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EAN : 9782251799490
176 pages
Éditeur : Les Belles Lettres (15/10/2002)
4.07/5   23 notes
Résumé :
La guerre de Troie a eu lieu : les navires grecs et leur cortège de captives vont repartir chez eux depuis le rivage de Chersonèse. Mais l'ombre d'Achille, le «meilleur des Achéens», exige qu'on l'honore du sang d'une vierge (réponse au sacrifice inaugural d'Iphigénie ?) : la victime sera Polyxène, fille de Priam et d'Hécube. Entre-temps, une autre ombre est apparue, le fantôme du frère de Polyxène, Polydore, tué par le roi thrace Polymestor, auquel ses parents l'av... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  09 septembre 2012
Ah ! Voilà une belle tragédie comme on les aime : cruelle, sanglante, larmoyante, sans issue, emphatique, un brin grotesque mais assez percutante, en un mot comme en mille, à point.
Fallait-il qu'Euripide soit fasciné par les femmes pour leur dédier autant de tragédies ! de l'épouse bafouée devenue meurtrière dans Médée à la femme modèle sacrifiée dans Alceste, l'auteur passe ici par la mère vengeresse dans Hécube.
Des femmes, des femmes, toujours des femmes, la larme à l'oeil et l'arme à la main avec du sang dessus, si possible, tant de poignards et tant de gorges tranchées qu'on s'y perd dans les décomptes.
En tout cas, si je devais n'en choisir qu'une d'Euripide, ce serait probablement cette Hécube (j'aime bien Oreste aussi), cette ancienne reine troyenne, déchue à la chute de Troie, dont les nombreux enfants (aux rangs desquels on compte rien moins que Pâris, Hector et Cassandre) sont tous tombés sauf deux : son dernier fils Polydore (rien à voir avec le gentil cycliste qui arrivait toujours deuxième derrière Jacques Anquetil) confié, dans la tourmente de la guerre avec les Grecs, aux bons soins du roi Thrace Polymestor avec un petit pécule confortable afin de lui assurer un début dans la vie. Ensuite, sa dernière fille, Polyxène (oui, je sais, ils sont tous polis dans cette famille, c'est l'éducation sûrement), qui est aussi est belle et vaillante, digne sang de roi.
Or, vous savez que les familles royales déchues n'ont pas un sort facile, donc, la vieille Hécube et sa fille sont rabaissées au rang de simples esclaves des Grecs et de leur roi Agamemnon.
Déjà, cela s'engageait mal pour notre héroïne, mais comme un malheur n'arrive jamais seul, les Grecs qui pleurent la mort de l'héroïque Achille pensent qu'il serait bon de lui offrir un petit sacrifice histoire de lui rendre agréable le voyage au royaume d'Hadès, et bien évidemment, qui a été désignée ? Pas de bol, c'est Polyxène.
Hécube essaie bien de négocier un peu avec Ulysse, mais tout disposé qu'il est à lui rendre service, on ne mégote pas avec un présent pour Achille tout de même ! Hécube a beau se désespérer, user de toutes ses dernières influences, invoquer des serments et des services rendus, voilà, la chose est entendue, Polyxète doit y passer pour la bonne cause.
Et qu'en est-il de Polydore ? Faut-il croire en sa bonne fortune ? Certes Euripide est parfois capable de signer une fin heureuse inespérée, comme dans Alceste par exemple, mais ici, point de tout ça, puisque l'inqualifiable Polymestor n'a rien trouvé d'autre à faire que de trucider le gamin pour empocher l'or qui devait lui revenir. Hécube boit donc le calice jusqu'à la lie et je vous laisse découvrir la chute si vous ne la connaissez déjà.
Quand on se place du point de vue du projet de l'auteur, artistique, mais aussi et surtout civique et social, le fer de lance de cette tragédie semble être le devoir de faire appliquer la justice que doit l'autorité, même au plus humble et déconsidéré de ses sujets. Ainsi, même l'esclave doit pouvoir se fier en l'impartialité de la justice, en tant que fondement de l'organisation sociale.
Si les auteurs classiques ont eu besoin ou injonction (voir les quelques détails que j'ai apporté dans l'ouvrage sur les tragédies de Sophocle) de communiquer là-dessus, peut-être est-ce parce que ce trait ne paraissait pas évident aux citoyens ? Je ne suis pas assez calée en histoire antique pour me prononcer plus avant sur cette voie.
Euripide s'ingénie également dans cette pièce à montrer la vulnérabilité des chefs, qui, pour ne pas déplaire à la foule, prennent ou refusent de prendre les décisions que leur conscience leur dictait. C'est le cas d'Ulysse qui bien que se sentant redevable envers Hécube n'ose pas aller contre le désir des compagnons d'Achille. C'est encore le cas d'Agamemnon qui ne veut pas trop se compromettre dans l'histoire avec le roi Thrace Polymestor.
Il n'empêche que quelles que soient les motivations de l'auteur pour écrire cette pièce, je la trouve belle et plus alerte que beaucoup de ses contemporaines et qu'elle peut être une intéressante porte d'entrée pour l'art si particulier de lire du théâtre grec antique au XXIème siècle. Mais tout ceci, bien sûr, n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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BazaR
  24 mars 2015
Je dois être un peu détraqué…
C'est vrai quoi ! Comment expliquer autrement le fait que je me délecte du malheur qui s'accumule sur le dos d'une veille femme ? Car c'est bien une accumulation d'indicibles malheurs qui s'abat sur la pauvre Hécube comme une avalanche sur le skieur hors-piste étourdi. Jugez-en ! Femme de Priam, reine de Troie, mère d'Hector et de quelques 49 autres rejetons, elle vit au sommet de la pyramide des mortels, pas loin du salon VIP des Dieux. A la fin de la guerre elle tombe forcément de très très haut. Esclave des Grecs honnis, sa ville est détruite, Priam est mort, Hector est mort, tous ses enfants sont morts sauf trois. Et on n'en est qu'au début de la pièce.
Et voilà que sa fille Polyxène est appelée au sacrifice par le fantôme d'Achille, condition nécessaire et suffisante au retour des Grecs chez eux, élaborant ainsi un effet de symétrie parfaite avec le sacrifice d'Iphigénie à l'aller. Sacrés dieux et demi-dieux ! Requérant toujours la chair fraîche pour prix de la traversée de la mer Egée là où Charon se contente de trois oboles pour faire traverser le Styx… Hécube supplie, elle est même prête à offrir son corps, rien n'y fait. Ce coup, c'est la dernière goutte d'eau.
D'eau oui, mais on peut encore ajouter une goutte d'acide : Son fils Polydore était en sécurité en Thrace chez le roi Polymestor (beaucoup de poly dans cette pièce) assis sur un tas d'or. Voilà qu'une servante retrouve son corps rapporté par le ressac et qu'elle en informe Hécube. Peut-on tomber plus bas dans la fosse des malheurs ?
De fait cette goutte d'acide va secouer notre reine. Son désespoir laisse un temps place à une fureur vengeresse. Il s'agit de faire justice. Vengeance et Justice ne s'expriment-t-elles pas par le même mot en grec ? (c'est ce que dit l'introduction en tout cas) Assassiner un hôte, rompre les lois de l'hospitalité, n'est-ce pas faire sacrilège envers les dieux eux-mêmes ? Hécube plaide sa cause auprès d'Agamemnon et obtient le droit de se venger… Ça va saigner !!!
J'espère que vous aurez de la compassion à mon égard et que vous considèrerez que je ne suis pas un pervers détraqué, mais seulement un amoureux de l'esthétisme avec lequel cette tragédie est contée. J'aime Tarantino, je ne suis pas violent pour autant… Et la construction d'Hécube est une belle oeuvre d'art vu sous cet angle, saupoudrée de morceaux d'Histoire, de géographie, de débats philosophiques et de la fin de mes illusions d'enfants sur l'héroïsme des héros Grecs qui, qu'ils s'appellent Ulysse ou Agamemnon, prennent les couleurs verdâtres et violacées de la cruauté, de l'indifférence au malheur voire de la lâcheté.
Superbe !
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Musardise_aka_CthulieLaMignonne
  25 septembre 2019
Une dizaine d'années avant Les Troyennes, Euripide s'était déjà intéressé au sort des captives des Grecs après la chute de Troie avec les pièces Andromaque, puis Hécube. Comme l'indique bien le titre de cette dernière, ici Hécube, la reine déchue, occupe quasiment toute la scène, ce qui différencie cette tragédie de la composition chorale des Troyennes, où Euripide donnera bien davantage la parole à l'ensemble des captives, qui en fait sa spécificité.

La forme est presque surprenante. Certes, Euripide a fréquemment utilisé des retournements de situation. Mais pour le coup, il semble que la tragédie d'Hécube comporte deux parties plus ou moins distinctes. La première est consacrée aux deux terribles nouvelles qu'Hécube va devoir supporter : d'une part la mort de Polydore, son plus jeune fils, envoyé par Priam chez le roi thrace Polymestor afin de le protéger de la guerre ; or Polymestor, ayant jugé bon de ne pas suivre les règles de l'hospitalité, a fait tuer Polydore, jeté son cadavre à la mer et s'est emparé du trésor qu'il possédait. D'autre part, Hécube va apprendre que que le sacrifice de Polyxène, sa plus jeune fille, est réclamé par le spectre d'Achille (petit aparté : c'est Néoptolème le fils d'Achille, qui va égorger Polyxène, ce qui le rend tout de suite moins sympa que dans le Philoctète de Sophocle) . Les supplications d'Hécube auprès d'Ulysse n'auront aucun effet, on s'en doute. Cette première partie de la pièce va donc se concentrer sur les lamentations d'Hécube, appuyée par le choeur, et largement scandées et répétées.

À noter d'ailleurs qu'Euripide n'utilise pas les mêmes situations dans Hécube et Les Troyennes : dans la seconde, Hécube ne sait pas encore que Polyxène est déjà morte et il n'est pas question de Polydore ; dans la première, elle apprend le sort réservé à sa fille de la bouche des Grecs. S'il n'y a plus d'avenir possible dans la seconde pièce, la première met au contraire en scène une vieille femme accablée par le sort mais qui, d'abord, espère encore que son dernier fils est vivant, puis, cet espoir éteint, se raccroche en tout dernier lieu à une chimère : l'annulation du sacrifice de Polyxène. C'est donc une Hécube toujours accablée mais qui donne une image d'autant plus pitoyable qu'elle lutte inutilement contre le sort qui l'a déjà frappée, tentant de se trouver une dernière raison de vivre.

Une dernière raison de vivre, elle va finalement, contre toute attente, la trouver. La seconde partie va voir Hécube se confronter à Agamemnon, qui va, sinon l'appuyer, du moins la laisser préparer sa vengeance contre Polymestor. Et la vieille Hécube ne va pas faire dans la dentelle, gagnant sans difficulté la complicité de toutes les captives troyennes. Vengeance individuelle, mais vengeance collective, donc, et des plus sanglantes. On sera peut-être étonné par le rôle que joue ici Agamemnon, habituellement peu sympathique, et qui, malgré son statut de chef des Achéens, qui a traîné Cassandre dans son lit et qui ne voit pas d'objection au sacrifice de Polyxène, montre une compassion non feinte pour le sort d'Hécube, la laisse se venger, et, mieux, va faire office d'arbitre entre elle et Polymestor - au détriment de ce dernier.

Je l'avoue volontiers : c'est la vengeance d'Hécube qui m'a intéressée bien plus que le reste. Avec les autres captives toutes enfermées dans la même tente, elle prépare une surprise de taille pour Polymestor et ses fils - bah oui, on va pas se contenter d'une moitié de vengeance. Je ne dévoilerai pas le résultat, cela dit il est bien cracra. Bien. Mais outre que l'aspect sanglant de la chose met un peu de sel dans la tragédie et qu'un bon complot se révèle un ressort dramatique efficace, l'utilisation de l'eccyclème - cette plate-forme qui sort de la skene pour faire découvrir aux spectateurs les horreurs qu'ils ont dû imaginer grâce aux cris poussés par les protagonistes et le choeur - est une réussite, même à la lecture ; donc j'imagine sans mal la tuerie que ça devait être sur scène. On terminera sur note amère : une prédiction lugubre concernant Hécube et Agamemnon.

J'ai ressenti un effet quelque peu répétitif dans les lamentations renouvelées du choeur et d'Hécube concernant ses malheurs, que j'ai trouvées un peu longues. Il faut dire que j'avais lu Les Troyennes juste avant Hécube, et que l'effet de redondance en a sans doute été accentué. En revanche, la vengeance d'Hécube, je l'ai dit, vaut le détour : il s'agit là d'une très belle réussite dramaturgique.

Challenge Théâtre 2018-2019
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Bruidelo
  07 février 2019
Mais non, BazarR, rassure-toi, tu n'es pas un pervers détraqué, c'est indéniablement scotchant et captivant, cette avalanche de malheurs qui s'abat sur la pauvre veuve du roi Priam, tombée en esclavage, qui voit sa fille lui être arrachée parce que le fantôme de ce bon Achille a fait une apparition nocturne pour faire une bien charmante demande: il se plaint de ce que sa tombe n'ait point été honorée et réclame pour cela le sacrifice de Polyxène. 😬
Et comme si ça ne suffisait pas, voilà qu'on amène à Hécube le cadavre de son petit dernier, Polydoros, qu'elle pensait bien à l'abri, vu qu'il avait été confié aux bons soins du roi des Thraces. Grosse erreur! Polymestor le cupide n'a pas hésité à assassiner Polydoros pour faire main basse sur son riche trésor.
C'est simple, les malheurs d'Hécube sont tels qu'on en vient à douter de l'existence des dieux:
« Ô Zeus, que dire? que tu regardes les humains
ou que c'est illusion portée en vain à ton crédit,
(qu'on se trompe à croire qu'il existe une race divine)
quand le hasard seul veille à tout ce qui est mortel? »
Du coup, au moins, Hécube sort de son abattement. Et alors quelle vengeance!
Bon d'accord BazaR, on est peut-être tous détraqués, parce que, il faut bien l'avouer, c'est terrible mais impossible de nier que ça fait sacrément plaisir de voir les Troyennes aveugler cette raclure de Polymestor et massacrer sa progéniture. 🤭
Fascinante expression de la cruauté, de la terrible dureté d'une existence humaine, de l'effroyable beauté de la violence aussi, Hécube est une pièce d'une grande puissance.
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Aliceinwonderland
  31 août 2013
Une de mes pièce d'Euripide préférée. j'aime particulièrement l'effet-double du personnage d'Hécube. En effet, la pièce pourrait être vue en 2 parties. dans la première on y voit une vielle reine déchue pleurant ses enfants et dans la seconde, la reine et son honneur qui venge son dernier fils de Polymestor en tuant ses propres enfants... Vengeance, trahison d'Ulysse, humiliation, dignité, tout est dit dans cette pièce, qui comme toujours et encore plus belle en Grec!
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   24 mars 2015
LE CHŒUR:
... Ah ! la sœur des Gémeaux (*), Hélène
et le bouvier d'Ida, ce Pâris exécré,
à quelles malédictions,
je les ai voués tous les deux !
C'est par sa faute à elle que je meurs
d'être bannie hors du sol de mes pères,
chassée de mon foyer à cause d'une épouse...
Épouse ? non : peste infernale
suscitée pour nous perdre !
Puisse-t-elle se voir refuser le retour
sur la route des flots amers,
et ne rester jamais dans sa patrie,
à son foyer !

(*): Hélène est sœur de Castor et Pollux
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Musardise_aka_CthulieLaMignonneMusardise_aka_CthulieLaMignonne   26 septembre 2019
LE CHŒUR. Tu n'as pas encore subi, mais tu vas subir ton châtiment. Comme celui qui, précipité, chaviré en haute mer, tu tomberas dans la mort, toi qui as tué ! L'expiation terrible, due par la justice et par les dieux, ne frappe jamais en vain. La route que tu as prise te trompera et te mènera dans l'Hadès mortel, ô malheureux, et ce n'est pas par une main guerrière que tu perdras la vie.

VOIX DE POLYMESTOR. Malheur à moi ! On m'aveugle, on m'arrache la lumière des yeux !

LE DEMI-CHŒUR . Amies, avez-vous entendu cette lamentation du Thrace ?

VOIX DE POLYMESTOR. Malheur à moi ! Encore un coup ! Ô mes enfants, quel affreux massacre !

LE DEMI-CHŒUR . Amies, il arrive de nouveaux malheurs dans les tentes !

VOIX DE POLYMESTOR. Mais non ! Vous ne fuirez pas d'un pied rapide, car je briserai de mes coups le fond de ces tentes !

LE DEMI-CHŒUR . Voilà le trait qui part de sa lourde main ! Voulez-vous que nous nous précipitions ! C'est le moment de venir en aide à Hécube et aux Troyennes.
(Hécube sort.)

HÉCUBE. Va ! Cogne ! Brise, enfonce les portes, n'épargne rien ! Jamais plus tes yeux ne brilleront dans tes prunelles, jamais tu ne verras vivants les enfants que j'ai tués !
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Musardise_aka_CthulieLaMignonneMusardise_aka_CthulieLaMignonne   28 septembre 2019
HÉCUBE. [...] Mais sous quel vain prétexte ont-ils décrété le meurtre de cette enfant ? Quelle nécessité les pousse à égorger des êtres humains sur un tombeau, là où il convient plutôt d'égorger plutôt des bœufs ? Est-ce Achille qui, à son tour, veut tuer ceux qui l'ont tué, et demande, au nom de la justice, le meurtre de cette enfant ? Mais elle ne lui a fait aucun mal ! C'est Hélène dont il devrait exiger l'égorgement sur son tombeau, car c'est elle qui l'a perdu en le menant à Troie.
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Nastasia-BNastasia-B   22 septembre 2012
HÉCUBE : C'est l'acte d'un grand cœur de servir la justice, de frapper les méchants, toujours et où qu'ils soient.
LE CORYPHÉE : On voit dans la vie bien d'étranges rencontres. La loi de la nécessité tranche en dernier recours, nous faisant des amis de nos pires ennemis, mettant dans l'autre camp ceux qui nous étaient favorables.
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BazaRBazaR   23 mars 2015
Ah! mère, chassée de tes palais princiers pour voir se lever le jour de servitude, ton sort est maudit autant qu'il était hier béni! Un dieu a retourné le sablier: en échange de ta félicité passée, il t'écrase aujourd'hui.

(le fantôme de Polydore évoque ici sa mère, l'ex-reine de Troie Hécube, à présent réduite en esclavage par les Grecs)
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Videos de Euripide (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Euripide
Pendant toute la durée du Festival d'Avignon, la comédienne Isabelle Huppert se remémore un moment marquant de son histoire avec le plus grand rassemblement de théâtre au monde. On se souvient, en 2000, de son apparition magique dans la Médée d'Euripide. Dans l'obscurité grandiose de la Cour d'honneur du palais des Papes, Isabelle Huppert, dirigée par Jacques Lassalle, offrait à la matricide son calme souverain. Elle nous la rendait proche, presque familière, en faisait une femme déses-pérée comme une autre… À Avignon toujours, elle est même parvenue à nous faire sourire des terribles mésaventures de Justine, à travers ses lectures de Sade. L'égérie de Chabrol et de Haneke au cinéma sait au théâtre merveilleusement libérer les monstres et apprivoiser les détresses. Ses compagnonnages scéniques avec Peter Zadek, Claude Régy, Bob Wilson, Krzysztof Warlikowski et Luc Bondy l'ont forgée à la magie du plateau. Isabelle Huppert y rayonne comme personne, y attire la lumière. Dirigée par le Portugais Tiago Rodrigues, elle sera cette fois Lioubov Andréievna dans La Cerisaie, de Tchekhov…

ENTRETIEN FABIENNE PASCAUD
RÉALISATion PIERRICK ALLAIN BASILE LEMAIRE
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