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EAN : 9782374484440
701 pages
Xo Editions (17/03/2022)
3.53/5   158 notes
Résumé :
Que sont devenus les enfants nés dans les haras humains créés par les nazis? Un thriller saisissant.

1995, en Allemagne. Le même jour, quatre hommes sont découverts, une ampoule de cyanure brisée dans la bouche, nus, la main droite coupée. Une seule certitude: les quatre hommes sont tous nés dans un Lebensborn, l'organisation la plus secrète des nazis, des haras humains où les SS faisaient naître de petits aryens pour réaliser leur rêve dément d'une r... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
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zabeth55
  13 décembre 2020
Un riche collectionneur de tout ce qui touche au nazisme désire écrire un livre et engage une jeune journaliste pour lui servir de nègre.
Les voilà embarqués dans une aventure incroyable qui bouleversera leurs vies les emmenant aux tréfonds de l'histoire du nazisme et particulièrement des lebensborn.
Début un peu paniqué.
Près de 750 pages sur une histoire horrible sordide, ça passe ou ça casse.
Et bien c'est passé.
Passionnée de la première à la dernière page.
Un thriller avec pour toile de fond la folie nazie.
Avec un talent fou, l'auteur mêle l'Histoire à la fiction, au point qu'on ne sait parfois plus où l'on en est.
Quelle imagination pour avoir réussi un roman aussi complet et fourni.
Quelle maîtrise pour avoir mené ça de bout en bout en mettant le lecteur en haleine permanente.
Que ce soit à partir de 1936 ou en 2005, les deux histoires parallèles qui se rejoignent sont captivantes.
Franchement, je ne sais pas où il est allé chercher tout ça.
Le malaise et l'horreur font parie de cette histoire sans qu'on puisse pour autant la lâcher.
C'est le troisième livre d'Estienne d'Orves que je lis.
Trois livres qui m'ont dérangée quelque part mais que j'ai beaucoup aimés.
Chic, il m'en reste d'autres à découvrir.
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soleil23
  06 février 2017
Il y a du bon dans le choix limité d'une librairie, comment me direz-vous ?
Eh bien, à défaut des titres "en vogue", je découvre des romans méconnus et magnifiques comme " l'ami allemand " que j'ai beaucoup aimé.
Je récidive donc avec "les Orphelins du Mal" qui a piqué ma curiosité. La couverture est sublime.
La première scène du bébé fait bondir mon coeur. Il s'agit d'un thriller historique qui démarre bien. Anaïs, la journaliste se trouve embarquée dans une enquête qui remonte à loin. du début à la page 311, j'avais l'impression de lire deux romans distincts. La coupure entre les deux période se fait sentir et le manque de lien dans la première partie me rebutait.
Le fil d'Ariane n'apparaît qu'à la page 312 et je me sens rassurée et les secrets s'accumulent jusqu'à ne plus discerner la vérité des mensonges, le bien du mal et surtout le vrai du faux.
L'auteur nous tient entre ses griffes et ne nous lâche plus, il se délecte de notre angoisse grandissante.
Je suis dedans, je lis, je suis happée par les événements et le suspense qui monte en crescendo. Certains indices sont improbables, peu crédibles mais à ce stade du roman c'est trop tard pour nous pauvres lecteurs sans défense.
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Giwago
  12 août 2008
Le Da Vinci Code syndrome a encore frappé. On se laisse happer par ce livre en un rien de temps. L'écriture est simple et fluide, d'où une très grande facilité de lecture. L'auteur est, à mon sens, un vrai maître quant à ce qui touche à l'intrigue, on va de rebondissement en rebondissement. On n'attend qu'une seule chose, c'est de tourner la page suivante. Résultat : le livre se lit en un rien de temps.
Et pourtant, je suis incapable de ranger ce livre dans la catégorie des bons livres (tout comme ce fut le cas, à son époque, pour le Da Vinci Code). Il y a trop d'aberrations dans le livre pour qu'il soit crédible. Pour ne pas trop dévoiler l'intrigue (et la fin), je dirais simplement que, une fois de plus, on tombe dans le travers du livre qui prend pour base la volonté de certains personnages de vouloir reconstruire le IIIe Reich, et la lutte d'autres personnages (en général les héros) afin d'empêcher ceci de se produire, même si je dois bien reconnaître que je m'y attendais quelque peu (en fait beaucoup) en ouvrant le présent ouvrage. C'est un thème de roman qui devient banal et lassant. Pour défendre un peu l'auteur, je dois lui reconnaître que son livre est très bien documenté quant à tout ce qui touche à l'Allemagne nazie. Même si je regrette que, lors du passage des deux héros par le Camp du Struthof-Natzweiler, l'atmosphère si particulière de ce lieu n'ait pas été bien rendue. Je m'y suis rendu il y a quelques mois de cela, j'ai toujours beaucoup de mal à parler de cette expérience tant cette visite m'a marqué…
En fait, le problème que j'ai avec ce genre de livre est assez simple : je n'ai rien contre les romans qui traitent de la Seconde Guerre mondiale, du nazisme et des tous les crimes qui ont pu être commis durant cette période mais j'ai beaucoup plus de mal quand ces mêmes romans ont tendance à traiter le sujet avec trop de légèreté (notamment en ce qui concerne les crimes du nazisme) et visent à faire du nazisme une sorte de secte. J'ai retrouvé dans ce roman une certaine « tendance ésotérique » comme dans le Da Vinci Code, qui, à mon sens, aboutit à une certaine ridiculisation de la période 1939-1945.
Ce genre de roman, au bout du compte, aboutit à une certaine simplification, voire à une certaine banalisation, d'une période de notre histoire à la fois tellement sombre et tellement complexe. Et je me demande si cela est sain…
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mireine
  29 juin 2022
Les orphelins du mal de Nicolas d'Estienne d'Orves (524 pages- X Editions)

> Ce livre se lit facilement. Il est captivant.
> Mais car il y a un mais ! J'ai lu énormément sur la dernière guerre car j'ai voulu comprendre la raison ou les raisons du nazisme et des horreurs des camps de concentrations.
> Comment l'Homme peut vouloir exterminer un peuple ? Comment un peuple peut tomber sous le joug et idolâtrer un dictateur ?
> Ce roman est plus axé sur les lebensborns (Hara humain). Beaucoup de va et vient dans le temps et d'invraisemblances.
> Donc j'ai lu ce livre et je me pose maintenant une question. L'auteur a t il voulu banaliser L Histoire ?? Pourtant cet écrivain s'est bien documenté.
> Il me reste un gout amer en refermant ce bouquin. Je voulais une autre fin donc un peu déçue.
> Vous pouvez être d'un autre avis évidemment et me le dire !
Mireine
>
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coquinnette1974
  16 avril 2016
Les orphelins du mal est un roman captivant, qui se lit très facilement malgré ses 700 pages. L'écriture est fluide, et très agréable.
Ayant vu il y a une quinzaine de jours un reportage sur le IIIème Reich, notamment sur Hitler, Himmler, le projet Germania, ect... je n'ai pas du tout étant dérangé par le coté historique de ce thriller.
Au contraire, j'ai apprécié que l'auteur se soit autant documenté, il nous livre énormément d'informations sur cette période et c'est très intéressant.
Le thème me tentait, surtout qu'après avoir vu ce documentaire, je m'étais posé la question suivante : Que sont devenus les bébés élevés dans les lebensborn ?
Le fait que l'auteur aborde cette question me plaisait beaucoup. C'est un roman mais tout le coté historique est passionnant.
J'ai aimé cet ouvrage mais j'ai été un peu gêné par une petite chose : il est parfois difficile de démêler le faux du vrai. Il mêle la réalité et la fiction à un tel point, que cela en est parfois troublant.
Je n'ai pas vraiment accroché avec les personnages, notamment avec la jeune journaliste Anaïs. Il y a pas mal de personnages, faut bien suivre !
L'histoire est assez complexe, on navigue entre plusieurs périodes et même si ça se recoupe parfaitement à un moment, il y a intérêt à bien suivre sans quoi on est vite perdu.
Même si ce roman m'a plu dans l'ensemble, je l'ai trouvé parfois un peu malsain, l'auteur va assez loin, la fin m'a mis mal à l'aise et du coup je mets trois étoiles.
Je ne regrette pas ma lecture toutefois c'est assez ambigu voir tordu par moment !
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
nadou_971nadou_971   13 juin 2013
[...]
-C'est pour me parler d'histoire que tu m'a donné rendez-vous ici ?
Je le fixe de mon regard "tranchant". Le bleu électrique des yeux sous mes cheveux noirs. Ce que Clément appelle mes "yeux de squale"; un regard auquel il n'a jamais pu résister. Il se contorsionne et recale sa chaise pour laisser passer un couple d'Américains qui s'assied dans notre dos en jappant des "How nice!" d'être dans le saint des saints du Paris "oulala!"
Quelle idée de me donner rendez-vous ici... Clément sait pertinemment que je déteste Le Flore. D'une manière générale, Saint-Germain-des-Prés m'inspire une méfiance instinctive, presque paysanne. Mon côté "province", j'imagine.
-Bon, d'accord, concède Clément, j'ai quelque chose à te demander...
Il se reprend et corrige :
-En fait, j'ai quelque chose à te proposer... Je ne peux m'empêcher d'être narquoise :
-Tu vois, tu caches toujours ton jeu.
Devant son sourire peiné, je réalise que - comme d'habitude - je suis allée trop loin. Tu t'emballes, Anaïs, tu t'emballes ! Mais c'est plus fort que moi. Ce que Léa, ma meilleure amie, appelle mon "orgueil de femme seule". Et je n'ai que vingt-cinq ans !
+ Lire la suite
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cvd64cvd64   16 février 2018
_ Toutefois, il y aurait bien eu une "procréation dirigée". Des candidates aryennes postulaient pour être engrossées.

_ On ne les y obligeait pas ?

_ Pourquoi donc ? Hitler avait besoin de jeunesse, et ces femmes aimaient leur Führer.

_ On dirait que vous trouvez ça normal !

_ Il n'est pas question de normalité ou d'anormalité ! Nous sommes là en historiens, pas en arbitre de la moralité...

_ Comme vous voudrez... dis-je, bien décidée à ne pas lâcher si facilement le mors.

_ Je disais donc que ces postulantes passaient devant des "conseillers à la procréation", qui les orientaient vers les bons lieux de reproduction... Et les bons géniteurs.

Vidkun parle lentement. Il teste sur moi l'effet de chaque donnée : procréation, reproduction, géniteurs... Je simule la décontraction.

_ Une fois enceintes, ces jeunes femmes étaient transférées dans de grandes propriétés où on les choyait jusqu'à l'accouchement.

Pour retrouver ma contenance, je griffonne sur mon calepin.

_ Et une fois nés, les enfants connaissaient-ils l'identité de leurs parents ?

_ Bien sûr que oui. Le père, c'était Hitler, et la mère, l'Allemagne !
+ Lire la suite
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cvd64cvd64   24 septembre 2018
_ Toutefois, il y aurait bien eu une "procréation dirigée". Des candidates aryennes postulaient pour être engrossées.
_ On ne les y obligeait pas ?
_ Pourquoi donc ? Hitler avait besoin de jeunesse, et ces femmes aimaient leur Führer.
_ On dirait que vous trouvez ça normal !
_ Il n'est pas question de normalité ou d'anormalité ! Nous sommes là en historiens, pas en arbitre de la moralité...
_ Comme vous voudrez... dis-je, bien décidée à ne pas lâcher si facilement le mors.
_ Je disais donc que ces postulantes passaient devant des "conseillers à la procréation", qui les orientaient vers les bons lieux de reproduction... Et les bons géniteurs.
Vidkun parle lentement. Il teste sur moi l'effet de chaque donnée : procréation, reproduction, géniteurs... Je simule la décontraction.
_ Une fois enceintes, ces jeunes femmes étaient transférées dans de grandes propriétés où on les choyait jusqu'à l'accouchement.
Pour retrouver ma contenance, je griffonne sur mon calepin.
_ Et une fois nés, les enfants connaissaient-ils l'identité de leurs parents ?
_ Bien sûr que oui. Le père, c'était Hitler, et la mère, l'Allemagne !
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marikaamarikaa   26 octobre 2014
Chauvier n'a pas bougé, mais Linh l'entend respirer bruyamment, comme sa vieille R5 lorsqu'il la conduit sur une route escarpée.
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Vidéo de Nicolas d' Estienne d'Orves
Découvrez l'émission intégrale : https://www.web-tv-culture.com/emission/nicolas-d-estienne-d-orves-ce-que-l-on-sait-de-max-toppard-53189.html Il se considère lui-même comme un couteau suisse, un touche-à-tout qui aime brouiller les pistes, allant vers tous les univers qui l'intéresse. Depuis vingt ans qu'il sévit en librairie, bien malin qui pourra dire sur quelle étagère ranger Nicolas d'Estienne d'Orves. Et c'est tant mieux car il nous surprend à chaque fois. Des nouvelles et des chroniques, des essais liés à la musique et à son amour pour l'opéra ou à son attachement à Paris, des clins d'oeil à l'épicurisme ou des biographies comme celle consacrée à Marthe Richard, il est sur tous les fronts, prêtant aussi sa plume à plusieurs titres en presse nationale ou magazine. L'écriture romanesque n'est pas en reste. Depuis son premier titre, « Fin de race » en 2002, on le retrouve aussi bien dans des romans d'anticipation flirtant avec le fantastique, « Othon ou l'aurore immobile », « Les derniers jours de Paris » que dans des romans liés à la grande Histoire « Les fidélités successives » et « La gloire des maudits » ou encore des romans plus personnels et psychologiques, comme « La dévoration ». Fort de cette bibliographie conséquente de plus d'une trentaine de titres, Nicolas d'Estienne d'Orves choisit, avec ce nouveau roman, de nous faire partager sa passion du cinéma et plus précisément de cet âge d'or qui a construit le 7ème art, des années 20 aux années 50. En nous racontant le destin de Max Toppard, né Maurice Taupard en 1899, le romancier nous entraine dans une véritable quête initiatique. Car si Max Toppard se révèle un incontournable du cinéma, ayant collaboré avec les grands noms de l'époque, rien ne subsiste de lui, ni photos, ni films, ni lettres. Rien. Pourtant quand vous en parlez dans l'univers fermé du cinéma, chacun le connait de près ou de loin sans vouloir en dire plus. Alors qui est-il et pourquoi son nom est-il oublié. Dans le Paris de 1965, alors que la France se passionne pour Belphégor, une jeune journaliste va mener l'enquête. Ce formidable roman, habilement construit, nous emmène des premières projections des frères Lumière aux balbutiements de la Nouvelle Vague dans un Paris lui-même en pleine mutation. Un fascinant voyage au coeur de l'illusion cinématographique qui fera vaciller vos certitudes sur l'existence de ce fascinant personnage. « Ce que l'on sait de Max Toppard » de Nicolas d'Estienne d'Orves est publié aux éditions Albin Michel.
+ Lire la suite
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