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Éric Dumont (IV) (Collaborateur)
ISBN : 2-221-05227-7
Éditeur : Robert Laffont (01/01/1986)

Note moyenne : 4.34/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Depuis la légendaire rivalité de Cook et Peary, que d'expéditions se sont risquées vers le Pôle Nord!
Au XXe siècle, dix l'ont atteint - avec chiens et traîneaux. Quand Jean-Louis Etienne prend à son tour le départ, le 9 mars 1986, il sait qu'il n'a que 2% de chances de réussite. Parce que lui s'engage seul, sans armes et avec un seul traîneau de survie, dans l'enfer imprévisible et titanesque de la banquise. 8 à 13 heures de marche quotidienne par -50°, 63 j... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
LennerArgoad
  04 mai 2015
J'ai pris ce livre en me disant : c'est une aventure que je connais par la télévision, ai-je besoin de lire cet ouvrage ?
Ensuite... je ne l'ai pas lâché ! et l'ai lu avec plaisir jusqu'au bout.
le récit nous plonge vraiment dans le milieu glacé et on pourrait presque grelotter en partageant les pires angoisses de l'auteur lorsqu'il supporte difficilement sa situation, peine à esquisser ses gestes de survie, tremble en pensant qu'il va sans doute lui manquer un élément indispensable pour le lendemain...
On bondirait presque de sa chaise pour courir avec lui lorsqu'un avion parvient enfin à atterrir sur la banquise pour lui apporter un peu de ravitaillement, ou des vêtements secs...
Au fil des pages (par exemple lorsqu'il marche sur une couche de glace trop fine en tirant son traîneau), on vit les sensations de cet aventurier qui dépasse sa peur parce qu'il règle "au millimètre près" sa moindre action.
Sa solitude nous envahit et on partage avec lui la joie d'une rencontre improbable avec d'autres aventuriers (qui eux, ont des chiens pour tirer leur traîneau).
Un tel livre est précieux pour moi et pour tous ceux qui savent que jamais ils ne pourront se donner et réussir eux-mêmes un tel défit ! et cela représente un grand nombre de lecteurs...
Au fil de la lecture, on prend conscience de la grandeur du record, ce qu'un rapide reportage de la télévision ne peut nous faire pleinement ressentir !
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vertescollines
  09 juin 2016
Passionnée d'aventures et d'Antarctique, on m'avait offert ce livre que j'ai dévoré, lu et relu. Je crois que l'édition originale est dans ma bibliothèque. peut-être un livre pour mon île déserte. J'avais adoré l'histoire de cet homme qui s'était lancé une défi, seul dans l'Arctique, seul dans le froid, entendant la glace craquer sous sa tente, affrontant parfois des ours polaires, content de voir l'avion de ravitaillement pour se changer (surtout les pieds d'ailleurs, les pieds sont un formidable outil pour une aventure.) et voir d'autres gens. J'avais aussi aimé ces descriptions de sa préparation physique et matérielle. J'avais vécu l'aventure de l'intérieur tout en restant au chaud sous la couette. Fantastique. Je crois que cet homme est l'un des mes héros avec J Y Costeau, H Tazzieff....Ce sont de grands hommes. A lire et à découvrir.
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Achillevi
  05 mai 2017
Une aventure extraordinaire d'il y a déjà quelques décennies où Jean-Louis Etienne va toucher aux limites de la résistance physique et nous fait découvrir, pas après pas, l'univers hostile et fascinant du pôle nord.
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enoline
  07 janvier 2018
J'ai vraiment passé un agréable moment ; dans le froid , la tempête ; l'étendue blanche qui ferait presque perdre la tête" Petit bémol : les fois où il dit avoir allégé son traineau laissant des vivres ou de l'essence sur la banquise !!
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
CarosandCarosand   29 mai 2015
Au matin, l'émerveillement continue, quand le miracle du VERT me saute au yeux, grandiose ! C'est une vraie découverte.
Là-bas, dans l'univers stérile du haut du globe, je crois qu'on ignore jusqu'à son nom. J'avais absolument oublié qu'une telle couleur existait, admirable. La couleur verte, je la ressens maintenant comme le signe emblématique de la vie, elle pénètre mon regard et me submerge. Depuis la fenêtre de Diane, je peux voir ces étranges plantes géantes qu'on appelle des arbres, une grande pelouse à la teinte acide et, mon Dieu ! j'entends même des oiseaux... incroyable : il y a donc un monde où tout cela est naturel, spontané, où l'on plante tranquillement une graine qui germe et qui fleurit... où, à l'aube de chaque jour, les fourrés bruissent d'une agitation animale... et j'aperçois aussi des écureuils sautant de branche en branche... C'est la vie fourmillante, exubérante, généreuse des terres tempérées.
Nous ne connaissons pas notre bonheur, tout nous paraît si simple ; il faut avoir connu le dénuement total pour qu'enfin le seul bruissement d'une brindille contre une banale écorce nous fasse monter les larmes aux yeux.
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CarosandCarosand   29 mai 2015
Une série trépidante de chocs m'attend à mon retour à Paris, symptomatiques de l'incroyable déphasage que j'ai subi après mes soixante-dix jours d'isolement social.
Je passe à l'une des succursales de ma banque - dont le siège se trouve dans le Tarn - pour retirer un peu d'argent liquide, comme je l'avais toujours fait dans le passé. Mais, pour une raison encore restée incompréhensible, cela s'avère impossible. Seraient en cause de mystérieuses "circulaires"... Pour moi, c'est une sérieuse claque. Je suis en face d'une machine dont les mécanismes sophistiqués m'échappent. Je reviens de loin, j'ai pris du recul, j'ai lutté là-bas contre des entités bien réelles, tangibles, et je ne comprends plus la subtilité de cette sorte de rouages. Cela me semble insensé qu'on se complique ainsi la vie, ça m'apparaît comme le signe de l'inextricable complexité par laquelle les hommes ont embrouillé à loisir le monde dans lequel ils vivent.
Pour la première fois, en rentrant d'une expédition, je me sens très vulnérable. Là-bas, au pôle Nord, j'avais vécu intensément d'autres règles du jeu - où je devais essayer de maîtriser le moindre instant, être très attentif, où j'avais engagé ma vie très loin ; et là, brusquement je tombe sur une autre partition où je ne perçois vraiment que des employés déshumanisés occupés à appliquer d'obscures et absurdes lois.
Il y a des gens qui inventent de très curieux jeux. Il s'agit d'aller d'un point à un autre - cela paraît simple -, mais pour ce faire il faudra franchir d'invraisemblables et innombrables obstacles, destinés à ralentir la progression des joueurs, de sorte que la partie dure le plus longtemps possible. C'est un parallèle qui me convient. Les hommes ont instauré des méthodes et des appareillages abominables, sans doute parce qu'ils se méfient, non sans raison, les uns des autres ; mais peut-on vivre sainement quand on a installé autour de soi des circuits aussi compliqués ?
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>Géographie générale>Géographie des pays>Océan Arctique, Antarctique (23)
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