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ISBN : 2912667755
Éditeur : Finitude (17/04/2010)

Note moyenne : 2.75/5 (sur 2 notes)
Résumé :

Ses amis l'avaient surnommé Chronique, à cause de son habitude de tout noter dans de gros carnets. C'était à l'époque où il leur répétait qu'un jour, il serait un " grand écrivain". Et puis ce un jour se fait attendre, alors Chronique décide de tenter le tout pour le tout, tendance Jack Kerouac, son manuscrit en chantier sous le bras. Sur la route de son rêve, il y a des petits boulots, pas toujours t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
fanfanouche24
  10 octobre 2019
"Vous faites la quête et vous vous croyez en quête ! le monde s'en fout que vous écriviez ! Des millions de gens écrivent dans toutes les langues, des milliers de manuscrits s'entassent dans les officines éditoriales, et parmi eux, juste une infime poignée aura droit au qualificatif d'écrivain véritable.
Ecrivez comme Varlam Chalamov, écrivez comme si vous étiez mort ! "(p. 129)

Sur la lancée d'un dernier coup de coeur de cet écrivain [ voir « Petit exercice d'admiration « ], je me suis commandé coup sur coup plusieurs autres textes antérieurs de Christian Estèbe, dont cette fiction mettant scène une sorte de double de Don Quichotte...
Notre narrateur part sur les routes, fait les expériences les plus extrêmes... rencontres, sexe, alcool, petits boulots plus ou moins licites... dans un seul but pour le narrateur (qui doit avoir un nombre non négligeable de points communs avec Christian Estèbe !!): devenir écrivain,coûte que coûte, écrire,
réussir à concrétiser son manuscrit "La Montagne inachevée"...
Par l'intermédiaire d'une de ses aventures passionnelles, un transsexuel, il rencontre un écrivain et éditeur, qui va le bousculer, corriger et recorriger son manuscrit... Notre "anti-héros" aurait bien envie parfois de l'envoyer "promener", mais il se rend compte que cet homme est une "bénédiction"... et que ses conseils et corrections ....le font progresser...le font sortir de "son ego" !!
"Vous voilà un facteur Cheval de la littérature, avec votre brouette et votre truelle. Mais ça ne suffit pas, le facteur d'Hauterives a eu besoin de Malraux. Pour éviter les effets pervers de votre belle et dangereuse énergie, il faut canaliser ce torrent de boue et de pépites. Travaillez votre façon
de bosser le texte. Ne vous répétez pas inutilement, ne vous copiez pas et, comme Flaubert, crevez ! plutôt que d'écrire une phrase avec laquelle vous n'avez pas un accord complet." (p. 136)
Un roman nous entraînant dans un road-movie d'un homme convaincu que la seule réussite, le seul objectif qu'il souhaite concrétiser dans son existence, c'est "devenir écrivain"... pour cela, il part sur les routes, campe chez des amis de jeunesse qu'il revoit après des années... constate
combien ils ont changé, réalisé ou non leurs rêves !!
J'ai fait ma chronique en respectant la progression du récit et du cheminement du lecteur... La chute est des plus surprenantes et inattendues, provoquant une cassure brusque, insolite... mais les choses finiront bien pour notre apprenti-écrivain....
Ce qui a retenu le plus mon attention ce sont l'acharnement de "notre anti-héros" à devenir écrivain, ses commentaires, enthousiasmes littéraires, ses auteurs de prédilection, qui, bien sûr sont des talentueux trop méconnus, ou des artistes quelque peu "maudits"...
Cela pourrait provoquer quelque agacement chez le lecteur, ou cette abondance de sexe... pour vivre jusqu'aux extrêmes limites comme les "artistes maudits", sulfureux...

En dépit de ces quelques infimes exaspérations... c'est un roman grandement picaresque, ne manquant pas de rebondissements, et de réflexions percutantes sur le métier d'écrivain, les difficultés
récurrentes de trouver, travailler encore et encore "son style" , trouver sa voie [et voix!...] !!
"Puis le printemps est revenu, il revient toujours, et j'ai dû prendre sans m'en rendre compte le premier soleil sur la caboche. Mes lectures m'avaient cogné ferme, le syndrome Cervantès, le saint homme, je couvais un Quichotte !" (p. 11)

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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   10 octobre 2019
(...) ce drap de lit pour écrivain fantôme, revenu de tout, parti de nulle part, en guerre contre lui-même, avec au coeur ce seul désir de réconciliation. Comment ne pas songer à Malcolm Lowry et à Selby de Brooklyn : "être un artiste n'exige pas grand-chose, juste tout ce que vous avez. Ce qui signifie, bien sûr, que si le processus vous donne la vie, il vous rapproche aussi de la mort. Mais cela n'a pas d'importance. La vie et la mort forment un tout et on ne peut ni les éviter, ni les nier. " (p. 63)
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fanfanouche24fanfanouche24   10 octobre 2019
Vous voilà un facteur Cheval de la littérature, avec votre brouette et votre truelle. Mais ça ne suffit pas, le facteur d'Hauterives a eu besoin de Malraux. Pour éviter les effets pervers de votre belle et dangereuse énergie, il faut canaliser ce torrent de boue et de pépites. Travaillez votre façon de bosser le texte. Ne vous répétez pas inutilement, ne vous copiez pas et, comme Flaubert, crevez ! plutôt que d'écrire une phrase avec laquelle vous n'avez pas un accord complet. (p. 136)
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fanfanouche24fanfanouche24   10 octobre 2019
Vous faites la quête et vous vous croyez en quête ! Le monde s'en fout que vous écriviez ! Des millions de gens écrivent dans toutes les langues, des milliers de manuscrits s'entassent dans les officines éditoriales, et parmi eux, juste une infime poignée aura droit au qualificatif d'écrivain véritable. Ecrivez comme Varlam Chalamov, écrivez comme si vous étiez mort ! (p. 129)
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fanfanouche24fanfanouche24   09 octobre 2019
(...) où que j'aille mon texte me rattrapera (...)
Il me hante jour et nuit, parfois ce sentiment est terriblement angoissant. Je me précipite alors dans des heures de lecture, les romans des autres m'apaisent...
Je suis mal né, je ne suis pas à ma place, j'aurais dû me réincarner en personnage de roman de gare, à la fin, ça se marie, ou ça meurt dans un grand froissement de papier (...) ouais, c'est ça que j'aurais dû faire comme métier, personnage de roman ! Bien payé, le cul au chaud dans une couverture blanche de chez Galligrasseuil.
(p. 49)
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fanfanouche24fanfanouche24   10 octobre 2019
-Ma Montagne inachevée- avance. J'ai entièrement réécrit la première partie. J'ai écrémé, serré mon histoire au plus près (...) j'ai raboté les dialogues et les longues digressions, pour laisser mes personnages vivre d'une vie plus autonome, non plus figés dans des attitudes théâtrales. Ils agissent plus et pensent moins, donc vivent mieux au sein du roman. (p. 87)
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