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ISBN : 287929987X
Éditeur : Editions de l'Olivier (13/09/2018)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Ces nouvelles mettent en scène des personnages à un carrefour de leur existence, sans aucun panneau de signalisation pour les aider : un Américain en vacances sur une île déserte qui connaît une illumination bouddhique, un professeur accusé de viol, un ancien amant qui n’approuve pas qu’une femme ait choisi quelqu’un d’autre comme donneur de sperme… Ces personnages tristement humains doivent affronter des forces contraires avec leurs rêves, leurs aspirations à une v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Allantvers
  01 octobre 2018
Jeffrey Eugenides est un auteur si bon et si rare (seulement trois romans à son actif en vingt cinq ans) que quand un nouveau livre de lui sort, je me jette dessus, même si c'est un recueil de nouvelles.
Surtout si c'est un recueil de nouvelles d'ailleurs, car c'est l'assurance de déguster en concentré le nectar de son talent! A défaut d'être toutes parfaites, ces quelques dix nouvelles portent toutes sa patte si singulière faite d'un cocktail de justesse, d'acuité de regard et d'humour, avec une capacité étonnante à créer en quelques mots une réalité fictionnelle plus vraie que nature.
Outre une nouvelle sur le thème de l'hermaphrodisme annonciatrice de son formidable roman Middlesex, on marche à tous les coups en découvrant ces tranches de vie de gueules cassées de la vie : femme approchant la mort, mari rejeté pour son irresponsabilité , intello cocu de la financiarisation de la société américaine. J'ai particulièrement aimé ce vieil entrepreneur qui court de manière aussi volontariste que pathétique de mirages de fortune immobilière en échecs minables sous les yeux de son fils qui regarde fondre son patrimoine auquel il ne croit plus.
Mention spéciale aussi pour la mise en scène de quatre personnages qui se retrouvent dans une belle maison d'été et dont les aspirations personnelles se croisent sans jamais se rencontrer.
Excellente idée que ce recueil en fait pour découvrir cet auteur tout à fait singulier dans les lettres américaines!
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gonewiththegreen
  31 octobre 2018
On est attiré pour de multiples par un livre. Moi, c'est le nom de l'auteur qui m'interpelait ici . On y ajoute une critique lu ici et je franchis le pas. Avec bonheur.
L'auteur nous offre une dizaine de textes , écrits sur une vingtaine d'années.
Le point commun ? Les personnages sont communs , croqués dans leurs travers quotidiens. Cela pourrait être nous, un membre de notre famille, un voisin. On finit par se reconnaître dans l'une de ses nouvelles (en espérant pour vous que ce ne soit pas dans celle de la dysenterie carabinée en Thaïlande !).
En vrac , une octogénaire livrée à une maison de retraite, une quadra courant après la maternité,des couples surendettés, des investisseurs mal avisés, des professeurs d'université croisant la tentation sur la route des conférences, des célibataires épanouis après leur divorce et d'autres au bord du suicide...
Le style ? Corrosif, sarcastique , plein d'ironie mais très "écrivains de la cote est " . Mélange de Russo, Dee, Frantzen .
Plein de raison de se plonger dans "Des raisons de se plaindre ". S'y retrouver (même s'il ne vaut mieux pas , mais bon tout le monde a au moins rencontré des poils suspects dans sa baignoire ....), plonger rapidement dans une histoire du quotidien, s'enthousiasmer du style de l'auteur .
N'hésitez pas !
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Corboland78
  28 janvier 2019
Jeffrey Eugenides, né dans une famille aisée mêlant origines grecques et irlandaises en 1960 à Détroit dans le Michigan, est un romancier américain. Il a obtenu une licence à l'Université Brown en 1983, et un master d'écriture créative à l'université Stanford. Après avoir vécu à Berlin de 1999 à 2004, il s'installe à Princeton dans le New Jersey. Jeffrey Eugenides est l'auteur de trois romans (dont son premier, Virgin Suicide en 1993 doit sa renommée à l'adaptation au cinéma par Sofia Coppola en 1999) et de nombreuses nouvelles. Des raisons de se plaindre, un recueil de dix nouvelles, est son dernier ouvrage, paru à l'automne.
J'irai droit au but, je n'ai pas grand-chose à dire de ce bouquin, sauf – mais c'est l'essentiel – que toutes ces nouvelles sont excellentes ! Ayant abattu toutes mes cartes, je ne sais plus trop comment développer mon propos.
« La gent masculine, voilà le sujet des nouvelles qui composent Des raisons de se plaindre » annonce la quatrième de couverture, sauf que manque de pot, le premier texte Les Râleuses, met en scène deux femmes ! C'est l'une des meilleures nouvelles du recueil, Della une octogénaire lentement grignotée par Alzheimer et son amie Cathy, dix ou quinze ans plus jeune, lancées dans une grande évasion…
Difficile, pour moi en tout cas, de trouver un fil rouge reliant tous ces textes. Disons qu'ils permettent à l'écrivain de décrire les rapports humains sous des angles très variés, ce qui fait la force de cet ouvrage. Par exemple, parmi les meilleures nouvelles, Mauvaise poire, où une femme célibataire atteignant la quarantaine veut désespérément un enfant et pour ce faire, cherche à recueillir le sperme de trois hommes triés sur le volet pour confectionner un élixir idéal ! Dans Fondements nouveaux, deux employés d'un vieil éditeur tentent d'arnaquer l'entreprise pour compenser leur maigre salaire, tandis que dans Sujet de plainte, un conférencier en cosmologie se fait sexuellement piéger par une (très) jeune étudiante d'origine Indienne pour empêcher le mariage forcé envisagé par ses parents.
A la réflexion, il y a pourtant un fil rouge. Il est très mince et très rarement au coeur véritable des intrigues mais néanmoins toujours présent : c'est le corps ! Tous ces textes de près ou de loin, font référence au corps, soit qu'il vieillisse et c'est très présent dans Les Râleuses, par contre ce n'est qu'un détail sans intérêt (prise de viagra) dans Fondements nouveaux ; à moins qu'il ne s'agisse de l'os du doigt de Saint-Augustin dans Des Jardins capricieux ou de la diarrhée dans Par avion… etc.
J'en termine, dix textes parfaits, écrits très simplement souvent avec une ironie tendre, chacun nous ouvrant un autre paysage de lecture, comme dix minuscules romans compilés dans un seul livre.
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PetiteAbeille
  16 novembre 2018
Vous lisez souvent des nouvelles?
Pour ma part, je n'en lis presque jamais. Mais lorsque Jeffrey Eugenides publie un livre, impossible de passer à côté sans le lire!
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Dix nouvelles écrites entre 1988 et 2017.
Mes trois préférées ?
Musique ancienne.
La vulve oraculaire.
Sujet de plainte.
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Ce que j'aime chez Eugenides, c'est sa manière de plonger le lecteur dans une ambiance incroyable, son regard acéré et sans fard sur les hommes et notre société.
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J'ai personnellement trouvé ses nouvelles de qualité inégale. Certaines nouvelles sont assez simples et d'autres relèvent du pur génie.
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Jeffrey Eugenides a une compréhension inégalée et inégalable des relations humaines. Son regard est vif et ironique au sujet de la société américaine. Il débusque les failles, souligne les petits détails qui grincent, accentue les moments de grâce.
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Une cueillette d'artichauts dans un potager mal entretenu devient un théâtre. Un couple en thérapie se délite. Un jeune Américain à Bali devient un maître spirituel. Un sexologue se fait sucer le sang par un moustique,...
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Vous l'aurez compris, j'ai vivement apprécié ce recueil !
.
Lisez-le! Lisez-le!
+ Lire la suite
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LeaTouchBook
  29 octobre 2018
Le grand romancier Jeffrey Eugenides est de retour avec un très bon recueil de nouvelles : Des raisons de se plaindre !
Il est très difficile qu'un recueil de nouvelles soit absolument parfait, il y a toujours des nouvelles plus passionnantes que d'autres. Ici même si l'ensemble n'est pas parfaitement homogène, j'ai pris grand plaisir à retrouver la plume de ce talentueux écrivain.
Jeffrey Eugenides est un véritable peintre de son époque, des tourments de chacun, il met en lumière de nombreuses thématiques, des thèmes importants qu'on ne lit/voit pas partout. le talent de l'auteur repose sur sa faculté à s'imprégner des personnages, à s'imprégner des sujets abordés et de tout retranscrire avec brio et sincérité.
Chaque personnage de ces nouvelles a une faille voire plusieurs, a des défauts, a un aspect brisé ou un côté sombre. Aucun n'est manichéen, ils sont tous profondément humains. Jeffrey Eugenides confirme son immense talent et démontre qu'il peut tout écrire, il sait retranscrire la substantifique moelle d'une intrigue au travers d'une nouvelle.
En définitive, un très bon recueil de nouvelles, certaines histoires résonneront plus pour certains lecteurs que pour d'autres mais quoiqu'il en soit ce recueil est de grande qualité !
Lien : https://leatouchbook.blogspo..
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critiques presse (3)
Liberation   05 novembre 2018
D’un plat d’artichauts il passe à l’évocation d’un suicide, d’une rencontre à une accusation de viol et d’une amitié féminine à une démence sénile : Jeffrey Eugenides glisse de fil en aiguille, s’en tenant dans ses nouvelles à une position d’observateur au tempérament mesuré.
Lire la critique sur le site : Liberation
LeMonde   05 octobre 2018
Les hommes n’ont pas le beau rôle dans « Des raisons de se plaindre », recueil de nouvelles de l’écrivain américain.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaLibreBelgique   17 septembre 2018
"Des raisons de se plaindre", recueil de dix nouvelles, souvent très savoureuses, de Jeffrey Eugenides.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
AllantversAllantvers   30 septembre 2018
Sa situation n'était au fond pas si différente de celle de n'importe qui d'autre. Il avait simplement atteint le bout de la route un peu plus tôt. Mais c'était pareil pour les rock stars et les musiciens de jazz, pour les romanciers et les poètes (pour les poètes, assurément); pareil pour les cadres, les biologistes, les développeurs informatiques, les comptables, les décorateurs floraux. Artiste ou non, universitaire ou non, (...) peu importait: Personne ne savait à quoi la musique originale ressemblait. Il fallait utiliser les connaissances dont on disposait et la jouer telle qu'on l'imaginait. Quoiqu'on joue, il n'existait aucun accord incontestable ni schéma manuscrit, et le visa dont on avait besoin pour aller voir le clavier du Maître nous était toujours refusé. Parfois on avait l'impression d'entendre cette musique, surtout quand on était jeune, et ensuite on passait le reste de sa vie à tenter d'en reproduire le son.
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AllantversAllantvers   02 octobre 2018
"De la démocratie en Amérique" était comme ces histoires que les parents racontent aux enfants adultes à propos de leur jeunesse, des descriptions de traits de personnalité qui, avec le temps, se renforcent, ou de bizarreries et de penchants qui s'effacent; C'était troublant de lire ce qu'un Français avait dit de l'Amérique à une époque où celle-ci n'était pas une menace, où elle était encore ce petit pays admirable et sous-estimé dont les Français pouvaient adopter et défendre le modèle, comme la musique sérielle ou les romans de John Fante.
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Corboland78Corboland78   28 janvier 2019
Dans les rues de Chicago, comme dans celles de L.A., de New York, de Houston ou d’Oakland, l’information circulait. Quelques semaines plus tôt, Kendall avait vu le film Patton à la télévision. On y rappelait que le général avait été sévèrement puni pour avoir giflé un soldat. Alors qu’aujourd’hui, Rumsfeld n’était même pas inquiété pour Abou Ghraib. Même le président, qui avait menti pour les armes de destruction massive, avait été réélu. Dans les rues, les gens recevaient le message. Ce qui comptait, c’était la victoire, peu importe s’il fallait utiliser la force ou tenir un double langage pour y parvenir. C’était perceptible dans le comportement des automobilistes, dans la manière dont ils vous coupaient la route, vous faisaient des doigts d’honneur, vous injuriaient. Et les femmes se montraient aussi dures et hargneuses que les hommes. Chacun savait ce qu’il voulait et comment l’obtenir. Personne n’était naïf. Un pays est à l’image de son peuple. Plus nous en apprenions sur le nôtre, plus nous avions honte.
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Franka13Franka13   28 mars 2019
Il était là sur le parquet poussiéreux : le clavicorde de Rodney, Vert pomme, avec une bordure dorée, une peinture de jardins géométriques ornant l'envers de son couvercle relevée. Réalisé sur le modèle des clavicordes fabriqués par Bodechtel dans les années 1790, celui de Rodney provenait du Early Music Shop d'Edimbourg, d'où il était arrivé trois ans plus tôt. Pourtant, à le voir trôner là, majestueux, dans la faible clarté -c'était l'hiver à Chicago- on aurait dit qu'il attendait Rodney non pas depuis son départ pour le bureau, il y avait de cela neuf heures trente, mais depuis plusieurs siècles
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Franka13Franka13   28 mars 2019
En mâchant son hamburger, Kendall avait compris que c'était ainsi que les gens parlaient dans le monde réel : ce monde qui était le sien et où paradoxalement il n'était pas encore entré. Dans ce monde-là, il y avait des logiciels sur mesure, des actionnaires qui touchaient des dividendes, et des grands groupes qui se livraient des luttes machiavéliques et toutes ces choses vous permettaient de vous garer dans votre allée pavée personnelle au volant d'une range rover vert feuillage d'une beauté déchirante.
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Videos de Jeffrey Eugenides (18) Voir plusAjouter une vidéo
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