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EAN : 9782363762481
144 pages
Éditeur : Walrus (12/09/2014)
3.55/5   41 notes
Résumé :
Constance Agdal, excentrique professeur de sciences magiques, n’aspire qu’à une chose : se consacrer à ses recherches et oublier son passé. Malheureusement, son collègue disparaît alors qu’il travaillait sur une machine légendaire. La jeune femme le remplace au pied levé et fait la connaissance de Philidor Magnus, un inventeur aussi séduisant qu’énigmatique. Bientôt, une redoutable tueuse et un excentrique et un richissime industriel s’intéressent à ses travaux, san... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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LePamplemousse
  11 novembre 2019
Un court roman qui mêle magie et univers steampunk.
Une jeune femme professeur de sciences magiques va être confrontée en quelques jours à des tas d'aventures : disparition d'un collègue, rencontre étrange avec un incube, découverte d'une machine légendaire et autres péripéties magiques.
Ca se lit bien, mais l'action prime sur la psychologie, les personnages n'ont aucune profondeur et l'intrigue est un peu légère.
On croirait davantage le script d'un roman que le roman lui-même, tout semble avoir été raccourci pour ne garder que les faits, sans approfondir le contexte historique, sans beaucoup de description de cet univers steampunk ni des personnages pourtant particuliers.
A conseiller aux ados qui n'ont pas envie d'un gros roman, moi, j'en ressors un peu déçue, c'est un peu insipide à mon goût.
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Dionysos89
  05 février 2020
Les éditions ActuSF poursuivent la réédition de récits d'Alex Evans déjà parus soit en numérique soit en autoédition. Dans cet ouvrage, il s'agit de deux textes courts : une novella, La Machine de Léandre, et une nouvelle, La Chasseuse de livres.
La magie de retour
Dans le monde de Sorcières Associées, on se fonde sur le fait que la magie avait disparu pendant quelques siècles, rendant obsolètes certaines parties de la société ; son retour est ensuite assimilé et incorporé à une société type « XIXe siècle » donnant à l'ensemble un aspect bien steampunk. Or, dans La Machine de Léandre, on explore plutôt le moment où cette magie vient tout juste de refaire son apparition et on ne sait pas encore quoi en penser ni en comprendre les limites. Ainsi, ici, ce ne sont pas des détectives privées de la magie qui opèrent, mais plutôt une « professeure de sciences magiques », c'est-à-dire une chercheuse qui use de protocoles scientifiques pour comprendre cette nouvelle force qui émane de la Nature et qui apparaît avant tout comme légendaire au plus grand nombre. Constance Agdal, l'héroïne en question, fait partie de l'élite intellectuelle académique à la Faculté de Tourmayeur qui tente plus ou moins adroitement de condenser les ondes du Pouvoir en des appareils rationnels. Or, l'un de ces spécialistes, le professeur Dowell, a disparu et ses recherches s'avèrent être à la fois potentiellement dangereuses et assurément délictueuses : les intérêts s'aiguisent…
Fun et rythme
Comme souvent avec les romans d'Alex Evans, le personnage principal est embringué dans une aventure qui le dépasse et dont les péripéties sont là pour multiplier les voies narratives, d'autant plus que ce sont souvent des enquêtes à rebondissements. La Machine de Léandre ne fait pas exception. Un démon effraie tout le monde par-ci, une créature exotique s'est échappée par-là, bref au départ ce sont des événements épars sans lien apparent, puis la toile se tisse tranquillement. Enfin, « tranquillement », ici le récit est plutôt court pour un roman, donc cela se déroule à un bon rythme tout de même ! C'est également l'occasion de toucher aux différentes possibilités que peut renfermer un roman de steampunk magique, puisqu'on croise notamment des créatures délurées comme un incube un brin « encombrant » et un inventeur de génie dont les créations sont légèrement déroutantes, le savant fou n'est jamais dans le steampunk.
Un recueil d'héroïnes
Puisque La Machine de Léandre met en scène une chercheuse en Sciences magiques, les éditions ActuSF ont fait coupler cette novella avec une autre nouvelle de l'autrice qui aborde une époque et une thématique très approchantes : La Chasseuse de livres met en scène une princesse-étudiante au moment où le Pouvoir (la magie) semble réapparaître. Avec des références à Indiana Jones et au mythe de Cthulhu, les allusions bibliophiles sont nombreuses. La dimension féministe est également appuyée, cela donne d'autres exemples d'héroïnes agréables à suivre (la base donc !) avec cette « princesse » (statut finalement peu abordé dans le récit, mais contraignant pour elle et son côté bourgeois, semble-t-il) qui s'échine à se faire archéologue en débusquant un artefact livresque très convoité.
Même si certains aspects peuvent sembler faciles ou trop rapidement ébauchés, La Machine de Léandre, accompagnée de la nouvelle qui lui est associée, constitue un bon moment de lecture fun et agréable.
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DreamBookeuse
  22 octobre 2019
Une lecture assez compliquée. Je pense que c'est une excellente manière de résumer mon avis. Une lecture assez compliquée, donc, parce que le steampunk est un genre que j'apprécie beaucoup, parce que globalement je m'attache moins à la trame (ici classique) qu'au personnage principal et que celui-ci était génial, que j'aime les histoires d'héroine et que ce roman réunit tout cela avec brio. A croire qu'en ce moment les romans ne m'emballent plus !
Je vais donc commencer par l'énorme point fort du roman : Constance Agdal. Originaire du Tourmayer, une cité où la magie est vilipendée, très profondément ancrée dans l'apprentissage de la Voie, la jeune femme est désormais titularisée en sciences magiques dans un monde pourtant très masculin (preuve en est des trois incapables dont on a affublé son laboratoire pour la punir de s'être hissée à ce statut). C'est un personnage fort, bien campée dans ses bottines et qui a dû bosser dur pour en arriver jusque là. Autant dire que la disparition de Simon Dowell, son estimé collègue, est le dernier de ses problèmes. Entraînée malgré elle dans cette histoire de faille, d'incube, de professeur envolé et de secrets industriels, Constance doit également tout faire pour protéger son don de chamane qui la rendrait extrêmement précieux aux yeux du Magistère mais plus du tout libre de ses mouvements.
Autre second point fort : la magie. Dans ce roman on la nomme « Pouvoir ». Ce pouvoir revient par cycle et il est, à l'époque du roman, revenu après plusieurs décenies d'absence. Entre temps la religion a fait son oeuvre et a largement sévi, détruisant tout ce qui pouvait s'y rapporter, biens ET personnes. Depuis son grande retour, industriels, sociétés, citoyens, écoles, s'intriguent, émettent des hypothèses et y puisent des dons remarquables. Et pourtant, tout cela reste un joyeux bordel. Des talismans surpuissants sont éparpillés aux quatre coins du pays, des sorts capables de libérer des démons sont devenus des comptines pour enfants, et plus personne ne connaît véritablement le moyen de les tisser. Bref, un petit capharnaüm qui donne lieu à des situations cocasses et souvent périlleuses.
Ces deux points sont vraiment de gros points positifs et franchement, l'univers développé par l'autrice est topissime, ça me donne même envie de lire Sorcières Associées. Passons maintenant aux quelques petits points, plus ou moins gros, qui sont à mes yeux assez rébarbatifs.
Petit 1) L'aspect scientifique de la chose. Tout d'abord je ne nie absolument pas son importance et sa légitimité dans le récit. Constance est une scientifique, il était logique qu'on en vienne à un moment donné à parler de transconducteur (I guess). Mais ça m'a vraiment perdue. Je ne vous le cache pas c'est une des raisons pour laquelle je ne lis pas de hard sf et très peu de SF de manière générale. La multiplication des terminologies, des noms complexes, des systèmes, m'a complètement larguée. Je ne sais pas pourquoi mais je me suis énormément focalisée là dessus, parce que ces termes ne composent clairement pas l'ensemble du récit, et ce point-ci ne tient sans doute qu'à moi… mais je suis curieuse de savoir si celles et ceux qui l'ont lu ont été perturbé.e.s par ce jargon.
Petit 2) La façon dont Constance tombe amoureuse. J'aurais voulu qu'il n'en soit rien, surtout qu'on nous l'apprend en une demie-page pour ensuite globalement l'oublier. Cela n'a aucune influence sur le récit, en dehors de quelques piques de culpabilité envers Arthéméis, sa meilleure amie dont l'homme est amant.
Petit 3) Je n'ai pas compris l'arrivée d'un des personnages dont j'ai d'ailleurs complètement oublié le nom (il est très maladroit et casse l'expérience de Constance au début du roman, si d'autres ont le nom en tête). J'ai trouvé qu'on l'avait beaucoup mis en avant pour pas grand chose tout comme Albert, l'incube, auquel on ne s'attache pas. Toutefois, je n'ai pas considéré ici mon manque d'attachements envers les personnages secondaires comme des défauts mais comme découlant naturellement du caractère logique et pragmatique de l'héroïne.
Petit 4) La prévisibilité. Je suis plutôt bon public. Je me fais avoir dans tous les Agatha Christie, les romans policier jeunesse, voire même des intrigues identiques dans deux univers différents me passionnent. Mais là, je ne sais pas, peut être que mon cerveau était en grande forme (si si ça lui arrive parfois) mais j'ai tout compris très vite, devançant tous les twist et ressorts de l'intrigue ! Résultat, alors qu'il ne faisait que 180 pages, j'avais l'impression d'évoluer à la vitesse d'un escargot dans l'attente de ce qui me fera enfin trépigner.
Alors voilà, deux gros points positifs contrebalancés par plusieurs petits ou moyens points négatifs qui viennent entacher tout cela. La nouvelle à la fin m'a laissée un peu de marbre, puisque j'ai eu beaucoup de mal avec Cassandra qui m'a tapée sur les nerfs.
Dans l'ensemble je pense que mon humeur du jour a énormément influencé ma lecture et cela me désole un peu. J'étais pressée par le temps, je laissais mon copain une demie heure après, j'étais globalement pas très enthousiaste à l'idée de lire et ça a sans doute beaucoup joué dans mon appréhension de l'oeuvre… surtout lorsque je lis l'enthousiasme d'autres blogueurs ! Mais voilà, parfois on fait une critique négative, il faut bien qu'il y en ait, même parmi mes partenaires 😉
En résumé
La Machine de Léandre est un roman court avec une héroïne scientifique remarquable et à l'univers original. Malheureusement, une intrigue pas assez poussée et la complexité du jargon scientifique auront eu tôt fait de me lasser. S'ajoute à cela mon manque d'entrain globale qui a sans doute cassé le peu de patience qu'il me restait. Une lecture en demie teinte donc, mais qui pourrait parfaitement correspondre aux néophytes ou aux lectrices avides de figures féminines fortes.
Lien : https://lesdreamdreamdunebou..
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LeslivresdeRose
  20 octobre 2019
Je tenais tout d'abord à remercier chaleureusement Jérôme et les éditions ActuSf pour l'envoi de ce service presse.
Ayant lu et beaucoup aimé « Sorcières associées », de la même autrice, je ne pouvais que me réjouir de cette sortie ! D'autant que les deux récits que contient ce roman (une histoire de +/- 180 pages et une nouvelle), se déroulent dans le même univers que le titre cité ci-dessus mais en des époques et des lieux différents !
Ce monde, qui m'avait déjà fascinée lors de ma première incursion en son sein, m'a, à nouveau, séduite ici. L'autrice a imaginé un univers mélangeant Steampunk et magie. L'époque qui se dessine ressemble à la fin de notre 19ème siècle : l'industrie et les nouvelles technologies sont en pleine expansion. Et c'est dans cette atmosphère innovante et riche que la magie fait son grand retour, après plusieurs siècles d'absence. Cette magie est, en effet, cyclique (un élément que j'ai trouvé très original et inattendu). Les hommes la perdent et la retrouvent à intervalles plus ou moins réguliers. Dans ce titre, au vu du contexte dans lequel elle réapparait, elle est étudiée de façon scientifique : analysée, répertoriée, échantillonnée, expérimentée,…Les mages-scientifiques veulent en percer tous les secrets et en comprendre tous les aspects !
En plus de cette similarité au niveau de l'univers, les deux histoires que renferme ce livre ont aussi en commun la mise en avant d'une héroïne forte, qui doit se battre pour se faire une place dans un monde majoritairement masculin. À cette époque, en effet, la magie est, comme dit ci-dessus, devenue une véritable science et la science, comme chacun le sait (^^), est une affaire d'hommes ! Ce roman a donc une connotation féministe assez claire. J'ai apprécié cet aspect, tout comme j'ai apprécié le côté « scientifique » de ces deux personnages féminins. Une autre touche d'originalité par rapport à mes lectures habituelles.
Dans le premier récit (qui donne son titre au roman), nous rencontrons Constance, une jeune professeure de sciences magiques. Si, jusque-là, elle se contentait (bien qu'avec beaucoup de minutie) de mener des petites expériences de son côté, dans un quotidien, pour le reste finalement assez banal, tout cela va rapidement changer. Non seulement, un démon va faire son apparition dans un magasin pour dame mais, dans le même temps, son collègue va disparaître et elle va être « poursuivie » par un incube (entre autre chose). Bref, ces événements vont légèrement chambouler sa petite vie tranquille. D'un point de vue scientifique, toutefois, elle n'aura pas à s'en plaindre : ce qu'elle va découvrir à propos de la fameuse « machine de Léandre » est loin d'être anodin !
À vrai dire, si j'ai passé un bon moment de lecture avec ce récit, l'intrigue n'avait, pour autant, rien de transcendant. Elle se laisse lire mais, pour qu'elle me passionne réellement, j'aurais eu besoin qu'elle soit davantage creusée et subtile (qu'elle comporte plus de pages en d'autres termes^^). Cependant, la plume de l'autrice, son univers foisonnant et son héroïne au fort caractère ont suffi à me séduire et à me faire passer outre cette intrigue un peu rapide et classique. Les autres personnages sont également bien construits d'ailleurs : Philidor, l'incube ou encore Athénaïs. Tous m'ont beaucoup plu !
Dans la nouvelle, nous suivons Cassandra, qui étudie aussi la magie mais, cette fois, contrairement à Constance, elle ne pratique aucune expérience. Non, sa spécialité, c'est l'étude de manuscrits anciens traitant de sorcellerie. La place parfaite pour une femme : dans un endroit confiné, loin des dangers du monde extérieur. Toutefois, Cassandra ne l'entend pas de cette oreille ; elle rêve, en effet, de devenir chasseuse de livres, un emploi qui lui permettrait, non seulement, de sortir de son bureau qu'elle exècre, mais aussi (et surtout), de partir à l'aventure. Ses « gentils » collègues masculins ont beau la mettre en garde et tenter de la persuader de renoncer, lorsque l'occasion de faire ses preuves dans ce domaine se présente, elle n'hésite pas longtemps…Nous voici donc embarqués à sa suite dans une chasse au trésor livresque !... Ce récit, j'ai oublié de le préciser, prend chronologiquement place quelques années avant le précédent mais à peu près dans la même partie du monde. Mon ressenti est similaire à celui de la première histoire : j'ai apprécié l'héroïne et le contexte, sans accrocher plus que cela à l'intrigue (qui reste cependant sympathique et divertissante).
En bref, j'ai adoré entrevoir de nouvelles facettes de cet univers détonnant, entre sciences, industrie et magie ! Je vous conseille ce roman rien que pour le découvrir ! de plus, les personnages valent aussi le détour ! Les intrigues, quant à elles, sans être exceptionnelles ou innovantes, restent très plaisantes. N'hésitez donc pas à vous immerger dans le travail d'Alex Evans que ce soit via ce titre ou via Sorcières associées (qui a ma préférence).

Lien : https://leslivresderose.word..
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Xian_Moriarty
  12 octobre 2019
Pour débuter, merci aux Éditions ActuSF pour ce SP.

La machine de Léandre.

Un roman un peu simple, mais qui fonctionne.
Je ne connaissais l'autrice que de nom. Je découvre avec ce livre l'univers qu'elle développe dans plusieurs ouvrages. Ici, nous sommes dans une période où la magie réapparait après s'être fait la malle. En disparaissant, elle a laissé place à la science et diverses innovations technologiques. le tout dans une ambiance où religion et croyance posent parfois quelques problèmes (pour rester soft).
Nous découvrons ici une jeune scientifique, « étrangère », qui étudie la réapparition de la magie. Un collège disparait, des failles apparaissent et des choses en sortent. Au même moment, l'amant de son amie d'enfance lui propose de travailler sur une machine « légendaire » entre deux conflits entre industriels.

Le roman propose une intrigue assez simple et linéaire, mais assez bien rythmée pour passer un bon moment. Je regrette juste un peu le manque de surprise. J'ai trouvé que certains passages auraient pu être plus intenses, plus subtils.
Par contre, j'ai assez bien aimé les personnages. Certes, certains sont assez classiques, mais ils ont toujours un petit truc qui les détache de leurs archétypes. de plus, l'autrice apporte un soin particulier sur ses personnages féminins, en particulier l'héroïne.

Une lecture tranquille qui m'a bien détendu.

La chasseuse de livres.

J'ai beaucoup plus apprécié ce second court roman.
Toujours dans le même univers – mais pas tout à fait à la même période —, on suit une jeune universitaire (encore !) qui est embauchée pour retrouver un livre mythique et donc assez dangereux.
Encor une fois, plein de bons personnages et en particulier son héroïne bien qu'elle soit une sorte de Lara Croft.
La quête de la jeune femme est bien mené, avec une représentation de « l'archéologie/chasse au trésor » très XIXe siècle assez « juste », le tout avec un aspect (vaguement) égyptisant avec les guides.


Les deux romans sont assez sympa dans leur déroulé, mais ils sont agréables à lire avec une plume fluide et assez direct. L'autrice nous propose aussi deux héroïnes brillantes et aux caractères bien affirmés.

A découvrir.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   14 décembre 2019
Il y a quelques siècles, j'aurais été appelée une sorcière.
Une magicienne. Une jeteuse de sorts.
De nos jours, je suis professeur agrégé de sciences magiques.
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StregaStrega   22 septembre 2019
Par le passé, les chamanes avaient toujours reçu un traitement spécial. Suivant les civilisations, ils avaient été brûlés vifs, mis à l’écart ou portés au pinacle et soumis à un entraînement intensif. Les Yartègiens allaient jusqu’à les droguer en permanence avec du jus de naylée pour décupler leurs facultés mentales. La seule chose qu’on n’avait jamais essayée était de les laisser tranquilles. J’avais toujours soupçonné que c’étaient ces traitements, plus que leurs interactions avec le Pouvoir qui avait poussé nombre d’entre eux à la folie. Le Magistère finirait bien par trouver une méthode de détection et nous répertorier sur un registre, comme des criminels. Les Gardiens des Dogmes de Tourmayeur nous éliminaient déjà presque au berceau.
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