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EAN : 9782363390370
192 pages
Éditeur : Finitude (03/10/2014)
3/5   11 notes
Résumé :
Stève, libraire à Marseille, voit dans les livres le seul remède aux tourments que lui causent les femmes. Les choses se compliquent pour lui quand Sophie, surnommée Emma, sa stagiaire homosexuelle qui fut son amante le temps d'une nuit, lui apprend qu'elle est enceinte.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
fanfanouche24
  14 décembre 2014
Déjà plus de 10 jours que j'ai achevé ce roman fort jubilatoire de Christian Estèbe ; auteur que je lisais pour la première fois, avec ce texte publié par l'excellente maison d'édition « Finitude »…, dont je salue au passage le catalogue de qualité, dans son ensemble…
Entre farce, fantaisie et fable…Steve, un libraire, qui a du mal avec la vie, avec l'Amour…se rattrape avec les livres, l'amour de l'écriture et des textes…qu'il partage avec ses clients, et ses amis…
Je ne rentrerai pas les détails de l'intrigue, l'amour tumultueux pour une stagiaire homosexuelle, travaillant avec lui, à la librairie, qui aime écrire et dont il tombe « en amour »…liens, rapports complexes et houleux, plus souvent sous les hospices de l'orage…mais ils partagent au moins, ces deux-là… « l'amour des mots » !...
« Elle est revenue vers lui et il s'aperçoit qu'il ne peut avoir avec MA que des rapports extrêmes : rejets ou séduction, mais pas d'amour là-dedans. Rien, deux solitudes qui ne se rencontrent pas, qui arrivent seulement à dialoguer par la seule force des textes » (p.131)
Des trouvailles langagières fort drôles… le lecteur se trouve toujours en équilibre savant entre le rire et les bords d'une tristesse latente, constante, profonde…dont on ne connaîtra le motif que dans les ultimes lignes… Je n'en dirais pas plus !
Découvrant pour la première fois cet écrivain, au hasard d'une flânerie en librairie, je souhaiterais signaler que Christian Estèbe fut tour à tour libraire itinérant, bibliothécaire, représentant et enfin… « Écrivain » de près d'une dizaine de livres. Je le remercie doublement, pour cette fiction, très belle déclaration d'amour à la littérature, et le deuxième MERCI lui revient car grâce à lui, j'ai fait une découverte incroyable d'un auteur-poète, dont j'ignorais jusqu'au nom : Christian Gabrielle Guez- Ricord, mort prématurément en 1988 (à l'abord de la quarantaine)…
Je reviens à quelques -uns des multiples extraits tournés vers les livres et l'amour de la littérature :
« Pas mal ce qu'écrit Maurice Nadeau, le grand éditeur :
« le roman, c'est le genre le plus englobant, le plus universel. (…)
Le roman même si le souvenir y a sa part ne peut pas être une reconstitution de la vie, il est la vie même, et en fin de compte une nouvelle vie, une leçon de vie nouvelle ».
Il aime son métier passionnant de passeur de textes. (p.39)
__________________
« Stève avait écrit un océan de mots pour tenter de se sauver du naufrage qu'était sa vie » (p.159)
Nous aurons suivi avec plaisir, amitié, complicité parfois, Stève , notre libraire, personnage attachant, écrivain à la modeste popularité, et aux amours difficiles, s'acharnant à être d'une manière ou d'une autre ce « passeur de textes » rêvé...et agissant !
Assez enthousiaste pour avoir envie de lire d'autres écrits de Christian Estèbe… et je note dans mes élans premiers un roman ancien, édité par un autre éditeur de qualité, « le Temps qu'il fait », avec « La Messe de granit »…qui sera mon deuxième écrit de cet auteur, à découvrir ..., très prochaînement!
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Scrat
  28 mars 2015
D'un point de vue éditorial, rien a redire. La couverture est belle, le papier des plus agréable au touché et le titre me plait beaucoup.
Bon si je commence par cela, c'est qu'en terme de contenu, malheureusement, je n'ai pas grand chose de positif à dire. Ce roman m'a beaucoup agacé en réalité, il contient tout un tas de choses que je n'aime pas à savoir : des personnages prétendument marginaux mais en réalité sans aucune cohérence qui ne soulève pas la moindre empathie (Stève est geignard, Emma est insupportable, même le psy est ridicule). On voit les intentions de l'auteur mais justement : seul ses intentions apparaissent, car dans les faits rien ne fonctionne, on y croit pas. Certain sujet ne sont pas du tout maitrisé (drogue...) ou d'une redondance sans saveur (sexe...). le livre se répète énormément, l'auteur insiste en permanence avec les même idées et les même phrases et cela donne un côté creux a l'intrigue.
L'idée aura pourtant pu donné quelque chose de beaucoup plus sensible et organique, mais l'écriture, elle-même est très aseptisé (la conjugaison des temps par exemple.. on ne sait jamais si l'effet est voulu ou si cette conjugaison anarchique est une négligence).
Certain se régaleront peut-ètre avec ce genre de texte mais pour moi, c'est vain, c'est convenu, c'est fade.
(Oh je suis un peu dure. Mais je fais cette critique à chaud)
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Ingannmic
  04 juillet 2015
Lors d'un passage à L'escale du livre, en avril dernier, je me suis attardée au stand des Editions Finitude, maison bordelaise dont j'apprécie l'esthétique des publications, bien que je connaisse assez peu leur contenu. Il est à noter que ses choix éditoriaux ont permis la (re)découverte de Pierre Martinet, ou de la correspondance de Neal Cassidy (dont le premier volume est en attente, à ce jour, dans ma PAL).
C'est de manière complètement spontanée, attirée par son titre énigmatique, et sa couverture à la fois élégante et colorée, que j'y ai acquis ce roman du marseillais Christian Estèbe. Cet amoureux des livres (il a été représentant pour une maison d'édition, bibliothécaire, et libraire itinérant) exprime, au travers de ce court récit, la force de sa passion.
L'épicentre en est la librairie La Chandelle Verte, que tient, à Marseille, Jean Achab (surnommé le Cap'taine...), héritier du côté paternel d'une passion pour Rabelais, et capable de parler des heures de littérature sans jamais ouvrir un livre, préférant vider des verres de Garlaban au bistrot du coin.
Stève intègre l'équipe de la librairie à la suite d'une rupture amoureuse avec une femme dont il a fui la passion dévastatrice et le désir d'enfant. Ce quadragénaire rêve d'être un grand écrivain, mais ne semble avoir qu'un seul talent : celui d'aimer les livres. Ses relations avec les femmes, et le monde en général se soldent immanquablement par des dérobades de sa part, motivées par sa terreur de tout engagement. Il donne même l'impression d'avoir peur de vivre, préférant à la compagnie des êtres celle des personnages de romans. Il se laisse pourtant peu à peu séduire par Emma, jeune femme homosexuelle et toxicomane, nouvelle arrivée dans l'équipe du Cap'taine.
Bien que non exempt de défauts, ce récit m'a permis de passer un moment agréable, au coeur du microcosme de la Chandelle Verte, Cour des Miracles des temps modernes dont les membres noient leur désoeuvrement et leurs angoisses existentielles aussi bien dans les livres que dans l'alcool ou l'héroïne...
Truffé de références littéraires, de jeux de mots -malheureusement pas toujours très subtils- évoquant poètes et écrivains, le roman oscille entre fable et tragédie, la fluidité de l'écriture, le ton teinté d'humour et de dérision allégeant la morosité suscitée par le mal-être du personnage principal.
Aussi, malgré une dernière partie où l'intrigue finit par tourner en rond, je suis sortie de cette lecture avec une impression plutôt positive.
Lien : http://bookin-inganmic.blogs..
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Luciechipounette
  13 mai 2015
Stève sort d'une histoire d'amour passionnelle et compliquée et trouve un travail de libraire ou d'"épicier culturel". Il se jette à corps perdu dans son métier et plus particulièrement dans les livres car les livres ne font pas de mal, ils ne déçoivent pas et l'amour des livres est le seul qui dure pour toujours. Là - bas, il rencontre Emma et entame une fois de plus une relation instable et pour ainsi dire peu conventionnelle.
Ce que j'aime chez Stève, c'est son amour des livres. Combien de fois ne me suis - je pas retrouvée dans ses états d'esprits, ses ressentis. Ce que je n'aime pas chez Stève : son incapacité à relever le défi de sa vie. Peut - être parce que je me sens trop proche de lui, moi qui n'ait jamais réalisé non plus les choses que je voulais? Finalement, il me ressemble assez même si c'est un homme. de même, et peut - être pour les mêmes raisons, je me suis lassée de voir sans cesse répéter que c'est un écrivain râté qu'on aura vite fait d'oublier. Oui, à force, on a compris et puis, c'est un peu déprimant non?
Je me suis demandée pourquoi il était avec Emma. Une drôle de fille : jeune et droguée, vive et inscouciante, intelligente et franche, fantaisiste et rêveuse... Ils ne vont pas du tout ensemble, ils sont très différents. D'ailleurs, elle se demande elle - même pourquoi... J'ai à la fois aimé et détesté ce personnage.
Enfin, c'est un recueil de références en littérature. Et franchement, mis à part quelques noms, je ne connaissais rien. C'était donc des passages que je lisais comme si je lisais du russe... Et faut dire qu'il y en a beaucoup quand même! de vraies références, mais aussi des fausses... Des noms tellement invraisemblables que j'ai été obligée d'aller chercher sur le net pour m'apercevoir que certains existaient réellement. Pour le prix Cornichon, c'est une autre histoire...
Beaucoup de subtilités (pas toujours assimilées), beaucoup d'humour et beaucoup d'amour (des livres).
Ma note : pas simple de mettre cette note. Mes sentiments sont mitigés... J'ai adoré tout ce qui touchait à la passion des livres mais j'ai été déstabilisée par les nombreuses références que je n'avais pas. Je mets 3/5 ou peut - être 3+.

Lien : http://mychipounette.blogspo..
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bbessodes
  14 avril 2016
A découvrir de toute urgence! Une petite perle qui surprend et ravit!
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   28 novembre 2014
Il arrange les nouveautés, trie les invendus pour les retourner aux éditeurs. Des centaines de livres que personne ne lira, que personne n'ouvrira, destinés à se perdre dans des entrepôts, puis à glisser lentement vers le pilon (100 millions d'ouvrages pilonnés par an) à moins qu'un bouquiniste ne leur offre une nouvelle vie (vive les bouquinistes!). Stève jongle, habile, entre la nouveauté et le fonds. Libraire ? Pourquoi pas ? Vendeur de livres en tout cas, commerçant. Un petit épicier de luxe, pour les affamés, pour les curieux, pour les chercheurs de trésors, les aventuriers en pantoufles, comme disait Mac Orlan. (p.40-41)
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fanfanouche24fanfanouche24   29 novembre 2014
Parfois, Stève s'en va faire la tournée des poubelles pour ramasser des livres abandonnés. Il les recueille et leur parle doucement, comme ces vieilles femmes qui soignent les chats, les chiens errants et donnent à manger aux mouettes près du vieux port.
On pourrait croire que ces livres ne pouvaient plus parler, n'avaient plus rien à dire à personne, qu'ils étaient devenus muets et se tenaient sales et dépenaillés du côté de la langue arrachée. Mais il n'en est rien. Il les nettoie et les emporte chez lui, les range avec tous les autres, qui montent pour lui une garde silencieuse. Chers vieux livres amis. (p.98-99)
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fanfanouche24fanfanouche24   02 décembre 2014
Et puis l'enfant a grandi, et puis l'enfant n'a pas tout oublié, cela restait dans sa mémoire. Il s'est mis à lire des livres, beaucoup de livres, certainement beaucoup trop pour son âge, comme s'il ne voulait pas oublier, qu'il voulait savoir, comprendre. (p.189)
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fanfanouche24fanfanouche24   30 novembre 2014
Il y a en elle de la vérité à vouloir ainsi vers cette tension poétique. Ce n'est pas la vaine gloire qu'elle cherche, ni aucune sorte de reconnaissance. Il sent bien qu'écrire de la poésie est pour elle comme un souffle neuf, un poumon d'acier bleu qui la maintient en vie (...) (p.107)
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fanfanouche24fanfanouche24   28 novembre 2014
Ils ne s'aiment pas bien sûr, ils aiment seulement les livres, tous les livres, même les moches, même les abîmés par la vie. Et cet amour-là, vrai, ils le savent, jamais ne les décevra, jamais ne cessera, jamais ne les abandonnera.
Dans les bras l'un de l'autre, blottis, ils sourient paisiblement pour tout ce que les livres leur offrent: la tendresse, la beauté gratuite et lumineuse, pleine de l'or et du miel des mots. (p.60-61)
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Vidéo de Christian Estèbe
Rencontre avec Christian Estèbe, “La vie fugitive mais réelle de Pierre Lombard, VRP” (Finitude) Rencontre présentée par : Elodie Adde et Sarah David, étudiantes en apprentissage dans le cadre de la licence professionnelle librairie de l'IUT Bordeaux Montaigne.
Pierre Lombard a tout perdu : un poste prestigieux dans un grand groupe d'édition, sa femme, ses ambitions d'écrivain. Amer et désabusé, il accepte un poste de représentant en librairie pour de petits éditeurs. Tournée après tournée, dans la solitude de sa voiture, il se nettoie des faux-semblants de sa vie antérieure et se reconstruit par la lecture.
Retrouvez son livre chez vos librairies indépendantes : https://www.librairies-nouvelleaquitaine.com/
Inédite édition de l'Escale du livre, du 24 au 28 mars 2021 et durant tout le printemps https://escaledulivre.com/
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