où les conducteurs peuvent regarder ailleurs, rien que trois secondes … Tout ça simplement pour dire qu'il est facile de juger autrui. Aucun parent n'est parfait ! Aucun parent ne jauge parfaitement le danger de ses actes, chaque jour ! Il aimait ses enfants même s'il les confrontait au danger du monde de la drogue autant que vous aimez vos enfants lorsque vous les confrontez au danger de la route … Il n'y a que l'amour, ici, qui compte ! D'autre part, comment ne pas apprécier un Homme qui combat la pauvreté de ses semblables ? Pablo est né pauvre et en se faisant de l'argent, il a voulu aider de nombreuses personnes. Qui d'autres l'a fait ? Qui, en devenant riche, il y a 20 ans ou aujourd'hui, se priverait d'une somme d'argent pour la léguer aux pauvres ? Qui ? Personnellement, je ne connais pas de telles personnes. Pablo était généreux, personne ne pourra en dire le contraire ! Mais bien que généreux, il détestait la traîtrise ! Et il le faisait payer très cher. Au prix d'une vie, voir de plusieurs. Oui, c'était monstrueux ! Mais, je n'arrive toujours pas à le détester. Il incarne la réussite, le courage et la générosité pour ceux de Medellin … Et ce n'est pas pour rien !
Juan, quant à lui, a été rapidement plongé dans ce monde de gangster. Il a eu une vie difficile. Et on peut le dire, il n'a jamais eu la vie d'un enfant lambda. Il a été rejeté dans les cours de récréation, parce que son père était Pablo Escobar. Il n'avait guère d'amis, si ce n'est les gardes du corps qui le suivaient partout et qui jouaient avec lui. Pourtant, malgré cette vie qu'il a été obligé de mener, il a su garder une morale. Il savait que son père faisait les mauvais choix et il savait qu'il ne les ferait pas. À la mort de son père, il a juré de le venger. Comment le lui reprocher ? Vous ne feriez pas la même chose, vous ? Des paroles lancées dans la colère et la tristesse. Des paroles lancées sans réellement y avoir réfléchi … Des paroles qui lui coûteront des menaces de mort orchestrées par le cartel de Cali (je suis bien contente du sort qui leur a été réservé, à eux). du haut de ses dix-sept ans, il a du faire preuve d'un courage sans limite pour pouvoir mettre sa famille à l'abri du danger. Il est rapidement devenu l'homme de la maison … Et quel homme ! Je pense que toute mère serait fière d'avoir un enfant tel que lui. le témoignage de Juan nous montre bien la bêtise des adultes : un enfant n'est pas que l'enfant de ses parents. Ce n'est pas parce que des parents ont fait des mauvais choix que leurs enfants les feront aussi. Pourquoi condamner les enfants à ce que leurs parents étaient ? Pourquoi les détester pour cette raison ? Nous, les adultes, sommes définitivement de grands idiots. Oui, parce que ce genre de comportement n'existe pas uniquement dans le monde de la drogue. Il existe dans la vie de tous les jours …
Ce roman a été un vrai coup de coeur pour moi. J'ai aimé découvrir Pablo dans les yeux de Juancho, j'ai aimé voir Juancho grandir et devenir un homme de coeur, j'ai découvert des trahisons dont je ne me doutais pas … Des trahisons qui m'ont tellement bouleversées, qui m'ont parut si inhumaines qu'aujourd'hui, j'espère que Juancho avait raison. J'espère que Pablo a concrétisé ce qu'il souhaitait : mourir avant de se faire attraper !
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Bazart
  27 octobre 2017
Pablo Escobar est devenu l'un des plus grand narcotrafiquant  de notre époque et également, qu'on le veuille ou non, une sorte de star mondiale que la télé ( la série Narcos par exemple )  ou l'opinion publique aurait tendance  à sacraliser .
 Vingt-quatre ans après la mort d'Escobar, son fils, Juan Pablo Escobar,    tente d'aller cà l'encontre cette sanctification et raconte un père inédit,  et surtout  une personnalité vraiment complexe et contradictoire.
A la fois crapule notoire et bon samaritain, Escobar aura autant oeuvré que détruit, dans une Colombie dans laquelle la  politique, la justice et le crime s'entremêlent, une société.rongée par la corruption, la violence et la pauvreté.
 
 Avec en sa possession plein d'informations inédites   sur son père, son fils donne de lui sa vérité et une image  plus négative que ce que la presse colombienne aurait pu donner, l'image de Robin des Bois  que la presse lui a souvent donné est balayée par la vérité du personnage, celle d'un  trafiquant de drogue sans scrupules. 
Année après année, le fils raconte sa relation avec son père, mais aussi les grands moments de la vie de Pablo Escobar, de la vie faste à la traque, en passant la prison. 
Ayant été très tot confronté à un milieu plein de violences, de trahisons, de coups bas, Juan Pablo Escobar raconte sa relation avec son père avec précision ( un peu trop  même tant on peut être perdu par les détails et les noms de tout l'entourage de Pablo) et sincérité , des années de cavale, de peur, de meurtres et de sang , de celui qui fut incontestablement un des plus grands criminels de l'histoire.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Bibliozonard
  02 octobre 2017
Tout y passera dans ce texte. Des petites arnaques pendant l'enfance du boss où les gosses des quartiers volaient pour lui les « Reader' s Digest » de leurs parents… « Il avait tellement la tchatche qu'il était capable de les louer aux voisins pour les weekends » (p50) ; du début de sa carrière criminelle (les trucages des diplômes, fausse signature au Lycée) ; aux braquages, aux vols de voitures, à l'évolution sanglante et irréversible : la violence mortelle, le crime lucratif du narcotrafiquant, l'obscurité du terrorisme, la guerre avec le cartel de Cali, avec les gouvernements colombiens et américains, avec les groupes paramilitaires, etc. ; le déballage des possessions immobilières hallucinantes telles « Napolès » (comparable à la folie créatrice de Michael Jackson pour Neverland) et plein d'autres excès incroyables. C'est presque une encyclopédie du crime organisé. Peut-être que ce côté flambeur et audacieux sans limites a participé aussi à la perte de Pablo des bois.
. La vie après Escobar, vivant dans une famille explosée entre traitrise et fidélité, exil et protection, pour son fils fut un véritable chemin de croix. S'écarter du milieu — dont il n'a jamais voulu appartenir d'ailleurs, avec sa mère et sa soeur, ne fût pas chose aisée, il leur aura fallu des années pour être complètement lavé de tout soupçon, débarrassé du harcèlement moral et du chantage.
Ils portaient le nom Escobar.
« le simple fait de lire son nom peut produire une variété de réactions allant de l'explosion de joie à la peur panique, de la grande admiration au profond mépris. Mais personne n'est indifférent au nom de Pablo Escobar » (19 avril 1983, magazine Semana)

COMMENTAIRE
Le livre déborde d'anecdotes intrigantes, de non-dit pas toujours vérifiable, d'éloges au père, qui embellit peut-être l'histoire nourrissant la légende. Les fuites, les adaptations de stratégies diverses et variées, le jeu du chat et de la souris constant, d'espionnage, de concurrence… Tout ce qu'il faut pour nourrir un récit prenant.
Le style est sommaire, autobiographique, factuel, il ravira les amateurs de l'histoire du grand banditisme, des cartels. Même si on n'y retrouve pas la même verve presque romanesque du Jon Roberts & Evan Wright, c'est un livre de la même veine que le très bon « American Desperados » (Livre de poche 2015).
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Zalie
  12 février 2018
Difficile de critiquer ce livre. Difficile parce que l'on sent l'admiration du fils pour le père, teintée d'une souffrance vécue plus tard, lorsqu'il comprend que son père est aussi ce narco-trafiquant et pas uniquement ce père fantasque qui aime sa famille. Un pavé qui n'est pas simple à lire, le récit ne "coule" pas. Il faut rester concentré et attentif pour comprendre. Et pourtant, on y découvre pas mal d'infos inédites. Je dirai donc qu'il faut aborder ce récit en étant averti de ce que l'on y trouvera et prêt à se lancer dans une lecture très dense.
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jblartigot
  08 septembre 2019
Depuis le temps que je me tapais à le lire...
En me disant allez un navet de plus, le bouquin d'un fils cherchant à sauver la mémoire de son padre...
Et non je me suis lancé et pas déçu.
Belle plume, ça déroule proprement et apporte un autre regard sans grande surprise sur ce bon vieil escobar.
L'auteur à le mérite de ne pas faire dans le superflu ni dans le fantasmatique. Il raconte simplement et parle d'un père qui n'est pas comme les autres.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   27 octobre 2017
Dans la cellule, ma mère exposa quelques peintures à l’huile et une petite sculpture d’un artiste local qui captait des scènes des quartiers pauvres de Medellin. Il y avait aussi des copies encadrées des avis de recherche que les autorités avaient distribués quand elles pourchassaient le cartel de Medellin. La photo de mon père et de Gustavo habillés en gangsters italiens était encadrée sur le mur et à côté du bureau on pouvait voir une photo rare d’Ernesto « Che » Guevara
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rkhettaouirkhettaoui   07 février 2018
Ne manque pas cette chance d’étudier les langues pour que tu puisses apprendre des choses et t’exposer à des cultures différentes.
Mais fais attention : souviens-toi bien que tu n’es pas dans ton pays, et que tu ne dois rien faire d’illégal. Ne laisse personne te donner de mauvais conseils, et laisse-toi guider par ta conscience.
Souviens-toi que j’ai toujours voulu, en plus d’être ton père, être aussi ton meilleur ami.
Les hommes braves ne sont pas ceux qui descendent un shot d’alcool devant leurs amis, mais ceux qui ne le boivent pas.
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rkhettaouirkhettaoui   07 février 2018
Comme je n’étais pas toujours aux côtés de mon père, je ne connais pas toutes ses histoires. Quiconque prétend en connaître l’intégralité est un menteur. J’ai eu connaissance des anecdotes contenues dans ce livre bien longtemps après qu’elles eurent lieu. Mon père ne consultait ni moi ni personne pour prendre ses décisions. Il était de ceux qui se font leur propre avis.
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rkhettaouirkhettaoui   07 février 2018
Afin de réaliser la supercherie, mon père et Gustavo avaient réussi à mettre la main sur les clés du foyer de l’école, dont ils avaient fait des duplicatas avec un moule fait en pâte à modeler. Dans le foyer, ils réussirent à voler des diplômes vierges, qui étaient à l’époque marqués du sceau de l’école, et firent une copie du sigle. Ils apprirent aussi à imiter l’écriture des professeurs pour falsifier leur signature et leurs notes. Ainsi, des douzaines de jeunes gens parvinrent à obtenir leur diplôme du Liceo de Antioquia sans avoir jamais mis les pieds dans son enceinte.
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BazartBazart   27 octobre 2017
A cause de la vie que nous menions, j'ai partagé une bonne partie de mon enfance avec les pires criminels du pays. Quand nous étions des fugitifs ou que nous étions en voyage, mes compagnons de jeu étaient des gens  que je ne connaissis que par leurs surnoms: " brosse à dents,  herpes, archivaldo, l'étalon, pinima, cotwalk, crane d'œuf.
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Videos de Juan Pablo Escobar (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Juan Pablo Escobar
Juan Pablo Escobar dénonce les mensonges de "Narcos" sur son père.
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